Richard Therrien

Archive du 11 avril 2010

Dimanche 11 avril 2010 | Mise en ligne à 23h01 | Commenter Commentaires (60)

L’étoile du match à Claude Robinson

crobinsoncur
Claude Robinson
Photo Radio-Canada

Quand on a droit à un Tout le monde en parle de la qualité de celui d’hier, je vous demande bien pourquoi on se demanderait si la formule s’essouffle.

Et quand on voit le créateur Claude Robinson devoir repartir de zéro dans son combat contre Cinar, on se demande quand diable on laissera enfin cet homme tranquille. «Si je perds à la fin, je me relève pas de ça», a-t-il anticipé hier.

Il dit ne pas s’être réjoui en 2004 à la mort de Micheline Charest, qu’il poursuivait. «C’était la mère de deux enfants qui venait de mourir. C’est un drame.»

Alexandre, un des fils de Micheline Charest et de Ron Weinberg, qu’il a rencontré par hasard, lui a souhaité bonne chance dans son procès. «C’est pas parce que tu descends du singe que t’es obligé de payer pour ton père», pense Robinson.

On n’a pas idée de l’impact que peuvent avoir l’entrevue d’hier de Jasmin Roy sur l’homophobie, et son livre Osti de fif!, paru dernièrement. Ces choses-là doivent se dire et se répéter dans les grands rendez-vous populaires comme l’émission de Guy A. À force de les entendre, on va finir par comprendre.

Écolier, Jasmin Roy subissait régulièrement les railleries méchantes des autres élèves. Des agressions dont même les adultes étaient complices, notamment un prof d’éducation physique qui laissait les élèves se moquer de lui devant toute la classe.

Anxiété, mélancolie, fatigue chronique et vomissements ont ponctué son adolescence, tant l’homophobie dont il était victime était constante. Selon lui, la tolérance zéro s’impose à l’école contre toute forme d’homophobie.

Jasmin Roy déplore l’intolérance existant dans la communauté gaie, notamment celle de plusieurs homosexuels à l’égard d’hommes efféminés, qui ont pourtant autant le droit d’exister. Il ne comprend pas que les gagnants des galas ne remercient pas leurs conjoints de même sexe, alors que les hétéros le font régulièrement. «Si je gagnais un prix, la première chose que j’aimerais, c’est remercier mon chum», dit-il.

Rafraîchissante entrevue avec l’auteure India Desjardins et l’interprète de son Aurélie Laflamme au cinéma, Marianne Verville.

Dans cette entrevue ponctuée par plusieurs malentendus hilarants, India Desjardins a confié s’habiller «en mou» lorsqu’elle pondait ses romans, en pyjama ou en «doudou».

«Je me suis senti pendant deux heures comme une ado de 14 ans et j’ai même pleuré», a dit Guy A. après avoir vu le film.

On ne s’est vraiment pas ennuyé hier soir. Particulièrement au cours de l’entrevue avec le parolier Roger Tabra, crue et ponctuée de malaises.

Celui qui alignait cognac et cocaïne au réveil durant longtemps boit maintenant de la tisane avec son ami Éric Lapointe. Sans filtre, Tabra a parlé du «comité des salopes de Montréal», s’est vanté de son «gros crayon», a dit avoir baisé aussi souvent qu’il en a eu envie, et sorti quelques phrases aussi vulgaires qu’approximatives comme celle-ci: «On peut pas me faire un trou dans le cul, j’en ai d’jà un.»

Tabra s’est aussi prononcé sur différents interprètes que lui nommait Guy A. Caroline Néron? «Ce n’est pas une chanteuse, c’est plus un personnage.» Garou? «Le problème, c’est qu’il n’a pas le courage d’aller plus loin.» Marie Carmen? «C’est bien d’aller faire de l’humanitaire ailleurs, mais il faudrait en faire aussi un peu chez soi…»

Portant ses lunettes fumées qu’il a refusé d’enlever, l’auteur à scandale Ian Halperin a fait un fou de lui hier. Sa meilleure: Michael Jackson aurait été favorable à la souveraineté du Québec, et aurait même songé à s’installer chez nous!

«Moi je suis undercover», a-t-il répété sans relâche, rappelant inlassablement son «brwand djournalizeume»!

Dany Turcotte ne l’a pas lâché, lui promettant d’alimenter son feu avec chacune des pages de ses livres s’il se retrouvait sur une île déserte.

Marie-Thérèse Fortin, qui triomphe dans la version musicale des Belles-soeurs au Théâtre d’aujourd’hui, s’est revue en Mlle Bric-à-Brac dans Le village de Nathalie. À la demande générale, Dany Turcotte a dû enfiler la tenue moulante de skieur jaune pétant que lui a remise le skieur Érik Guay. On salue son courage!

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