Richard Therrien

Archive du 9 octobre 2011

Dimanche 9 octobre 2011 | Mise en ligne à 23h35 | Commenter Commentaires (84)

L’étoile du match à René Angélil

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René Angélil à Tout le monde en parle
Photo Radio-Canada

On dira ce qu’on voudra, mais René Angélil dégage tout un magnétisme. Dimanche soir à Tout le monde en parle, l’auditoire était littéralement pendu à ses lèvres quand il a répondu pour la première fois aux questions de Guy A. Lepage. Franchement sympathique, l’entrevue marquait le grand retour du gérant à l’intérieur des murs de Radio-Canada.

Si René Angélil n’avait pas mis les pieds dans la grande tour depuis plusieurs années, c’est qu’il avait encore sur le coeur une émission d’Enjeux diffusée à l’automne 2006, et qui portait sur les rapports de Céline avec la presse. On lui avait promis un hommage à la chanteuse, mais c’est tout le contraire qu’il a vu en ondes. «Ils ont trouvé tous les journalistes qui n’aiment pas Céline», s’est souvenu Angélil. Pour une rare fois, Céline regardait la télévision à ce moment-là.

Cinq ans plus tard, le gérant a passé l’éponge sur cette histoire ancienne, «à cause de toi», a-t-il dit à Guy A. Lepage. Entre les deux amis, on sentait une évidente complicité.

Généreux durant toute l’entrevue, René Angélil reconnaît qu’il ne riait pas beaucoup du temps où Rock et Belles Oreilles parodiait sa protégée, mais se défend bien de ne pas avoir d’humour. Il a d’ailleurs adoré Marc Labrèche quand il l’a vu imiter Julie Snyder et Céline côte à côte à 3600 secondes d’extase. «Je pleurais tellement je riais.» Il croit aussi qu’il rirait probablement des blagues de RBO aujourd’hui.

C’est la productrice Denise Robert qui l’a convaincu d’incarner le parrain dans le nouveau film de Luc Dionne, Le projet Omertà, et dont on a vu un extrait en primeur. Pragmatique, Angélil y partage l’écran avec Patrick Huard et Michel Côté. «T’as pas besoin d’acter, sois toi-même», lui aurait dit Luc Dionne.

Abordant le cas du nouvel amphithéâtre, Guy A. a voulu savoir s’il investirait pour le retour des Nordiques comme il avait voulu le faire pour acquérir le Canadien. «Je ne sais pas ce qu’on va faire. Je sais que Pierre Karl Péladeau va avoir son équipe, il va y avoir une équipe à Québec», a-t-il répondu.

Se revoyant avec les Baronets dans des images d’archives, Angélil a rappelé que le groupe ne payait aucun droit d’auteur lorsqu’il reprenait des succès des Beatles en français. «Tout le monde faisait ce qu’il voulait.» Chose certaine, son ancienne carrière n’a jamais impressionné Céline. «Quand elle me voit avec les Baronets, elle dit: “J’peux pas croire que c’est ce gars-là qui dirige ma carrière.”»

Où en sera Céline dans 20 ans? À élever ses petits-enfants, croit son mari, qui ne la voit plus donner autant de spectacles que maintenant même si elle n’arrêtera jamais de chanter. René Angélil n’affichait toutefois pas l’assurance de faire encore partie du portrait à ce moment-là, ce qui a donné lieu à un des rares moments d’émotion de l’entrevue.

En fin d’entrevue, coup de génie de Dany Turcotte, qui a remis à René Angélil une carte chouchou destinée à Céline, et portant cette mention: «Elle peut venir quand elle veut, mais si c’est une semaine où Star Académie est en ondes, c’est encore mieux!» Reste à voir si la diva répondra à l’invitation.

Il aura fallu attendre l’arrivée de M. Angélil en dernier tiers pour que l’émission de dimanche lève réellement. En lever de rideau, Fabienne Thibeault a néanmoins offert des confidences tout sauf ennuyantes. Comme on peut le lire dans sa biographie, elle a raconté cet épisode de 1986 aussi farfelu que lubrique, au cours duquel un producteur de cinéma français, Anatole Dauman, lui a littéralement déposé son phallus dans la main, alors qu’elle l’invitait à admirer Montréal par la fenêtre d’un hôtel! S’exécutant, elle s’est dit: «À l’âge qu’il a, ça durera pas longtemps…»

Belle découverte, ce Eddy King. Humoriste d’origine congolaise, et qui a grandi en France, il a appris à reconnaître l’accent québécois en regardant La petite vie, Chambres en ville et Virginie. De son véritable prénom Edgar, il ne mange jamais de bananes en présence de personnes de race blanche, parce qu’il a «très peur des stéréotypes.» Décidément, nous étions dans les conversations phalliques. À Guy A., qui lui a demandé comment se débarrasser des contrats de compagnies de cellulaires, il a suggéré de faire appel au service de rétention, lui qui a déjà travaillé au service à la clientèle de Rogers.

L’auteur Maxime Olivier Moutier, qui oeuvre aussi en psychanalyse, déplore qu’on prescrive autant d’antidépresseurs au Québec. Il reproche aux Québécois d’ériger les victimes en héros et de chercher des poux à ceux qui réussissent dans la vie. «On est responsables de nos malheurs», croit-il.

Venue souligner le 60e anniversaire du Théâtre du Nouveau monde, Lorraine Pintal n’a pas eu le choix de revenir sur l’affaire Bertrand Cantat, la comparant à un tsunami et à un cyclone. «Faut accepter que les arts sont là pour nous faire évoluer, provoquer», a-t-elle dit au sujet du Cycle des femmes de Sophocle, qu’elle a vu à Athènes, et auquel a participé Cantat. L’ancien membre de Noir Désir a cependant été écarté des futures représentations de Montréal et d’Ottawa.

Bonne idée d’avoir invité le spécialiste des réseaux sociaux Bruno Guglielminetti pour traiter de la mort de Steve Jobs, qu’il a qualifié de «Léonard de Vinci de notre siècle». Au sujet de la suspension de Pierre Sormany, qui en a trop dit sur Facebook et qui a dû démissionner de Radio-Canada cette semaine, M. Guglielminetti a appelé les utilisateurs des réseaux sociaux à la plus grande prudence, particulièrement les journalistes, qui représentent leur employeur en toutes circonstances. «Ce que vous allez écrire, faudrait que votre mère puisse le lire», a-t-il blagué.

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