Richard Therrien

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    Chroniqueur télé du journal Le Soleil depuis 2001, Richard Therrien carbure littéralement à son petit écran.

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    Lundi 19 juin 2017 | Mise en ligne à 21h25 | Commenter Commentaires (26)

    Denise Filiatrault dans Les pays d’en haut

    denisepays

    NOTE: Ce blogue fait relâche pour les prochaines semaines. Un très bel été et à bientôt!

    Quelle ne fut pas ma surprise en arrivant sur le plateau de tournage des Pays d’en haut à Rawdon lundi d’apercevoir Denise Filiatrault. Oui, oui, la Grand-Jaune des Belles histoires, la Délima d’autrefois.

    L’actrice, qui ne joue presque plus, sauf au cinéma récemment dans C’est le cœur qui meurt en dernier, a accepté de participer à un épisode de la prochaine saison. Elle sera Stéphanie, une tante de Séraphin, qu’il déteste profondément, cela va de soi. Et devinez qui est la nièce préférée de Stéphanie? Délima en personne. Vous verrez donc l’ancienne Délima s’adresser à la nouvelle, jouée divinement par Julie Le Breton. Et s’exprimer à peu près dans ces mots: «Eh que je suis donc contente de te voir ma Grand-Jaune!» Une mise en abyme comme on les aime.

    Denise Filiatrault a joué Délima durant neuf ans dans Les belles histoires. En lisant les nouveaux textes, elle s’est mise instinctivement à retenir les répliques de Délima, avant de réaliser qu’elle jouait plutôt le rôle de Stéphanie. Mme Filiatrault n’a que quatre jours de tournage, dont trois en studio à Montréal. Parce que oui, désolé de briser vos rêves, les scènes intérieures de l’hôtel et de la maison de Séraphin, entre autres, sont tournées en studio. Un vieux conflit et une histoire d’héritage sera à l’origine de l’arrivée de tante Stéphanie.

    Située six mois plus tard, la troisième saison des Pays d’en haut se déroulera au printemps 1887. On passe donc par-dessus la saison froide. Mais bonne nouvelle, on verra enfin l’hiver à Ste-Adèle dans une quatrième saison, déjà confirmée par ICI Radio-Canada Télé. Au moins deux épisodes se passeront dans la neige, avec carrioles et grelots pour Noël. C’est si rare qu’on voit l’hiver dans nos séries, profitons-en. «C’est une composante tellement importante de la vie dans le Nord. L’hiver était en soi un personnage, l’autre méchant avec Séraphin. On le craint, on a peur de lui, il est dangereux», explique l’auteur Gilles Desjardins.

    Ma chronique complète sur le tournage des Pays d’en haut.

    (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    • Quelle excellente nouvelle et quel excellent coup de casting ! Denise Filiatrault est excellente et j’ai déjà hâte de voir ses épisodes !

    • Beau clin d’oeil, en effet. Mais j’aurais aimé que ce soit sur plusieurs épisodes et que le personnage ait un rôle plus important dans l’histoire.

      J’ai hâte de voir la suite de la série…

    • Pourquoi ne pas également permettre à Madame Andrée Champagne, mémorable Donalda de jadis, d’y faire également une apparition surprise ?

    • @clairvoyant

      Haha, pourquoi pas ? M. Therrien pourrait transmettre l’idée aux auteurs ;)

    • @boukledor Denise Filiatreault à 86 ans et est encore très occupé, c’est déjà beau qu’on l’ai convaincu de faire une brève apparition …

    • Monsieur Therrien au sujet des rêves brisé c’est peine perdu, encore aujourd’hui sur une page Facebook du temps d’une paix la majorité des gens croit que l’intérieur de la maison de Rose-Anna existe vraiment et se désolent exagérément du délabrement de la grange qui servait à montrer l’extérieur de la maison et surtout…impossible de les raisonner!

    • Toute mon admiration Mme Filiatreault !!!

    • Merci d’avoir boycotté mon commentaire qui était courtois mais pas favorable à cette série et à la présence de Denise Filiatreault. On comprend pourquoi TOUS les commentaires publiés sont positifs! Par contre il est préoccupant de constater la manipulation de l’opinions des lecteurs!

    • @mariedeux, difficile de croire que votre commentaire était courtois… quand on constate que vous vous exprimez fréquemment sur le mode négatif, pour ne pas dire hargneux.

    • @mariedeux
      Il y a un filtre automatique qui rejette automatiquement si certains mots sont présents. Changez juste votre formulation.

    • @gaetanjulien 20 juin 2017 08h50

      Oui, vous avez raison et j’en suis bien consciente, mais j’aurais aimé ça pareil ;)

    • Merci gl000001 de votre conseil, alors en reformulation politiquement correct voici ce que mon commentaire rejeté disait; Je crois que Denise Filiatreault n’aurait pas du participer a cette série car par ce geste elle semble cautionner cette nouvelle série qui n’a rien a voir avec le chef d’œuvre laissé par Paul Henri Grignon. Les belles histoires des pays d’en haut 2.0 n’ont de commun que le nom avec l’original, pour le reste je crois que nous sommes nombreux à ne pas pouvoir supporter la différence.

    • @marie-deux cette série a été approuvé et sanctionné par Pierre Grignon neveu de Claude-Henri Grignon et protecteur de son oeuvre!

    • @mariedeux
      “nous sommes nombreux à ne pas pouvoir supporter la différence”
      Mais qu’est-ce qui vous oblige à vous imposer ça? Allez prendre une marche ou écoutez la radio.

    • @mariedeux

      ”je crois que nous sommes nombreux à ne pas pouvoir supporter la différence”

      Je suis de ceux qui supportent fort bien la différence. Pour avoir visionner l’original (chacun des épisodes) deux ou trois fois plutôt qu’une, j’estime bien humblement que la présente mouture est largement supérieure à l’original, ne serait-ce qu’au niveau de la masse énorme de recherche en cause. J’ai aussi l’impression que, plus souvent qu’autrement, les comédiens ‘cherchaient’ leur texte. Dans le temps, les ”prises deux”, ”prises trois”, etc. on ne semblait pas connaître. C’était un petit peu au bonheur la chance. Quelques comédiens, dont spécialement Jean-Pierre Masson, ont offert une performance magistrale au fil des ans. Dans plusieurs autres cas, par contre, le jeu semblait ”commandé”.

      Côté facture globale, j’estime qu’il n’y a pas vraiment de comparaison possible. Si une telle comparaison était faite, l’original souffrirait fort probablement.

      J’ai vraiment ADORÉ l’original et les comédiens qui donnaient vie au texte. Les temps changent, et c’est fort bien ainsi.

      Rendons à César ce qui appartient à César: l’auteur, Gilles Desjardins, a accompli un travail de reconstitution historique remarquable.

      Quant à la participation de Denise Filiatrault, je suis d’accord avec Boukledor lorsqu’il ou elle suggère d’étaler la présence de cette dernière sur plusieurs épisodes, ce qui permettrait de ”mettre un peu de chair autour de l’os”, si on me pardonne l’expression.

    • «Située six mois plus tard, la troisième saison des Pays d’en haut se déroulera au PRINTEMPS 1887»

      Ce printemps par contre avec les inondations … on aurait du changer le titre pour «Les Pays dans l’eau» !

    • Ce qui est particulièrement détestable relativement à cette série et sa démarche de récupération est cette arrogance de la génération actuelle qui croit pouvoir tout refaire mieux que ce qui a été fait dans le passé. L’argument du neveu Grignon ”protecteur de l’oeuvre est risible, serait-il surtout protecteur de sa bourse $$$! On attribue des paroles (et des actes) aux acteurs actuels qui n’auraient jamais pu avoir lieu a cette époque, alors pour la ”reconstitution historique on repassera!!! En fait on utilise une série culte québécoise et on y transforme les personnages et dialogues à la sauce 2017. Si on avait été intellectuellement honnête, il aurait fallu nommer cette série d’un autre nom sans aucune référence à l’original et parler d’une ”Pure Fiction”!!!

    • @mariedeux

      La série originale est inspirée d’un ROMAN et est donc, par définition, aussi une œuvre de fiction.

    • “On attribue des paroles (et des actes) aux acteurs actuels qui n’auraient jamais pu avoir lieu a cette époque”

      Vous devez – et c’est un euphémisme – être d’une longévité hors du commun pour affirmer cela avec autant de certitude.

    • Marc_g, Vous devez – et c’est un euphémisme – être d’une longévité hors du commun vous aussi pour contredire mon énoncé avec autant de certitude!!! Il n’y a pourtant pas une grande nécessité de recherche historique pour confirmer mes dires, simplement au niveau de la génération de mes grands-parents que j’ai pu observer dans leurs attitudes et façons de s’exprimer les discours attribués aux acteurs de cette série sont ”Impossibles”!!

    • @marc_g Bonjour. Lorsque vous écrivez que”La série originale est inspirée d’un ROMAN et est donc, par définition, aussi une œuvre de fiction.” vous avez à moitié raison mais aussi, à moitié tord. Oui le téléroman les Belles Histoires des Pays d’en haut mais en contrepartie M Grignon lui-même a déjà affirmé que les personnages ( même Séraphin) avaient été inspirés par des personnalités réelles ayant vécues à l’époque de la colonisation . Les récits ( réels ou fictifs) raccrochés à ces colons lui avaient été rapportées par ses parents et grand-parents. Donc oui c’est fictif mais il y a une grande part de la série d’origine qui référait à des gens et des fréels

    • Désolé j’ai du cliquer envoyer par mégarde. La fin de mon commentaire aurait du se lire : une grande part de la série d’origine qui référait à des gens et des faits réels.

      L’auteur de la nouvelle version a lui-même fait une grossière erreur historique en affirmant que la version originale de Donalda n’était pas fidèle à la réalité sévissant à cette époque. Selon ses dires, il aurait été impossible pour une femme d’être aussi soumise que Donalda . Toujours selon son opinion , à l’époque de la colonisation les femmes étaient tout le contraire de Donalda, autrement elles n’auraient pas survécues. Pourtant cette affirmation est tout ce qu’il y a de plus faux car, selon ce que m’a raconté ma grand-mère et de nombreuses dames âgées, chaque petit village avait son lots d’au moins 2 ou 3 femmes qui étaient traitées en esclaves par leurs maris. Dans la première version , la Donalda de M Grignon n’a jamais été battue ni même brusquée physiquement au cour des 495 épisodes, pourtant ce n’était pas chose rare à cette époque.

      J’aime la nouvelle mouture des Pays d’en haut mais la prétention que celle-ci soit plus fidèle historiquement que la première version, c’est fortement exagéré. Ça reste, comme le modèle précédent, une interprétation personnelle de ce que fut l’époque de la colonisation. Chaque famille à cette époque ayant eu sa réalité propre.

      Faut se rappeler aussi que lorsque la série des Belles Histoires des pays d’en haut a commencé à la télé dans les années ‘50, il existait encore plein de familles dans le Québec rural profond qui n’avaient pas encore l’électricité. Quantité de personnes encore vivantes étaient alors au fait de comment ça s’est déroulé dans le monde rural à la fin des années 1800. J’ai eu la chance de côtoyer plein de gens, hommes et femmes, qui ont connus l’époque précédent celle que nous vivons et où tout fonctionne au simple clic d’un piton et j’en ai appris énormément sur ce qu’on appelle l’ancien temps et son mode de vie.

      Pour celui ou celle qui serait présentement un représentant de la 5ième génération d’une famille ayant exclusivement vécu en ”ville” au cour du dernier siècle , le mode de vie que nous dessinent les 2 versions des Pays d’en haut peut leur paraître ”préhistorique”. Pourtant, à peine 100 ans nous sépare de cette époque. Au fil de nombreuses discussions j’ai été à même de constater que les familles n’ayant rien connu d’autre que la grande ville au fil des générations n’ont qu’une image très approximative de ce qu’était la réalité du monde rural. Pourtant, faut se le rappeler, jusqu’au tournant des années ‘60, la différence entre la ‘campagne” et la grande ville était drastique. Trop de gens ont une image approximative de ce qu’était le monde rural jusqu’au tournant des années ‘60” et ne s’en remettent qu’à la TV pour leur éducation en ce sens. C’est dommage car la différence était autrement plus grande et complexe que le simple fait de voir des vaches brouter au pâturage et l’absence de magasin à grande surface.

      Salutations.

      P Gravel

    • @monsieur Therrien,

      Est-ce que vous allez nous parler de l’émission LES CHEFS qui reprend les ondes le 3 juillet ?

      Cet hiver et ce printemps, j’ai écouté TOP CHEF et j’ai bien hâte de pouvoir comparer non seulement les candidats, mais aussi de voir si Jean-Luc Boulay, Normand Laprise et Pasquale Vari sont au même niveau que Jean-François Piège, Philippe Etchebest, Hélène Darroze et Michel Sarran.

    • @Yolande C

      http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts/chroniques/richard-therrien/201705/01/01-5093674-les-chefs-retour-a-loriginal.php

    • @gaetanjulien

      Merci pour les renseignements fort utiles.

      @Richard Therrien: mes plates excuses pour ne pas avoir remarqué que vous aviez traité du sujet.

      Je me souhaite “meilleure chancela prochaine fois”.

    • @yolande C À votre décharge il en avait parlé dans sa chronique et non dans son blogue Des. Ddddfff

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