Richard Therrien

Archive, septembre 2012

Dimanche 30 septembre 2012 | Mise en ligne à 22h55 | Commenter Commentaires (63)

L’étoile du match à Adam Cohen

acohen
Adam Cohen à Tout le monde en parle
Photo Radio-Canada

Jusqu’au dernier instant de Tout le monde en parle dimanche soir, j’avais choisi de décerner mon étoile du match à Jean-Martin Aussant, que j’ai trouvé solide au sujet de la fermeture de Gentilly-2.

Mais c’était avant qu’Adam Cohen arrive. Un artiste dont j’appréciais l’oeuvre, mais qui m’apparaissait comme quelqu’un de fendant… Erreur! Hier soir, Cohen a été d’une chaleur à faire fondre l’auditoire, en particulier Dany Turcotte, qui ne se pouvait plus, et Andrée Watters, qui en a presque oublié son amoureux, juste à côté.

Voilà un anglophone francophile qui comprend mieux le fait français que bien des Montréalais. Oui, le français est menacé dans la métropole. Il ne voudrait surtout pas que Montréal devienne comme la Nouvelle-Orléans, «un Disneyland, un parc à thèmes francophones».

Il a tout saisi à sa première visite à Toronto. «On m’a demandé: “Mais pourquoi ils veulent parler français au Québec?” Comme si c’était une gimmik, comme si la sexualité était un choix. C’est une ignorance décevante…», a-t-il dit.

Cohen, qui s’est tour à tour qualifié d’«hétéroflexible» et de «polyamoureux», a eu du mal à apprivoiser le métier, suivant les traces de son père Leonard, contrairement à son ami Rufus Wainwright, qui lui, a réussi tôt. À une certaine époque, Cohen a même composé la musique de films pornos. «Lesquels?» a demandé Dany. «Je ne les ai pas vus au complet!» a-t-il répondu.

«C’est courant qu’on vous offre une Rolex pour une chanson sans utiliser votre nom», a-t-il affirmé, comme pour une chanson dédiée à Bette Midler, et ajoutant que les droits d’auteurs sont devenus ridiculement «pathétiques».

Je ne pense pas moins que Jean-Martin Aussant a fait tout un effet hier soir, et je me suis mis un instant à imaginer ce qui aurait pu arriver si on l’avait inclus dans le débat des chefs, comme Françoise David.

Venu débattre de la fermeture de Gentilly-2 avec la députée de Trois-Rivières Danielle Saint-Amand, Aussant a aligné plusieurs arguments favorables que n’a su dévier son adversaire.

Pendant que Aussant, appuyé par son ancien collègue Nicolas Marceau, démontrait qu’il en coûterait une fortune de rénover la seule centrale nucléaire en opération au Québec, Mme St-Amand ramenait tout sur la rapidité avec laquelle le gouvernement péquiste a pris cette décision «sans consulter la population.»

Le chef d’Option nationale ne regrette pas sa décision d’avoir quitté le Parti Québécois, dont la position sur la souveraineté ne le satisfait toujours pas. Guy A. a évoqué l’hypothèse qu’il aurait pu se retrouver ministre des Finances s’il était resté, à la place de Nicolas Marceau. «Nicolas et moi, on aurait bien travaillé ensemble. Qui sait un jour…», s’est-il contenté de dire.

Aussant veut se consacrer à la musique maintenant qu’il n’est plus député. On a appris qu’il avait été un fan de Paradox, le défunt groupe de Sylvain Cossette, aussi sur le plateau.

L’émission avait commencé avec une bonne entrevue d’Éric Gagné et de son biographe Martin Leclerc.

Ex-lanceur vedette du baseball majeur, Gagné avoue avoir consommé des hormones de croissance pour jouer malgré ses blessures. Selon lui, 80% des joueurs des Dodgers consommaient stéroïdes, amphétamines ou autres drogues, mais qu’ils n’en parlaient jamais entre eux. Il a ainsi ruiné sa santé et souffre aujourd’hui de gros problèmes de dos.

Aurait-il eu la carrière qu’il a connu sans dopage? «Tu ne peux pas transformer une picouille en pur sang», croit fermement Martin Leclerc, qui a ajouté que les médecins étaient complices de cette pratique et qu’ils savaient que les joueurs avaient de la drogue dans le sang.

La fin de sa carrière à Boston a été un enfer: il recevait des menaces de mort et les partisans de l’équipe lui lançaient des objets. Il n’a malheureusement pas été question de son passage chez les Capitales de Québec.

Le ministre Nicolas Marceau est un peu plate, mais vous direz qu’on ne lui demande pas de donner un show, on lui demande de bien gérer notre argent.

«Je suis un politicien qui veut tenir ses engagements et on nous reproche de vouloir aller trop rapidement», a-t-il dit en réponse à Guy A., qui soulignait la mauvaise réception de ses décisions des derniers jours.

Le ministre des Finances affirme que son parti avait été clair sur ses intentions d’imposer davantage les mieux nantis, mais admet une faille en ce qui concerne la taxe sur les gains en capital, pour laquelle il annoncera sous peu des aménagements.

Il compte sur le fait qu’une majorité de députés s’opposent à la taxe santé pour éviter que son gouvernement soit renversé. En d’autres mots, une partie du chemin est faite.

Dominique Michel a besoin d’environ 50 millions $ pour construire ce centre de cancérologie de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont auquel elle tient tant. Elle ne cesse de vanter notre système de santé, ajoutant que s’il avait fallu qu’elle tombe malade aux États-Unis, elle y aurait perdu tout son argent.

Toujours belle et plus en forme qu’à sa dernière visite, elle s’est remise de son cancer du côlon, mais n’a plus la même énergie.

La carte du fou du roi à son intention: «À toi seule, tu as donné plus d’énergie aux Québécois que la centrale de Gentilly au grand complet. Il est donc plus rentable collectivement de fermer Gentilly et de rénover Dodo!»

La portion la moins intéressante de l’émission concernait Sylvain Cossette et Andrée Watters, venus en couple ploguer leurs albums respectifs. Watters n’était pas venue à l’émission depuis huit ans.

Cossette a raconté avoir failli mourir l’an dernier, après avoir eu une faiblesse lors d’un affrontement avec Roch Voisine à La série Montréal-Québec: ses artères étaient complètement bloquées. Celui qui a vendu un million d’albums est revenu à l’écriture après un hiatus de 12 ans à reprendre des succès. Sa blonde fait le chemin inverse, proposant une sélection de chansons qu’elle aime en lui ajoutant une saveur country.

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Vendredi 28 septembre 2012 | Mise en ligne à 17h39 | Commenter Commentaires (16)

On connaît la chanson écrase Un air de famille

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Mario Tessier anime On connaît la chanson
Photo TVA

La première d’On connaît la chanson a battu à plate couture celle d’Un air de famille, hier soir: 1 589 000 téléspectateurs ont préféré regarder l’émission de Mario Tessier à TVA, alors que 683 000 autres ont opté pour voir du côté de Patrice L’Écuyer à Radio-Canada.

Très dommage pour Un air de famille, qui mérite mieux.

Au départ, On connaît la chanson était programmée le jeudi à 21h, mais à la dernière minute, TVA a décidé de la déplacer à 20h (19h30 pour la première), directement contre Un air de famille, avec les résultats qu’on connaît.

Pour une fois, Radio-Canada devrait réagir et envoyer Un air de famille à 21h, pour l’intervertir avec Enquête, qu’on devancerait à 20h. Ce serait alors plus équitable puisque l’émission de Patrice L’Écuyer affronterait Ça va chauffer, qui a été regardée hier par 881 000, contre 407 000 pour Enquête.

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Jeudi 27 septembre 2012 | Mise en ligne à 15h40 | Commenter Commentaires (19)

Larmes de joie à Un air de famille

airdefamille
Patrice L’Écuyer, René Simard, Jean-François Breau, Johanne Blouin et Bruno Pelletier à Un air de famille
Photo Radio-Canada

Je m’attendais à ce qu’on nous remâche Une chance qu’on s’a, ou encore Si Dieu existe de Claude Dubois. Mais on nous a plutôt chanté l’énergique Je veux de Zaz et la solide Promenade sur Mars d’Offenbach. Déjà, ça partait bien.

Un air de famille, la nouveauté pour laquelle Radio-Canada a créé énormément d’attentes, sort un peu des conventions, sans pour autant donner dans la marge. La première, diffusée ce soir (jeudi) à 20h à Radio-Canada, est une grosse boule d’émotions tout ce qu’il y a de plus vraies.

Le pire, c’est que l’émission animée par Patrice L’Écuyer a failli être annulée, faute d’inscriptions. Quand la production a entrepris de recruter des familles qui aiment chanter dans tout le pays, personne ne daignait se manifester. Mais la télé publique a mis à contribution toutes ses stations régionales afin d’intéresser le monde à l’aventure. Résultat: 27 familles de partout au Canada se succéderont à l’émission à raison de trois par semaine. À la fin de chaque émission, le public votera pour sa préférée, gratuitement sur Internet ou par téléphone, à 50 cents l’appel.

Une fois qu’on a vu les variétés de Star Académie, tout ce qui vient après semble une coche en-dessous. Ce qui sauvera Un air de famille, c’est sa sincérité, sa dose d’émotions, et l’entrain de ces familles belles à voir aller.

Avant de se produire dans un studio 42 rempli au maximum, elles pourront compter sur l’expertise de trois «coachs», Bruno Pelletier, Johanne Blouin et Jean-François Breau, qui les accompagnent jusqu’à leur prestation et font partie intégrante de l’émission. René Simard, qu’on ne voit pas à l’écran, se charge de la mise en scène.

La production compte aussi sur deux anciens maîtres d’œuvre de Star Académie, le producteur exécutif Jean-François Boulianne et le producteur au contenu Jean-Pier Gravel, aussi ex-animateur de Salut bonjour week-end à TVA. Johanne Blouin a aussi été prof de chant à l’Académie de Julie Snyder.

Là s’arrêtent les comparaisons, puisque les participants d’Un air de famille n’y vont pas dans l’espoir de faire carrière, mais bien pour le simple plaisir de chanter à la télévision. La production remet 1000$ à la famille gagnante de la semaine, qui revient pour ouvrir l’émission suivante avec un autre numéro. Les deux autres familles repartent avec 500$, et un grand prix sera remis à la famille élue lors de la 13e et dernière émission, qui sera présentée en direct.

Les «coachs», qui se prononcent après chaque prestation, restent toujours gentils. On n’est pas à Star Académie, personne n’est là pour devenir vedette de la chanson. J’ai peur que les commentaires élogieux des «coachs» – notez qu’on ne les appelle pas des juges – deviennent redondants.

La production n’a pas voulu insister sur les drames vécus dans chaque famille, mais on apprendra quand même qu’une mère de famille n’a plus jamais chanté après la mort de son frère, et que sa fille l’a convaincue de revenir à la musique pour Un air de famille. Pas le temps de s’attacher vraiment, même si les familles gagnantes reviendront en demi-finale.

J’ai été étonné par les premières familles, qui chantent juste, ce qui n’est pas donné à tout le monde, croyez-moi. Les Bilodeau-Garant, de Saint-Lazare-de-Bellechasse, éblouissent dans leur interprétation de Zaz, tout comme les Côté, de Saint-Nicolas, qui reprennent à quatre Offenbach avec beaucoup de conviction. Les Gendron, qui ont jadis enregistré une cassette de Noël, avaient choisi Aimons-nous d’Yvon Deschamps, moins entraînante, et dont le début fut plus laborieux. Le choix des chansons va compter pour beaucoup.

Dans 80% des cas, ce sont les familles elles-mêmes qui choisissent les chansons qu’elles interpréteront à l’écran. «Dans certains cas, nous ne sommes pas parvenus à obtenir les droits», explique Jean-François Boulianne.

Même si la production n’«accotera» jamais les variétés de Star Académie, et que la chanson-thème ne casse rien, la première émission se termine avec un montage de toutes les familles participantes, qui m’a jeté par terre, et qui en fera sûrement pleurer plusieurs. Ceux qui le voudront pourront télécharger les chansons des familles sur iTunes. Un air de famille ne l’aura pas facile: TVA lui oppose ce soir On connaît la chanson, qui commence une demi-heure plus tôt, à 19h30.

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