Richard Therrien

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  • Richard Therrien

    Chroniqueur télé du journal Le Soleil depuis 2001, Richard Therrien carbure littéralement à son petit écran.

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    Lundi 14 avril 2014 | Mise en ligne à 10h48 | Commenter Commentaires (21)

    L’étoile à Anaïs Favron

    afavron

    Drôle, rafraîchissante, attachante. Quand Anaïs Favron se présente à l’écran, le charme opère, et le rire est assuré. Ça mérite bien une étoile. Animatrice de la sixième édition d’En route vers mon premier Gala Juste pour rire à MAtv, cette ancienne de la Ligue nationale d’improvisation ne rêve pourtant pas d’une carrière d’humoriste et préfère l’absence de pression d’être drôle à tout coup. Eh bien ça marche.

    L’animatrice du Dernier passager à Télé-Québec salue le courage des jeunes de la relève, qui doivent faire la tournée des bars, souvent payés à peine 25$. «Il faut être capable de se faire niaiser sans rien dire, ça prend pas d’orgueil», dit-elle à propos de la rareté des femmes en humour.

    Pour un segment de Testé sur des humains tourné dans un bar, elle s’est donné 10 minutes pour convaincre des hommes, pour la plupart en couple, de l’accompagner dans son lit. Un test qui l’a rendue paranoïaque, avec un taux de réussite de 100%. Un gars aurait-il eu autant de succès avec des filles? Probablement, pense la comédienne, qui n’a jamais vécu de peine d’amour, ayant toujours laissé plutôt qu’avoir été laissée.

    Le propos a donné lieu au moment le plus drôle de la soirée, alors que le sénateur Roméo Dallaire lui a fourni sa carte personnelle et que Gilles Vigneault lui a demandé: «C’est quel bar?» Une collègue me fait remarquer que le duo Dallaire-Vigneault ressemblait hier à Statler et Waldorf du Muppet Show, une formidable comparaison.

    Anaïs Favron, qui a commencé à la salle des nouvelles de Radio-Canada à l’animation de RDI Junior, s’impose un rythme de vie très strict pour parvenir à remplir tous ses contrats de radio et de télévision. La carte du fou du roi: «Bonne route vers ton premier Gala Juste pour rire. Deux choses à éviter: la vulgarité et Gilbert Rozon en fin de soirée.»

    L’académicien Dany Laferrière, dont c’était l’anniversaire hier, n’a pas eu peur de traiter de sujets aussi sérieux que l’amour, la mort et la politique dans ses livres jeunesse. «Les enfants, ce sont des philosophes», dit-il. Élu au premier tour par 13 voix à l’Académie française, il a écrit une longue lettre à chacun de ses confrères et consoeurs, mais ne pourra prendre possession de son siège avant le printemps 2015. Un académicien ne reçoit pas plus de 10 000$ par an.

    L’écrivain en est venu à apprécier l’hiver au cours d’un séjour à Miami, en pleine canicule. «J’ai senti à ce moment-là se glisser dans mes veines un glaçon, et j’ai compris que mon identité d’homme du nord était née. J’ai pris mes cliques, mes claques, ma femme et mes filles et je suis rentré à Montréal», raconte l’homme de 61 ans.

    De retour à l’animation de son talk-show pour une quatrième saison, Pénélope McQuade ne nie pas que la performance des Canadiens en séries et la météo auront de l’influence sur ses cotes d’écoute. Pour elle, l’auditoire, «c’est le nerf de la guerre, c’est ce qui fait qu’on reste en ondes». «Je ne pensais jamais arriver à un tel niveau de plaisir, de bonheur, et je dirais même de confort», affirme celle qui craignait que sa carrière était finie il y a quatre ans, avant de relever ce nouveau défi.

    Elle a bondi quand Guy Fournier a commenté l’an dernier le geste de Jean-François Mercier, qui avait posé sa main à deux reprises sur son genou dénudé. Selon le chroniqueur du Journal de Montréal, c’est pour se faire remarquer par les hommes que les femmes s’habillent aussi courtement. L’animatrice estime le commentaire «totalement rétrograde et à la limite extrêmement dangereux» et considère qu’on ne doit pas justifier «les actions et les comportements des autres» à partir de la façon de se vêtir des femmes. «Eille, on est-tu en 1952?» demande-t-elle.

    Concernant la Soirée des Jutra, qu’elle a coanimée avec Laurent Paquin, elle assure que l’assistance n’y était pas aussi froide que l’ont prétendu certains critiques.

    Gilles Vigneault paraissait moins abattu que dans les entrevues accordées aux journaux depuis la défaite brutale du Parti québécois. L’homme de 85 ans y affirmait être plus démoli qu’au lendemain des deux référendums. Est-ce la mort du concept de souveraineté? «Un traitement de choc, c’est pas pour tuer le cheval, c’est pour le sauver», répond-il. Vigneault ne tient pas à voir le Québec devenir un pays de son vivant, pourvu que ses enfants et ses petits-enfants le réalisent.

    Il sort amer des plans de restauration de sa maison familiale, qui n’aboutiront pas. «Des gens ont déclaré qu’on avait mis des millions sur la cabane à Vigneault», dit-il, insulté. Il a reçu des commentaires «horribles et insupportables», et considère l’affaire comme «un accroc extrêmement ennuyeux à sa réputation».

    Pour le sénateur Roméo Dallaire, le génocide rwandais aurait pu être évité. Plusieurs savaient, mais n’en ont pas informé les Nations Unies. Et de nombreux pays à qui il a fait appel au cours de la première semaine du génocide ont refusé d’intervenir. Les dirigeants de l’un d’entre eux, qu’il n’a pas nommé, considéraient même farfelu d’intervenir dans un pays déjà surpeuplé.

    Certains bourreaux courent encore, et il y en a même au Canada. Il n’est pas exclu selon lui que le président rwandais Paul Kagame utilise à son tour la force extrême. Vingt ans plus tard, M. Dallaire garde encore des séquelles de ce qu’il a vécu là-bas, malgré 13 ans de thérapie et les neuf pilules qu’il doit prendre chaque jour. Le Sénat devrait avoir beaucoup plus de Roméo Dallaire, affirme Alec Castonguay, chef de bureau politique au magazine L’Actualité convaincu qu’on ne remettrait plus en cause l’existence de l’institution.

    Le sociologue et chroniqueur au Journal de Montréal Mathieu Bock-Côté nie avoir été pour quelque chose dans le virage identitaire du Parti québécois, comme l’a écrit Vincent Marissal dans La Presse. «Il aurait dû m’appeler», affirme celui qui dit tenir trop à son indépendance intellectuelle pour s’impliquer d’aussi près en politique.

    M. Bock-Côté considère que Bernard Drainville a injustement servi de bouc émissaire durant la campagne. Sans parler de bon coup, il parle d’«indignation forcée» lorsqu’il est question du discours des «trois ténors» avant celui de Pauline Marois, le soir de la défaite. Une décision jugée mauvaise par Roméo Dallaire, tout autant que la stratégie de ce parti durant la campagne. «Ça doit être fascinant d’essayer de prendre des notes dans votre cours», a fait remarquer le sénateur au chroniqueur verbomoteur.

    Pour Alec Castonguay, le PQ a eu tort de tabler sur son bilan de règne pour remporter l’élection. Il considère que Philippe Couillard a fait une bonne campagne et que son organisation a été sous-estimée.

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    • Je voulais donner mon étoile à Danny Laferriere en partie pour l`ensemble de son oeuvre et sa nomination à l`académie mais surtout parce qu`il vieillit bien. Je l`avais en travers de la gorge celui que l`intelligencia m`a forcé à trouver exceptionnel avec son ton accusateur et son regard acerbe sut le Québec. Il a changé depuis et est devenu un être plus équilibré .

      Puis vint celui qui m`a fait changer d`idée le général Dallaire. Sa cause est aussi noble que son sujet est ignoble. Mais moi c`est surtout pour le reste de ses interventions pendant l`émission qu`il m`a convaincu. Quelle pertinence . Ses allégeance ne viennent pas teinter ses points de vue qui sont toujours à propos. J`ai tellement ri quand il a dit à monsieur Bock -Coté qu`il devait pas être facile à suivre pour prendre des notes dans ses cours…Tellement juste !

      Et puis le grand Vigneault. Écoutez le les jeunes. C`est un grand et il est inspirant. Faites de ses mots un moteur pour votre vie ,pas pour une cause.

      Favron était rafraichissante c`est vrai,McQuade aussi tres à l`aise et tres sincere aussi.

      Bock-Coté et Castonguay font partie du problème et pas de la solution. Trop de commentateurs et de division de votes . Leurs propos étaient excellents mais trop d`analyse c`est comme pas assez…

    • J’adore Anaïs Favron, une bouffée de fraicheur.

      Alec Castonguay nous dit:

      [Il considère que Philippe Couillard a fait une bonne campagne et que son
      organisation a été sous-estimée.]

      Une campagne de peur qui marche toujours.

      + oui une machine d’enfer le PLQ(soutenue de celle du PLC).
      + le vote de QS qui aide aussi.
      (2 personnes du PLC qui y travaillent……pourquoi?).

      + la directive religieuse qui s’est ajoutée encore plus fortement cette année.

      Une seule question pour moi ex-libérale:
      Couillard a t-il vraiment fait le ménage au PLQ?
      (j’entends anciens élus et autres dinosaures du PLQ)

    • Dallaire a posé la vraie question: qui entourait Mme Marois pour qu’elle soit aussi mauvaise?

      En voyant Méo massacrer le français (son père était Gaspésien pourtant et il a grandi au Québec), je n’ai pu m’empêcher de penser à la savoureuse imitation que Guy A. avait fait de lui au Byebye d’il y a quelques années, dans le temps que le ByeBye était génial.

      Parlant de massacre de langue, l’académicien a dit: “Si on aurait”. Y’a besoin de watcher le Klébert.

      Moi j’aurais aimer qu’on serve un verre ou deux de plus à Vigneault: on aurait peut-être pu voir enfin l’homme qui se cache derrière le poète depuis un demi-siècle.


      Avez-vous écouté Mgr Lacroix à CBS? Il était question de nouveau pape et des scandales dans l’église. Cyprien parle anglais parfaitement. Étonnant pour un Jarret noir en?

    • Anais est toujours adorable. Je comprend le pourquoi du comment elle ne veut pas faire d’humour à temps plein mais je pense qu’elle serait excellente tout de même.

    • @nousnoune

      SVP indiquez dans quelle partie de l’entrevue vous avez entendu le général Dallaire «massacrer le français». Parce que pour ma part j’ai justement remarqué qu’il avait un français exemplaire, et je me suis demandé pour quelle raison Guy A. avait utilisé cet angle pour l’imiter dans ce Bye Bye dont vous parlez.

    • Je n’avais jamais vu Mathieu Bock-Côté avant hier soir et je dois admettre que ça donne pas envie de le connaitre davantage…

    • “Selon le chroniqueur du Journal de Montréal, c’est pour se faire remarquer par les hommes que les femmes s’habillent aussi courtement.” Ouais mais faut pas le dire, chhhhut! tabou!

      Pauvre Pénélope. La question n’est pas tant la justification des “actions et les comportements des autres” que le message que tu envoies. Hé oui, crois le ou non, la façon dont on s’habille peut envoyer un message!

      Gilles Vigneault, quel homme intéressant à écouter, même si je na partage pas toutes ses opinions.

    • Romeo m’a séduite et a mon vote. Encore debout et vif d’esprit malgré le calvaire qu’il a vécu. Tellement de présence d’esprit et de connivence presque avec Vigneault et Laferrière. Ça faisait monter la moyenne d’âge du plateau jusqu’à l’arrivée d’Anais, qui oui était rafraîchissante à entendre. Alec Castonguay a eu la décence de souligner que la présence au Sénat de Roméo relevait la dignité du titre, comparé à ce qu’on a malheureusement entendu avec tous les scandales des sénateurs. J’aurais donné quelques pilules de Valium ou mis quelque chose dans le verre d’eau de Bock-Côté pour qu’il parle moins vite. Étourdissant , non?

    • Mathieu Bock-Côté a le don pour trop intellectualiser tout ce qui bouge.

      Gilles Vignault a certainement contribué à la vie artistique québécoise mais ses opinions politiques actuelles sont dignes d’un has-been déconnecté de la réalité.

    • Bonjour,

      vous avez raison au sujet d’Anais elle est vraiment rafraichissante, jeune et spontanée.

      Sauf que moi, la personne que j’admire, c’est le général Dallaire, il me surprend toujours par la vivacité de ses répliques réfléchies, son esprit d’analyse, son savoir vivre et cette sensibilité exacerbée envers les humains… cette dernière me fait tellement défaut que je crois que c’est pour cette raison que je l’admire tellement.

      J’ai été touchée par Gilles Vignault. Quel poète, il est toujours aussi alerte, aussi créatif, c’est sûr que je vais m’offrir son nouveau CD.

      C’était la première fois cette saison que je regardais TLMP et je suis contente, ça a été un bon épisode.

    • Mathieu Bock-Côté était juste dans ses analyses, surtout en ce qui a trait aux commentateurs fédéralistes qui nous apprennent que la souveraineté est morte et enterrée et quand il parle de “l’indignation forcée” devant les discours des trois vedettes le soir de la défaite.

    • Pas pire comme show…
      Sauf que j’aurais aimé que Dallaire nous parle des soldats belges, eux aussi casques bleu, exécutés au Rwanda. C’est peut-être pourquoi il garde encore des séquelles de son aventure. (info disponible sur le web).
      M. Vigneault. Il n’a pas changé. Même physique qu’il y a 40 ans. Mêmes idées aussi. Un pauvre vieux monsieur à qui je dois respect. Tout comme Parizeau et Landry. Jeannette et la Payette-mère.

      JRMA

      p.s. C’est qui la blonde qui se cache derrière le tatouage sur son épaule gauche?

    • @Fedor

      Il n’y a absolument rien qui puisse justifier de toucher une femme contre son gré. Rien.

      On veut que les femmes se “libèrent de la religion qui domine la femme, au nom de l’égalité homme-femme” pis ensuite on est pas capable de contrôler son pénis, pis on met ça sur la faute de la femme. J’comprends rien

      M. Dallaire me fascinera pour le restant de ma vie. Tout ce que cet homme a vécu est atrocement incroyable. Tu dois tellement te dire que l’Humanité a échoué à ce moment-là. Et il continue de se battre pour éviter comme situation comme celle-la ne se reproduise. Chapeau!

    • @dany66

      Vous êtes pas sérieux!!! Dallaire parle un français bâtard, ce qui ne le rend pas moins sympathique. De mémoire: “exactation” pour “exaction”, “articuler” pour “dire”, “boîte de punition” (penalty box) pour “derrière les barreaux”, “des armes qui se faisaient (sic) illégalement distribuées”, “des dilemmes morals et légals… Etc.

      Je l’ai écouté à CBC, il parle mieux l’anglais que le français. Mais son bilinguisme bancal est le reflet de l’importance du français au Canada.

    • On attache beaucoup trop d’importance à des auteurs de fiction comme Gilles Vigneault et Dany Laferrière. Ce sont des oeuvres agréables, mais faciles. C’est tellement plus difficile d’écrire une oeuvre de non fiction.

    • ”Une campagne de peur qui marche toujours.”
      + oui une machine d’enfer le PLQ(soutenue de celle du PLC).
      + le vote de QS qui aide aussi.
      (2 personnes du PLC qui y travaillent……pourquoi?).

      + la directive religieuse qui s’est ajoutée encore plus fortement cette année.
      ………..

      1. Ceux qui n’ont pas voté PQ n’ont pas peur du référendum. Ils n’en veulent pas.

      2. Vos preuves que le PLC a soutenu le PLQ svp ?

      3. Les QS (progressistes !) ne voteront jamais PQ pour la plupart.

      4. Qui du PLC a travaillé avec QS ? Des preuves svp.

      5. Tous les groupes de personnes est légitimé de se passer le mot pour voter contre un tel ou pour tel autre selon leurs intérêts. Les gays le font, les féministes le font, les indépendantistes le font, les handicapés le font, les Noirs le font et les musulmans l’ont fait. C’est tout à fait légitime et démocratique. Même si les xénophobes haïssent ben ça. Comme si les gens devraient encaisser l’injustice sans jamais rien dire !

      Ils ont répondu par la bouche de leurs votes !

    • Correction: Tout groupe de personnes est légitimé…

    • @fragment Ce n’est pas ce que j’ai écris. La compréhension de texte c’était pas votre fort à l’école , hein?

    • @gratiengroleau,

      je vous invite à écrire une oeuvre de fiction qui ait un succès aussi retentissant ou même la moitié du succès que connaît Dany Laferrière. Ensuite, vous pourrez venir dire que c’est plus facile d’écrire sur un sujet de fiction que sur un sujet réel.

      Il y a 200 000 décisions à prendre quand on écrit sur un sujet de fiction, on peut bien sûr être paresseux, mais le résultat n’y sera pas. Quand on écrit sur un sujet réel, on fait du documentaire ou du journalisme et la popularité d’une oeuvre vient du sujet plus que de l’aspect littéraire traitant du sujet.

      Je trouve un peu ridicule de comparer des oeuvres littéraires sur votre base. Ce n’est pas pertinent du tout pour juger des oeuvres. Et on dirait que pour vous les mots sont comme des hamburgers, ils servent à bourrer l’estomac.

    • Pour Mathieu Bock-Côté, comme dirait mon défunt père: «Y’s’parle dans l’corps!»

    • @dcsavard: je vous invite à écrire une oeuvre de nonfiction. Vous allez voir comme c’est difficile. D’ailleurs, le défaut des oeuvres faiblardes de nonfiction, c’est qu’elles contiennent de la fiction (de la désinformation, des chiffres erronés, etc.). Mettre de la fiction dans de la non fiction: rien de plus facile.

      Notez que les oeuvres de non fiction dont je parle sont elles-mêmes 10 fois plus longues que les oeuvres de fiction de Laferrière et Vigneault. Je serai d’accord avec vous sur ce point: écrire des oeuvres de nonfiction aussi courtes que les oeuvres de Laferrière et Vigneault rend la tâche évidemment plus facile.

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