Richard Therrien

Lundi 6 juillet 2015 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (18)

Souvenir Télé Presse: Chambres en ville

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NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

Quand Chambres en ville entre en ondes à l’automne 1989, il y a de cela 25 ans, le public se prend aussitôt d’affection pour les jeunes de la pension de Louise. J’entre au cégep l’année suivante, et chaque lendemain d’épisode, avant les cours, on parle de Pete, de Lola, du «sportif» et du «tétard». On peut dire sans exagérer que Chambres en ville a marqué toute une génération de téléspectateurs.

C’est Sylvie Payette qui a la merveilleuse idée de prendre des jeunes comme personnages principaux, une rareté pour l’époque. Autour de Louise Deschâtelets et Francis Reddy, la plupart des rôles sont donnés à des comédiens peu connus du grand public comme Nathalie Gagnon (qui deviendra Nathalie Rose) et Patricia Paquin, qui apparaissent sur la page couverture fluo de Télé Presse dans la semaine du 9 au 16 septembre 1989.

En plus d’avoir travaillé comme maquilleuse sur les plateaux de Parler pour parler et Samedi de rire, Sylvie Payette a collaboré aux scénarios des téléromans de sa célèbre mère, Lise Payette, dont Des dames de coeur et Un signe de feu. Cette fois, les rôles sont inversés.

«Je suis extrêmement nerveuse, avoue-t-elle à la journaliste Danielle Bonneau. Les gens ne doivent pas s’attendre à voir un téléroman de Lise Payette. C’est différent. Je suis très inquiète d’être jugée durement. Mais c’est normal, cela risque d’arriver.»

Je ne me souvenais pas à quel point le téléroman avait connu une naissance difficile, Téléfilm Canada ayant tardé à financer le projet. «Sylvie Payette aurait préféré pouvoir faire une émission pilote pour pouvoir s’ajuster, voir l’efficacité des répliques. “Ça a été long et difficile. Le plus énervant, après le stress de l’attente, ça a été de se demander si on allait réussir à tout finir à temps. Eh bien, on a même de l’avance!”»

Sylvie Payette est alors maman d’une fillette de 18 mois, prénommée Flavie. La même Flavie Payette-Renouf qui a coréalisé le documentaire Lise Payette : un peu plus haut, un peu plus loin avec Jean-Claude Lord, présenté l’hiver dernier à Télé-Québec.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Dimanche 5 juillet 2015 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (7)

Souvenir Télé Presse: Les démons du midi

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NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

Le décès de Gilles Latulippe a donné lieu à de nombreux témoignages de chagrin et d’admiration l’automne dernier. C’était l’occasion de retrouver ce Télé+ de la semaine du 13 au 20 mars 1993, dont le grand comique fait la page couverture avec sa fidèle comparse Suzanne Lapointe, à l’occasion de la 1000e émission des Démons du midi.

«Il va y avoir de la folie dans l’air, confie alors Gilles Latulippe à la journaliste Marie Lecomte. C’est rare qu’une émission dure aussi longtemps.»

Point culminant d’une semaine spéciale aux Démons, la 1000e regroupe des moments marquants de cette quotidienne qui a égayé des centaines de milliers de téléspectateurs de 1987 à 1993 à Radio-Canada, et atteint parfois le million de téléspectateurs, un exploit inégalé par la suite à cette heure de la journée.

Dans Télé+, Suzanne Lapointe parle de ce plateau où tout est possible. «Quant à l’équipe de machinistes, il n’y a rien à leur épreuve. Souvent Gilles leur dit: “Écoutez les p’tits gars, vous ne pourriez pas envoyer de l’eau dans le récepteur du téléphone pour qu’elle la reçoive quand elle décroche?” Alors ils bricolent quelque chose avec des tuyaux, et ça fonctionne à tout coup!» raconte la très rieuse Suzanne.

«On a l’air de beaucoup s’amuser comme ça et on s’amuse en effet, poursuit Latulippe. Mais il y a un travail de préparation énorme derrière tout ça. Il faut trouver les gags, apprendre nos textes, répéter les sketchs; on a très peu de temps dans une émission comme la nôtre pour aller chercher les gens et les faire rire.»

Au printemps 1993, le diffuseur choisit de remplacer Les démons du midi par une nouvelle émission à l’automne, Mon amour, mon amour, coanimée par Guy Fournier et Louise Deschâtelets. Seulement à Montréal, les cotes d’écoute passent de 186 000 à 81 000 téléspectateurs en un an, et l’émission ne survivra qu’une seule saison.

En bonus, une deuxième page couverture de Télé Presse, celle-là de la semaine du 22 au 29 septembre 1973, où Gilles Latulippe apparaît dans son populaire personnage de Symphorien.

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Samedi 4 juillet 2015 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (15)

Souvenir Télé Presse: CTYVON

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NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

À l’automne 1989, le grand Yvon Deschamps croit tenir un concept du tonnerre: CTYVON fait la page couverture de Télé+ dans la semaine du 2 au 9 septembre. La question à ne pas poser: «C’est-y bon?» Après avoir connu le succès avec Samedi de rire, l’humoriste n’imagine pas à quel point il vivra son pire échec cette année-là.

CTYVON est une chaîne de télévision fictive, qui opère du lundi au jeudi à 19h, à Radio-Canada. Yvon Lamarche, joué par Deschamps, en est le grand patron. De l’équipe de Samedi de rire, Deschamps a ramené avec lui Michèle Deslauriers, Normand Brathwaite et Normand Chouinard.

À CTYVON, on peut voir le téléroman Rive-sud, une série policière, le magazine masculin Salut, bonhomme!, un quiz, un talk-show, une émission pour enfants, une ligne ouverte, bref, tout ce qu’une station de télévision peut offrir. Parmi les collaborateurs, Marc Labrèche joue un grand reporter et Jean-Claude Germain raconte l’histoire de la télé.

Dans Télé+, Yvon Deschamps se dit conscient du défi titanesque qui l’attend. «C’est quasiment trop! On essaie d’inventer une nouvelle façon de tourner. Notre but est d’arriver, bientôt, à la qualité technique d’une émission hebdomadaire», dit-il au journaliste Daniel Lemay.

«Lundi soir, la télévision québécoise embarque dans une ère nouvelle et, comme devant toute nouveauté, les sceptiques sont légion. Un pari de fou? Un pari d’Yvon Deschamps. Ça passe et CTYVON fait époque. Ou ça casse et Yvon Lamarche devient le premier directeur d’une station de télévision à se congédier lui-même. En ondes», peut-on lire aussi dans l’article.

Les sceptiques auront finalement raison, et l’émission reçoit des critiques assassines. «CTYVON est de la mauvaise télévision: sous le prétexte de faire de la télévision d’amateurs, on nous refile des textes d’une pauvreté déconcertante», écrit Louise Cousineau dans La Presse. Plus loin: «Lundi soir, grand branle-bas à la station CTYVON: les employés croyaient que le boss allait la vendre. Hélas, nous les téléspectateurs, on sait bien que nous n’aurons pas cette chance.»

L’émission ne durera qu’une seule trop longue saison pour mourir le 29 mars 1990. L’automne 1989 représente un véritable cauchemar pour Radio-Canada, qui connaît aussi un flop monumental à 17h avec le jeu Une paire d’as, coanimé par Gaston L’Heureux et Ghyslain Tremblay.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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