Victoria Azarenka (n°1) a réussi à conserver son championnat à l’Open d’Australie et du coup son premier rang mondial, en écartant Li Na (n°6) en trois manches de 4-6, 6-4, 6-3. Elle s’est montrée très heureuse après cette finale et on peut la comprendre : elle pouvait dire mission accomplie.
Pourtant, ce beau doublé n’a pas le lustre qu’il aurait dû avoir. Primo, la pause médicale que Vika a réclamée à la fin de sa demi-finale contre Sloane Stephens a suscité une énorme polémique. Malgré ses explications et celles de son entraîneur Sam Sumyk, monté au créneau pour prendre sa défense, les médias n’ont pas été tendres à son égard, la plupart lui souhaitant de perdre. Pour la finale, il y avait même dans la foule des pancartes traitant la Biélorusse de tricheuse.
Secundo, Azarenka n’a eu à affronter ni Serena Williams (n°3) ni Maria Sharapova (n°2), ses deux principales rivales. La première avait été remplacée par une jeune Américaine de 19 ans, sans expérience des grands rendez-vous et mal remise de ses émotions. La seconde avait été écartée par une Chinoise de presque 31 ans, brillante mais inconstante, que l’on n’attendait plus en finale de Grand Chelem.
Tertio, cette finale, malgré ses trois manches, a été d’un niveau que je qualifierai, pour être gentil, de moyen. Mais médiocre conviendrait peut-être mieux. La perdante a pris l’initiative du jeu, réussissant à l’occasion des coups superbes (36 coups gagnants au total, deux fois plus que la gagnante). Mais comme il lui arrive trop souvent, la Chinoise a commis trop de fautes directes (57), dont plusieurs sur des points importants, pour espérer gagner. Elle n’a sans doute pas été aidée par ses deux chutes, mais celles-ci n’expliquent pas sa défaite.
En dépit de la victoire, Vika n’a pas disputé non plus un grand match, se contentant de gérer cette finale en ne commettant pas trop d’erreurs et en jouant profondément. Ce n’est pas ainsi qu’on entre dans la légende.
Il faut reconnaître cependant à la Biélorusse d’avoir été capable de dominer son émotivité dans ces circonstances difficiles. Elle ne s’est laissée perturber ni par les pancartes, ni par les huées qui ont fusé à l’occasion, ni par la perte du premier set. Si son jeu n’a pas été digne d’une championne, son mental, lui, l’a été.

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apocalypse
26 janvier 2013
12h42
Je termine de visionner le match: surréaliste! Nous ne sommes vraiment pas certain que la meilleure a gagné :-(. En tout cas, beaucoup de positifs pour Li Na et on espère qu’après s’être remis des bobos, elle pourra reprendre où elle a laissé dans cet OA: de l’excellent tennis de sa part! Merci Li Na!
decrampe
26 janvier 2013
13h03
On va dire une finale féminine sans grand éclat, et avec un peu de controverse. Je suis sûre que la Azarenka va en tirer les leçons qui lui serviront plus tard. Je n’ose plus parler des hommes, je me suis fait traiter d’ignorant et de stupide . Le sport professionel, comme on l’a vu dans bien des cas, n’est pas blanc comme neige. Que ce soit athletisme, cyclisme, soccer ,hockey et aussi tennis, presque tous les sports ont été ternis par des allégations de dopage de tricherie et de fix. Les sommes d’argent impliquées sont colossales et les evenements présentés doivent être des succés certains. Pour ceux qui m’ont traité de stupide et d’ignorant , je voudrais juste leur rappeller un nom `Armstrong` et que oui, tout est possible dans le sport professionel. Et avant de traiter les gens d’ignorants et de stupide il faudrait peut-être faire tourner 7 fois sa langue dans sa bouche.
paul.roux
26 janvier 2013
13h26
J’ai mis en ligne «L’Open d’Australie, jour 14». Cette fois, c’est vrai.
zutetrezut
27 janvier 2013
11h03
Je trouve que les gens ont la mémoire courte et jettent la pierre un peu trop vite à Vika. Je me souviens des tous débuts de Joko que j’ai vu mainte fois dans les moments critiques réclamer des soins au dos ou sa pompe pour ensuite revenir dans le jeux tout feu tout flamme comme si rien ne s’était passé sauf l’adversaire un peu refroidi.
C’est vrai que pour Vika son parcours n’a pas été trop difficile mais celui de Serena non plus et si elle n’avait pas été blessée elle se serait rendue en final sans trop d’encombre. Serena est sûrement la plus forte sur le circuit quand elle n’est pas blessée mais elle aussi a ses moments de Drama Girl.
Stratégies et blessures font partis du tennis qu’on le veuille ou non et tous ceux et celles qui nous donnent ces spectacles ont ma plus grande admiration. Ce sont des athlètes qui ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour réussir et ne sont pas aux crochets d’une équipe.