Richard Therrien

Archive, mars 2014

Lundi 31 mars 2014 | Mise en ligne à 11h55 | Commenter Commentaires (60)

Série noire: la fin pour toujours?

bossearcand

Dernier épisode de Série noire, ce soir (lundi) à 21h sur ICI Radio-Canada Télé. Pour toujours? Impossible de vous répondre pour l’instant, le diffuseur n’ayant pas encore pris de décision.

La productrice Joanne Forgues affirme que les auteurs Jean-François Rivard et François Létourneau sont en pleine écriture d’une saison deux, si elle devait voir le jour. Et on devine que leur histoire risque de nous laisser sur notre appétit, si on en croit le résumé: «Au terme de leur folle enquête, les deux scénaristes découvrent que la vie, la vraie, est plus étonnante et invraisemblable que la plus improbable des fictions.»

Série noire a joui d’un beau succès d’estime, et d’un intérêt marqué sur les réseaux sociaux. Rarement a-t-on parlé autant d’une oeuvre qui attire aussi peu de public. Étonnamment, la série a valu une nomination à François Létourneau au Gala Artis, un concours de popularité, le même nombre que pour Les jeunes loups, la série ennemie de TVA, dont seul Luc Picard obtient une nomination.

J’ai eu plusieurs coups de coeur en regardant Série noire: la truculence de Louise Bombardier en productrice, l’irrésistible nonchalance d’Anne-Elisabeth Bossé en prostituée, la joyeuse vulgarité de Guy Nadon en acteur quelconque, et bien sûr, l’improbable folie du désaxé Marc Arcand, personnage le plus flyé des dernières années à la télévision. J’ai aussi suivi la série pour savoir jusqu’où iraient les auteurs. J’aime quand des créateurs se disent: ça ne se dit pas, ça ne s’écrit pas, ça ne se fait pas… mais on va le faire pareil.

Maintenant, notre télé peut-elle supporter une telle audace, dépenser autant pour si peu de fidèles? La vie parfaite, qui attirait plus du double d’auditoire, a été annulée par Radio-Canada. On peut toujours rêver.

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Dimanche 30 mars 2014 | Mise en ligne à 23h31 | Commenter Commentaires (33)

L’étoile à Marie-Sol St-Onge et Alin Robert

mstonge

Sérénité, résilience, courage, bonne humeur. Guy A. Lepage a eu les bons mots pour décrire l’entrevue avec Marie-Sol St-Onge et Alin Robert, qui a clôturé Tout le monde en parle, dimanche soir. Plus aucune campagne électorale n’existait quand cette femme qui a dû se faire amputer des quatre membres et son conjoint ont raconté leur expérience tragique, mais toujours avec ce sourire dans la voix.

L’artiste peintre et mère de deux enfants, que j’avais découvert à Pénélope McQuade l’été dernier, souffrait d’un banal mal de gorge quand tout a commencé, il y a deux ans. En apprenant qu’elle avait la bactérie mangeuse de chair, son conjoint Alin a tout de suite pensé à Lucien Bouchard. Le couple avait gagné le gros lot à la «loterie du malheur»; en trois jours, la nécrose s’est emparée des quatre membres de Marie-Sol St-Onge.

Après l’amputation, elle a dû réapprendre à vivre, avec des prothèses. «J’ai toujours aimé la vie», affirme-t-elle pour expliquer cette sérénité avec laquelle elle a pu passer au travers. Le plus beau, c’est qu’elle peint toujours. Son conjoint l’a demandée en mariage alors qu’elle était encore incapable de parler, et le couple raconte son histoire dans le livre Quand l’Éverest nous tombe sur la tête. Inspirant, vous dites?

Aussi à côté d’eux, Jean-Luc Mongrain a parlé de «sérénité foudroyante». Tout au long de l’entrevue avec M. Mongrain, qui n’a pas perdu le feu sacré, je me disais qu’il manquait cruellement à notre télévision. Porte-parole du Concours musical international de Montréal, Jean-Luc Mongrain a raconté avoir acheté pour 1000$ une fanfare au grand complet, durant ses années d’études, pour la revendre et se faire 7000-8000$.

Tous les partis lui ont ouvert leurs portes à travers les années, mais il a toujours dit non. Il ne se voyait pas être journaliste le vendredi, puis politicien le lundi, comme l’inverse lui semble absurde. «Ça prend un sas de décontamination d’un bon moment», dit-il.

Comme il l’a fait avec d’autres invités, Guy A. lui a fait passer une «entrevue Jean-Luc Mongrain», mais cette fois avec le vrai. Celui-ci répondait, et prenait une gorgée de café entre chaque question. Selon lui, les sondages sont «un mal nécessaire qui sert davantage l’industrie du sondage que la vitalité politique». Et il est contre la charte des valeurs, qui lui fait dire que les Québécois font «du cherry picking avec nos religions». Twitter, très peu pour lui.

Après François Legault, au tour de Philippe Couillard et de Pauline Marois de contourner habilement les questions de Guy A., qui n’a épargné ni l’un ni l’autre, abordant de front plusieurs controverses les impliquant. Les deux chefs n’étaient pas présents en même temps sur le plateau, et ont quitté dès la fin de leur entrevue.

Si une bonne partie de l’entretien avec Philippe Couillard a porté sur le système de santé, il a bien sûr été question de paradis fiscal et de la perquisition de l’UPAC. L’animateur a souligné le fait que M. Couillard avait parlé de référendum «10 fois plus» que Pauline Marois, «avec des expressions sorties d’une autre époque». «Je suis tanné de la mascarade», s’est défendu le chef du PLQ, qui rappelle que la souveraineté est l’un des principaux objectifs du Parti québécois.

Si le chef libéral n’a pas parlé de la charte durant la présente campagne, serait-ce pour ne pas effaroucher sa base électorale, a demandé Guy A.? «On en parle quand on nous le demande parce que les priorités du Québec ne sont pas là», a répondu M. Couillard, qui refuse l’idée qu’on congédie des femmes pour des raisons religieuses. «Ce n’est pas ce qu’elle porte sur la tête, c’est ce qu’elle a dans la tête qui m’intéresse.»

J’aurais cru Jean-Luc Mongrain plus incisif à l’endroit des chefs. «Ça participe à un climat de doute et de suspicion», a-t-il quand même dit à propos des demandes de Philippe Couillard à ses adversaires de dévoiler leur situation financière. La carte du fou du roi au chef: «La plus belle performance du Parti libéral en matière de création d’emploi, c’est au sein de l’Unité permanente anti-corruption.»

De son côté, Pauline Marois a dû défendre son nouveau candidat, Pierre Karl Péladeau, et dit ne pas craindre pour l’indépendance journalistique. «Je serais très étonnée quand je vois la façon dont les médias de Québecor traitent notre formation politique.» Luc De Larochellière a admis ne pas voir d’un bon oeil l’arrivée d’un homme d’affaires de droite dans une formation qu’il croyait de gauche. «Je n’arrive pas à voir ça autrement que le loup invité dans la bergerie», a-t-il dit à Pauline Marois. Réponse de celle-ci: «J’ai pas changé le programme du Parti québécois parce que Pierre Karl Péladeau arrivait au parti.»

La carte de Dany Turcotte était particulièrement acide: «Une élection de 88M$ pour retourner dans l’opposition, vraiment pas votre meilleur deal.» Ce à quoi Mme Marois a répondu: «Comme vous savez qu’y a pas de deal, on va former le prochain gouvernement.»

Guy A. avait ouvert l’émission avec Luc De Larochellière et Andrea Lindsay, un couple en parfaite harmonie. Encore très émouvant de revoir De Larochellière chanter Si fragile en duo avec un jeune leucémique, David Brunet, au téléthon Opération Enfant Soleil il y a 20 ans. À partir de ce moment, «la chanson a pris une autre dimension pour beaucoup de monde», dit-il.

Andrea Lindsay l’a rencontré dans un festival il y a quatre ans, et l’amitié s’est transformée en relation amoureuse. Les deux solitudes étaient réunies, lui étant indépendantiste, et elle Ontarienne d’origine, vivant au Québec depuis 14 ans.

Après son prochain film, Mommy, son cinquième en cinq ans, Xavier Dolan veut prendre une pause pour retourner aux études, lui qui regrette d’avoir abandonné après le secondaire. À 25 ans, il souhaite se rattraper et vivre «une vie de son âge». On peut le voir actuellement dans Tom à la ferme et Miraculum, et il sera du prochain film de Charles Binamé, The Elephant Song, un rôle qu’il souhaitait ardemment jouer.

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Vendredi 28 mars 2014 | Mise en ligne à 17h02 | Commenter Commentaires (23)

Face-à-face plus regardé que le débat

faceafacechefs

Si on additionne les auditoires de TVA, LCN et Argent, Face à face: Québec 2014 a été suivi par 1 373 000 téléspectateurs, jeudi soir, dont 1 119 000 seulement à TVA.

C’est un peu plus que le débat des chefs du Consortium des réseaux de télédiffusion, que 1 282 000 ont regardé sur ICI Radio-Canada Télé, ICI RDI et Télé-Québec, le 20 mars dernier.

Par ailleurs, L’analyse du Face à face, qui a suivi à TVA, a retenu 759 000 téléspectateurs, jeudi. Chez la compétition, à R.-C., Prière de ne pas envoyer de fleurs a été vue par 533 000 fidèles, et Enquête, par 246 000. Sur V, la série Nashville en a retenu 101 000, et L’amour est dans le pré, 398 000.

En 2012, TVA avait tenu trois face-à-face en autant de soirs d’affilée en août. Le duel Marois-Charest avait attiré 1 448 000 électeurs; Charest-Legault, près de 1,5 million; mêmes chiffres pour Marois-Legault.

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