Richard Therrien

Archive, juin 2015

Mardi 30 juin 2015 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (12)

Souvenir Télé Presse: Michel Jasmin

jasmin

NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

Au début de l’été de 1987, lorsqu’il apparaît en page couverture de Télé Presse, Michel Jasmin s’apprête à effectuer son retour, cette fois à Télévision Quatre Saisons. Le titre de son nouveau talk-show: Jasmin centre-ville.

Le maître de l’entrevue aborde cette nouvelle aventure après une période difficile. Son passage à Télé-4 à l’émission Via Québec avait été de courte durée, conclu prématurément par un bête accident.

«J’ai eu besoin de ce temps pour me désintoxiquer de la télévision, confie-t-il à la journaliste Suzanne Colpron. Après Télé-Métropole et mon passage à Radio-Québec, je ne voulais plus rien savoir de la télé. Mais aujourd’hui, je me sens plus serein et aussi plus mature. J’ai le goût de donner tout ce que je peux, pour assurer le succès de cette nouvelle émission.»

Le décor représente un appartement du 20e étage d’un édifice du centre-ville de Montréal. Comme s’il s’agissait de son véritable logis, Michel Jasmin y reçoit des personnalités en entrevue devant public. Les invités se présentent en sortant d’un faux ascenseur. Certains d’entre eux proposeront des numéros de variétés. «C’est un peu comme si je me trouvais dans mon appartement et que des amis me visitaient, tandis que d’autres, des voisins de paliers par exemple, faisaient irruption chez moi à l’improviste», raconte-t-il à Télé Presse.

Trouvaille originale: on demande à Mad Dog Vachon de jouer le portier, qui rend visite à l’animateur de temps à autre durant l’émission.

Diffusé en semaine à 18h30 tout l’été, Jasmin centre-ville déménagera en fin de soirée l’automne venu, mais aura une courte durée de vie.

Présenté comme «l’homme de deux millions et demi» dans l’article, l’animateur reste à ce jour l’un de nos plus grands interviewers. Il connaîtra son apogée au début des années 80 avec son talk-show Michel Jasmin, un incontournable de milieu de soirée à TVA. D’autres titres parmi une longue liste: Ciné-quiz, Bon dimanche, Un air d’étéBonsoir le monde, Bonjour le monde, Variétés Michel Jasmin, Café show et Coup de pouce télé. Sa dernière émission, aussi intitulée Michel Jasmin, a pris fin en 2010 après plus de 1000 entrevues.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Lundi 29 juin 2015 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (15)

Souvenir Télé Presse: Louise Deschâtelets

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NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

À l’époque où elle apparaît en couverture de Télé Presse, dans la semaine du 2 au 9 août 1975, Louise Deschâtelets fait beaucoup au théâtre, occupe le poste de vice-présidente de l’Union des artistes, et joue à la télé dans Rue des Pignons le rôle de Doudou Désiré, une fille aux moeurs légères, qui parle un langage populaire. «Elle s’est si bien débrouillée que son personnage s’est imposé tout de suite aux téléspectateurs, et sans doute à l’auteur, qui a l’air de lui porter une affection particulière, et qui d’ailleurs, lui a donné toujours de plus en plus d’importance», écrit Rudel-Tessier dans Télé Presse.

Louise Deschâtelets traîne un bagage considérable: elle a suivi des cours de mime, de danse classique et de danse moderne, en plus de posséder un diplôme d’enseignement de l’Institut de diction française. Dans Télé Presse, elle raconte le grave accident qui lui a valu des fractures à l’omoplate, au bassin, aux côtes et une perforation du poumon. Trois quarts d’heure avant de monter sur la scène du Théâtre du Capitole pour jouer dans Bilan de Marcel Dubé, elle fait une chute de 20 pieds dans une trappe en coulisse. Neuf mois après son accident, elle remonte sur les planches du Théâtre d’aujourd’hui, dans le rôle d’une femme de 280 livres, alors qu’elle en pèse 90. «J’avais décidé plusieurs mois plus tard que je n’attendrais pas le retour de mes forces pour recommencer à travailler. J’avais compris qu’après une si longue maladie, on n’est jamais prêt à retourner au boulot. Qu’il faut se forcer, recommencer à vivre pleinement. Des fois, d’ailleurs, je me dis que je me suis guérie par un effort de volonté constant, par une sorte de décision de ne pas me laisser avoir», confie celle qui deviendra beaucoup plus tard confidente des lecteurs du Journal de Montréal.

Louise Deschâtelets a connu une longue carrière, autant comme comédienne qu’animatrice de radio et de télévision. Ses rôles les plus marquants, en plus de celui de Doudou, restent ceux de Simone Saint-Laurent dans Peau de banane, Louise Leblanc dans Chambres en ville et Diane Cadieux dans Ent’Cadieux.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Vendredi 26 juin 2015 | Mise en ligne à 15h19 | Commenter Commentaires (5)

Souvenir Télé Presse: L’or du temps

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Le 14 juin 1993, le téléroman L’or du temps prend fin après huit ans de succès à l’antenne de Télé-Métropole. En page couverture de Télé+, le maléfique Damien Nomed (Démon à l’envers), interprété par Normand D’Amour, plus menaçant que jamais, une seringue à la main. Ce même personnage avait fait beaucoup jaser quelques années auparavant avec une messe noire au cours de laquelle étaient égorgés des poulets, une scène qui en avait choqué plus d’un!

Réal Giguère met donc un point final à ce Dynastie québécois, avec beaucoup moins de budget. De 1985 à 1993, les téléspectateurs auront suivi les mésaventures et les conflits des De Bray, une riche famille à la tête d’une grande entreprise. Dans les rôles principaux: Angèle Coutu, Christine Lamer, Luis de Cespedes, Brigitte Morel, Robert-Pierre Côté, Michel Langevin, Guy Godin et même la toute jeune Macha Grenon. «Vous souvenez-vous de Jackie sniffant de la coke dans un de ses meilleurs moments, des scènes de ménage de Sophie De Bray et de Richard Pincourt et des manigances de Damien?» demande la journaliste Marie Lecomte dans Télé+.

Si l’émission est souvent la cible de moqueries, elle n’obtient pas moins la faveur d’un large public et fait figure de précurseur en abordant de front des sujets comme la violence conjugale, les drogues, l’euthanasie et le racisme. «Quand j’ai commencé à écrire la série, je voulais qu’elle soit très proche de l’actualité. Mon inspiration m’est venue de l’évolution sociale du Québec et les thèmes que j’ai abordés étaient des sujets dont on parlait sur la place publique», explique l’auteur Réal Giguère. Montrer un couple gai à la télévision au milieu des années 80 était encore chose rare dans nos téléromans, ce qu’a fait l’auteur dès la première saison.

Nous sommes en 1993, en pleine ère de l’interactivité avec Vidéoway. Télé-Métropole mise donc sur ce dernier épisode pour proposer trois fins complètement différentes: celle qui passera sur la chaîne principale, et deux autres, accessibles en appuyant sur F1 ou F2. Une première au pays. Dans l’une des fins, le personnage de Richard Pincourt, le vilain joué par Luis de Cespedes, se suicide en se jetant du haut d’un pont (voir la vidéo plus bas). Quant à Julie (Brigitte Morel), découvrira-t-elle à temps la véritable identité de son soupirant, qui est en réalité le sadique Damien Nomed?

Sur ces bonnes paroles, je prends quelques semaines de vacances, de retour bientôt avec de nouvelles primeurs comme vous les aimez. Durant la saison estivale, vous pourrez revoir en rafales les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Très bon été chers fidèles lecteurs!

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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