Richard Therrien

Archive de la catégorie ‘Documentaires’

Lundi 17 août 2015 | Mise en ligne à 12h48 | Commenter Commentaires (7)

Lise Watier sans fard

lisewatier

Le documentaire en deux parties intitulé Lise Watier, une vie à entreprendre, qu’ICI RDI présente ce soir et demain (lundi et mardi) à 20h aux Grands reportages, n’est pas seulement une biographie de cette femme d’affaires accomplie, mais aussi un portrait de l’évolution de l’industrie de la beauté et de l’émancipation des femmes au Québec.

Lise Watier se livre comme jamais à la réalisatrice Sandrine Béchade, notamment en se montrant sans maquillage. Elle raconte comment elle a entrepris une carrière à la télévision par hasard, flanquée devant une caméra par une productrice. Il est aussi question de son divorce, son mari de l’époque étant patron de l’entreprise. Elle a même songé à en lui laisser les rênes, avant de se raviser.

La femme d’affaires évoque aussi l’évolution de son institut, qui dispensait des cours de charme et de personnalité, et qui a disparu faute d’élèves. Elle parle aussi de ses échecs, de l’incendie qui a rasé son entreprise (sauf son bureau!), et de l’abandon du volet international par les nouveaux propriétaires, qui l’a «démolie», dit-elle. Quand elle a dû vendre à des intérêts ontariens, elle a déploré qu’aucune entreprise québécoise n’ait vu le potentiel de sa compagnie.

Le documentaire ne lésine pas sur les images d’archives, sortant plusieurs bijoux du passé de la dame. Mme Watier n’arrête pas; elle lance sa propre vodka, Quartz, et caresse d’autres projets.

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Vendredi 10 avril 2015 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (17)

Jean Drapeau sans complaisance

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Les portraits complaisants de grandes personnalités pullulent sur nos écrans, ce qui n’est heureusement pas le cas de Monsieur le maire, Jean Drapeau et sa ville, que diffuse ICI Radio-Canada Télé, demain (samedi) à 21h. Marc Laurendeau, qui a toujours été fasciné par l’ancien maire de Montréal, et le réalisateur Bruno Boulianne y rappellent le parcours unique de l’homme, à travers des analyses et des témoignages révélateurs.

Bien sûr, on reconnaît les qualités de Drapeau pour imposer Montréal comme métropole incontournable. L’ancienne directrice du Devoir, Lise Bissonnette, le tient néanmoins «responsable de destructions importantes» et relève qu’il n’était «pas du tout attentif à la qualité de vie de ses concitoyens», avant de qualifier le Stade olympique d’«atout extraordinaire» et de «chef d’oeuvre d’architecture», elle qui est maintenant présidente du Comité-conseil sur l’avenir du Parc olympique.

Sur le fiasco financier des Jeux de 1976, l’ancien chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, raconte que son père, grutier sur le chantier du Stade, a été payé durant trois semaines sans jamais se présenter au travail. Un employé avait poinçonné pour 30 de ses collègues, au vu et au su d’un inspecteur de la Ville, qui s’était fait graisser la patte.

Lise Payette et Jean-Claude Germain se montrent pour leur part plus admiratifs, et tous s’entendent pour dire qu’il a mis Montréal sur la mappe. Germain affirme, à raison, que son Expo 67 a fait avancer le Québec de 20 ans.

Le collègue de La Presse, François Cardinal, souligne sa grande force de persuasion. Il soutient toutefois qu’on ne peut pas parler d’un grand visionnaire mais de quelqu’un qui a su bien recycler les idées des autres – Drapeau pensait d’abord à un monorail plutôt qu’à un métro. Cependant, Drapeau «ne voyait pas, ni les Montréalais, ni les Québécois, comme des porteurs d’eau. Au contraire, il pensait qu’ils méritaient le mieux, qu’ils avaient leur place parmi les grandes capitales du monde.»

Au cours de cette heure qui passe trop vite, Laurendeau revient sur l’époque du Red Light, sur le malaise entourant le discours du général de Gaulle, sur la Crise d’octobre, et sur la fin de règne de l’homme en 1986, 13 ans avant sa mort.

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Mardi 17 mars 2015 | Mise en ligne à 17h10 | Commenter Commentaires (4)

L’aveu meurtrier de Robert Durst à Super Écran

Super Écran diffusera la minisérie documentaire de HBO The Jinx, au terme de laquelle le milliardaire Robert Durst a avoué ses crimes, sans savoir que son micro était toujours ouvert.

L’homme d’affaires new-yorkais a été arrêté samedi, à la veille de la diffusion du dernier épisode de la série. Il était soupçonné depuis 30 ans du meurtre de son épouse, entre autres.

En français, Jinx: La vie et les morts de Robert Durst sera diffusée en six épisodes dès le vendredi 29 mai à 20h. Plus haut, la séquence au cours de laquelle il en dit trop.

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