Richard Therrien

Lundi 8 février 2016 | Mise en ligne à 16h26 | Commenter Commentaires (7)

Le Super Bowl près du million à RDS

Peyton Manning (Photo: Timothy A. Clary, Agence France-Presse)

Peyton Manning (Photo: Timothy A. Clary, Agence France-Presse)

RDS a frôlé le million de téléspectateurs en plein dimanche soir: 943 000 amateurs québécois ont suivi le 50e Super Bowl à cette chaîne comparativement à 884 000 l’an dernier. 404 000 autres ont choisi de suivre le match à CTV. RDS a aussi scoré fort pour l’émission d’avant-match, vue par 651 000 amateurs.

Rien toutefois pour arracher la première position à La voix, vue par 2 074 000 téléspectateurs, Accès illimité par 985 000 et LOL :-) par 957 000 à TVA.

À ICI Radio-Canada Télé, Tout le monde en parle a conservé 806 000 accros.

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Lundi 8 février 2016 | Mise en ligne à 14h42 | Commenter Commentaires (8)

La voix junior: quel avenir pour Le banquier?

TVA a pris tout le monde par surprise dimanche soir en annonçant l’arrivée de La voix junior, version québécoise de The Voice Kids, en septembre prochain. Le diffuseur a aussi confirmé le retour de La voix pour une cinquième saison à l’hiver 2017.

Est-ce à dire que La voix junior prendra la place du Banquier dans la grille d’automne? Et qu’on la fasse cohabiter avec Vol 920 ou une nouvelle émission de dating.

La question est encore plus intéressante depuis qu’on sait que Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau ont annoncé leur séparation. Celui-ci a beau avoir quitté la direction de Québecor, il en reste tout de même l’actionnaire principal. Plus rien n’empêche Julie d’aller se faire voir ailleurs.

The Voice Kids existe déjà dans 24 pays. En France, deux saisons ont été diffusées à TF1 à l’été 2014 et à l’automne 2015, avec trois coachs plutôt que quatre. Une troisième saison est déjà prévue pour l’automne.

Notre version acceptera des candidats de 7 à 14 ans, qui pourront se présenter aux préauditions, les 27 et 28 février à Laurier Québec, et du 2 au 6 mars à l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis à Montréal. Des préauditions auront lieu aussi à Gatineau, Gaspé, Saguenay et Moncton.

Plus de détails dans Le Soleil de mardi.

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Dimanche 7 février 2016 | Mise en ligne à 23h06 | Commenter Commentaires (35)

L’étoile du match à Koriass

Koriass (Photo: Karine Dufour)

Koriass (Photo: Karine Dufour)

Le rappeur Koriass en a conquis plusieurs à Tout le monde en parle, à commencer par Lise Payette. Avec un discours percutant sur le sort des femmes, que tiennent trop peu d’hommes. Tout le contraire du stéréotype qu’on se fait des rappeurs machos et misogynes. Dimanche, l’étoile du match n’était pas au Super Bowl, mais chez Guy A.

Le rappeur, de son vrai nom Emmanuel Dubois, va à la rencontre des cégepiens à l’invitation du Conseil du statut de la femme et souhaite les conscientiser sur la culture du viol. Sa propre blonde, mère de ses deux filles, en a été victime. «Si je peux empêcher un gars de passer à l’action, tant mieux», dit-il.

Féministe engagé, il déplore que l’égalité hommes-femmes ne soit pas encore atteinte. Il va loin dans son discours: «Les hommes ont fait du monde qu’on connaît quelque chose de beaucoup plus laid qu’il pourrait être, et que les femmes embellissent un peu.»

Koriass, qui vit maintenant à Québec, a dit tout le mal du discours de certaines radios de la capitale, qu’il écorche dans Nulle part, sur son album Love suprême. «La mentalité individualiste manque de sensibilité à des causes comme la pauvreté», déplore-t-il. «Ça me pue au nez, ça me dégoûte.»

Il a été beaucoup question de la situation des femmes dans cette émission, l’une des meilleures de la saison. Avec Lise Payette sur le plateau, ça ne peut faire autrement. Pour une de ses très rares apparitions à la télévision, elle était particulièrement en forme et vive, toujours aussi à l’aise devant la caméra.

Venue parler du premier Sommet des femmes, elle dit éclater de rire lorsqu’elle entend que la parité est difficile à atteindre, faute de femmes compétentes. «Parce que s’il fallait qu’on demande aux hommes d’être compétents avant d’être députés ou ministres, mes enfants, on n’est pas sorti du bois!» La parité selon Justin Trudeau ne l’impressionne pas; selon elle, les femmes de son cabinet n’occupent pas les postes importants et sont moins bien payées que les hommes.

C’est elle-même qui a contacté René Lévesque pour lui offrir ses services en 1976. Elle a payé pour le scandale des Yvette en 1980, mais elle ne retire rien de ce qu’elle a dit sur l’épouse de Claude Ryan, bien qu’elle se soit excusée à l’époque. Avant qu’elle quitte, certains collègues pensaient qu’elle voulait la place du chef et le lui ont fait sentir.

Les hommes ont-ils changé depuis Jean-Paul Belleau, le personnage créé par Mme Payette dans Des dames de coeur? «Ils aiment penser qu’ils ont changé», a-t-elle répondu.

Il a ensuite été question des jeunes proies de ces gangs de rue, prises au jeu de la prostitution, et dont on déplore les disparitions. Selon la criminologue, sociologue et ex-députée Maria Mourani, une fille peut rapporter jusqu’à 200 000$ à un proxénète dans une année. L’âge moyen de ces jeunes filles au Canada: 14 ans. Leurs clients proviennent aussi bien des milieux artistique, politique et des affaires. Mme Mourani s’indigne, à raison, qu’ils ne soient pas traités comme des pédophiles, et qu’ils s’en sortent aussi bien.

Les proxénètes savent s’y prendre. Ce sont des filles qui recrutent les filles, en leur faisant miroiter une vie à la Pretty Woman. Sandra Nolet, dont la fille Kelly a été retrouvée après deux jours de fugue, raconte qu’on avait promis à celle-ci un salaire rapide, et qu’on la valorisait en lui disant qu’elle était jolie et gentille. «Vos filles peuvent être des proies, même si ça va bien à la maison», a voulu dire Maria Mourani aux parents.

L’un est pour, l’autre est contre. Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, est venu défendre le projet d’oléoduc Énergie-Est, sans quoi sa province risque la catastrophe économique. M. Gallant a joué de son charme, au point que Lise Payette en fasse son plus bel homme du Canada, version 2016. De son côté, le maire de Montréal, Denis Coderre, a répété que Trans-Canada a bâclé le projet, qui n’est pas acceptable dans sa forme actuelle.

Mme Payette s’est empressée de lui rappeler que «les Québécois n’en veulent pas». «Avez-vous pensé à Lac-Mégantic?» a-t-elle demandé à Brian Gallant, embarrassé par la question.

Talonné par Maria Mourani, M. Coderre était moins à l’aise de parler de la réglementation des salons de massage érotique, qu’il avait promis d’éliminer. Son argument: le changement de la loi fédérale sur la prostitution a compliqué le travail. «Avez-vous une fille, Monsieur Coderre?» a demandé Lise Payette. «Oui», a répondu le maire, avant de promettre d’y voir.

Anik Jean a réalisé son premier film à partir des chansons de son récent album, Lost Soul. Peu de dialogues, beaucoup de musique dans ce film d’un peu plus d’une heure, destiné aux festivals. «Mon fils m’écoute plus que mon mari [Patrick Huard]», a-t-elle dit à propos du petit Nathan, qu’elle aurait envoyé à l’école anglaise. Un désaccord avec le père l’a fait céder.

Cinq ans après «s’être pogné solide» avec le collègue de La Presse, Marc Cassivi, la chanteuse a accepté de le rencontrer durant une heure et demi, au point de parler de son «journaliste adoré». «Les gens changent. [...] J’étais baveuse avant», dit-elle au sujet de cette «réconciliation». «Ça sert à rien d’être rancunier», dit-elle.

De retour de France pour assister au tournage de l’adaptation des Beaux malaises avec Franck Dubosc, Martin Matte regrette un peu de ne pas avoir accepté de réaliser la série, comme on le lui avait proposé. Personne ne connaît mieux que lui la série. Si c’était à refaire, il dirait oui.

L’humoriste est arrivé en pleine grève des taxis en France, et a dû recourir à Uber, dont il vante les services. Il invite les chauffeurs de taxi à s’habiller plus proprement et à prendre la carte de crédit sans protester. «Combattre et empêcher Uber, je trouve ça futile. [...] C’est un produit exceptionnel.» Ce à quoi Guy A. a rétorqué: «Qu’ils remboursent les chauffeurs de taxi qui ont payé en tout un milliard de permis. [...] C’est quoi un petit milliard quand t’en as 50?»

Mon compte-rendu de Tout le monde en parle fera relâche dimanche prochain, de retour dans deux semaines.

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