Richard Therrien

Archive du 12 février 2012

Dimanche 12 février 2012 | Mise en ligne à 23h03 | Commenter Commentaires (42)

L’étoile du match à Jean-Marie Lapointe

jmlapointe
Jean-Marie Lapointe
Photo Radio-Canada

Drôle de fourre-tout hier soir à Tout le monde en parle. Pas que les invités étaient forcément inintéressants, mais tout ce beau monde n’a pas fait grand vague, de sorte qu’on avait souvent envie de zapper vers Star Académie ou les Grammy.

Bon, il y avait bien Jean-Marie Lapointe, un être inspirant à qui je décerne mon étoile du match, pour sa propension au bonheur. Ce gars-là plane. Il rayonne. En le voyant et en l’écoutant parler, j’avais l’impression de manquer quelque chose de la vie.

Venu promouvoir le documentaire Joanna Comtois: l’espoir d’une petite fille extraordinaire, sur une adolescente atteinte d’un cancer qu’il a accompagnée vers la mort, l’acteur a raconté avoir eu envie d’aider le monde il y a une dizaine d’années, en cherchant un sens à sa vie. Ce sens, il l’a visiblement trouvé.

Vous doutez de son niveau de «zénitude»? Lui-même bouddhiste, il n’exclut pas d’entrer un jour chez les moines. «L’idée me plaît. J’ai un mode de vie ascétique», a-t-il dit.

L’an dernier, entre deux relations amoureuses, il a pratiqué l’abstinence durant quelques mois. Complète? «Une petite crossette de temps en temps, c’est correct», a-t-il répondu.

C’est après l’animation d’un Gala Juste pour rire que François Morency a eu l’idée de réunir dans un livre les pires humiliations vécues par les humoristes, Dure soirée. Parmi elles, Jean-François Mercier a eu un trou de mémoire d’une minute au milieu d’un numéro. Morency a aussi raconté avoir participé à un tournoi de golf à la demande de René Angélil: voyant que le maître de cérémonie était saoul, il a quitté la soirée et personne ne s’en est rendu compte. Jean-Marc Parent a quant à lui perdu un important commanditaire en ridiculisant des patrons devant leurs employés.

Brillants, ces gars de Moment Factory, Sakchin Bessette et Éric Fournier. À ses débuts, leur petite compagnie montréalaise projetait des diapositives dans les soirées raves. Aujourd’hui, ils travaillent avec Nine Inch Nails, Céline Dion, et ont créé l’imagerie de la prestation de Madonna durant la mi-temps au Super Bowl, dont ils n’ont pas le droit de dévoiler le budget.

Leur plus grand défi a été d’installer tout l’appareillage en sept minutes au milieu du terrain. Sakchin Bessette aimerait maintenant travailler avec le groupe LMFAO, qu’il a vu en spectacle.

La carte du fou du roi qui leur était dédiée: «Dans la vie, on a ce qu’on mérite. Pour vous, c’est Madonna, pour moi, c’est Guy A.!»

Je ne connaissais pas l’histoire d’Angélique, cette esclave noire rebelle qui a vécu en Nouvelle-France. Refusant son statut, elle sortait le soir et buvait avec les soldats, en plus de fréquenter un Blanc. Tetchena Bellange, qui raconte son histoire dans le documentaire Les mains noires — Procès de l’esclave incendiaire, ne connaît son existence que depuis le début des années 2000. «Il y a aussi une historique de la diversité ici. La diversité ne date pas d’Expo 67», a-t-elle voulu rappeler.

Le député de Shefford et ex-adéquiste François Bonnardel a défendu avec vigueur son passage à la Coalition Avenir Québec de François Legault. On l’aurait cru déjà en campagne électorale, à regarder et à pointer les membres de l’auditoire.

Il a notamment expliqué pourquoi son chef a dit vouloir rouvrir les conventions collectives des médecins et des enseignants. «La réforme de l’éducation n’était pas adéquate dans une certaine mesure», a-t-il admis, même si ladite réforme a été initiée par l’ancien parti de François Legault.

À propos de l’amélioration des soins de santé, il a eu cette affirmation un peu maladroite: «Jean Charest vous l’avait promis en 2003.» «C’est pour ça qu’on a de la misère à vous croire», a répliqué Dany Turcotte. Et vlan.

Bonnardel n’a toutefois pas joué l’arrogant, il dit considérer que «la lutte se fera à trois» aux prochaines élections et que «le Parti québécois n’est pas mort». Signe qu’il ne renie en rien l’ADQ, évoquant même les bonnes années de Mario Dumont et de Jean Allaire, il a proposé aux Québécois de revivre mais jusqu’au bout «ce film politique que vous aviez aimé en 2007», avant la dégringolade de l’ADQ. Selon lui, les députés transfuges sauront bien s’intégrer à la CAQ.

À aucun moment il n’a montré quelque embarras à propos des dons offerts à la CAQ par de généreux avocats. «On ne s’en va pas en politique avec un fusil à eau. (…) Pour se battre à armes égales, ça prend des sous.»

On aurait aimé que M. Bonnardel puisse davantage commenter l’arrivée d’un François Rebello à la CAQ par exemple. Mais Guy A. Lepage a préféré ramener sur le plancher son histoire d’amour avec Nathalie Normandeau, qui aura duré 19 mois. «Y’en a qui aurait souhaité des scandales, mais y’en n’a pas eu», a lancé François Bonnardel.

Une autre qui respirait le bonheur hier, Jacynthe René, se qualifie de mère extrême, et dit avoir refusé un rôle dans une grande série afin de mieux s’occuper de ses enfants. Convaincue que les tout-petits ne deviennent pas asociaux parce qu’ils ne fréquentent pas la garderie, elle a fondé une école alternative, Les Cheminots, qui éduque 171 enfants de six à dix ans. Désolé pour mon esprit obtus, mais je ne toucherais pas, même du bout des lèvres, à son thé contenant un champignon vivant qui se reproduit…

Venu ploguer son Carnet d’adresses, et accompagné de son petit chien, Michel Girouard a raconté avoir conversé avec Brad Pitt à l’hôtel Nelligan dans le Vieux-Montréal, en plus de parler de cette rencontre avec Dany Turcotte et Calvin Klein dans un bar de danseurs nus du Village.

Il admet avoir parlé d’une possible relation entre Roch Voisine et Stéphane Richer, en jetant la faute sur l’ex-gérant de Voisine, Paul Vincent, qui aurait commandé et approuvé l’article en question. Qui croire?

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Dimanche 12 février 2012 | Mise en ligne à 19h50 | Commenter Commentaires (9)

En choeur pour Whitney

whitney
Whitney Houston
Photo Reuters

Star Académie a rendu un hommage sobre et bien senti à Whitney Houston ce soir. En choeur et accompagnés au piano par Gregory Charles, les académiciens ont interprété I Will Always Love You, tout en douceur, sans artifices.

Le directeur de l’Académie, René Angélil, a voulu rappeler que dans les années 80 et 90, Houston était la chanteuse numéro un au monde, et aussi la meilleure.

«Whitney Houston n’a pas été chanceuse. Je pense qu’on peut retirer une leçon de ça. (…) Aujourd’hui, c’est une journée très triste. Le monde du showbusiness et de la musique est en deuil.»

Comme il se doit, la soirée des Grammy aux États-Unis rend aussi hommage à la chanteuse disparue trop tôt, à 48 ans.

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