Richard Therrien

Archive du 17 février 2013

Dimanche 17 février 2013 | Mise en ligne à 23h20 | Commenter Commentaires (20)

L’étoile du match à Alain Crevier

acrevier
Alain Crevier à Tout le monde en parle
Photo Radio-Canada

J’ai beau le respecter, qui aurait dit que je décernerais un jour l’étoile du match à Alain Crevier, l’animateur de Second regard? Et pourtant, dimanche à Tout le monde en parle, l’homme a maintenu l’intérêt durant toute l’entrevue concernant la démission du pape Benoît XVI. Il faut dire qu’il en connaît une couche sur le sujet.

Devant le pape Guy A., le journaliste s’est montré particulièrement sévère à l’endroit du cardinal Marc Ouellet, celui qui apparaît sur la short list des successeurs potentiels à Benoît XV. Il en a parlé comme «un des hommes d’église qui a fait l’unanimité contre lui» et un «valeureux chevalier» qui défend même les idées les plus conservatrices de l’Église. Selon lui, les accusations de pédophilie portées contre son frère Paul et toutes les autres nuiront encore longtemps à «l’entreprise» qu’est l’Église catholique.

Alain Crevier n’a pas été tendre non plus à l’endroit du pape démissionnaire, qui aurait dû reconnaître les torts de l’Église dans tous les scandales de pédophilie qui ont marqué son pontificat selon lui. Ses positions rétrogrades sur les moyens de contraception et le rôle des femmes dans l’Église ont de quoi étonner, venant d’«un homme qui se disait un érudit», a dit celui qui souhaite un «Concile Vatican 3».

On a su aussi que le pape ne recevait aucun salaire «mais de sacrés bons avantages sociaux», et qu’il n’a jamais existé de papesse dans l’histoire, contrairement à ce qu’on a déjà raconté. Avant qu’on délaisse ces traditions poussiéreuses, trois petits coups de marteau sur le pape devait confirmer sa mort – «le pape test», a blagué Dany Turcotte –, à qui on devait enlever la bague avant de la détruire.

La carte du fou du roi: «La seule façon pour le conclave de nous donner un vrai signe d’ouverture est de nommer une papesse noire et lesbienne, et de l’annoncer par un nuage de fumée aux couleurs de l’arc-en-ciel.»

L’émission avait commencé avec la présence de la star internationale Jon Bon Jovi, venue quelques heures à peine avant son spectacle au Centre Bell, et reçue en studio par une foule en délire. On a même vu une spectatrice en larmes.

Le leader du groupe Bon Jovi, qui a fait vibrer 80 000 fans sur les Plaines l’été dernier, n’a pas été plus loquace qu’il le faut, et plusieurs de ses réponses m’ont laissé de glace. J’ai tout de même appris qu’il avait fait construire des centaines de maisons destinées aux familles à faible revenu et ouvert un restaurant à l’intention des sans-abri: aucun prix dans les menus, et on peut même s’offrir pour laver la vaisselle. Un concept qu’on devrait importer.

Le chanteur reconnaît ne pas avoir connu une carrière glorieuse au grand écran. On l’a revu dans Ally McBeal, en version originale puis en version doublée en français de France.

Bien qu’il ait milité pour les démocrates, il n’a aucune intention de se lancer en politique. «Parce que moi, je garderai la maison et l’avion», a-t-il dit en boutade à Bill Clinton, confirmant préférer son job à celui du président.

Venue avec François Morency et Adib Alkhalidey à l’occasion du 25e anniversaire de l’École nationale de l’humour, Louise Richer a raconté être allée à Haïti pour ouvrir une école de l’humour. Pour elle, «la survie passe par la culture et l’expression».

Interrogé sur sa vision de la critique en général, François Morency a offert une réponse pragmatique, loin de l’amertume habituelle: «Si tu cherches le monde qui t’aime pas, tu vas le trouver très rapidement. Y’a des critiques des fois qui font mal, mais qui sont structurées, et que tu dis qu’il a raison. Des fois, c’est juste de la mauvaise foi.» Pour lui, il faut être brillant pour faire preuve de mauvaise foi, le défaut qu’il déteste le plus.

Selon lui, la plupart des humoristes sont «assez terre à terre et décevants» dans leur vie personnelle, pas toujours prêts à «faire la split».

Le dramaturge Michel-Marc Bouchard est un personnage fascinant, dont on sous-estime l’oeuvre, reprise partout dans le monde, même en Corée et au Japon. Étonnamment, on y conserve les noms originaux, y compris celui du village de Saint-Ludger-de-Milot, lieu de la pièce Les muses orphelines.

Auteur de récits érotiques dès l’âge de 12 ans, il a découvert son homosexualité à 14 ans et n’a jamais été incommodé d’être considéré comme un auteur gai.

Il a vu une version musicale des Feluettes en Belgique. Craignant qu’elle soit transformée en Cage aux folles, il a plutôt été ébloui par ce qu’il a vu. À l’inverse, il a aussi assisté à de mauvaises versions de ses oeuvres, dont une des Muses orphelines, traduite en français européen, sauf pour le rôle d’Isabelle, considérée comme la «mongole» du village, qui a conservé l’accent québécois!

Autre incohérence: sa pièce Histoire de l’oie, qui évoque l’existence d’un enfant battu, a été adaptée dans 35 pays mais interdite à la Commission des écoles catholiques de Montréal.

Très intrigant: la correspondance épistolaire entre Roxanne Bouchard, une prof de littérature anti-militarisme, et le caporal Patrick Kègle, du Royal 22e Régiment, réunie dans un livre intitulé En terrain miné. Confrontée dans ses propres valeurs, Bouchard a été touchée par les lettres du soldat, écrites entre autres lors de missions en Afghanistan. Et un dialogue est né.

Il a beaucoup été question de la chèvre de Patrick Kègle, qui est maintenant chevrier major à la citadelle de Québec, gardien du bouc offert par la reine, mascotte du Royal 22e Régiment.

Fille d’immigrante italienne arrivée en 1975, Émilie Bibeau a parlé de ses nombreux projets. Dont une «fiction transmédia interactive», intitulée Émilie, qu’il faudra qu’on m’explique davantage. Non, elle n’a pas eu d’enfant de Claude Legault même si elle jouait son propre rôle dans Tout sur moi, et non, elle n’a pas de lien de parenté avec Rita Bibeau, la maman des Berger.

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Dimanche 17 février 2013 | Mise en ligne à 20h52 | Commenter Commentaires (18)

Productions J fait retirer une parodie de La voix

Une parodie de La voix par Les Satiriques, responsables des effets spéciaux du Bye Bye entre autres, a dû être retirée de la page YouTube du duo, à la demande de Productions J.

Toujours visible sur une autre page YouTube (ci-haut), la vidéo offre une version gore du mémorable pétage de coche d’Annie Chartrand, la candidate frustrée d’il y a quelques semaines à La voix. «R’virez-vous d’bord!» avait-elle crié aux quatre coaches qui restaient impassibles.

Dans la parodie, elle devient verte comme Hulk avec des dents de vampire, alors qu’Ariane Moffatt se met à pleurer du sang. La vidéo, qui est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux, se termine avec Jean-Pierre Ferland, dont la tête explose littéralement.

«Cette vidéo n’est plus disponible suite à une réclamation pour atteinte aux droits d’auteur soumise par Productions J», peut-on lire sur YouTube à la place de la parodie.

Les Satiriques auront leur propre émission la saison prochaine à Télé-Québec.

prodjlavoix

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