Richard Therrien

Mercredi 29 juillet 2015 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (20)

Souvenir Télé Presse: Claude Charron

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NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

Durant près de 20 ans, Claude Charron reste une figure marquante de la télévision québécoise. Dans la semaine du 13 au 20 février 1993, l’ancien ministre péquiste fait la couverture de Télé +, qui souligne que son émission, Le match de la vie, est l’émission d’affaires publiques la plus regardée, avec une moyenne d’un million de téléspectateurs chaque mardi soir à 20h, à TVA.

«Claude Charron est habitué aux ascensions fulgurantes. En politique, ses talents d’orateur et son charisme le portent député dès l’âge de 23 ans, et ministre à 30 ans. Après sa frasque chez Eaton, qui l’amena à quitter la politique [il avait volé un veston], on aurait pu croire qu’il se serait coupé de la vie publique. Mais en 1988, il s’est lancé dans une nouvelle carrière qui l’a propulsé au sommet des cotes d’écoute des émissions du genre», écrit alors Mathias Brunet.

Après un bref passage à CKAC au milieu des années 80, où il coanime une quotidienne avec l’ancienne ministre libérale Solange Chaput-Rolland, TVA lui confie en 1988 l’émission Objectifs et une chronique à Un été de bonne humeur. Le match de la vie naît à l’automne de la même année, composé à moitié au départ de reportages de 60 Minutes aux États-Unis.

Claude Charron assure les liens entre les reportages, qui portent sur les phénomènes sociaux de l’heure. Il rencontre aussi diverses personnalités. Ses entrevues avec Gerry Boulet et Jean-Guy Lavigueur restent certainement les plus mémorables. L’émission n’obtient pas seulement la faveur du public mais aussi celle du milieu de la télévision, qui lui décerne sept trophées Gémeaux en trois ans, une rareté pour une émission produite à TVA.

Rédacteur en chef du Match de la vie, Fabrice Brasier explique ainsi le succès de Claude Charron: «Son style humaniste et son charisme plaisent aux téléspectateurs. Les gens ont confiance en lui. [...] Ce qui touche surtout les gens, c’est qu’il ne s’estime pas supérieur à l’individu moyen. Il demeure très simple.»

Le match de la vie prendra fin en 1998, après quoi Claude Charron ira travailler à Radio-Canada, Historia et Canal D. Mais TVA retourne le chercher en 2002, dans le but de battre Jean-Luc Mongrain, premier de 17h à 18h à TQS. Charron devient alors le coanimateur de Pierre Bruneau – qu’il seconde aussi lors des soirées électorales – et le restera jusqu’en 2006, avant d’aller vivre à Paris et de disparaître de la sphère publique.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Mardi 28 juillet 2015 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (9)

Souvenir Télé Presse: Consommateurs avertis

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NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

Simon Durivage, qui animait au début de l’été son dernier Club des ex sur ICI RDI, traîne derrière lui une carrière impressionnante. L’occasion était parfaite pour ressortir ce Télé Presse de la semaine du 21 au 28 juin 1975, alors qu’il animait Consommateurs avertis à Radio-Canada, une émission qui le propulsera au rang de vedette de la télévision.

«La popularité de cette émission doit beaucoup à la conjoncture économique actuelle, d’autant plus frustrante pour le citoyen ordinaire que s’y additionne toute une gamme de fraudes invraisemblables», écrit Jean Forest à propos de ce magazine qui fera époque, et qui était un peu l’ancêtre de La facture. Mais l’émission devait aussi beaucoup à son animateur, qui avait son style bien à lui, se permettant même de blaguer à l’occasion.

Avant, Durivage avait travaillé à la radio de Radio-Canada, à l’émission Présent. Son arrivée à Consommateurs avertis à l’automne 1974 et son style plus agressif avaient permis de doubler l’auditoire de l’émission. Obtenant 18% de parts de marché, celle-ci restait tout de même loin de sa rivale du mercredi à 19h30, Le ranch à Willie, qui en avait 30% au canal 10.

Un peu comme Jocelyne Cazin et Gaétan Girouard le deviendront plus tard, Durivage était perçu comme le défenseur du peuple, «une sorte d’ombudsman du consommateur, un homme sur qui l’on compte pour dénoncer les cas flagrants de fraude et de vol, un homme à qui l’on se fie pour faire de meilleurs achats», poursuit le journaliste de Télé Presse.

«Fait intéressant à noter, la plupart des articles qui ont permis à l’animateur de faire des gags antipublicité et d’attirer l’attention des gens sur l’absence de contrôle de la qualité ont été fournis par des consommateurs ordinaires et sans doute avertis.»

Quelques années plus tard, Simon Durivage quittera une première fois Radio-Canada pour aller coanimer le magazine L’objectif avec Gilles Gougeon et Marie-Hélène Poirier à Radio-Québec, avant de revenir au bercail par la suite.

Bonne retraite à ce grand personnage de l’information.

    Je publie chaque vendredi une première page du défunt guide horaire de La Presse. L’idée est de revenir sur des moments marquants de l’histoire de notre télévision, des succès et des flops, ou alors de ressortir des boules à mites un nom ou un titre qui avaient disparu de notre mémoire et de constater à quel point notre télé a changé. Ces couvertures souvenirs sont pigées dans les années 60, 70, 80 ou 90, à des époques où l’horaire des différentes chaînes n’apparaissait pas encore sur nos téléviseurs, et que le télé-horaire sur papier faisait figure de bible dans nos salons.

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Lundi 27 juillet 2015 | Mise en ligne à 5h00 | Commenter Commentaires (22)

Souvenir Télé Presse: Beau et chaud

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NOTE: Durant mes vacances, je vous laisse avec les meilleurs souvenirs Télé Presse de la dernière saison. Bon été!

Normand Brathwaite s’installe pour l’été à Radio-Québec en 1988. Lorsqu’il fait la couverture de Télé Presse, dans la semaine du 28 mai au 4 juin, il ignore encore que Beau et chaud marquera un tournant important en variétés à la télévision.

L’émission succède à Station soleil, qu’avait animée Jean-Pierre Ferland (entre autres) durant quelques étés. Bien sûr, plusieurs émissions avaient laissé place à la musique avant, mais pas comme Beau et chaud, où l’on pouvait voir des artistes de tous les horizons et de nationalités diverses. Oui, les chanteurs viennent y interpréter leur dernier succès, mais entre deux purs inconnus qu’on découvre avec bonheur.

Normand Brathwaite anime, mais joue de la musique et danse aussi. Il chante même sa liste d’invités pour ouvrir l’émission. «J’ai commencé ma carrière en tant que musicien. J’ai toujours voulu jouer régulièrement dans une émission. Mon rêve va donc se réaliser», confie-t-il à la journaliste Danielle Bonneau.

Beau et chaud, c’est aussi les stépettes à Normand, quand il se rend d’un invité à l’autre, accompagné par un orchestre en feu. «Une chose est certaine: je ne m’assoirai pas derrière un bureau pour poser des questions. Ça va bouger beaucoup.» Sa première invitée? Johanne Blouin, sa conjointe d’alors, dont l’album Merci Félix figure au sommet des palmarès.

Comme Station soleil, Beau et chaud a un segment consacré à l’actualité, assuré par la jeune Joane Prince, de CKAC. L’équipe de l’émission trouve l’idée géniale de confier des contre-emplois à ses chroniqueurs, comme par exemple au mélomane Edgar Fruitier, qui analysera des albums rock, et à Marc Labrèche, qui parlera de loisirs et plein air… sans en parler! C’est là que naîtra sa célèbre grenouille patibulaire Yalande. Je ne me souvenais pas toutefois que Dany Laferrière donnait des conseils pour cruiser, et que René Richard Cyr tenait une chronique culinaire.

«On ne veut pas informer les téléspectateurs, affirme Brathwaite. On veut plutôt les amuser. C’est pourquoi on a choisi des gens qui n’ont aucun lien avec leur chronique. Ce n’est pas nécessaire qu’on soit d’accord avec eux. Mais ça risque d’être très drôle.»

Beau et chaud reviendra chaque été jusqu’en 1994.

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