Richard Therrien

Archive, octobre 2016

Lundi 31 octobre 2016 | Mise en ligne à 16h22 | Commenter Commentaires (50)

L’ADISQ en baisse

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Malgré la présence attendue de Celine Dion, le Gala de l’ADISQ a connu une baisse d’auditoire, retenant 1 118 000 téléspectateurs dimanche soir à ICI Radio-Canada Télé, en comparaison avec 1 399 000 en 2015 et 1 276 000 en 2014. Le tapis rouge a aussi perdu du terrain, suivi par 556 000 fidèles contre 793 000 l’an dernier.

Des scores battus facilement par TVA, qui a attiré 2 186 000 irréductibles avec La voix junior, et 1 519 000 pour Le banquier «Halloween».

Par le plus grand des hasards, à La voix junior, une jeune interprète de 13 ans, Gabrielle Audet, de Mirabel, reprenait justement La laideur, un titre de la révélation de l’ADISQ, Safia Nolin (sur la photo).

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Dimanche 30 octobre 2016 | Mise en ligne à 23h02 | Commenter Commentaires (41)

Un gala un peu tiède

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On s’attendait à un long plaidoyer en faveur d’une aide aux artistes, mais on n’a eu droit qu’à de tièdes revendications, dans ce gala qui a couronné Marie-Mai et Jean Leloup. Soyons honnête: l’ADISQ nous a déjà donné de meilleurs galas que celui de dimanche soir. Même l’hommage à René Angélil nous a laissé sur notre faim.

On aime encore Louis-José, même si son monologue d’ouverture n’était pas le plus drôle des dernières années. L’humoriste a tourné en ridicule l’expression «au bout de la nuit», utilisée à satiété par nos paroliers, et qu’il a gardé comme leitmotiv durant le gala. «Y’a 800 chansons qui se terminent au bout de la nuit. C’tu le moment entre 4 pis 5 heures du matin où Éric Salvail redevient une vraie personne?» a-t-il demandé.

Il a rassuré les perdants de la soirée en rappelant qu’il avait perdu 37 Olivier, dont «deux contre les Têtes à claques». Et puis, que Félix Leclerc lui-même en avait perdu quatre sur quatre au premier gala de 1979. «Y s’fait rincer toute la veillée. Yé bon, mais pas assez bon pour se gagner. C’est dur d’y vendre un: «prends le pas personnel»», a blagué Louis-José.

Un Félix, c’est lourd. «Sept livres, c’est quatre de plus qu’Alex Nevsky», a lancé l’animateur, ajoutant que les deux galas de l’ADISQ remettaient «392 livres de Félix. C’est quatre de plus que…» Gros plan sur Denis Coderre. Pas prévu, a dit Louis-José. Méchant hasard quand même.

On l’a joué très dramatique pour le Félix honorifique à René Angélil. Sur un ton très solennel, Céline a rappelé que son défunt mari aimait beaucoup les artistes, pas seulement elle. «Il n’aurait permis aucun commentaire négatif sur personne. C’était une loi non écrite», a-t-elle dit, avant d’offrir une vibrante interprétation d’Avec le temps de Léo Ferré. Une parole à retenir de René, selon elle: «On peut pas toujours être bon. Il faut être bon quand c’est le temps.»

Décidément, on connaît des ratés au département des hommages à l’ADISQ. Après celui pour Dodo l’an dernier, raté, la vidéo de présentation pour René Angélil a sauté à de multiples reprises dimanche. Un irritant dont on se serait passé. Au final, cet hommage manquait de cohésion et de frissons.

Côté revendications, on était loin de la sortie historique de Luc Plamondon. Claude Larivée, le président de l’ADISQ, que Louis-José a présenté à la blague comme «le bassiste de La Chicane», a sûrement offert le plaidoyer le plus tiède pour défendre l’industrie. Et peu d’artistes sont revenus sur le débat des redevances. Louis-José y est même allé de ce petit rappel, minimisant les dangers: «Le lacet a survécu à l’invention du velcro.»

Plus tard dans le gala, Louis-José ne s’est pas gêné pour écorcher La voix junior, qu’il ne regarde pas, et parlant de candidats «qui ne garderont aucune séquelle psychologique d’un rejet devant deux millions de personnes. Tout va bien!» Puis, il a ironisé sur les enfants laissés aux bons soins de Maripier Morin. «S’il y en a une dont la présence est apaisante…»

Récipiendaire l’an dernier, Philippe Brach a invité le public à acheter l’album de la révélation. «L’an passé vous l’avez pas fait. Vous dormiez au gaz, mes esties», a-t-il lancé, en compagnie d’Andréanne Sasseville, qui a été chaudement applaudie. L’animatrice combat actuellement un cancer.

Après un numéro d’ouverture réunissant entre autres Richard Séguin, les rois de la soirée, 2Frères, et Yann Perreau, pas de prestation musicale éclatante; on y est allé dans la sobriété. Quoique le numéro de Coeur de Pirate, qui chantait sous une pluie battante, et qui a conclu trempée, était réussi. La prestation réunissant Safia Nolin et les soeurs Boulay donnait des frissons.

Au risque de me répéter, pas beaucoup de remerciements mémorables dimanche soir. Safia Nolin, qui portait fièrement un chandail de Gerry Boulet, a certainement offert les plus originaux et spontanés. «À toutes les filles du Québec, vous avez le droit de faire ce que vous voulez. Faire de la musique, faire des jobs de gars, on s’en crisse. Mais aussi, votre corps vous appartient», a envoyé la révélation de 2016, avant de remercier sa soeur, «une grosse conne». Certains critiqueront le look, ça fait partie du personnage. «Si vous voulez nous juger sur ce qu’on sait le mieux faire, venez voir nos shows, écoutez notre musique», plaidait Mélanie Boulay quelques minutes plus tôt.

Plusieurs auront remarqué qu’on n’a rien fait pour saluer nos artistes disparus, dont Bob Bissonnette. Tout compte fait, voilà un gala qui manquait d’envolées spectaculaires, de poussées d’émotion et d’un brin de magie si essentielle à ces remises de prix.

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Mercredi 26 octobre 2016 | Mise en ligne à 17h13 | Commenter Commentaires (9)

Richard Martin, l’homme derrière Lance et compte, n’est plus

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Sans Richard Martin, il n’y a pas de Lance et compte. Le réalisateur et producteur, qui souffrait de problèmes cardiaques depuis de nombreuses années, est décédé mardi dans son sommeil, à l’âge de 78 ans.

C’est alors qu’il dirigeait le service des dramatiques à Radio-Canada dans les années 80 que Richard Martin a demandé au journaliste Réjean Tremblay, alors à La Presse, de pondre une série sur le hockey. «C’était un maniaque du Canadien. Au départ, ça devait être un téléroman tourné en studio. Mais Richard a dit: «On est capable de faire mieux que ça.» Et c’était l’époque où Radio-Canada venait d’obtenir la permission de faire appel à des producteurs privés», raconte Réjean Tremblay, qui ne garde que de bons souvenirs de cet homme «généreux, sensible et cultivé».

Après avoir quitté la direction des dramatiques, Richard Martin a succédé à Jean-Claude Lord à la réalisation des saisons deux et trois de Lance et compte, dont il avait trouvé le titre et imaginé certains des personnages principaux, dont Pierre Lambert.

D’abord comédien, il avait entrepris sa carrière dans les années 60 en tenant des rôles dans les téléromans La côte de sable et La balsamine à Radio-Canada. Figure marquante du diffuseur public, il y a réalisé les téléromans Les forges de Saint-Maurice et Du tac au tac, le téléthéâtre Un mois à la campagne, mais aussi des variétés tels que Donald Lautrec Show et des Bye Bye. Au grand écran, on lui doit notamment Les beaux dimanches de Marcel Dubé. Après avoir quitté Radio-Canada, il a oeuvré au privé comme réalisateur (Desjardins, Au nom du père et du fils) et comme producteur chez Avanti Ciné Vidéo.

Les problèmes cardiaques de M. Martin ne datent pas d’hier. Il nous avait donné toute une frousse le soir des Gémeaux en 1997. En montant récolter un prix pour Cher Olivier, il s’était effondré sur la scène, en raison d’une défaillance de son défibrillateur cardiaque. Quelques années plus tôt, il avait dû abandonner la réalisation de la série Montréal, ville ouverte après avoir été victime d’un infarctus.

Richard Martin était l’époux de la comédienne Élisabeth Chouvalidzé et le père du réalisateur Philippe-Louis Martin. Jusqu’à la fin, il aura été un grand fan de hockey. «La veille de sa mort, il a regardé le match remporté par le Canadien», raconte son fils, qui a suivi ses traces comme réalisateur des séries Catherine et maintenant, ICI Laflaque.

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