Richard Therrien

Archive, mai 2016

Mardi 31 mai 2016 | Mise en ligne à 9h08 | Commenter Commentaires (7)

Quand ça va mal, ça va mal

Vous trouvez que les Hamelin-Berthier dans Mémoires vives accumulent les malheurs à un rythme invraisemblable? C’est que vous ne connaissez pas la famille Rayburn de la série Bloodline, des créateurs de Dommages et intérêts, et dont la deuxième saison est disponible sur Netflix depuis vendredi dernier, en anglais et en français. Il n’y a pas plus douée pour se mettre dans le gros trouble.

L’histoire se déroule dans les Keys, au large de la Floride. Visuellement, une vraie carte postale. Mais au rythme où les têtes roulent, la région paraît rapidement infréquentable. Propriétaires d’un hôtel donnant sur la plage, les Rayburn avaient pourtant une réputation enviable avant que le mal-aimé de la famille, Danny (Ben Mendelsohn), revienne s’installer avec l’intention de ressasser de vieux conflits. Habiles, les auteurs ont pris une bonne partie de la première saison à nous faire croire qu’il était digne de regagner la confiance des siens, avant de nous montrer, dans un formidable crescendo, l’être tordu et manipulateur qu’il était.

Dans la première saison, on se demandait jusqu’où irait la folie de Danny. Dans la seconde, on se demande plutôt comment se sortiront ses deux frères et sa soeur du bourbier dans lequel ils se sont foutus. Si vous n’avez pas vu la première saison, aussi bien vous arrêter ici. Mais si vous l’avez vue, vous savez que Danny a poussé à bout son frère John (Kyle Chandler), son plus grand allié après sa mère (Sissy Spacek), l’homme droit, le pilier de la famille, l’officier de police, qui l’a tué de ses propres mains. Avec son frère Kevin et sa soeur Meg, seuls à connaître son crime, John a fait croire à un incendie, puis dissimulé en lieu sûr les kilos de cocaïne que devait livrer Danny.

La mort du mouton noir, porteur de vilains secrets, n’a bien sûr rien arrangé. C’est tout le contraire: à force de mentir, de camoufler ou de transformer des vérités, les Rayburn continuent de poser des gestes de plus en plus insensés. Un tourbillon qui ne s’arrête jamais.

Douloureux de voir l’honnête et brave John, qu’on aimait d’emblée, perdre ainsi la raison et se transformer en être tordu, lui aussi. Sa campagne pour devenir shérif du comté gagne en absurdité, au fur et à mesure de ses actes insensés pour camoufler son crime et sauver l’honneur de la famille. Kevin sombre dans la toxicomanie; Meg ruine une carrière d’avocate entreprise à New York.

La première saison se concluait sur l’arrivée-surprise d’un adolescent chez John, Nolan, qui prétendait être le fils de Danny. S’ajoutera sa mère, qui vient réclamer son dû, et son conjoint peu recommandable. Le personnage de Marco, collègue enquêteur de John, prend beaucoup d’importance, au point de devenir un boulet pour l’aspirant shérif.

Les Rayburn finissent par mentir aussi souvent dans un seul épisode de Bloodline que les suspects de toute une saison de Mensonges. «C’est quoi le problème avec votre famille? Qu’est-ce qui vous fait croire que vous pouvez mentir, mentir et mentir, jusqu’à ce que ça vous arrange de dire la vérité?» demandera un des personnages.

Les auteurs installent un climat d’inquiétude plus intense que dans la première saison. Bloodline n’est pas pour ceux qui aiment que ça bouge; on avance lentement dans ces eaux troubles. Mais la tension est suffisante pour tenir les autres en haleine. Jusqu’où vont-ils s’enfoncer? Et comment se feront-ils coincer?

Beaucoup de retours en arrière encore une fois dans cette deuxième saison. De sorte que vous reverrez Danny amplement, durant sa vie à Miami, alors qu’il tenait un restaurant, sa seule réussite. Vous vous doutez bien que tout a mal fini pour ça aussi.

J’avoue que l’accumulation des malheurs m’a fait parfois fait lever les yeux au ciel. On pousse un peu fort. Mais je suis finalement allé jusqu’au bout de cette deuxième saison, qui compte 10 épisodes plutôt que 13. Et qui laisse une porte grande ouverte à une suite. Toutes nos séries sont finies pour l’été, celle-ci tombe à point, si vous cherchez à meubler les jours de pluie.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (7)  |  Commenter cet article






Lundi 30 mai 2016 | Mise en ligne à 14h12 | Commenter Commentaires (17)

Des images de Mirador, la suite

Vous aviez aimé Mirador et étiez resté sur votre faim quand la deuxième saison avait pris fin à l’automne 2011?

Rendez-vous pour la suite en six derniers épisodes, en rafale les 29, 30 et 31 août prochains à 21h, à Séries+.

La chaîne nous donne un avant-goût de cette ultime saison avec cette bande-annonce dévoilée aujourd’hui (patience, un peu longue à démarrer).

À peine une année et demie s’est écoulée depuis la nomination de Philippe Racine (Patrick Labbé) à la tête de l’agence de gestion de crises Mirador. Son père Richard (Gilles Renaud) révèle certains éléments au cours d’une commission d’enquête sur le financement politique, qui éclaboussent la famille. Vous reverrez aussi Luc (David La Haye) qui vit une relation tumultueuse avec Michèle Barry (Nathalie Coupal), victime d’une grave agression. La bande-annonce montre que Philippe, abandonné par son ex-femme, vit finalement une histoire d’amour avec la journaliste Lydia Derecho (Geneviève Rochette). À Catherine Trudeau, Normand Daneau, Steve Laplante et Antoine Pilon, se sont ajoutés Madeleine Péloquin, Bianca Gervais, Mylène St-Sauveur et Serge Postigo.

Radio-Canada avait mis fin à Mirador, n’ayant pu s’entendre avec les auteurs Daniel Thibault et Isabelle Pelletier sur les délais d’écriture d’une troisième saison. Le duo a depuis laissé place à Jacques Savoie pour la suite. Louis Choquette demeure à la réalisation.

Pour vous rafraîchir la mémoire, la deuxième saison est disponible sur seriesplus.com.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (17)  |  Commenter cet article






Mercredi 25 mai 2016 | Mise en ligne à 17h05 | Commenter Commentaires (25)

Une version québécoise de Célibataires et nus

celibatairesetnus

Décidément, MusiquePlus n’est plus ce qu’elle était. À moins qu’elle ne se fasse déculotter, la chaîne de Groupe V Média devrait conclure une entente pour la diffusion d’une version québécoise de Célibataires et nus, cette téléréalité où un homme et une femme doivent choisir parmi trois prétendants, sur une île paradisiaque. Et tout ça, dans leur plus simple appareil.

La version doublée en français de Dating Naked, présentée aux États-Unis par VH1, est déjà diffusée à MusiquePlus depuis l’été dernier.

Si le défi vous intéresse et que la nudité ne vous fait pas peur, le recrutement des candidats devrait commencer dès que le diffuseur se sera entendu avec les détenteurs du format. On promet même une rémunération.

Comme pour la version doublée, les parties intimes seront brouillées à l’écran. Produite chez Datsit, choisie au terme d’un appel d’offres, l’émission sera diffusée possiblement dès l’automne, et tournée, espérons-le pour les candidats, en été.

J’imagine déjà le beau malaise de nous voir, chroniqueurs télé, réunis pour visionner le premier épisode…

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (25)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    mai 2016
    L Ma Me J V S D
    « avr   juin »
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    3031  
  • Archives