Richard Therrien

Archive du 18 novembre 2012

Dimanche 18 novembre 2012 | Mise en ligne à 23h15 | Commenter Commentaires (46)

L’étoile du match à Marie-Chantal Perron

mcperron
Marie-Chantal Perron et Fred Pellerin à Tout le monde en parle
Photo Radio-Canada

Marie-Chantal Perron a volé le show dimanche soir à Tout le monde en parle. Pas toujours pour les bonnes raisons, mais on ne peut pas dire qu’elle était ennuyante!

«Ça va être toute coupé au montage!» a-t-elle souhaité… en vain.

De tout l’automne, l’émission d’hier a assurément été celle où on a le plus jasé en profondeur des «choses de la vie»: bonheur, argent, célébrité, simplicité… Faut dire qu’il y avait deux romanciers sur le plateau, dont le distrayant Grégoire Delacourt, qui n’a cessé de draguer la pauvre Marie-Chantal Perron, aussi rouge que sa coupe de vin, en toute fin d’émission.

L’émission a commencé avec les gars de Simple Plan, venus promouvoir le livre de ma collègue Kathleen Lavoie, L’histoire officielle, paru aux Éditions La Presse. «On ne voulait pas faire une brochure de publicité», a prévenu Chuck Comeau, même si le groupe a donné son accord à cette biographie.

Les gars auraient pu se défouler contre les critiques, qui ne les ont jamais pris pour chouchous, surtout à leurs débuts. «Il y a une sorte de respect qui s’instaure avec les années», a dit Jeff Stinco.

Qui sont leurs fans les plus hystériques? Ceux d’Amérique du Sud. Trop sages, les Simple Plan? Ça n’a pas toujours été le cas si l’on en croit cet extrait de Pubic Mushrooms (Champignons pubiens), une chanson de Pierre et Chuck, écrite avant même la formation du groupe.

On a aussi appris qu’aux débuts de Simple Plan, Jeff a quitté le groupe une bonne dizaine de fois, ce dont ses collègues ont bien ri. «J’voulais être sûr que les gars soient prêts», a-t-il offert comme défense.

Leur plus grosse foule: 150 000 spectateurs sur les Plaines. Leur plus petite: 12 personnes en Allemagne!

Luc Picard, Fred Pellerin et Marie-Chantal Perron étaient là pour parler du film Ésimésac, mais il en a été très peu question. La discussion a vite bifurqué vers le débat entourant les subventions aux films d’auteur.

Une citation de Vincent Guzzo, sur la trop petite part accordée aux films populaires, a fait sursauter Marie-Chantal Perron. «C’est de juste réduire la culture à une seule chose, une seule couleur», s’est-elle indignée avant d’ajouter: «C’est un piège dangereux de penser juste aux sous.»

Jeff de Simple Plan l’a appuyée: «C’est un choix de société, on a décidé de subventionner les arts.»

À propos de son duo avec Céline Dion, Fred Pellerin a dit avoir eu peur de l’ampleur qu’allait prendre l’affaire, et s’est assuré qu’il n’y ait ni feux d’artifices, ni chorégraphies, seulement quatre chaises pour un numéro sobre.

Il a eu du mal à y croire quand René Angélil lui a téléphoné. «Moi, j’fais des cabanes à moineaux dans ma shed!» a-t-il blagué.

Justin Trudeau était en mission séduction hier soir. Il avait dit sur le même plateau en mars dernier qu’il préférait se consacrer à sa famille plutôt que de se lancer dans la course à la direction du Parti libéral du Canada. Mais c’est pour offrir «un monde meilleur» à ses enfants qu’il a finalement changé d’idée.

Il n’a pas été blessé par un papier de mon collègue Gilbert Lavoie, qui remettait en doutes ses compétences comme futur chef. «Les gens vont réellement me juger sur mon contenu, parce que j’en ai du contenu.»

Il s’oppose au renforcement de la loi 101, et pense plutôt pouvoir soutenir la langue française «en la célébrant, en la partageant». Même Luc Picard, pour le moins discret hier, ne l’a pas confronté là-dessus.

Justin Trudeau votera pour Denis Coderre, «s’il se présente» à la mairie de Montréal. Trudeau, Pearson, St-Laurent, James Sinclair et Laurier l’ont tous inspiré, mais aussi René Lévesque, qui «a su avoir une rigueur dans ses convictions et une passion pour sa vision extrêmement inspirante, même pour un jeune fédéraliste».

L’erreur que son père a commise et qu’il ne veut pas répéter: «il n’a pas su garder sa famille unie», a-t-il déploré.

La carte du fou du roi: «Le fils de PET qui nous annonce un vent de changement: ça sent pas bon!»

Le romancier américain Douglas Kennedy a appris le français en 2000, d’un professeur suisse. L’homme qui a épousé une Canadienne possède une maison dans le Maine, et un pied-à-terre à Montréal.

Son dernier livre, Combien?, s’attarde à l’importance que l’argent a pris dans nos vies. «Les Américains sont obsédés par l’argent», dit-il, rappelant que le quartier où il a grandi à Manhattan, jadis de classe moyenne, s’est transformé en un véritable Monaco depuis.

L’écrivain croit qu’on ne doit pas confondre succès et célébrité. Il possède une carte OPUS, prend le métro et ne conduit pas de Jaguar, mais jouit d’une certaine liberté.

Inspiré par l’écrivain britannique Graham Greene, son modèle, il s’impose la discipline d’écrire 500 mots par jour, quoi qu’il arrive.

«J’pensais jamais un jour tuer du monde en écoutant Angèle Dubeau», a dit Dany Turcotte, en parlant du nouvel album de la musicienne, qui reprend au violon des thèmes musicaux de jeux vidéo.

Les extraits entendus, tirés des jeux Assassin’s Creed, Angry Birds et Tetris entre autres, ont de quoi surprendre, et agréablement.

À propos de son Stradivarius, elle a raconté comment le célèbre luthier (Stradivari) choisissait ses arbres, sur lesquels il frappait pour en connaître la sonorité.

Il a encore été question d’argent avec le Français Grégoire Delacourt, dont le livre La liste de mes envies risque de se retrouver sous plusieurs sapins québécois à Noël. Quelle étrange entrevue avec cet homme qui dit attraper des extraits de Tout le monde en parle sur YouTube.

Cette histoire de vendeuse de matériel de couture qui remporte 18 millions d’euros à la loto, et qui dresse une liste de ses besoins et envies, a fait fureur à sa publication. «J’avais envie le temps d’un livre d’être une femme», a-t-il confié.

En marge de son métier de romancier, il oeuvre encore en publicité, et a raconté avoir fondé sa propre boîte, Quelle belle journée, après avoir été viré sauvagement. Se qualifiant lui-même de «plouc de province», il fait aujourd’hui l’apologie du bien et des bonheurs simples.

Regards et dialogues sulfureux entre Marie-Chantal Perron et lui ont ponctué l’entrevue, multipliant les malaises, le bon vin aidant…

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