Richard Therrien

Archive du 25 novembre 2012

Dimanche 25 novembre 2012 | Mise en ligne à 23h03 | Commenter Commentaires (56)

Cherchez l’étoile…

loco
Biz, Batlam et Chafik de Loco Locass
Photo Radio-Canada

Il a été beaucoup question de politique à Tout le monde en parle dimanche. Avec Loco Locass et Michael Applebaum sur le plateau, il fallait s’y attendre. Malgré quelques déclarations étonnantes, l’émission sera pour ma part vite oubliée: questions banales, réponses banales…

Aurais-je pu décerner l’étoile du match à André Sauvé? «Je trouve plus utile de poser des questions que de porter des jugements», a lancé l’humoriste à la veille de présenter son nouveau spectacle, Être.

Même s’il n’irait jamais en politique, il pense qu’on en fait tous sans le savoir. «On a un parlement, on a des débats, on se passe des enveloppes brunes en dedans de nous autres.»

Au cours d’une entrevue “Être ou ne pas être”, on a appris qu’il a détesté son adolescence, qu’il ne deviendrait jamais entrepreneur en construction – «Être dans le béton? Non!» – et qu’il ne planifie pas avoir d’enfants. «Si la réincarnation existe, je me mets comme défi que je travaille comme un acharné pour que ce soit ma dernière shot icitte!»

André Sauvé animera cet hiver une nouvelle série documentaire à RDI, Cas de conscience, émission de caméra cachée sur l’étude des comportements humains. Était-ce bien nécessaire de diffuser ses deux pubs de Liberté 55 et de Telus?

Ou alors, aurais-je pu la donner au trio de Loco Lacass, qui a offert une bien étrange entrevue? Un peu plus et ils annonçaient leur séparation en direct.

Biz et Batlam ont pourtant réaffirmé leur besoin de créer en groupe, en reconnaissant que les dernières années avaient été difficiles, et que le courant entre eux a mis du temps à revenir.

Le groupe a vécu un grand moment en spectacle aux FrancoFolies, en plein printemps érable, la meilleure ambiance de leur carrière. Par ailleurs, Batlam s’est indigné qu’on n’ait pas invité Loco Locass au spectacle hommage à Denis Blanchette, le technicien assassiné au Métropolis, et qu’on ait évacué tout caractère politique de cette soirée. Pour lui, même si le geste est l’oeuvre d’un désaxé, il n’en demeure pas moins politique.

Biz a refusé par conviction un prix de littérature qui devait lui être remis par le représentant de la Reine. Il ne se sent pas embarrassé de fréquenter le couple Péladeau-Snyder, même s’il était en désaccord avec le lock-out au Journal de Montréal.

«Pierre Karl Péladeau, y sait ce que je pense. J’vais pas le faire changer d’idée, et lui ne va pas me faire changer d’idée non plus.»

Rappelant que M. Péladeau «est quelqu’un qui est très nationaliste», il a fait cette déclaration surprenante, faisant un parallèle avec les Desmarais: «Dans le réseau Québecor-TVA-LCN, y a des entreprises de démolition systématique et de démonisation systématique de l’État québécois qui sont faites. Moi si j’avais un empire médiatique, je le mettrais au service de mes valeurs.»

«Passer de Pan Am à 30 vies, as-tu l’impression de revenir à Air Canada Jazz?» a demandé à la blague Dany Turcotte à Karine Vanasse, la nouvelle prof du téléroman de Fabienne Larouche.

Celle que le magazine Backstage a placée en tête de la liste des 30 vedettes montantes avec Marc-André Grondin, a confié avoir été très embarrassée par le fameux «tweet erroné» sur la fin de Pan Am, publié sans l’autorisation du réseau ABC.

Les gars de Loco Locass n’avaient d’yeux que pour les photos coquines de l’actrice dans le magazine Esquire. On a appris par ailleurs que Karine Vanasse ne détesterait pas tourner avec Matt Damon ou Mark Ruffalo.

J’aurais aussi bien pu remettre l’étoile à Marie-Claire Blais, venue promouvoir son plus récent essai, Passages américains. L’écrivaine couverte de prix a confié que celui qui l’avait le plus émue était la médaille de l’Académie française pour son premier livre à 20 ans. «Je ne croyais pas qu’on puisse, à une petite fille ignorante, donner une médaille.»

Elle pensait que sa suite romanesque Soifs allait se résumer à trois romans mais en est au sixième, et prévoit en écrire trois de plus. Elle a raconté que son roman Une saison dans la vie d’Emmanuel, qui lui a valu le prix Médicis en 1966, avait été refusé par quatre maisons d’édition, qui craignaient le scandale. L’oeuvre a jadis été portée à l’écran par un jeune cinéaste audacieux, Claude Weisz.

Le maire intérimaire de Montréal Michael Applebaum a trouvé Biz sur son chemin. «Vous devriez nous remettre 30%», a envoyé celui-ci au maire, indigné par la hausse de taxes imposée aux Montréalais.

M. Applebaum, qui ne méritait certainement pas d’étoile dimanche, n’a pas dit grand-chose, répétant que la ville n’accorderait aucun nouveau contrat tant que la loi ne serait pas modifiée par le gouvernement du Québec.

Il ne se présentera pas aux prochaines élections: «C’est garanti», a-t-il dit. Il «ne pense rien» de la possible candidature de Denis Coderre, et considère que Gérald Tremblay «a pris une bonne décision de quitter la politique».

Michael Applebaum a été applaudi pour la qualité de son français, qu’il devrait améliorer selon Biz.

En guise de carte, le fou du roi lui a suggéré ce slogan: «Mon nom est Baum, Applebaum.»

Portant des lunettes de soleil pour cacher ses blessures, Georges St-Pierre paraissait en pleine forme après sa victoire du week-end dernier au centre Bell. Il a reçu les félicitations de nul autre qu’Arnold Schwarzenegger après le combat, en plus d’avoir soupé récemment chez Sylvester Stallone.

«Georges St-Pierre est un gentleman, mais il peut tuer avec son pouce», a dit Guy A. sur son ami.

Avant de devenir champion UFC, St-Pierre a été victime d’intimidation à l’école. «J’étais pas un gars cool», a-t-il admis.

Ses revenus ont presque quadruplé — il rapporte 15 millions $ par année — depuis qu’il a remis ses affaires entre les mains de partenaires québécois, après s’être fait avoir par des Américains.

Affrontera-t-il Anderson Silva, qui le défie de le combattre dans l’arène? St-Pierre ne dit pas non, mais ce sera quand lui le voudra. «J’ai pas peur de ce gars-là», a-t-il dit de Silva, qui pèse tout de même 234 livres, alors que lui est à 188.

Et alors, si on passait un tour pour l’étoile du match cette semaine? Sûr que vous aurez bien une petite idée là-dessus…

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