Richard Therrien

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    Chroniqueur télé du journal Le Soleil depuis 2001, Richard Therrien carbure littéralement à son petit écran.

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    Vendredi 16 août 2013 | Mise en ligne à 13h00 | Commenter Commentaires (33)

    Souvenir de Télé Presse : Cré Basile

    crebasilet

    Olivier Guimond est au sommet de sa gloire quand il apparaît avec Denis Drouin en couverture du Télé Presse la semaine du 8 au 15 mars 1969: après quatre saisons, la comédie Cré Basile continue d’atteindre des sommets d’écoute chaque mardi soir à Télé-Métropole.

    Avec Amulette Garneau et Béatrice Picard qui jouent leurs épouses, Guimond et Drouin incarnent Basile Lebrun, plombier naïf et maladroit, et Fabien Chaput, son voisin profiteur. L’auteur Marcel Gamache leur imagine des situations tout droit sorties du burlesque, un art que maîtrise à merveille ce duo aussi complice dans la vie qu’à l’écran.

    Dans l’entrevue accordée au journaliste Yves Leclerc, Guimond associait la popularité de l’émission au fait que les gens pouvaient s’y reconnaître et s’identifier à ces personnages de milieu modeste. «On avait même pensé à un moment, à enrichir Basile, à le déménager dans un décor plus confortable. Mais on a vu que ce serait une erreur. Les Basile, ils ne se sortent jamais vraiment du trou.»

    Cette année-là, l’équipe avait dû s’ajuster à un changement de taille: l’émission n’allait plus être enregistrée d’un trait devant public, mais en pièces détachées sans public en studio. «Ça nous permet de faire certains gags, certains trucs techniques qui étaient impossibles avant. Mais je regrette l’absence du public. On ne sait pas trop où ils vont rire, comment ils vont réagir. Et c’est plus difficile pour les comédiens de travailler dans le vide, sans la chaleur d’un auditoire qui les inspire», confiait Denis Drouin à Télé Presse.

    Malgré un talent indéniable, Drouin ne connaîtra jamais la popularité de Guimond. «Denis Drouin, tout le monde le connaît. Mais si on demande aux gens qui sont leurs vedettes préférées, il ne sera pas souvent en tête de liste. C’est l’éternel second violon, le straight man, le pauvre idiot qui permet à un autre d’être drôle», écrivait Yves Leclerc.

    On apprend dans l’article que Marcel Gamache et Olivier Guimond avaient d’abord proposé Cré Basile à Radio-Canada, qui n’en a pas voulu. Ironiquement, Radio-Canada arrachera Guimond au «canal 10» en 1970 pour lui confier la comédie À la branche d’Olivier, retirée des ondes après seulement 15 épisodes.

    Aussi absurde que cela puisse paraître, il ne reste à peu près rien de Cré Basile, à part quelques séquences extérieures, Télé-Métropole ayant détruit les épisodes au fur et à mesure de la diffusion.

      Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

    • Que de souvenirs. En plus un horaire de la radio AM et FM inclus. Tous ca a pris le bord.

    • C’était sacré, on ne manquait jamais une émission. Toute la famille se rendait au salon. C’est l’ancêtre de “La petite vie” en moins absurde.

    • La branche d’Olivier avait été un flop parce que les bonzes de Radio-Canada de l’époque, Guy Hoffman en tête, avaient forcé Guimond a changer son style, en voulant lui montrer, à lui, vulgaire artiste de vaudeville, comment être “drôle” selon leurs critères. Triste, quand on pense, avec tout le respect qu’on lui doit, qu’Hoffman n’avait pas le centième du génie comique de Guimond..

    • Et que faisait Chaput? Il empruntait un 10 chaque semaine à Basile.

    • Je n’avait que 5 ans et pourtant….j’ain un souvenir indéfectile de cette émission et je me rappelle même de certain élément, le patron, leur femme des bribes d’intrigue etc. Comme l’avait dit Doris Lussier dans un de ses livres les responsables de la disparition de ces archives devrit être équeuter sur la place publique quelle perte pour notre patrimoine et notre imaginaire collectif. Et le pire…on a fait la même chose avec les premières saisons de Symphorien et la majorité des épisodes du téléroman “Les Berger”

    • «Télé-Métropole ayant détruit les épisodes au fur et à mesure de la diffusion….» On comprend mieux l’inculture de TVA. Rappelez-vous l’épisode d’Huguette Proulx à son décès. TVA avait non seulement mal souligné son décès, mais aussi avait témoigné du fait qu’ils ne possédaient aucunes archives…
      GTremblay
      Montréal

    • Si ma mémoire est fidèle, Olivier Guimond était aussi en vedette durant les pauses publicitaires, pour une bière bien connue… “Lui, y connaît ça!”.

      P’tit gars, j’aimais autant les pauses publicitaires que l’émission elle-même, mais malgré tout (heureusement?) j’ai n’ai jamais été un adepte de cette bière en particulier.

    • Les scénarios existent-ils quelque part ? Ne pourrait-on pas les rendre accessibles à télécharger, juste pour voir si c’était pas pire ? Naturellement il devait y avoir pas mal d’impovisation…

    • On peut bien se vautrer dans la nostalgie et penser que Cré Basile avait du bon. En fait, c’était une des émissions les plus abjectes qui ait été produite au Québec. Un humour au ras du sol, des stéréotypes à largeur d’écran. Le pire, c’est que plusieurs émissions par la suite ont essayé de l’imiter.

      Et qu’on ne vienne pas comparer la Petite Vie avec Cré Basile. Ça n’a rien à voir. Il n’y avait rien d’absurde dans Cré Basile; on tentait tout simplement de dire aux Québécois francophones: “Voici ce que vous êtes, et nous du Canal 10 vous incitons à demeurer ainsi. Vous êtes nés pour un p’tit pain.”

      Guimond n’a réussi à transcender qu’une seule fois dans sa vie son personnage et c’est le sketch bien connu du Bye-Bye 1970: http://www.youtube.com/watch?v=KjkJnwvn5B8 et c’était à Radio-Canada, pas au “canal 10″.

    • Bonjour,

      Sous la photo on y lit: Denis Drouin et Olivier Guimond comme Laurel et Hardy.
      En fait Cré Basile s’apparentait beaucoup plus aux Honeymooners. Deux couples voisins, des gens de la basse classe avec leurs petites histoires burlesque quotidiennes.

      En passant, Basile Lebrun habitait au 50 rue Labatt…. Y a rien qui Labatt.

      Et pour finir, si vous revenez de l’Ontario en passant sur la 40, arrêtez-vous à la halte routière, je crois que c’est la première sortie en ”rentrant” au Québec, là où il y a un St Hubert express et un Valentine . Ils ont mis plein de photos d’Olivier Guimond sur le mur, car il était natif du coin (Rigaud). Amusant, ça vaut l’arrêt.

    • @ bermasse 16h37

      Vous poussez fort un peu le bouchon. Dire que le canal 10 , en produisant Cré Basile, voulait que les Québecois restent de petites gens …..Ouff, vous avez fait une étude sociologique des effets de la télé sur un peuple pour avancer une telle chose?

    • @boisdort

      16 août 2013
      15h55

      Vous avez écrit:

      “«Télé-Métropole ayant détruit les épisodes au fur et à mesure de la diffusion….» On comprend mieux l’inculture de TVA. Rappelez-vous l’épisode d’Huguette Proulx à son décès…”

      Je vous donne 100% raison…et je n’ai pas eu besoin de me pincer pour cela (LOL). Je ne comprend pas cette manie de tout jeter…Incroyable, on jette des chef-d’œuvre. Pensez que Radio-Canada a jeté la série culte des années 50 (Les Plouffes) à la poubelle. C’est tu parce qu’ils manquent d’espace?

      Monsieur Therrien;

      Allez vous parler un peu de la mort d’Auguste Schellenberg? Vous savez le brillant acteur qui avait joué le rôle de Wilbert Coffin dans un film de J-C Labrecque (1980)!

      À propos de Denis Drouin:

      C’est cet acteur comique qui a permis à Olivier Guimond de devenir l’acteur qu’il était! Mort bien jeunes tous les deux… (Une maudite belle époque)!

    • @slickster

      16 août 2013
      15h58

      “Si ma mémoire est fidèle, Olivier Guimond était aussi en vedette durant les pauses publicitaires, pour une bière bien connue… “Lui, y connaît ça!”.”

      Si je ne me trompe pas, la compagnie Labatt a réussi à prendre la grosse part de marché au Québec avec cette série d’annonces commerciales?

    • @Bermasse; non mais quel snobisme! quel élitisme méprisant. Olivier Guimond n’avait d’autre but dans la vie que de faire rire et de divertir les gens. Et il l’a fait avec génie. Il n’y avait pas de message subliminale dans Cré Basile, seulement du gros plaisir.

      Ce fameux sketch dont vous parlez a justement fait ouvrir les yeux de bien des snobinards de cette époque qui ont réalisé à quel point il était un géant. Réduire la carrière d’Olivier Guimond à ce seul moment démontre une ignorance de l’histoire de la comédie au Québec. Allez tenir ces propos sur Guimond à Deschamps et Meunier, ils vont vous revirer comme une crêpe.

      Comme si la comédie ne devait être que dans l’absurde, dans le codes et le second, voire le troisième degré. Cré Basile, comme beaucoup de routines du burlesque, empruntait beaucoup, peut-être même sans le savoir à la Comedia del arte. Une grosse farce pour rire gratuitement sans arrière-pensée. Mais pour ça il faut être capable de descendre de ses grands chevaux.

      D’ailleurs c’est lorsqu’on a voulu l’enfermer dans un carcan, à Radio-Canada, qu’il a été le moins bon.

      Guimond, c’était notre De Funes, notre Stan Laurel. Mais peut-être méprisez-vous aussi ces derniers. Les gens du peuple aimaient Ti-Zoune , mais il semble que vous n’aimez pas beaucoup les gens du peuple.

    • @hector_brito

      Guimond est natif de Montréal. C’est son chalet qui était à Rigaud

    • @M. Jean Jaurès,
      Vous qui portez un si beau nom, vous devriez savoir que votre homonyme n’a jamais changé son langage, qu’il s’adresse à la Chambre ou à ses électeurs. Il était tout le contraire d’un populiste, tout le contraire de ce que le “canal 10″ a voulu faire au Québec. Il savait que le peuple était intelligent, et qu’il était capable de comprendre les idées nobles que le grand Jaurès a défendues.

      La “culture canal 10″ partait d’un point de vue contraire: le peuple est imbécile et on va lui servir des imbécilités; le peuple aime la facilité et on va l’endormir. Et c’est un peu vrai, pas que le peuple soit imbécile ou aime la facilité, mais tout être humain qui travaille ses 8 heures (et plus dans le cas des femmes) a tendance à se laisser aller et est prêt à rire quand il entend “Kakafèlala?”. Ce n’est pas la faute de Guimond qui avait du talent, c’est la faute des gens qui l’ont utilisé. Quand on lui donnait un sketch intelligent, il pouvait être intelligent.

      Quant à l’absurde, j’y ai fait référence parce que danielp à 16h40 comparaît l’humour de Cré Basile avec celui de La petite vie.

    • @ bermasse

      “La culture canal 10 partait d’un point de vue contraire: le peuple est imbécile et on va lui servir des imbécilités; le peuple aime la facilité et on va l’endormir”.

      Voilà qui résume assez bien la démarche philosophique de Télé-Métropole.

    • Il demeure que le meilleur sketch de Guimond et Drouin fut celui du soldat à Westmount …Un vrai chef-d’œuvre!
      http://www.youtube.com/watch?v=KjkJnwvn5B8

      Lors du bye bye 70!

    • @Richard Therrien, Pager et Boisdort: Petite nuance, même si ce n’est guerre mieux: Télé-Métropole n’a pas simplement “détruit” les épisodes au fur et à mesure. En fait, par économie de bout de chandelles, Télé-Métrople enregistrait systématiquement ses nouvelles émissions sur le vieux ruban d’épisodes précédents. C’est pourquoi il n’existe à peu près aucune archive de quelque émission que ce soit de Télé-Métropole de cette période.

    • Bonjour M Therrien

      J’ai une question qui ne traite pas du sujet d’aujourd’hui. Radio-Canada présentait un téléroman, il y a 1 ou 2 ans, ralatant l’histoire d’une famille qui était projettée dans les année 50 ou 60. Roy Dupuis était policier, Guylaine Tremblay était sa conjointe. Pouvez-vous me dire pourquoi nous n’avons jamais eu la suite.<
      Merci

    • “La “culture canal 10″ partait d’un point de vue contraire: le peuple est imbécile et on va lui servir des imbécilités; le peuple aime la facilité et on va l’endormir.”

      Télé-métropole faisait dans le populaire, sans prétentions autres que de divertir c’est tout. Et Radio canada alors pensait quoi du peuple, eux qui sont aller chercher Guimond et Drouin a Télé-métropole; quelques années après ils ont engager Gilles Latulippe et Janine Sutto pour Poivre et sel , deux rescapés de Symphorien ? Olivier Guimond était un grand, il aurait mit tlm dans sa ptite poche d’en arrière dans la ligue nationale d’improvisation. Tu lui donnais une idée genre : Olivier c’est un gars qui rentre saoul a trois heures du matin chez lui, that’s it et il faisait le reste.

      http://www.youtube.com/watch?v=FCOpGHCz4Ys

      Les humoristes aujourd’hui sont incapables de fonctionner sans textes.

    • À l’époque de la branche d’Olivier, Olivier Guimond était déjà très malade, je qui explique un peu le manque de succès de la série.

    • Eric Doré, Roy Dupuis et Guylaine Tremblay, ont joués dans la série les Rescapés (La série à duré 2 saisons, mais elle a été abandonné en raison des cotes d’écoute en baisse la deuxième saison.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Rescapés

    • @bernasse
      Quant à l’absurde, j’y ai fait référence parce que danielp à 16h40 comparaît l’humour de Cré Basile avec celui de La petite vie. (Bernasse 8:00)

      Désolé de vous décevoir, mais en aucun cas j’ai comparé Cré Basile à La petite vie.
      J’ai plutôt dit que c’était l’ancêtre de La petite vie, différence.
      Pour compare, les deux étaient des sitcoms, les deux ont attirés un grand nombre de téléspectateurs.
      Je ne comparerais pas les textes de Marcel Gamache avec ceux de Claude Meunier. Quand même.

    • @berubef

      Merci pour l’information. Je trouvais quand même cette série intéressante

    • En fin de compte, c’est le fun de parler du bon vieux temps. Pour ceux qui l’ont connu du moins…

    • “’ai plutôt dit que c’était l’ancêtre de La petite vie, différence.”

      Ancêtre, pas vraiment, La ptite vie était complètement différente, personnellement, La ptite Vie ne m’a jamais fait rire, un gars avec une barbe a la Fidel Castro qui trippe sur ses vidanges, jamais compris l’engouement des Québécois pour ça. Dans Cré Basile, dans Symphorien, on reconnaissait un membre de notre famille, Basile Lebrun était beaucoup plus proche du personnage naïf qu’Yvon Deschamps décrit dans son monologue Les Unions kossa donne , alors que Ding et Dong, La ptite vie montrait notre coté noir/sombre. Le paresseux qui triche sa femme niaiseuse joué par Marc Messier, le couple de Québécois qui n’en a que pour l’apparence avec Marc Labrèche et l’autre comédienne dont j’oublie le nom, la névrosé joué par Guylaine Trembaly, aujourd’hui tlm est sur les anti-dépresseurs au Québec, etc..

    • J’en garde de beaux souvenirs d’un temps où la vie était plus douce, moins compliquée. J’avais une dizaine d’années et les lundis-mardis, j’avais la permission de me coucher un peu plus tard pour regarder Cré Basile, Rue des Pignons, Ma sorcière bien-aimée.

      Je donnerais cher pour retourner à celle belle époque, n’en déplaise aux pisse-vinaigre. C’était le temps d’Expo 67 qui se préparait, du métro, de la place Ville-Marie toute neuve et de la Plaza Alexis-Nihon, du tunnel Lafontaine etc. Le temps d’une véritable révolution dans les mentalités au Québec. J’ai un peu de peine pour les jeunes qui ne connaîtront pas ce temps.

      Tout comme Teddybear, je n’ai jamais compris l’engouement pour la Petite Vie et je suis toujours consternée des rires du public sur des farces vraiment pas drôles. Faut dire qu’en studio, il y a des meneurs de foule qui vous disent quand rire, quand applaudir…

      Olivier Guimond avec sa bonne bouille sympathique, n’essayait pas de nous faire la morale ni de nous rendre plus intelligents. Il personnifiait le gars simple, comme ça existait encore dans le temps, et à qui on pouvait s’identifier.

      Aujourd’hui la mode est à la téléréalité et à l’humour dit absurde. Quel dommage!

    • Olivier c’était un peu le Rocket de l’humour québécois: grand talent, mais pas de gérant…

    • J’avais entre 5 a 7 ans quand je regardais M. Guimond. Un tres grand comique. Un talent fou.Facile de dénigrer cette époque qui travaillait avec des moyens plutot modeste…

      Pour les commentaires sur la petite vie…difficile de comprendre les personnes qui n’apprécient pas l’humour et le jeu des comediens de cette série.

      En tout cas les rediffusions et le succes de cette émission 20 ans plus tard doivent bien vouloir dire quelque chose…

    • @teddybear
      Justement, le caractériser comme l’ancètre est très à-propos. Ca suit l’évolutions de la société. Ils vivaient plus heureux à l’époque. Maintenant, c’est plus sombre, plus superficiel.

    • “Je donnerais cher pour retourner à celle belle époque, n’en déplaise aux pisse-vinaigre.”

      Tout était tellement mieux dans le *bon vieux temps*…

      Même le futur!!

    • olivier guimond étais le dieu de la comédie cest une légende un des meilleur la belle série cré basille ca été un tres grand succes javais 10 ans quand je regardais ca sur la grosse télévision en noir et blanc sur mes parent olivier guimond a été aussi drole que le regreter jerry lewis eux ont vécue une tres belle époque il avais du romantisme de lamour aujours dhuis en 2014 cest largent qui mene le monde sans amour et sans dromantisme .

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