
L’année de Rafael Nadal (n°1)
Si Rafael Nadal remporte l’Open d’Australie, en janvier, il réalisera un exploit rarissime : gagner d’affilée les quatre tournois du Grand Chelem, ce qui n’a pas été accompli depuis 1969, au tout début de l’ère Open. L’année avait pourtant commencé dans l’incertitude pour le Majorquin, qui n’arrivait plus à gagner de tournois. Lorsqu’il a soulevé le trophée à Monte-Carlo, en avril, il mettait fin à une disette de près d’un an. Mais par la suite, rien n’allait l’arrêter. Il a poursuivi en enlevant les Masters de Rome et de Madrid, avant de s’imposer à Roland-Garros, à Wimbledon et à Flushing Meadows en triomphant de ses principaux adversaires. Dans la foulée, il a récupéré le premier rang mondial, qu’il avait laissé à son grand rival Roger Federer pendant un an. Le voilà maintenant, à 24 ans, avec neuf titres du Grand Chelem, devançant des grands comme Jimmy Connors et Ivan Lendl.
S’il reste en santé, il demeurera le joueur dominant en 2011. Cette année, ses genoux ne l’ont pas fait trop souffrir, mais leur état reste incertain. Cet automne, il a souffert d’une petite tendinite à l’épaule, résultat peut-être des efforts qu’il a faits pour donner plus de vitesse à son service. Bref, son physique constitue la seule inconnue. Car pour le reste, il n’a aucune faiblesse. Son jeu continue même à progresser, notamment au service et à la volée. Stratégiquement, il fait rarement de mauvais choix. Quant à son mental, il est d’une dureté qu’on n’avait pas vue depuis Connors.
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