
Nico Archambault
Photothèque La Presse
On l’a souvent vu danser, mais il faisait bon l’entendre parler, hier soir, à Tout le monde en parle.
Pour son charme et son intelligence, Nico Archambault, dont 14 millions de personnes ont vu la performance aux côtés de Janet Jackson aux American Music Awards dimanche dernier, mérite notre étoile du match.
Le gagnant de So You Think You Can Dance Canada s’est cassé le nez, déchiré des muscles et fait de multiples blessures sur le plateau. Mais c’est la valse qui lui a donné le plus de fil à retordre!
Parce qu’il avait d’autres engagements, Archambault a refusé de participer à la tournée de Michael Jackson. «En as-tu des nouvelles de lui? Ça va bien?», a demandé Dany Turcotte, devant l’air ahuri d’Annie Villeneuve.
On verra Archambault dans un docu-fiction sur la vie de Nureyev sur la chaîne Bravo! Le danseur s’implique aussi contre l’intimidation chez les jeunes, lui qui a subi les railleries de ses compagnons au secondaire à cause de son intérêt pour la danse. Même hétéro, il subissait l’homophobie.
Annie Villeneuve ira au Centre Bell le 17 décembre avec son chandail du Wild du Minnesota, pour voir son chum Guillaume Latendresse, échangé la semaine dernière.
Il a bien sûr été question de la sortie de l’ex de Latendresse dans le Journal de Montréal, Maïka Desnoyers, qui n’apprécie pas que la chanteuse se voit comme «une belle-mère aimante» avec son fils. «Je respecte le fait que ça puisse lui faire un peu de peine que quelqu’un vienne chambouler sa vie», a déclaré Annie Villeneuve, avant d’ajouter: «J’essaie de ne pas m’en mêler, ça lui appartient.»
À propos du départ de son chum vers le Minnesota, l’ex-académicienne voit la chose comme un défi. «Si j’y pense deux trois minutes le matin en me levant, j’ai un petit vertige.»
«Il est pas mort, je vais le revoir», poursuit-elle, admettant que le joueur de hockey se sentait démotivé sur la glace. «Je suis soulagé pour lui. Je le voyais travailler fort, il manquait de confiance en lui ici à Montréal.»
Paul Piché semblait avoir retrouvé toute sa tête hier pour parler de son nouveau disque, et ça faisait du bien. Deux ans après avoir lancé son livre weird, Déjà vu, il admet que l’ouvrage mettait trop d’emphase sur le calcul du retour des modes. Dany Turcotte s’est pour sa part excusé d’avoir quitté le plateau quand Piché est venu en parler.
Revenant sur ses premières années de succès, Piché dit avoir été hué la première fois qu’il s’est présenté sur scène sans sa barbe des années 70.
Même s’il parle trois langues, il ne voit pas la nécessité d’imposer le bilinguisme à tous. «Il n’y a aucun pays où tout le monde est bilingue, dit-il. Faut pas venir fou avec ça.»
Rieuse et discrète, Loreena McKennitt a joué de la harpe au marché St-Lawrence de Toronto pour financer son premier album. Depuis, la chanteuse de Winnipeg a vendu 14 millions de disques. Plusieurs hier ont dû mettre un visage sur plein de chansons qu’ils connaissaient.
Chose rare selon Guy A.: l’artiste a téléphoné elle-même la semaine précédente pour annuler sa participation, alors que les autres font appeler leur gérant. «J’ai été très gênée de devoir reporter.»
D’ailleurs, McKennitt s’occupe elle-même de sa carrière avec une équipe qui ne la partage avec aucun autre artiste. «Pour ma part, je préfère créer moins, mais savoir que mes créations sont bien gérées, par ma propre équipe.»
La peintre Corno, lumineuse, m’a donné envie de mieux connaître son oeuvre.
Quand elle a quitté Chicoutimi pour s’installer à New York il y a 18 ans, elle ne parlait pas anglais et a dû partir de rien. Aujourd’hui, ses toiles se vendent de 20 000$ à 70 000$, jusqu’à Dubaï, où elle a d’abord préféré écarter certains tableaux trop osés.
Le succès lui a valu des remontrances dans le monde de l’art contemporain. «Les peintres, si t’es reconnu, si tu vends, t’es moins bon. T’es supposé souffrir et avoir les oreilles coupées.»
Elle rêve de vendre de son vivant une de ses oeuvres 1 million$. Mais 300 000$ serait plus réaliste, conclut-elle.
Dumas, qui multiplie les albums à un rythme d’enfer, chante en français par conviction et parce qu’il y avait peu de chansons en français à écouter durant son adolescence. «Ce qui m’a fait écrire des chansons en français, c’est d’essayer de faire de la musique que j’aurais aimé entendre.»
Les jeunes lui envoient des courriels pour lui dire qu’ils n’écoutaient pas de musique en français avant de le connaître.
Pour les quatre disques de Dumas, Dany Turcotte avait autant de cartes, dont l’une disait ceci: «L’année est pas finie, il reste encore un mois. On se retrousse les manches, t’as le temps pour deux, trois autres!»
Je vais me mettre sérieusement à écouter Le Sportnographe à la radio de Radio-Canada. Jean-Philippe Wauthier, Jean-Philippe Pleau et Olivier Niquet scrutent les médias sportifs et se paient joyeusement la tête de tous les gérants d’estrade.
Imaginez la bourde d’Évelyne Audet à L’attaque à 5 avec le téléspectateur Yalpe Nismou. Du bonbon pour eux.
Disons que le monde du sport est aussi susceptible que le domaine artistique: le trio du Sportnographe est persona non grata chez le Canadien, pour s’en être moqué.
Le débatteur de L’attaque à 5, Jean-Charles Lajoie, les a traités de «gauchistes se caressant en lisant du Jean-Paul Sartre». Les gars venaient de révéler qu’il avait plagié. S’il avait été un journaliste, il aurait perdu son emploi, croit Jean-Philippe Pleau.
Comme plusieurs de mes collègues, Pleau ne pense rien de bon du film Pour toujours les Canadiens. Annie Villeneuve a trouvé l’histoire bonne, mais ne semblait pas beaucoup plus enthousiaste.
Les listes d’invités moins enthousiasmantes donnent souvent des émissions surprenantes, comme c’était le cas hier soir. Reste à voir si Guy A. et Dany auront survécu au rouleau compresseur OD…