Richard Therrien

Archive du 25 septembre 2011

Dimanche 25 septembre 2011 | Mise en ligne à 23h16 | Commenter Commentaires (71)

L’étoile du match à Denise Bombardier

mmeb
Denise Bombardier
Photo Radio-Canada

J’ai toujours eu un rapport d’amour-haine avec Denise Bombardier. Le ton qu’elle employait dans ses chroniques à la radio et à la télé dans les dernières années m’irritait profondément.

Mais hier, à Tout le monde en parle, Mme B a offert une prestation qui mérite une étoile du match. Serait-elle en mode séduction après avoir été virée du 98,5 et de TVA? Qu’importe, son entrevue-réconciliation avec Guy A. Lepage a constitué le moment le plus intéressant de la première de la saison.

Denise Bombardier a mis des années à avaler le fameux «Qu’a mange de la marde!» lancé à son sujet par Guy A. Lepage. Sa première visite sur ce plateau constituait en quelque sorte une façon de passer à autre chose. Les deux anciens ennemis se sont même donné un câlin, chose que je n’aurais jamais cru voir de mon vivant.

Mme B s’est prononcée sur DSK, mais aussi sur plusieurs autres sujets. «Les femmes ne sont pas que vertueuses», a-t-elle dit, racontant que des mères envoyaient leurs enfants en pâture à un réalisateur d’émissions jeunesse à Radio-Canada, pour qu’ils passent à la radio. Ce réalisateur en abusait, comme il a abusé de la petite Denise qui n’avait que 12 ans.

Elle a ensuite affirmé avoir été remerciée sans préavis du 98,5 parce qu’elle demandait trop cher. Et son renvoi du TVA Nouvelles de 22h? Personne ne lui a rien dit. «J’ai été très ébranlée. Le mépris et l’absence de manières sont des choses qui me heurtent.»

Le fait de côtoyer de près le couple Péladeau-Snyder n’a eu aucune incidence sur ce choix. «Il faut croire que quand on est président d’une grande entreprise, on ne se met pas le nez dans les affaires de la compagnie.»

On a revu Mme B chanter Je ne regrette rien à L’autobus du showbusiness en 1988, pour en finir avec sa liaison avec Lucien Bouchard. «C’était une passion dévastatrice et dévorante», a-t-elle raconté.

«Êtes-vous ici pour me conquérir ou pour reconquérir Radio-Canada?» lui a demandé Guy A. Réponse: «Vous, vous êtes déjà conquis. Si Radio-Canada me faisait signe, j’écouterais ce qu’on a à me dire.»

Très attendu, Jacques Duchesneau a ouvert l’émission. Pas de véritables nouvelles informations dans ce qu’il a dit, la surprise est plutôt venue de ses propos sur le travail des médias. «On a fait dire à ce rapport-là à peu près n’importe quoi», a-t-il dit.

Le directeur de l’Unité anticollusion est allé très loin dans ses accusations, reprochant à «des» médias – sans les nommer – d’intimidation. Il a raconté qu’après ses visites de certains chantiers durant son enquête, des journalistes arrivaient sur les lieux, comme par hasard. Il a aussi nié formellement avoir joué au golf avec François Legault, comme on l’a raconté dans certains médias.

Il a justifié son choix d’aller à Tout le monde en parle avant de s’adresser à l’Assemblée nationale par les nombreuses faussetés qui couraient au sujet de son rapport. Il affirme que la situation dans le monde de la construction est pire qu’il le pensait, mais garde espoir qu’on puisse régler les choses. «On nous disait que c’était impossible de s’attaquer aux motards. Ça s’est fait.»

M. Duchesneau a fait l’objet de plusieurs soupçons dans les dernières années, mais qui n’ont mené à rien. On a même tenté de le déloger de ses fonctions à cinq reprises, mais le premier ministre Charest l’a chaque fois défendu. Il quittera finalement ses fonctions en mars prochain.

Comme on en reçoit si souvent à Tout le monde en parle, Olivia Chow nous a offert une leçon de vie. La veuve de Jack Layton affichait une force étonnante, dans les circonstances.

Dans une entrevue entièrement en anglais, elle a répété que son mari ignorait la gravité de son état durant la campagne électorale. «Les journalistes peuvent bien croire ce qu’ils veulent», a-t-elle dit. Elle ne se présentera pas à la succession de son défunt mari et n’a voulu appuyer aucun candidat.

Quelques heures avant de mourir, Jack Layton a regardé La guerre des étoiles: Le retour du Jedi. «Il n’a jamais eu peur», a raconté Mme Chow, qui compte rester en politique.

Grand personnage que Jean Bissonnette, qui a imposé sa marque en variétés durant des décennies. L’homme a raconté que Jean Drapeau a décidé que les spectacles de la fête nationale n’auraient plus lieu sur le mont Royal «parce que ça dérangeait les anglais de Westmount».

On a appris que Laurent Paquin peignait des toiles. Boucar Diouf est revenu à plusieurs reprises sur la polygamie de son père, des interventions toujours drôles et à propos.

Venu promouvoir le film Café de Flore, Kevin Parent affichait une mine rayonnante, ayant dû perdre du poids pour son rôle de DJ. Aussi du film, Hélène Florent s’est mise à pleurer en repensant au trophée Artis qu’elle a reçu au printemps dernier pour ses rôles dans La galère et Toute la vérité. À peu près rien sur la présence de Vanessa Paradis dans Café de Flore.

Il fallait voir Évelyne Brochu et Hélène Florent se souvenir de toutes les paroles des succès des BB, qui effectuent un retour avec l’album Univers, dont la chanson-titre est signée Marie-Mai.

Patrick Bourgeois a toujours haï le nom des BB, donné à cause du nom de leur groupe, les Beaux Blonds, créé pour la comédie musicale Vis ta vinaigrette.

Sobre après un long combat contre la drogue, François Jean a tassé le verre de vin qu’on lui a servi. Il ne prend «même pas un petit joint.» Il a raconté avoir pris le Concorde pour Paris une fin de semaine avec sa conjointe de l’époque, Marie Carmen, l’une des nombreuses que s’était payé le couple, alors au sommet des palmarès.

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