Richard Therrien

Mercredi 23 avril 2014 | Mise en ligne à 13h44 | Commenter Commentaires (32)

Enquête subit aussi des coupures

graveldenis

Le journaliste et animateur Alain Gravel (sur la photo avec Marie-Maude Denis) annonce sur Twitter que l’émission Enquête n’échappera pas aux importantes compressions à Radio-Canada.

«Menace à la qualité d’un service public qui a fait ses preuves. Coupure de 3 journalistes et d’un réalisateur à Enquête. Triste», écrit-il. «Enquête a contribué à sauver des millions en révélant avec d’autres médias le scandale de l’industrie de la construction.» «Ça va inévitablement paraître en ondes. Pas de miracle!»

Les annonces d’abolitions de postes n’arrêtent pas de tomber depuis deux semaines, et il est à prévoir que plusieurs artistes profiteront de leur tribune au Gala Artis dimanche soir pour saluer leurs collègues qui traversent ces moments difficiles.

Récipiendaire du trophée Artis dans la catégorie Animateur/animatrice d’émissions d’affaires publiques l’an dernier, Alain Gravel est de nouveau en nomination cette année.

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Dimanche 20 avril 2014 | Mise en ligne à 23h08 | Commenter Commentaires (62)

L’étoile à Cora Tsouflidou

CoraTsouflidou

Cora Tsouflidou. Ce nom de famille, elle le doit à son ex-mari, un restaurateur d’origine grecque, qui considérait qu’une femme ne devait rien faire d’autre que de la couture ou de la coiffure. Elle ne l’a pas écouté, et la voilà aujourd’hui avec plus de 130 restaurants de déjeuners Chez Cora. L’histoire de cette femme d’affaires accomplie, racontée dans le livre De Cora à Cora Déjeuners, a donné lieu au moment le plus intéressant de l’édition pascale de Tout le monde en parle dimanche soir.

Ses différents plats qui apparaissent au menu (Lucie-la-framboise, Le déjeuner d’Annie, etc.) ont réellement été inspirés par ses clients, à son premier resto de Côte-Vertu. «80% du menu», dit-elle. Elle ignorait même ce qu’était un franchisé quand une femme est venue lui offrir d’emprunter sa formule et son image pour ouvrir sa propre succursale Chez Cora.

Elle en a voulu longtemps à cette cuisinière qui s’est sauvée avec ses recettes pour ouvrir sa propre chaîne de restaurants, et qu’elle appelle la «vieille chipie». Cette trahison l’a quand même stimulée à élaborer le concept Cora, mais elle rage de ne pas toucher de redevances sur les profits de sa rivale.

Son fils Nicolas a pris sa relève à la tête de l’entreprise, qui table maintenant sur une expansion aux États-Unis. «Êtes-vous enregistrée au Delaware?» lui a demandé Dany Turcotte. «Comment vous savez ça, vous?» a répondu Cora Tsouflidou, qui semblait un peu mécontente de la question. On sait que le Delaware est considéré comme un paradis fiscal.

Mario Tessier a dû regretter d’avoir révélé qu’il avait retiré un gag du Gala Artis, qui rendait l’artiste qui en était la cible «mal à l’aise». «Qui? Et quel était le gag?», ont voulu savoir Guy A., Dany et même l’autre moitié des Grandes Gueules, José Gaudet. Guy A. a sorti le vin plus tôt afin qu’il raconte la fameuse plaisanterie, mais rien n’y fit. On a seulement compris que l’artiste en question était un homme et qu’il était homosexuel.

Benoît Dutrizac, qui coanimera la 17e saison des Francs-tireurs cet automne à Télé-Québec, aimerait beaucoup y recevoir Pierre Karl Péladeau, notamment pour savoir s’il considérait un peu disgracieux son discours improvisé avec les Drainville et Lisée, le soir de la défaite du Parti québécois. Alors que Martineau ne croit pas en la disparition de l’idée de souveraineté, Dutrizac l’associe à une autre époque.

Martineau a bondi lorsqu’il a été questionné sur l’UPAC et le parti de Philippe Couillard. «Faut-tu détester le référendum pour voter Libéral!» s’est-il indigné. Sur Gaétan Barrette, Dutrizac qualifie son changement de camp d’«odieux», se rappelant «ce qu’il m’a dit hors d’ondes sur Yves Bolduc et sur l’establishment du Parti libéral».

Alors que Martineau semblait dire que les coupures à Radio-Canada n’étaient pas pires que dans le reste du monde des médias – «c’est très triste mais ça arrive partout» –, Dutrizac déplorait qu’elle se fassent sur le dos des jeunes, insistant sur l’importance du service public.

Thomas Mulcair ne devait pas s’attendre à se faire ainsi bombarder. Le chef du NPD a admis avoir voté libéral pour son ami Geoffrey Kelley. «Pourquoi pas Québec solidaire?» a demandé Richard Martineau. Mulcair reste fédéraliste avant tout, quitte à voter pour un parti qu’il a pourtant quitté il y a huit ans en claquant la porte.

Il ne croit pas qu’un vote pour le NPD aux prochaines élections pourrait diviser le vote et réélire un gouvernement conservateur. «C’est vrai que des fois j’ai l’impression de me présenter contre People Magazine», dit-il à propos du chef libéral, Justin Trudeau. Thomas Mulcair se dit convaincu qu’Olivia Chow remportera la mairie de Toronto contre Rob Ford.

Le réalisateur Cédric Klapisch a attendu que Romain Duris soit papa avant de lui proposer Casse-tête chinois, dernier volet de sa trilogie entreprise avec L’auberge espagnole. «Je savais qu’il ne jouerait pas de la même façon s’il n’avait pas d’enfant.» Après Barcelone, Londres et Saint-Pétersbourg, il a choisi de situer le troisième chapitre dans le Chinatown de New York. Il ne croit pas faire un quatrième film, une idée que son propre fils lui déconseille d’ailleurs.

Retraité de la police de Montréal, Richard Dupuis a déjà été le patron de l’ex-enquêteur Benoît Roberge, qui a écopé de huit ans de prison pour avoir vendu des informations aux Hells Angels. Il parle d’un être manipulateur, qui ne respectait pas les règles, excessivement extraverti. Il qualifie d’effet de toge le numéro de Roberge, qui a pleuré devant le juge, pour s’attirer la sympathie du public, selon M. Dupuis. Roberge sera emprisonné dans un pénitencier adapté, afin qu’il ne soit pas victime de représailles de ses codétenus.

Richard Dupuis attribue les plus récents suicides de policiers à la plus grande pression qui leur est imposée, malgré des statistiques qui indiquent une baisse des suicides. La nomination des chefs de police aux changements de gouvernements, dont il a été largement question, a suscité l’indignation du panel d’invités.

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Vendredi 18 avril 2014 | Mise en ligne à 12h03 | Commenter Commentaires (42)

Souvenir Télé Presse: Jésus de Nazareth

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Chaque Semaine sainte apporte son lot de films du Christ et de péplums bibliques. Mais l’oeuvre religieuse qui marqua le plus la télévision reste sans aucun doute Jésus de Nazareth, présentée en couverture de Télé Presse dans la semaine du 7 au 14 avril 1979.

L’oeuvre de Franco Zeffirelli avait rallié deux ans plus tôt 99 millions de téléspectateurs aux États-Unis. Radio-Canada la diffusera en trois parties, du Mercredi au Vendredi saint. «On a parlé d’oeuvre magistrale: la première vraiment réussie, la première satisfaisant chrétiens et juifs, la première qui savait s’installer dans un contexte historique sans se vider du sens spirituel», écrit le journaliste Jean-Guy Dubuc dans Télé Presse.

Zeffirelli, qui avait réalisé par le passé Roméo et Juliette au grand écran, ose proposer pour l’époque une vision audacieuse de l’histoire du Christ. «La Dernière Cène présentée différemment, Marie est vraiment l’épouse de Joseph et Judas n’est pas un traître», dit la publicité. Zeffirelli «avait renouvelé Shakespeare; il tenterait d’en faire autant avec la Bible», poursuit Jean-Guy Dubuc.

Le grand public découvre l’acteur britannique Robert Powell dans le rôle du Christ. J’avais alors six ans et j’étais persuadé qu’il s’agissait réellement de Jésus! «S’il faut se défier des apparences pour l’ensemble des comédiens, c’est peut-être le contraire qui a poussé Zeffirelli à choisir l’interprète du rôle principal: toute l’allure physique de Robert Powell rejoint adéquatement l’aspect que l’on peut supposer du personnage de Jésus. Car on se fait toujours une image de la personne: Powell, que l’on a déjà vu dans le Mahler de Ken Russell, correspond au portrait plus ou moins conscient que se font de Jésus ceux qui ont lu l’Évangile», peut-on lire dans Télé Presse.

Outre Powell, qui ne trouvera jamais de rôle aussi marquant par la suite, Olivia Hussey joue Marie, Peter Ustinov incarne Hérode, Rod Steiger, Pilate, et Anne Bancroft, Marie-Madeleine. Font aussi partie de la distribution Michael York, Claudia Cardinale, Anthony Quinn, Ernest Borgnine, Sir Laurence Olivier, Christopher Plummer et Fernando Rey.

Cinépop diffuse Jésus de Nazareth, aujourd’hui (Vendredi saint) de 13h à 19h15.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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