Richard Therrien

Archive, octobre 2015

Vendredi 30 octobre 2015 | Mise en ligne à 13h19 | Commenter Commentaires (26)

Souvenirs du référendum

Soirée cruelle pour les uns. Grand soulagement pour les autres.

Le référendum de 1995 reste un rendez-vous télévisuel historique qui a marqué la plupart de ceux qui l’ont suivi. Une soirée suspense comme on en a rarement vue, où les souverainistes ont cru pendant plus d’une heure qu’ils tenaient leur pays, avant de voir le vent tourner en faveur des fédéralistes.

Timing parfait à Radio-Canada lorsque Bernard Derome joint Raymond St-Pierre, qui se trouve au camp fédéraliste avec le président de la Commission du Non, Michel Bélanger, et que l’option prend soudainement l’avance au même moment (à 1:53).

Après la victoire du Non avec une très courte avance, il se trouvait bien des tenants du Oui pour souhaiter un troisième référendum dans les plus bref délais. À TVA, l’ancien ministre péquiste Claude Charron, qui coanime la soirée avec Pierre Bruneau, fait quelques affirmations étonnantes dans les minutes suivant la victoire du Non (à 3:04).

«La seule chose que collectivement on perd ce soir, c’est du temps. Parce que d’ici un an, un an et demi, y’a rien qui interdit de rebrasser les cartes à nouveau en espérant que cette fois, les 37 000 qui sont là, y’en aura 19 000 qui auront changé d’idée», dit-il.

- Vous pensez qu’on pourrait se retrouver avec un autre référendum dans ce même mandat de M. Parizeau, du gouvernement du Parti québécois? lui demande Pierre Bruneau.

- Ce soir, à mon avis [...], rien n’est exclu.

Bien sûr, on le sait tous, 20 ans plus tard, il n’y a toujours pas eu de troisième référendum.

Alors qu’en 1995, il a fallu attendre 22h20 pour obtenir la confirmation de la victoire du Non, en 1980, l’annonce officielle de Bernard Derome était venue beaucoup plus tôt, à 19h55 (à 0:35).

Cette année-là, le discours de défaite de René Lévesque aura laissé meilleure impression que celui de Jacques Parizeau en 1995 (à 3:05).

Dans une entrevue qu’il m’a accordée, Bernard Derome se souvient d’une soirée où la tension était à son comble et où il régnait un silence de mort dans les minutes précédant l’émission spéciale du 30 octobre 1995.

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La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a tranché: l’accident de voiture qui a coûté la vie du cantinier Carl Shunamon n’a rien à voir avec les conditions de travail sur les plateaux de tournage des séries Ruptures et Blue Moon, toutes deux produites par Fabienne Larouche.

«La CSST conclut que le décès de Carl est dû à une fausse manoeuvre effectuée alors qu’il conduisait son propre véhicule», a fait savoir la maison de production Aetios par voie de communiqué.

L’inspecteur considère que «l’employeur avait prévu suffisamment de temps de repos entre les journées de travail précédant l’accident du cantinier, de manière à ne pas entraîner un état de fatigue ou de somnolence du travailleur appelé à conduire son véhicule pour le travail».

Le 7 septembre dernier, l’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS) avait annoncé par erreur le décès de M. Shunamon, associant son accident aux conditions de travail des plateaux de Fabienne Larouche, qu’elle jugeait «inacceptables». Le cantinier, qui reposait alors encore dans le coma, est finalement décédé quelques jours plus tard. Sa mère, furieuse, avait exprimé son mécontentement dans les médias, considérant qu’on avait instrumentalisé la mort de son fils.

Le 4 septembre, un autre incident est survenu, cette fois sur le plateau de Ruptures, alors que le premier assistant-réalisateur Stéphane Bourdeau a dû être transporté à l’hôpital après avoir été victime d’un malaise. Aetios affirme que le dossier est clos puisque l’employé n’a pas donné suite à sa requête d’indemnisation par la CSST, et conclut que son malaise n’était pas lié aux conditions de travail.

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Jeudi 29 octobre 2015 | Mise en ligne à 16h15 | Commenter Commentaires (4)

TVA sur demande enfin chez Bell Télé

Kent Nagano, Julie Snyder et le participant du Banquier symphonique, Frédéric-Alexandre Michaud. Photo TVA

Kent Nagano, Julie Snyder et le participant du Banquier symphonique, Frédéric-Alexandre Michaud. Photo TVA

Nous n’y croyions plus: cinq ans après une ordonnance du CRTC les obligeant à le faire, Québecor et Bell se sont enfin entendus pour que les abonnés de Bell Télé Fibe et Bell Télé Satellite aient accès au contenu de TVA en vidéo sur demande, ai-je appris.

Les abonnés de Bell Télé Fibe devraient en principe voir apparaître le menu de TVA sur demande vendredi midi, alors que ceux de Bell Télé Satellite pourraient devoir attendre quelques jours.

La grande question: auront-ils droit aux mêmes titres que les abonnés de Vidéotron et des autres distributeurs? À première vue, absolument. Voici une liste des émissions qui seront disponibles dès vendredi: Le banquier, Boomerang, Yamaska, Pour Sarah, O’, Au secours de Béatrice, Vol 920, Mensonges, Deux filles le matin, La poule aux œufs d’or et plusieurs autres. Donc, tous les plus gros titres du réseau.

Il s’agit d’une excellente nouvelle pour la clientèle francophone; l’offre est maintenant plus équitable, qu’on soit chez un fournisseur ou un autre. Il n’était pas normal que les abonnés de Bell Télé soient privés du contenu sur demande d’une chaîne généraliste aussi importante que TVA, alors qu’ils avaient déjà Télé-Québec, V, ICI Radio-Canada Télé et la grande majorité des chaînes spécialisées.

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