
Est-ce parce que le vent tourbillonnait à Flushing Meadows. En tout cas, il a changé souvent de direction lors de cette finale de fous à l’US Open. Andy Murray (n°3) a d’abord enlevé les deux premières manches, réduisant presque à néant les chances de Novak Djokovic (n°2) de conserver son titre à l’US Open. En fait, aucun joueur n’était parvenu à combler un tel déficit depuis le grand Pancho Gonzales en 1949. J’étais à peine né, c’est dire combien ça fait longtemps.
Mais voilà que le champion en titre se remet à jouer comme l’an dernier et remporte les deux manches suivantes avec facilité. Après quatre sets et quelque quatre heures de jeu, c’est lui qui semble le plus frais. À tel point qu’on ne donne plus guère de chances à Murray de gagner enfin son premier titre du Grand Chelem.
Toutefois, comme aurait dit Yogi Berra (après tout, on est à New York), quand c’est pas fini, c’est pas fini. Bref, au moment où on le voyait de nouveau dans la peau de l’éternel perdant, c’est l’Écossais qui renaît et c’est le Serbe qui traîne la patte; je dirais même, les deux. Djokovic n’arrive plus à bien servir, au point de perdre trois jeux de service, la manche et son championnat. Au final, victoire de Murray sur le score de 7-6, 7-5, 2-6, 3-6, 6-2.
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