
On va arrêter de se conter des histoires…
Non, je n’ai pas assisté à la conférence de presse d’Occupation double ce matin. J’avais mieux à faire, croyez-moi.
Huit ans après les débuts de cette émission, je ne comprends toujours pas ce qu’on lui trouve. Pour moi, OD n’est rien de plus qu’une ode à la superficialité, au manque de culture et d’intelligence, à tout ce qu’il y a de pire chez l’être humain.
Quand vous pensez qu’une des concurrentes, Athéna, de Québec, répond à la question «Quel est ton livre préféré?»: Le dictionnaire et le Journal de Québec… Le Journal n’est juste pas un livre, mais… un journal. (Elle aurait dit Le Soleil, j’aurais soupiré autant.)
Je ne méprise pas pour autant les 1,8 millions de fidèles qui suivent assidûment les péripéties de ces douchebags et de ces greluches en puissance, j’ai de très bons amis qui en font autant. J’aimerais d’ailleurs trouver le même plaisir qu’ils ont à se moquer de l’insipidité des concurrents.
Mais on va arrêter de se conter des histoires, Occupation double n’est ni de la bonne, encore moins de la grande télévision. Il n’y a rien de plus vide! Et lâchez-moi avec les magnifiques paysages que nous offrent les escapades amoureuses des concurrents, on a Évasion pour ça!
Ce qui m’irrite le plus, c’est qu’on se prend au sérieux dans cette émission. Eille, Occupation double, c’est pas des farces, le plus gros succès de l’automne à la télévision! Eille, une étudiante en sciences, une autre en littérature, une avocate, c’est pas des cruches! Luxe? Prestige? Comble du romantisme? Come on! Si au moins on reconnaissait que tout ça n’est qu’une farce monumentale, que du pleurnichage artificiel, le comble de l’insignifiance!
Juste à l’idée d’entendre glousser les filles en voyant ces gars hébétés se vendre devant elles dans la première émission, j’ai juste envie de vomir.
Eille, les amis, on va arrêter de se conter des histoires?