Richard Therrien

Archive, mars 2013

Dimanche 31 mars 2013 | Mise en ligne à 23h13 | Commenter Commentaires (24)

L’étoile du match à Kim Thúy

kimthúy

Si j’étais l’éditeur de Kim Thúy, je prévoirais quelques rééditions de son nouveau roman, mãn. Dimanche soir à Tout le monde en parle, l’auteure a été charmante, offrant une entrevue complètement décousue, remplie de maladresses, mais franchement drôle. Nous lui décernons l’étoile du match.

Tout de rose vêtue, Kim Thúy a été dépassée par le succès de son précédant roman, ru, dont les droits ont été achetés pour une adaptation au cinéma. Une étudiante suédoise a fait une thèse universitaire sur l’oeuvre, «plus longue que le livre», s’étonnait la romancière.

Pour cette écrivaine de peu de mots, maîtriser la langue française est encore un travail ardu. Les mots orgie et partouze, dont elle voulait savoir la différence, teinteront toute l’entrevue, Réal Bossé et Guy A. y revenant à de nombreuses reprises, donnant lieu à de multiples éclats de rire et à d’heureux malaises.

Ru a été traduit en plusieurs langues mais pas encore en vietnamien; même si la chose est sue, les livres d’histoire du pays ne parlent pas encore des boat people et le roman n’y serait sans doute pas bien compris.

Autre entrevue un peu décousue, celle de Christiane Charette, qui effectue un retour à la télé, ce vendredi à Télé-Québec. La dame en noir, une fidèle de Tout le monde en parle, n’a pas voulu se regarder dimanche soir, détestant se voir et fuyant la lumière. «Vous êtes comme une nageuse qui a peur de l’eau», a blagué Dany Turcotte.

125 Marie-Anne sera dans la continuité du style Christiane Charette. «Je suis une minimaliste qui répète la même recette en l’adaptant à de nouvelles cases horaire», résume-t-elle.

Il a été question de sa fascination pour Catherine Deneuve, et pour sa soeur Françoise Dorléac, qu’elle a pleurée à sa mort. À propos de la «madamisation» des médias, on a aussi cassé du sucre sur mon collègue du Devoir, Stéphane Baillargeon, «un chroniqueur télé qui n’aime pas la télé» et «que personne ne lit», a dit Dany Turcotte. Un procès stérile qui aurait nécessité une mise en contexte.

Christiane Charette déplore que les émissions de télé n’invitent trop que des «A», un code pour parler des gros noms, ceux qui vendent. Sa meilleure entrevue? En tout cas, celle qui a fait le plus jaser: celle avec Bernard Landry. Son meilleur coup: Marie-Josée Croze apprenant sur son plateau qu’elle remportait le prix d’interprétation à Cannes, un moment effectivement magique.

L’émission s’est ouverte dimanche avec Mario Tessier, qui animera le Gala Artis, et deux de ses artistes en nomination, Guylaine Tremblay et Réal Bossé.

«J’me sens comme un ado qui amène sa blonde à souper pour la première fois sans son chaperon», a lancé Tessier, qui anime en solo après l’avoir fait à deux reprises avec son collègue des Grandes Gueules, José Gaudet.

«J’trouve ça poche», a dit Guy A., en parlant du fait qu’Unité 9 sera exclu des nominations au Gala des Prix Gémeaux, Fabienne Larouche, qui produit l’émission, étant toujours en conflit avec l’organisation. Guylaine Tremblay s’est gardée de commenter, préférant insister sur les 2 millions de téléspectateurs qui suivent le téléroman chaque semaine. «Je sais que ça a pas d’allure», dit-elle à propos de sa nomination dans la catégorie Téléséries pour son petit rôle de juge dans Toute la vérité. «C’est ben sûr que les autres filles méritent plus que moi de gagner dans cette catégorie parce que ce sont des premiers rôles.»

Trois fois nommée, l’actrice a confié que plusieurs personnes l’abordaient dans des lieux publics pour lui confier avoir été victimes d’inceste dans leur enfance.

Dany Turcotte voulait faire dire à Mario Tessier qu’on ne devrait pas opposer deux émissions semblables entre réseaux concurrents. «Des fois on met des émissions une contre l’autre, ce sont des décisions de programmation, moi j’ai rien à voir là-dedans», a répondu l’animateur d’On connaît la chanson, dont l’auditoire a pratiquement fondu de moitié en passant du dimanche au jeudi.

Jean-François Lisée a été accueilli sur l’air de Jean-François, une chanson de Pierret Beauchamps, qui le suivra durant tout le reste de l’émission.

Qualifiant le nouvel échangeur Turcot de «plus grand chantier de l’histoire du Québec», le ministre a expliqué son retard par «le délire» du précédent gouvernement, et parlant de «dépassements de coût qui allaient jusqu’à 80%».

Il défend la nominations de Gilles Duceppe à la tête d’une commission provinciale. Pour lui, renoncer à confier des postes importants à des souverainistes «pour ne pas faire de copinage politique» signifierait se priver de personnes de qualité. Il rappelle que le PLQ a confié la tête d’une commission sur le CHUM à l’ex-premier ministre Daniel Johnson.

Il admet que «la situation n’est pas optimale» à la Ville de Montréal, mais rappelle néanmoins que le maire Applebaum «a droit à la présomption d’innocence». À propos de l’encadrement des manifestants, il se souvient avoir souvent pris part à des manifs alors qu’il était étudiant, mais «on donnait l’itinéraire», dit-il.

Pour freiner l’exode des familles francophones de la ville vers la banlieue, il souhaite créer des incitatifs, mais insiste aussi pour que les nouveaux immigrants fassent la preuve qu’ils ont commencé à apprendre le français avant d’arriver en terre québécoise.

Pour Caroline Dhavernas, la série Hannibal constitue son «plus beau projet professionnel». Elle tient un des quatre rôles principaux dans cette série sanglante de NBC dont l’histoire précède celles des films, et qui est écrite par l’auteur de Wonderfalls, une autre série dont elle tenait la vedette il y a presque 10 ans.

Alors que les Américains tirent souvent la plogue d’une série de façon abrupte – c’était le cas de Wonderfalls -, elle souhaite que celle-ci dure, dans une case horaire, le jeudi à 22h, où d’autres se sont cassées les dents. Dhavernas a eu son lot de malchances, la série Off the Map, dans laquelle elle jouait, a aussi passé au couperet. Hannibal sera diffusée chez nous sur CityTV.

«C’est par l’amour qu’on réhabilite les gens, pas en mettant plus de lois ou en les mettant en prison», dit la comédienne lorsqu’elle parle du Chaînon, une maison pour femmes en difficultés à laquelle elle apporte son soutien.

Beau passage de Rad Hourani, le premier Canadien à se tailler une place dans le club très sélect de la haute couture à Paris. Pour y parvenir, il devait convaincre 12 maisons prestigieuses, qui l’ont choisi à l’unanimité.

De mère syrienne et de père jordanien, il est arrivé au Québec à 16 ans, complétant son secondaire à Montréal avant de devenir recruteur de mannequins puis de fonder sa propre griffe et de déménager à Paris. Enfant, il jouait avec des Barbie et maquillait ses amis, ce dont sa famille ne faisait pas de cas, dit-il.

Un pantalon de sa ligne peut coûter de 7000$ à 15 000$, et certains tailleurs de haute couture, 35 000$ et même 45 000$.

Le jeune designer ne juge pas les gens d’après ce qu’ils portent, mais constate qu’ils sont souvent mal guidés, «par les tendances et les magazines». Ses vêtements, vendus dans 130 magasins dans le monde, sont portés entre autres par des stars comme Rihanna, Lenny Kravitz et Lady Gaga.

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Vendredi 29 mars 2013 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (25)

On prend toujours un «char» pour la vie

michelbarrette

Josélito anime dans un train, Michel Barrette pourrait aussi jaser avec des invités, mais au volant d’une voiture de collection, un naturel pour le plus grand amateur de «chars» de la colonie artistique.

Radio-Canada confirme avoir commandé une émission pilote de ce concept pour la saison prochaine, mais précise qu’il ne s’agit pas d’une adaptation de Comedians in Cars Getting Coffee avec Jerry Seinfeld.

Dans cette websérie, l’acteur part prendre un artiste chez lui ou ailleurs, très souvent un ami, chaque fois au volant d’une voiture différente. Nous assistons à leurs conversations sur la route, qui se poursuivra devant une tasse de café, d’où le titre. Et bien sûr, ces rencontres donnent lieu à des confidences tout sauf ennuyantes. Larry David, Ricky Gervais et Alec Baldwin (extrait plus bas) se sont tous prêtés à l’exercice.

«La seule ressemblance avec la série web de Seinfeld est que l’émission se passe dans une voiture. On parle ici d’un concept totalement différent», affirme Marc Pichette, aux communications à Radio-Canada.

Michel Barrette coanime aussi Pour le plaisir avec France Castel tous les midis à Radio-Canada.

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Jeudi 28 mars 2013 | Mise en ligne à 15h12 | Commenter Commentaires (36)

Pourquoi faire simple…

tour

S’il y a quelque chose qui ne présentait pas de problèmes à Radio-Canada, c’est bien le nom. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Voici que la direction décide d’ajouter le terme «ici» à toutes ses franchises: ici Radio-Canada, ici Télé, ici Première, ici.ca, ici RDI, ici ARTV, ici Explora, ici TOU.TV, ici Musique, ici.mu, ici Alberta, ici Québec, etc.

Ce changement s’inscrit dans la nouvelle stratégie de la société publique. «L’avenir de Radio-Canada est intimement lié à notre capacité de mettre à profit toutes les plateformes dans un cadre distinctif qui exprime fortement notre culture et nos valeurs», explique le vice-président principal des Services français, Louis Lalande.

Bien hâte de voir si l’appellation saura se mêler au langage courant. Je suis sceptique.

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