
Pol Pelletier
Photo Radio-Canada
Ceux qui n’avaient pas envie de regarder Star Académie hier ont eu droit à une contre-programmation particulièrement hétéroclite à Tout le monde en parle.
Inviter Anne-Krystel Goyer, qui a posé pour Playboy, et la femme de théâtre Pol Pelletier sur le même plateau relevait du délire total. Mais c’est ce qu’il y a de merveilleux chez Guy A.
La soirée a commencé avec Bernard Landry, qui a troqué sa chronique au Journal de Montréal pour une autre dans La Semaine.
Le fou du roi lui a plutôt suggéré ceci: «Un bon truc pour exprimer vos opinions dans le Journal de Montréal pendant le conflit est d’écrire au courrier de Louise Deschâtelets. Les syndiqués n’y verront que du feu, et de plus, n’est-ce pas l’endroit idéal pour parler de séparation?»
L’ex-premier ministre n’allait pas casser du sucre sur le dos de Pierre Karl Péladeau, vantant plutôt sa grande culture.
M. Landry s’en est plutôt pris au fondateur de Power Corporation, Paul Desmarais, un proche du président français, Nicolas Sarkozy. Il se demande d’ailleurs comment il se fait que René Lévesque ait été admis à la Légion d’honneur, mais à un grade inférieur à Paul Desmarais.
«Demandez à n’importe qui, ici, sans insulter Paul Desmarais, est-ce qu’il est plus important pour l’histoire du Québec que René Lévesque? Regardons les choses en face.»
De retour d’Israël et de Cisjordanie, le courageux Patrick Lagacé a voulu rappeler qu’une sympathie à l’endroit des Palestiniens ne devrait faire de quiconque un sympathisant du Hamas.
Selon lui, les deux parties sont victimes de leurs extrémistes.
Très modéré tout au long de l’entrevue, Lagacé a plaidé pour qu’on puisse regarder légalement Al Jazeera chez nous. La chaîne est tout sauf propagandiste, selon lui. «Fox News me prend pour un épais. Al Jazeera, je n’avais pas l’impression qu’on me prenait pour un cave.»
Le chroniqueur de La Presse a pris la défense de son ami et collègue des Francs-tireurs, Richard Martineau, d’accord avec sa décision de poursuivre ses chroniques au Journal de Montréal.
L’ancien journaliste du Journal semblait craintif sur l’issue du conflit actuel. «À la fin, c’est une tentative pour casser le syndicat», croit Lagacé, qui affirme que la direction a eu ce qu’elle voulait au terme du lock-out au Journal de Québec. «Ils sont presque rentrés aux conditions du boss.»
«Le seul chiffre qu’on n’a pas entendu dans le conflit (…), c’est le profit annuel du Journal de Montréal», a-t-il quand même ajouté.
La politicienne la plus désagréable? «Josée Verner», a répondu Lagacé. «Quand elle parle, ça sent les lignes apprises par coeur.» Et l’entreprise la plus polluante? «Tous les écoeurants à Shannon qui ont laissé l’eau se contaminer.» La pire émission de télé? «Occupation double. (…) C’est des tartes qui se parlent. Des tartes aux dents blanchies.»
Venu défendre son émission Monsieur Showbiz, Érick Rémy a raconté ses problèmes de dépression et révélé qu’il avait été battu par une ex-conjointe, un sujet tabou s’il en est un.
Le fou du roi s’en est pris à lui pour ses chasses aux potins à sa défunte émission de radio, et pour «une ligne ouverte sur sa relation avec André Boisclair», a-t-il dit.
«C’était à toi de pas faire le coming out ici», a rétorqué Rémy.
Réel malaise durant l’entrevue avec Anne-Krystel Goyer, 22 ans, qui a posé pour Playboy. Tous les gags les plus clichés y ont passé, faisant rougir Bernard Landry, et l’invitée n’a sûrement pas contribué à éloigner les préjugés sur sa profession, vantant Pamela Anderson, un modèle pour elle.
La carte de Dany: «Je voulais vous dire qu’au poker, c’est assez rare qu’on gagne le jackpot juste avec une paire!»
Notre étoile du match va à la spéciale spatiale Pol Pelletier, qui allait analyser les «présences» des invités sur le plateau, accrochant particulièrement sur «la présence forte» de Dany, apeuré par la dame.
Féministe engagée, la femme de théâtre constate un déclin du mouvement, elle qui avait réuni 900 femmes au Théâtre du Nouveau-Monde pour un spectacle féministe. «Ce serait impensable aujourd’hui», croit Pol Pelletier.
L’entrevue avec Angelo Cadet et Didier Lucien était intéressante, jusqu’à ce qu’ils campent leurs rôles de Guylain et Elsie pour interviewer Guy A. À Vox, ça passe. À TLMEP, beaucoup moins.
Autres invités qui juraient avec le style Star Académie: le planant groupe Malajube.
On a pu mettre des visages sur un nom, le groupe se limitant à de rares apparitions dans les médias.
Guy A. leur a reproché de ne pas entendre leurs paroles, ce dont ils se sont défendus. Pas sûr que leur discussion sur les fissures anales leur ont attiré de nouveaux fans.
En ouverture, Guy A. a révélé qu’il avait invité Pierre Karl Péladeau, qui a gentiment décliné l’invitation.
L’animateur a cru comprendre dans la réponse de M. Péladeau qu’il viendrait sur le plateau, une fois le conflit réglé au Journal de Montréal.
Vais-je voir ça de mon vivant?