
Herby Moreau
Photo La Presse, André Tremblay
J’avoue avoir été assez surpris de voir Herby Moreau durant l’émission spéciale sur l’assermentation de Barack Obama, ce midi à TVA.
Pas que je n’aime pas le chroniqueur artistique, même que je le trouve plutôt sympathique et compétent.
Mais avec l’équipe d’analystes compétents qui entouraient Pierre Bruneau, TVA n’avait pas besoin d’Herby Moreau. Comme il n’avait pas besoin de parler à René Angélil le soir de l’élection d’Obama. L’intelligence du propos suffit.
D’ailleurs, je ne cesse d’être impressionné par la qualité de la couverture de TVA depuis le début de la campagne américaine. Avec Luc Lavoie, Quebecor a perdu un porte-parole exécrable mais gagné un analyste intelligent et efficace.
Radio-Canada a bien fait, mais on sentait que Céline Galipeau, qui accomplit un travail remarquable au Téléjournal de 22h, n’avait pas encore les réflexes suffisamment aiguisés pour ce type d’émission spéciale. Ça viendra. Dans les longs silences à Radio-Canada, on percevait ce manque d’expérience, l’impression de ne pas savoir quoi dire. Alors que la société d’État a mis une demi-heure à réagir au discours du nouveau président, TVA avait déjà fait l’analyse en long et en large.
La présence de son ambiant à TVA donnait aussi beaucoup de vie et d’émotion à l’ensemble, comparativement à la couverture plus éteinte et froide de Radio-Canada.
Malgré le moment historique qu’on vivait, le spectacle de dimanche et l’assermentation d’hier m’ont donné certains malaises. Garth Brooks, James Taylor, les hymnes patriotiques, la longue prière avant le serment… Eh qu’on se sent loin des Américains dans ces moments-là!
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