J’avais écrit : «David Ferrer (n°6)… se battra vaillamment et forcera son compatriote à donner le meilleur de lui-même. Mais au final, c’est encore l’ogre de l’ocre qui bouffera son rival.» Ne m’applaudissez pas; c’était prévisible. Un jeu décrit bien cette défaite de 7-6, 6-0 du petit Espagnol contre son célèbre compatriote : le deuxième de cette demi-finale. Au cours de ce jeu qui a duré une quinzaine de minutes (presque autant à lui seul que le premier set du match Federer-Seppi hier), Rafael Nadal (n°3) a sauvé sept balles de bris. Au cours de cette première manche, qui a perduré près d’une heure trente, Nadal a effacé neuf balles de bris sur dix. Et il a sauté sur la seule balle de bris que lui a laissée Ferrer. Bref, Rafa a joué dix fois mieux que son adversaire les points importants. Voilà pourquoi il a remporté un set au cours duquel il a pourtant été souvent dominé.
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