Richard Therrien

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  • Richard Therrien

    Chroniqueur télé du journal Le Soleil depuis 2001, Richard Therrien carbure littéralement à son petit écran.

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    Mercredi 31 octobre 2012 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (14)

    René Lévesque par Claude Charron

    Il y aura 25 ans demain, 1er novembre, que René Lévesque nous a quitté.

    Voici des extraits très touchants de l’émission spéciale que TVA présentait ce soir-là, alors que Pierre Bruneau recevait Claude Charron, son futur collègue.


    • J’ai hâte de voir l’émission même si je pense que Lévesque incarne, avec le PQ, la gauche syndicaliste qui a mis le Québec dans la faillite. Mon conjoint est un fan de Jacques Brassard.

    • Tempus fugit!

    • L’ENNEMI DE L’INTÉRIEUR.

      Dès 1973, le sabotage de la mission première du PQ était commencé.

      Par la RCMP, bien sûr, elle qui, comme on le disait à l’époque, avait une service «d’intelligence», ce que l’on appelle maintenant le renseignement de sécurité.

      Et ce service spécialisé dans «l’intelligence» avait son cheval de Troie à l’intérieur même du gouvernement: Claude Morin, député de Louis-Hébert et ministre des affaires intergouvernementales.

      «Avant que le coq n’ait chanté trois fois, tu m’auras renié».

      Le programme d PQ était très clair; dès l’élection d’une majorité de députés péquistes, on mettrait en branle le processus d’accession à la souveraineté, en y mettant tout le poids de l’état.

      Sans congrès du parti pour modifier cet engagement solennel, pendant la campagne électorale de 1973, voilà que se mettent à pleuvoir les publicités du genre: «Maintenant, je choisis un bon gouvernement; en 1975, je déciderai par référendum de l’avenir du Québec».

      Ce que l’on croyait être un immense bond en avant était de fait le commencement de la fin pour le mouvement souverainiste.

      Le PQ prit le pouvoir en 1976 avec comme seul mandat d’être un «bon gouvernement provincial» ne pouvant préparer la souveraineté.

      La RCMP, son service «d’intelligence» et Claude Morin avaient réussi.

      Dire qu’un bon gouvernement provincial péquiste menait à la souveraineté, c’était comme se demander combien il faut de péchés véniels pour faire un péché mortel.

      Et le PQ fut un excellent gouvernement provincial qui ne parla de souveraineté qu’à la toute fin de son mandat, comme pour uniquement se libérer d’une trop lourde promesse électorale.

      Enfin, printemps 1980, on allait parler de souveraineté avec le dépôt de LA question référendaire à l’Assemblée.

      Une question toute tordue:

      « Le Gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du

      Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples ; cette entente

      permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et

      d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté, et, en même temps, de maintenir

      avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie ; aucun

      changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la

      population lors d’un autre référendum ; en conséquence, accordez-vous au Gouvernement du

      Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada ? »

      Le gouvernement ne voulait plus paire la souveraineté, il ne demandait même pas à la population de la réaliser; tout ce qu’il demandait, c’était le mandat de négocier avec le fédéral.

      Extrêmement minimaliste comme demande.

      Nous n’avions même pas besoin d’un référendum pour négocier.

      Malgré tout le débat sur la question référendaire fut fort emballant et les députés souverainistes, renforcés de l’appui de certains députés de l’Union Nationale, dont Rodrigue Biron, le chef, menaient un débat parlementaire à sens unique.

      Une puissante locomotive était en marche, pensait-on.

      Personne ne pouvait arrêter.

      Sauf quelqu’un de l’intérieur, ce que personne n’osait même dans ses peurs les plus folles, imaginer.

      Or il y avait déjà`deux saboteurs à intérieur: Claude Morin, au service de la RCMP et Lise Payette.

      Lise Payette travaillait-elle pour les fédéraux ou était-elle simplement victime de l’absence de tout sens politique ?

      On le saura peut-être un jour.

      Toujours est-il que Lise Payette de connivence ou non avec Claude Morin, a fait déraillé le train.

      Les partisans du NON n’allaient nulle part; aucune inspiration dans leur démarche.

      Ils s’en allaient tout simplement à l’abattoir.

      Lise Payette fournit au camp du NON, sur un plateau doré, la bougie d’allumage qui permit de l’allumer.

      Attaquant directement l’épouse du chef du camp du NON, Claude Ryan, et s’en prenant par là à toutes les femmes du Québec qui avaient choisi de demeurer au foyer, Lise Payette réussit à créer le mouvement des Yvette.

      La vapeur était renversée et le OUI allait être laminé à 40%.

      La population du Québec refusait même à son gouvernement le droit de négocier.

      Cet épisode fit très mal à Lévesque, mais moins que la trahison de Claude Morin qu’il apprit plus tard.

      Jean-Roch Boivin, son chef de cabinet, eut même peur qu’il en meure.

      Mais le lion était sérieusement blessé et les funérailles déjà annoncée.

    • Monsieur Therrien je vous remercie pour cette belle vidéo et que de beaux souvenirs!
      Je suis nostalgique.

    • En kidnappant la cause souverainiste pour en faire une cause péquiste, Lévesque vous a fait perdre 43 ans. Et la cause elle-même.

      IL est temps de dire les vraies choses: René Lévesque est non seulement un loser, mais il a fait de notre cause souverainiste une cause perdante avec sa patente-à-gosses d’association.

      Mais il est existe un tel aura de sainteté autour de Ti-Poil qu’on refuse de voir la réalité en face.
      Peut-être que le 25e de sa mort va enfin permettre de faire son procès.

    • Bravo à René Lesvéque qui était conservateur au fédéral! Rappelez vous du beau risque. Ce beau risque en a valu le coup. Ce pays est actuellement le mieux géré du monde.

    • Quand allons-nous arrêter d’avoir peur? 25 ans plus tard, toujours cette peur d’avoir peur. Je crains certains commentaires, et la détestation de ce que nous aurions pu devenir et de ce que nous sommes.

      M. Leduc

    • LES ENNEMIS DE L’INTÉRIEUR.

      Dès 1973, le sabotage de la mission première du PQ était commencé.

      Par la RCMP, bien sûr, elle qui, comme on le disait à l’époque, avait une service «d’intelligence», ce que l’on appelle maintenant le renseignement de sécurité.

      Et ce service spécialisé dans «l’intelligence» avait son cheval de Troie à l’intérieur même du gouvernement: Claude Morin, député de Louis-Hébert et ministre des affaires intergouvernementales.

      «Avant que le coq n’ait chanté trois fois, tu m’auras renié».

      Le programme d PQ était très clair; dès l’élection d’une majorité de députés péquistes, on mettrait en branle le processus d’accession à la souveraineté, en y mettant tout le poids de l’état.

      Sans congrès du parti pour modifier cet engagement solennel, pendant la campagne électorale de 1973, voilà que se mettent à pleuvoir les publicités du genre: «Maintenant, je choisis un bon gouvernement; en 1975, je déciderai par référendum de l’avenir du Québec».

      Ce que l’on croyait être un immense bond en avant était de fait le commencement de la fin pour le mouvement souverainiste.

      Le PQ prit le pouvoir en 1976 avec comme seul mandat d’être un «bon gouvernement provincial» ne pouvant préparer la souveraineté.

      La RCMP, son service «d’intelligence» et Claude Morin avaient réussi.

      Dire qu’un bon gouvernement provincial péquiste menait à la souveraineté, c’était comme se demander combien il faut de péchés véniels pour faire un péché mortel.

      Et le PQ fut un excellent gouvernement provincial qui ne parla de souveraineté qu’à la toute fin de son mandat, comme pour uniquement se libérer d’une trop lourde promesse électorale.

      Enfin, printemps 1980, on allait parler de souveraineté avec le dépôt de LA question référendaire à l’Assemblée.

      Une question toute tordue:

      « Le Gouvernement du Québec a fait connaître sa proposition d’en arriver, avec le reste du

      Canada, à une nouvelle entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples ; cette entente

      permettrait au Québec d’acquérir le pouvoir exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et

      d’établir ses relations extérieures, ce qui est la souveraineté, et, en même temps, de maintenir

      avec le Canada une association économique comportant l’utilisation de la même monnaie ; aucun

      changement de statut politique résultant de ces négociations ne sera réalisé sans l’accord de la

      population lors d’un autre référendum ; en conséquence, accordez-vous au Gouvernement du

      Québec le mandat de négocier l’entente proposée entre le Québec et le Canada ? »

      Le gouvernement ne voulait plus paire la souveraineté, il ne demandait même pas à la population de la réaliser; tout ce qu’il demandait, c’était le mandat de négocier avec le fédéral.

      Extrêmement minimaliste comme demande.

      Nous n’avions même pas besoin d’un référendum pour négocier.

      Malgré tout le débat sur la question référendaire fut fort emballant et les députés souverainistes, renforcés de l’appui de certains députés de l’Union Nationale, dont Rodrigue Biron, le chef, menaient un débat parlementaire à sens unique.

      Une puissante locomotive était en marche, pensait-on.

      Personne ne pouvait arrêter.

      Sauf quelqu’un de l’intérieur, ce que personne n’osait même dans ses peurs les plus folles, imaginer.

      Or il y avait déjà`deux saboteurs à intérieur: Claude Morin, au service de la RCMP et Lise Payette.

      Lise Payette travaillait-elle pour les fédéraux ou était-elle simplement victime de l’absence de tout sens politique ?

      On le saura peut-être un jour.

      Toujours est-il que Lise Payette de connivence ou non avec Claude Morin, a fait déraillé le train.

      Les partisans du NON n’allaient nulle part; aucune inspiration dans leur démarche.

      Ils s’en allaient tout simplement à l’abattoir.

      Lise Payette fournit au camp du NON, sur un plateau doré, la bougie d’allumage qui permit de l’allumer.

      Attaquant directement l’épouse du chef du camp du NON, Claude Ryan, et s’en prenant par là à toutes les femmes du Québec qui avaient choisi de demeurer au foyer, Lise Payette réussit à créer le mouvement des Yvette.

      La vapeur était renversée et le OUI allait être laminé à 40%.

      La population du Québec refusait même à son gouvernement le droit de négocier.

      Cet épisode fit très mal à Lévesque, mais moins que la trahison de Claude Morin qu’il apprit plus tard.

      Jean-Roch Boivin, son chef de cabinet, eut même peur qu’il en meure.

      Mais le lion était sérieusement blessé et les funérailles déjà annoncée.

    • Le père spirituel de Jacques Brassard est justement René Lévesque.

    • @nousnoune

      Tellement d’accord avec vous. J’ai hate qu’on arrête de glorifier Lévesque. Il n’était pas drôle avec son air de fausse humilité, sa maudite cigarette, ses hush puppies, ses chemises à manches courtes, son amour pour le poker, l’alcool et le spaghet.

      Soyons honnetes, Lévesque n’avait aucune culture.

      Un bon gars, on l’aimait, il représentait beaucoup, mais avec le temps, il faut voir la vérité. Si on parle de la nuit des longs couteaux, mettons que si il n’avait pas passé la nuit à prendre un coup et jouer au poker, le fédéral n’aurais pas pu lui passer une crosse.

    • @kasimir35

      Je ne sais pas si vous êtes sérieux,mais si oui,bien essayé!

      Ce type avait été correspondant de guerre pour les américains lors de la deuxième guerre mondiale,préférait discuter avec les femmes parce qu’elles ne s’intéressent pas qu’à la politique et aux chars…

      Juste à relire quelques chroniques de Lévesque alors qu’il était au Jdem,et l’on se rend compte de deux choses:la grandeur d’esprit du personnage,et la médiocrité du journalisme-spectacle d’aujourd’hui.

      Soyons honnêtes,Lévesque était un esprit supérieur,et il se donnait des airs d’homme du peuple afin que les gens se reconnaissent en lui.Je croyais que tout le monde avait compris ça,quelques décennies plus tard et combien d’ouvrages sur le sujet.Et votre théorie concernant la nuit des longs couteaux est très intéressante…mettons.

    • Claude Charron… il est rendu où?

      La dernière fois que je l’ai vu et entendu c’est après le tsunami en Thaïlande. Il avait quitté Phuket quelques heures avant le tsunami et on le voyait à TVA parler de la situation là-bas…

    • @joannemarcotte.rlq

      Je vous invite à lire le chapitre des mémoires de René Lévesque où il parle du deuxième mandat du PQ. Dans un contexte de crise économique, M. Lévesque y explique son bras de fer avec la fonction publique québécoise pour reporter où annuler les hausse déjà consenties aux syndicats publiques. Plusieurs syndiqués de cet époque l’ont encore sur le coeur et c’est l’une des raisons de la défaite du PQ en 85.

      René Léveaque est de loin le politicien le plus courageux de l’histoire du Québec. Il a tenu tête aux entrepreneurs et aux organisateurs politiques mafieux alors qu’il était ministre du transport dans les années 60, il a tenu tête aux «corporations» canadiennes-anglaises, britanniques et américaines lors de la natinalisation de l’électricité, il a tenu compte au pur et dur du PQ (et anciens RIN) pour maintenir les droits des minorités anglophones, et a toujours tenté de faire entendre raison aux syndiqués publiques qui dans les années 70-80 lorsque ceux-ci exagéraient dans leurs revendications salariales ou leurs moyens de pression.

      Je vous invite à vous informer au sujet de cet homme qui gouvernait au centre-gauche dans l’intérêt de la population et non pour les groupes de pression.

      Méfiez-vous également des étiquettes. Plusieurs gens à gauche le considèrent de droite alors que dans les années soixante, il était considéré comme un socialiste, même au sein de son parti. Il était idéaliste et pragmatique à la fois, voilà tout.

      Félix Houde
      Montréal

    • Personne ne veut ou ne peut répondre à ma question posée le 01-11 à 11h01 ?

      Avez-vous vu Claude Charron à la télé depuis le tsunami en Thaïlande?

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