Petra Kvitova a battu sèchement Marion Bartoli 6-1, 6-1, en huitièmes de finale de la Coupe Rogers. (Photo André Pichette, La Presse)
Petra Kvitova (n°6) est une des boîtes à surprises de la WTA. Avec elle, on ne sait jamais exactement qui va se présenter sur le court. La Kvitova géniale, qui a remporté Wimbledon et le championnat de fin de saison en 2011, ou la Kvitova qui a du mal à remettre deux balles d’affilée en jeu.
Heureusement pour les spectateurs et malheureusement pour Marion Bartoli (n°9), c’est la première qui était venue jouer aujourd’hui en huitièmes de finale de la Coupe Rogers. La Française en a fait les frais : défaite sèche et rapide de 6-1, 6-1. Le service de gauchère de la Tchèque atteignait les coins avec puissance et effet. Ses coups de fond étaient imparables.
La perdante était d’ailleurs admirative après sa défaite. «La performance de Kvitova a été extraordinaire, a reconnu Bartoli en conférence de presse. Quand elle joue comme cela, c’est difficilement jouable pour l’adversaire. J’ai eu des occasions, des balles de break, et à chaque fois, elle faisait un ace. Je ne pense pas être passée à côté de mon match, c’est elle qui a trop bien joué pour que j’aie une chance de jouer mon jeu.»
Invitée à comparer le jeu de Kvitova à celui de Serena Williams, Bartoli a été plus élogieuse encore. «Contre Serena, j’ai gagné une fois et perdu une fois, mais je sentais que je pouvais rentrer dans l’échange. Contre Kvitova aujourd’hui, je ne pouvais pas jouer. Elle donne l’impression de pouvoir faire un point gagnant de n’importe quel endroit du court, sur n’importe quelle balle qu’on lui donne. Elle vous enlève totalement le contrôle du match.»
La gagnante, quant à elle, s’est montrée modeste, disant que la rencontre avait été moins facile que ne l’indique le score. Elle refuse également de se considérer comme la grande favorite du tournoi à la suite de la défaite de Stosur et des forfaits de Sharapova et d’Azarenka.
Bon perdant ou vrai perdant?
Certains ont vu dans mon éloge du tempérament d’Eugenie Bouchard une critique mesquine à l’endroit d’Aleksandra Wozniak. Pourtant, j’aime bien la Blainvilloise, qui connaît un excellent tournoi et qui réalise une belle carrière. J’ai donné l’exemple d’Aleksandra, tout sourire après sa défaite contre Venus aux Jeux, parce qu’il est récent, mais j’aurais pu nommer au moins la moitié des athlètes qui représentent le Canada à ces olympiades.
Ils semblent tous avoir été déformés par ces psychologues sportifs, qui leur apprennent à «positiver» dans la défaite. Il est vrai qu’il faut savoir relativiser un échec et ne pas se laisser accabler par un revers. Mais ça m’agace d’entendre dire qu’on a «super bien joué» et qu’on est «super content» quand, en fait, on a perdu. Je suis plutôt de l’école de Leo Durocher, un ancien entraîneur-chef au baseball, qui disait : «Montrez-moi un bon perdant et vous verrez… un vrai perdant.»

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lapinroyal
10 août 2012
14h02
dsl je reposte…
VIKA out malgre elle!
@al
Tu joues avec des poupees… 0_0
ETK, je m’attendais que ce soient celles sous pression, mais pas celles en porcelaine… EEEK!
(C’est pas une brique, c’est plus une porte… et ‘vlan! Hohoho… Merci pere Noel!… EEEK!)
@kenoe
C’est vrai… nos cousines se faisaient battre par les Canadiennes… EEEK! DSL… euh pas vraiment!
@dany_
Meme top-3, ce n’est pas une reference comme exemple de Al a cite… Touche!
PS: j’ai deja donne son 4% depuis des belles lurettes…
danydanydany
10 août 2012
14h14
1. Coudonc, c’est-tu contagieux le mal de genoux?
2. Je crois que je vais faire des cauchemards cette nuit après avoir vu photo qui illustre ce billet…
Eeeeeeeek!
molsonex1903
10 août 2012
14h59
@danydanydany : Il semble bien que oui : http://www.lapresse.ca/sports/tennis/201208/10/01-4564062-tsonga-victime-dun-accident-forfait-pour-cincinnati.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_tennis_427_section_POS2
Tsonga out de Cincinnati car… il s’est cogné le genoux sur une borne fontaine torontoise !!!
danydanydany
10 août 2012
15h16
Je regarde le match Wozniac/McHale et franchement, ça ne me réconcilie pas avec le tennis féminin… Des ballounnes de junior, des échanges soporifiques (un terme populaire de ce temps là sur le blogue), on attend l’erreur non provoquée. Zzzzzz
Vive Eugenie : tennis d’attaque, agressif, émotif!
tennisardent
10 août 2012
16h48
Bonjour. Le commentaire de Marion Bartoli démontre que l’opposition à Serena n’est pas aussi faible qu’on le dit et que cette dernière est considérée comme prenable, une opinion que je partage, même s’il lui arrive, évidemment, d’être intouchable…
rogerothornhill
10 août 2012
19h01
Je me dois de vous donner raison M. Roux au sujet des bons perdants. Ca ma toujours fait enrager. Sebastien Lareau était de ce moule.
Je donnerai un autre example hors tennis. Je suis un fan presque inconditionnel de PK Subban. Je dis presque parce que je ne suis pas certain qu’il déteste la défaite. J’ai été plutot indisposé qu’après la défaite en prolongation de la 7e partie contre les Bruins en 2011 il était tout sourire a essayer de consoler Carey Price et je l’ai meme vu rire a pleine gorge avec un joueur des Bruins en lui serrant la main. Ai-je besoin de rappeler que c’était une défaite crève-coeur (du moins pour les fans!)
rogerothornhill
10 août 2012
19h03
Oups la ‘ a sauté. “Ca M,a”
ncrdrg
11 août 2012
04h38
Je suis avec vous sur toute la ligne Mr. Roux. Un vrai gagnant, ça déteste perdre. Le fait que Eugénie soit venu avec une attitude que rien de moins qu’une victoire est suffisant est de très bonne augure.
Le caractère d’un athlète est souvent bien plus important que ses capacités athlétiques. Car celui qui déteste perdre, est incapable d’accepter perdre (sans être un mauvais perdant comme la cadette Williams par example) va donner toute l’énergie pour s’assurer que ça ne se reproduira pas.
Donc un joueur moins bon techniquement mais avec une horreur de la défaite s’améliore pas mal plus rapidement que quelqu’un qui accepte la défaite plus facilement.