Richard Therrien

Dimanche 19 octobre 2014 | Mise en ligne à 23h08 | Commenter Commentaires (4)

L’étoile du match à Jean-François Lépine

jflepine

Il n’y a que chez un diffuseur public qu’on peut contester publiquement l’autorité du patron. C’est ce qu’a fait Jean-François Lépine, dimanche soir à Tout le monde en parle. D’ailleurs, ce qu’il aimait entre autres de son travail de correspondant à l’étranger, c’est qu’il pouvait travailler sans qu’aucun patron n’intervienne dans ses décisions. «Loin de l’empereur, on est bien.»

Dans une entrevue franchement intéressante, le journaliste a affirmé ne pas faire confiance à ceux qui détiennent l’avenir de CBC/Radio-Canada entre leurs mains durant la crise qu’elle traverse. «La direction actuelle ne suit pas la bonne voie», dit-il.

Il déplore que personne du conseil d’administration du diffuseur public ne provient du domaine culturel et des médias, et que «la plupart sont des amis du pouvoir en place». Selon lui, laisser la destinée de Radio-Canada aux soins de gens issus du monde des relations publiques serait une grave erreur. Il a parlé d’un gouvernement qui ne cache pas «sa haine» du diffuseur public.

Mais Jean-François Lépine n’était pas sur le plateau de Guy A. Lepage pour régler des comptes, mais bien pour parler de son nouveau livre, Sur la ligne de feu. Longtemps un amant de la Chine, il admet que l’ethnocentrisme du pays est beaucoup plus fort. «À l’époque, ils nous accueillaient avec beaucoup de chaleur, ils sortaient du maoïsme», raconte-t-il.

Le reporter affirme que les Québécois ont leur façon d’aborder l’actualité internationale, qui n’est pas celle de ses collègues canadiens anglais, calquée sur ce que fait la télé américaine, axée davantage sur les armes et le patriotisme.

Venue promouvoir son nouveau spectacle, Cathy Gauthier a passé l’entrevue à justifier ses positions. L’humoriste, qui vit en couple avec l’avocat François Paradis, fils du ministre libéral Pierre Paradis, a admis ne pas s’intéresser à la politique et qu’il n’en était jamais question entre eux. Avant, elle ne votait jamais, peut-être une fois pour Mario Dumont, mais elle avoue qu’elle votera toujours pour la famille, donc libérale. S’en est suivi un silence.

«Un chapelet, c’est comme un collier de Caroline Néron en perles, mais avec un gars mort au boutte», a-t-elle blagué plus tard.

Auteure du Guide restos Montréal 2015, la collègue de La Presse Marie-Claude Lortie a un gros faible en ce moment pour la cuisine de Colombe St-Pierre, chef au Bic dans le Bas-du-Fleuve. La chroniqueuse a raconté comment, un peu par hasard, elle a commencé à faire de la critique de restaurants, un jour où personne de la salle de rédaction ne pouvait aller au Toqué! de Normand Laprise. C’était bien avant l’engouement pour la bouffe, et les journalistes préféraient couvrir des sujets sérieux comme la politique.

L’ingrédient à éviter selon Marie-Claude: l’huile de truffe, qui sert trop souvent de «béquille» aux chefs. Quelle ville fait la meilleure bouffe? Bangkok. Et le menu parfait: glace au maïs en entrée, chou-fleur rôti en plat principal, et au dessert, baba au rhum. J’ai faim.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Justin Trudeau n’est pas sorti gagnant de son entrevue dimanche. Généralement très approximatif dans ses positions, il l’a été plus que jamais, à un an de l’élection fédérale. Avec des phrases comme «M. Mulcair est un homme qui a toujours suivi son parcours», on ne va pas loin.

Le chef du Parti libéral du Canada, n’a pas été capable de dire s’il était favorable ou non au péage sur le pont Champlain, mais a confirmé ne pas vouloir augmenter l’imposition des grandes entreprises. Il a dû se défendre quand Jean-François Lépine lui a reproché de ne pas dénoncer suffisamment les politiques internationales du gouvernement conservateur. Puis, il a promis à CBC/Radio-Canada un «financement stable à long terme qui va s’accroître».

Dany Turcotte avait deux cartes pour Justin Trudeau, dont celle-ci: «Loin de moi l’idée de faire peur aux libéraux, mais les Expos aussi avaient une excellente mascotte et ils sont disparus de la carte.»

Après l’arrivée surprise de Dominique Michel, qui a profité de sa carte chouchou pour parler de la Fondation de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, Bobby Bazini a conquis le public par son charme discret. Né Bobby Bazinet, il a opté pour Bazini, qui se dit mieux en anglais. «Un jour, c’est sûr, je vais chanter en français», a promis l’artiste, qui vient de compléter une tournée américaine et qui lance un nouvel album. Le public a fondu en apprenant qu’il était maître d’un berger australien.

J’aurais pensé qu’on ferait subir à Jean Airoldi le test de sa fameuse cage de verre, mais non. Son émission qui a fait tant jaser, Quel âge me donnez-vous?, est la plus regardée à Canal Vie. Personne sur le plateau n’a osé critiquer le concept.

Le pire faux pas en mode: «s’habiller avec des vêtements trop jeunes pour son âge». Se promener en camisole en public? Jamais! Jean Airoldi ne raffole pas des tatouages, ni des teintes de terre, mais affirme que le bleu va à tout le monde.

Tout le monde en parle fait relâche dimanche prochain pour laisser place au Gala de l’ADISQ, que je commenterai sur Twitter et après l’émission, sur ce blogue.

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Vendredi 17 octobre 2014 | Mise en ligne à 13h13 | Commenter Commentaires (23)

Souvenir Télé Presse: La fureur

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Véronique Cloutier adopte un tout nouveau look lorsqu’elle apparaît en couverture de Télé Plus, dans la semaine du 14 au 21 août 1999. L’animatrice entreprend alors la deuxième saison de La fureur, succès instantané de Radio-Canada et phénomène de l’heure, qui se répand jusque dans les partys de famille.

Le concept est simple: devant un public survolté, deux équipes, une de gars et l’autre de filles, s’affrontent dans diverses épreuves toutes reliées à la chanson. «L’émission a causé tout un émoi la saison dernière. On ne sait trop quel ingrédient de la recette reprise d’une émission française à succès a cloué un million de téléspectateurs devant leur téléviseur toutes les semaines. L’animatrice chérie des Québécois? Les invités? Le public tiré à quatre épingles? Les chanteurs? Les danseurs? «La fureur, c’est un tout», répond Véronique Cloutier à la journaliste Isabelle Massé.

Après ses années à MusiquePlus et le jeu La tête de l’emploi, La fureur a permis à l’animatrice d’accéder au cercle des plus grandes vedettes de la province. «Avec ses deux émissions l’an dernier, ajoutées aux spéciaux du gala de l’ADISQ, nul doute que Radio-Canada mise énormément sur l’animatrice de 24 ans pour faire briller la chaîne au sommet du palmarès… des cotes d’écoute», poursuit Isabelle Massé, qui a visé dans le mille avec cette affirmation. Véro, comme les gens l’appellent, restera à La fureur jusqu’en 2003, passant le flambeau à Sébastien Benoit jusqu’en 2007.

L’après-Fureur s’avère toutefois plus difficile, avec le talk-show Véro, qui ne rallie pas le public escompté. Mais l’animatrice renoue rapidement avec le succès, avec les Bye bye, Le verdict – c’est votre opinion, les galas des prix Gémeaux, et bien sûr, Les enfants de la télé. Preuve de son succès, Véro collectionne les trophées Artis et Gémeaux.

Elle restera à Radio-Canada jusqu’en 2014, choisissant d’interrompre sa carrière télé pour se lancer dans l’humour sur scène avec son mari Louis Morissette.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Jeudi 16 octobre 2014 | Mise en ligne à 10h30 | Commenter Commentaires (8)

The Blacklist cet hiver à TVA

blacklist

Je vous annonce en primeur que TVA diffusera cet hiver La liste noire, version française de The Blacklist. La populaire série américaine de NBC prendra la relève du Dôme dans la case horaire du mardi à 20h, contre Unité 9, dès le 6 janvier 2015.

À l’automne 2013, The Blacklist a été la nouveauté américaine la plus regardée aux États-Unis. James Spader y excelle dans le rôle de Raymond Reddington, «Red» pour les intimes, un fugitif qui se livre aux autorités et fait chanter le FBI en dévoilant les sombres complots des pires criminels, ceux de sa «liste noire», avant qu’ils surviennent. Un personnage fascinant, narcissique et suffisant, qui insiste pour travailler uniquement avec l’agent Elizabeth Keen, nouvellement nommée profileuse au FBI, et jouée par Megan Boon.

TVA diffusera les 22 premiers épisodes de la première saison tout l’hiver et au printemps. Sur NBC, la série en est actuellement à sa deuxième saison, le lundi à 22h.

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