Richard Therrien

Jeudi 23 juin 2016 | Mise en ligne à 16h01 | Commenter Commentaires (5)

Mort de Claude Jean Devirieux

Bernard Derome et Claude Jean Devirieux en 1970 (Archives La Presse)

Bernard Derome et Claude Jean Devirieux en 1970 (Archives La Presse)

Un grand du journalisme, Claude Jean Devirieux, nous a quittés à l’âge de 85 ans, à la suite d’un cancer généralisé.

Avant de mourir, ce retraité de Radio-Canada d’origine française a confié à TVA Nouvelles avoir opté pour l’aide médicale à mourir.

La date de son grand départ, 23 juin, veille de la fête nationale du Québec, n’est pas anodine. Rappelons qu’après le défilé de la Saint-Jean de 1968, le fameux lundi de la matraque, Devirieux avait été suspendu par Radio-Canada pour avoir dénoncé la brutalité policière sur les ondes. En guise de protestation, le secteur français du diffuseur public a déclenché une grève immédiate, de sorte que l’élection fédérale du lendemain n’a été couverte que par CBC en anglais.

Devirieux prendra sa retraite de Radio-Canada dans les années 80 après y avoir passé 30 ans. Il a oeuvré par la suite comme consultant en communications, en plus de signer les ouvrages Pour une communication efficace en 2007, Manifeste pour le droit à l’information en 2009 et Derrière l’information officielle – 1950-2000 en 2012.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article

 

Jeudi 23 juin 2016 | Mise en ligne à 14h37 | Commenter Commentaires (6)

Le bon côté des Jeux de 1976

jeuxsimarddrapeau

À quoi pensez-vous si je vous dis: Jeux olympiques de Montréal en 1976? Le maudit Stade! Normal qu’on peste, il nous a coûté tellement cher. Plusieurs voudraient même qu’on le détruise.

Je connais quelque chose qui pourrait (un peu) vous réconcilier avec cet épisode historique. Diffusé à Historia le dimanche 17 juillet à 21h, 40 ans jour pour jour après la cérémonie d’ouverture des Jeux dans la métropole, le documentaire Montréal 1976: le rêve olympique relève tout ce que leur obtention par le maire Jean Drapeau a eu comme répercussions positives.

Montréal s’était déjà essayée pour les Jeux de 1932, 1944, 1952, 1956 et 1972, avant de remporter la mise pour 1976. L’Expo 67, qui avait mis Montréal sur la mappe, a certainement servi de levier à sa candidature olympique.

René Simard (sur la photo avec Jean Drapeau) avait été choisi pour interpréter la chanson officielle des Jeux, Bienvenue à Montréal, boycottée par les radios. On en commanda plutôt une autre dans un concours dirigé par Stéphane Venne, et la chanson choisie sera Je t’aime, chantée par Estelle Ste-Croix.

Rien n’allait pour la construction du stade. À quelques mois des Jeux, on craignait le pire. À un point tel que Robert Bourassa a songé à tout annuler. Le plus étonnant, c’est qu’à partir de la cérémonie d’ouverture, tout s’est mis à bien aller, et personne ne parlait plus contre les Jeux. Le maire Drapeau a même eu droit à une ovation au stade.

Narré par Stéphane Garneau, dont le père Richard était un passionné des Jeux comme on le sait, le documentaire relève bien sûr le boycott de pays africains en raison de la présence de la Nouvelle-Zélande. Et la sécurité renforcée après les attentats des Jeux de Munich. Mais le public retiendra plutôt le conte de fées de Nadia Comaneci, la première gymnaste de l’histoire à obtenir une note parfaite de 10, un pointage qui n’entrait même pas sur le tableau. Le lendemain, des centaines de fillettes québécoises voulaient devenir Nadia, et les clubs de gymnastique ne fournissaient pas à l’avalanche de demandes.

Disons qu’avant 1976, la métropole ne comptait pratiquement aucune installation sportive destinée aux athlètes d’élite. Pas de piste athlétique ni de piscine de dimension olympique. Les Jeux ont fait réaliser aux jeunes Québécois que le rêve de monter sur un podium devenait possible, comme ce fut le cas pour Sylvie Bernier, qui a eu l’éveil pour le plongeon en assistant aux Jeux de 76.

Je m’absente pour les prochaines semaines, en vous souhaitant assez de beau temps pour fermer votre téléviseur. Et je vous laisse avec un cocktail de séries pour les jours de pluie. Très bon été!

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (6)  |  Commenter cet article

 

Mercredi 22 juin 2016 | Mise en ligne à 12h37 | Commenter Commentaires (37)

Adieu Pierre Lalonde

1216585

Une idole de la chanson des années 60 et 70, visage marquant de la télévision, nous a quittés: Pierre Lalonde est mort mardi soir à l’âge de 75 ans.

Il en passe des mélodies dans nos têtes quand on pense à Pierre Lalonde: Nous on est dans le vent, C’est le temps des vacances, Donne-moi ta bouche, C’est toujours comme ça la première fois

À la télé, son émission la plus marquante reste sans aucun doute Jeunesse d’aujourd’hui, véritable phénomène social dans les années 60 et 70 à Télé-Métropole. L’animateur y recevait les grandes stars du moment devant des spectateurs – surtout des spectatrices – en délire.

Ses autres grands succès à la télé sont Star d’un soir à Radio-Canada (1986-90) et à TVA (1992-93), où des vedettes venaient présenter des proches au talent méconnu, et le jeu télévisé Action réaction, qu’il a animé durant les premières années de Télévision Quatre Saisons, de 1986 à 1990.

Parfaitement bilingue, Pierre Lalonde a aussi eu son propre talk-show à CFCF 12 (CTV), de même qu’un populaire quiz, The Mad Dash, au début des années 80.

Parmi les autres émissions qu’il a animées: Jeunesse oblige, Pierre, Jean jasent (avec Jean Duceppe), L’Artishow et Circus.

M. Lalonde avait quitté la vie publique depuis plusieurs années, atteint de la maladie de Parkinson. C’est tout un pan des années yé-yé et de l’histoire des variétés à la télé qui part avec lui.

Avant de se départir de sa vocation musicale, MusiMax aurait tout intérêt à rediffuser le spectacle hommage tourné dans ses studios en 1999, qui avait alors attiré plus de 300 000 téléspectateurs.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Lire les commentaires (37)  |  Commenter cet article

 

publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    juin 2016
    L Ma Me J V S D
    « mai    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • Archives