Richard Therrien

Archive du 15 avril 2012

Dimanche 15 avril 2012 | Mise en ligne à 23h08 | Commenter Commentaires (75)

L’étoile du match à Paul Arcand

parcand
Paul Arcand et Claudia Di Iorio
Photo Radio-Canada

En tournant son documentaire sur la conduite dangereuse chez les jeunes, Paul Arcand s’est vu, jeune, alors qu’il roulait vite et qu’il a probablement conduit en état d’ébriété lui aussi. Accompagné d’une victime de conduite dangereuse hier à Tout le monde en parle, il a livré un témoignage percutant qui ne peut laisser indifférent.

C’est avec la complicité des jeunes, notamment, qu’il a pu faire Dérapages, en salles le 27 avril prochain. «Je ne pense pas que les jeunes soient si différents qu’on l’a été. [Dans le film], ce sont les jeunes qui amènent des éléments de réponses et peut-être, des formes de réflexion», a-t-il dit sur le plateau de Guy A. Lepage.

Alors qu’on ne lui donnait pas trois jours à vivre, Claudia Di Iorio a passé un mois dans le coma. À la sortie d’un bar, elle a accepté d’être raccompagnée par l’ami d’une amie, aux facultés affaiblies, qui a foncé dans un arbre avec sa voiture. Bien sûr, elle lui en veut.

Quand on lui parle de la loi qui interdit depuis hier aux jeunes d’avoir bu avant de prendre le volant, Claudia Di Iorio applaudit. «Une foutue de bonne idée. Ça permet au conducteur qui sort de prendre un décision: soit je bois, soit je conduis.»

Pour sa part, Paul Arcand ne comprend pas la lenteur du système judiciaire à propos de l’accident qui a coûté la vie à une fillette de 3 ans en 2007. Brandon Pardi, un jeune homme de 18 ans, l’a heurtée à mort alors qu’elle était sagement sur le terrain de la maison familiale. «Il faut penser aux victimes et pas strictement aux droits de l’accusé», dit-il. L’animateur du 98,5 croit aussi que les parents ont leur part de responsabilité, et leur reproche de demander au gouvernement de jouer le rôle du parent.

Cette étoile du match, j’aurais aussi pu la donner au ministre du Patrimoine canadien James Moore. Son gouvernement procède à des coupes draconiennes à Radio-Canada, et il ose quand même se présenter devant un public qui lui sera évidemment hostile. Admettez que ça prend un certain courage.

Dans les circonstances, M. Moore, que Guy A. a qualifié de «gentil monsieur» s’en est plutôt bien sorti. Mais il faudra qu’on m’explique s’il est bel et bien vrai que les conservateurs augmenteront leurs subventions à la culture. Talonné par Paul Arcand, James Moore l’a dit mot pour mot: les coupures de 42% permettront de subventionner davantage les artistes. Si c’était vrai, la droite aurait bondi, non? Mais on n’a rien entendu à ce sujet depuis le dépôt du budget.

Autre bémol: lorsque M. Moore, qui parlait plus vite que Louis-José Houde, répétait comme un perroquet une liste d’artistes et d’oeuvres québécoises, on se dit que c’est tout ou rien. Il ne voulait pas faire la même erreur qu’à sa première visite, quand il n’a pas reconnu Félix Leclerc et Guy Laliberté, mais on ne lui en demandait pas tant.

Particulièrement hostile, René Richard Cyr s’est réjoui des actions des conservateurs, qui amplifieront selon lui le clivage entre le Québec et le reste du Canada. Reste que les invités étaient tous d’accord pour saluer l’ouverture de M. Moore, qui est sans aucun doute sorti gagnant de cette entrevue.

D’autres qui auraient mérité une étoile: le quatuor de Belles-soeurs, Guylaine Tremblay, Janine Sutto, René Richard Cyr et Daniel Bélanger, qui ont connu un triomphe à Paris.

Après deux ans de convalescence à la suite d’une fracture de la hanche, Mme Sutto, qui fêtera ses 91 ans la semaine prochaine, paraissait en grande forme.

Au fil des conversations, on a appris que Guylaine Tremblay cédera sa place à Sonia Vachon cet automne pour la tournée québécoise de Belles-soeurs, puisqu’elle est retenue pour des tournages.

Rien contre les entrevues légères, mais celle d’Éric Salvail volait au ras des pâquerettes. Venu promouvoir la grande soirée échangiste qu’il animera au Festival Juste pour rire, l’animateur a passé de longues minutes à ploguer son site de bobettes.

Stéphane Laporte a raconté comment il avait été humilié entre deux vols à l’aéroport Charles-de-Gaulle par le personnel, qui lui refusait l’accès à un fauteuil roulant. Une employée a même barré celui qu’il utilisait!

Porte-parole du prix À part entière, remis par l’Office des personnes handicapées du Québec, M. Laporte en a contre ceux qui associent automatiquement handicap physique et mental. Il remercie d’ailleurs Pierre Huet de l’avoir engagé au magazine Croc même si sa façon de marcher donnait l’impression d’un retard intellectuel.

En fin d’entrevue, il a joint sa voix à celles des autres pour rendre hommage à Serge Grenier, mort dans des circonstances terribles, et qu’on a vu en pleine forme lors du Gala Juste pour rire animé l’été dernier par Éric Salvail. Stéphane Laporte a reçu une carte «pré-chouchou» du fou du roi. S’il en veut une vraie, il faudra qu’il arrête Star Académie, lui a lancé Dany Turcotte.

Analyste de Formule 1 depuis plus de 30 ans, Christian Tortora n’a pu s’empêcher de blâmer l’ancien gérant de Jacques Villeneuve, Craig Pollock, pour sa piètre fin de carrière. Tortora, qui déteste Michael Schumacher pour s’en confesser, croit que Villeneuve n’a pas eu la carrière qui correspond au talent qu’il avait.

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