

Tiens, tiens, voilà Krista Erickson qui en remet une couche alors qu’on l’avait presque oubliée. Maintenant que le Conseil canadien des normes de la radiotélévision a jugé qu’elle n’avait pas dépassé les bornes en ridiculisant la danseuse Margie Gillis en ondes, la speakerine de SUN TV News repart en guerre contre les subventions à la culture, sa marotte.
Après s’être récemment scandalisée de scènes de fesses dans la série française Hard, présentée sur Tou.tv, la spécialiste des arguments fallacieux et démagogues s’en prend cette fois au film Monsieur Lazhar, qu’elle juge beaucoup trop subventionné. En nomination dans la catégorie du meilleur film étranger aux Oscars, l’oeuvre de Philippe Falardeau n’aurait donc pas dû recevoir autant d’argent des contribuables mais plutôt s’autofinancer avec le privé.
Décidément, Krista Erickson ne comprend rien à rien, et aurait intérêt à s’informer avant de dire n’importe quoi sur le financement de la culture. Sans subventions et malgré ses immenses qualités, Monsieur Lazhar ne se serait jamais rendu aux Oscars.
Est-ce si important qu’on injecte des sommes d’argent pour que le cinéma québécois rayonne à l’étranger? Absolument. La culture n’est-elle pas un bien accessoire? Ne devrait-on pas plutôt mettre cet argent dans la santé ou l’éducation? Non, Madame. La culture n’est pas accessoire, elle est essentielle, vitale. Sans culture, nous ne sommes rien. Et la danse, le théâtre, le cinéma, la littérature, les arts visuels ne survivraient jamais sans aide gouvernementale. Si le Québec veut avoir autre chose à voir que Les Boys et à écouter que du Ginette Reno et du Céline Dion, il doit y mettre l’argent. C’est comme ça que ça marche, et je ne comprends pas qu’il faille encore en 2012 expliquer une chose aussi élémentaire.
Maintenant, si Mme Erickson aime ça, elle, ne voir que des blockbusters au cinéma, acheter ses peintures au Marché du Store, revoir The Phantom of the Opera pour la 12e fois et prendre son bain en écoutant du Michael Bublé, c’est son affaire…
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