Richard Therrien

Lundi 24 avril 2017 | Mise en ligne à 16h48 | Commenter Commentaires (54)

Tout le monde en parle: 14e saison confirmée

danyguya

Le contraire aurait été bien étonnant: Tout le monde en parle a obtenu son passeport pour une 14e saison, cet automne à ICI Radio-Canada Télé.

Encore cette année, l’émission de Guy A. Lepage et de Dany Turcotte a su maintenir son auditoire, malgré les gros canons de TVA. Hier soir, 794 000 téléspectateurs l’ont regardée, contre 1 929 000 pour La voix. Contre le hockey, le soir de Pâques, elle en avait rallié 880 000.

En données confirmées, qui incluent les enregistrements, Tout le monde en parle franchit bien souvent le million.

La dernière de la saison sera diffusée dimanche à 20h.

MOYENNE D’ÉCOUTE EN DONNÉES CONFIRMÉES
Hiver 2015: 1 018 000
Hiver 2016: 1 095 000
Hiver 2017: 1 058 000

(Source: Numeris)

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gaspejasmin

«C’est de sa faute!» «Ah, parle pas de ça!» «Ben non, c’est pas possible!» On en aurait pris encore. Savoureux de voir ces deux anciens collaborateurs de 90 et 95 ans se corriger et se taquiner à travers leur récit d’Expo 67, dimanche à Tout le monde en parle.

Quand on y pense, ce que Philippe de Gaspé Beaubien et Yves Jasmin ont accompli est colossal. Respectivement chef de l’exploitation et directeur de l’information, de la publicité et des relations publiques à l’Expo 67, mes deux étoiles du match n’ont eu que quatre ans pour tout monter; l’équipe avant eux avait démissionné, estimant qu’elle n’aurait jamais assez de temps. «Ils cherchaient un Canadien français un peu fou», raconte de Gaspé Beaubien. Ils l’avaient trouvé.

Celui-ci a dû insister pour qu’on crée La Ronde, que les dirigeants trouvaient trop coûteuse. Alors qu’il n’avait lui-même visité que le parc Belmont, il a emmené un des décideurs aux jardins de Tivoli au Danemark et demandé conseil à Walt Disney pour réussir à convaincre les plus sceptiques.

Le duo rappelle avec fierté le succès inespéré de l’aventure: on attendait 200 000 visiteurs par jour, il en est venu 350 000 le premier vendredi et 550 000, le samedi. L’objectif de 30 millions de visites a été largement dépassé, on en a eu 55 millions. Parmi les coups de maître d’Yves Jasmin, une publicité dans le magazine Life, tiré à neuf millions d’exemplaires, invitant les Américains à venir rencontrer l’ennemi, l’URSS. L’Expo a coûté 10 fois plus cher que prévu, mais Jasmin croit que le Québec en est sorti gagnant. Cinquante ans plus tard, on pourra revivre leur histoire dans le documentaire Expo 67: Mission impossible, diffusé à Canal D, le dimanche 30 avril à 21h.

À 88 ans, le grand Gilles Vigneault entretient avec toujours autant d’ardeur sa passion pour les mots, qu’il écrit à la main ou à la dactylo. Et il la transmet aux jeunes de la relève. Depuis une dizaine d’années, il en a vu plus de 50, des noms comme Safia Nolin, les soeurs Boulay, Fanny Bloom, Alex Nevsky, à qui il enseigne à écrire des vers. «Je dis à tous les jeunes qui nous écoutent: «exigez l’exigence!»»

Dans le documentaire Le goût d’un pays, de Francis Legault, il échange avec Fred Pellerin, et fait un lien métaphorique entre le sirop d’érable et l’identité québécoise. Tous deux propriétaires d’érablières, les deux partagent «la même manière de voir le monde à travers leur village». Inutile de vouloir acheter du sirop Vigneault, le grand poète n’en vend pas, il en donne.

Christine Beaulieu ne connaissait à peu près rien d’Hydro-Québec avant de créer J’aime Hydro, son théâtre documentaire. Elle a dû faire sa propre enquête sur la société d’État, rencontrer des spécialistes, des autochtones, jusqu’au ministre Pierre Arcand, et même le président d’Hydro, Éric Martel, ce que n’avait pas réussi Roy Dupuis pour son film sur la Romaine. De 35 minutes à sa création, le spectacle dure maintenant quatre heures et sera repris au Festival Juste pour rire.

À propos de ce symbole très fort de notre histoire, la comédienne du film Le mirage voit de nouvelles énergies prendre le dessus sur l’hydroélectricité, de l’énergie solaire aux éoliennes. Que vaudront dans 30 ans nos barrages conçus pour 100 ans?, se demande-t-elle. Bonne nouvelle, son personnage d’agente immobilière sera de retour dans la prochaine saison des Pêcheurs.

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a dû justifier le 1,5 million de dollars accordé au projet «Lab-école» de Ricardo Larrivée, Pierre Thibault et Pierre Lavoie. Il rappelle que ce sont les trois hommes qui sont venus lui faire la proposition et qu’il leur fait confiance pour offrir un milieu plus stimulant aux élèves. Selon le ministre, on n’aurait jamais dû cesser d’enseigner l’éducation sexuelle, de même que l’économie dans nos écoles. Il se dit prêt à ramener cette dernière matière dès l’automne, malgré l’opposition des centrales syndicales. Le ministre promet d’importants travaux pour embellir nos écoles durant le congé scolaire. La carte du fou du roi: «Je vous trouve bien sympathique, mais à la vitesse qu’on change de ministre de l’Éducation au Québec, j’aime autant pas m’attacher.»

Marie-Jeanne Rivard, qu’on a vue durant deux saisons dans Flip de fille à Moi&cie, a maintenant son hôtel-boutique écoresponsable, Boxotel, un concept pour concurrencer Airbnb. L’entrepreneure générale en construction, qui s’est spécialisée dans les flips de maisons, veut que ses habitations soient aussi belles que fonctionnelles et pratiques, un mariage pas toujours évident en design moderne. Elle avait étudié en neuropsychiatrie pour comprendre les gens dépressifs autour d’elle, mais l’appel manuel de la rénovation a été plus fort. Elle gère un monde de gars, dont certains préfèrent s’adresser à son chum plutôt qu’à elle.

Ambassadeur du Défi sportif AlterGo, qui rassemble des athlètes ayant un handicap, Hugo Girard n’a pas vécu d’intimidation à l’école, mais se sentait à part en raison de sa corpulence. Déjà à 12 ans, il voulait devenir l’homme le plus fort du monde, et il y est parvenu. Dans À vos risques et périls à Évasion, il parcourt les villes les plus dangereuses des États-Unis, où son physique impose le respect. À Atlanta, il a rencontré un dénommé Snow, revendeur de drogues qui porte bien son nom et qui a sorti sa marchandise devant la caméra. L’espérance de vie d’un membre de gang de rue là-bas: 23 ans. Pour conclure cette avant-dernière émission de la saison, Hugo Girard a réfuté les dires de l’homme fort Jean-François Caron, qui l’avait accusé sur le même plateau de vouloir l’empêcher de mettre la main sur un nouveau titre canadien.

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Jeudi 20 avril 2017 | Mise en ligne à 23h46 | Commenter Commentaires (25)

Paul Hébert, monument de théâtre et de télé

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Un autre de nos grands comédiens vient de disparaître, Paul Hébert, à l’âge de 92 ans. Une voix reconnaissable entre toutes, un visage très présent à la télévision, à partir de 14, rue de Galais, au milieu des années 50 à Radio-Canada, jusqu’à Nos étés, dans les années 2000 à TVA.

La contribution de cet homme au théâtre est colossale. Il a été un des fondateurs du Théâtre du Trident, en plus d’en être le directeur artistique de 1971 à 1978. Il a aussi fondé plusieurs théâtres, dont le Paul-Hébert à Saint-Jean-de-l’île-d’Orléans.

À la télé, l’un de ses rôles les plus marquants reste celui de Siméon Desrosiers, l’ennemi juré de Joseph-Arthur Lavoie, dans Le temps d’une paix. Leur rivalité politique donnait lieu à des confrontations épiques et des scènes mémorables. En plus de tenir des rôles dans les téléromans Race de monde, Cormoran et dans la première version de Sous le signe du lion, il avait joué dans une dramatique d’Avec un grand A avec Johanne Fontaine, Marie-Claire et Michel, sur la différence d’âge en amour. Plus récemment, il avait participé à un épisode savoureux de Tout sur moi, dans son propre rôle.

Paul Hébert a aussi beaucoup joué au grand écran, notamment dans La vie heureuse de Léopold Z de Gilles Carle.

Un documentaire sur le personnage, intitulé Paul Hébert, le rêveur acharné, de la réalisatrice Geneviève Albert, avait été présenté en salles en 2007. Il est possible de le visionner ici.

Geneviève Bouchard résume sa carrière ici.

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