Serena Williams (à gauche) a gagné une finale à sens unique.
J’avais finalement décidé de regarder la finale des femmes en différé, et bien m’en prit. Car ce match à sens unique ne valait pas de se lever à 3h du mat. Comme il fallait le craindre, Serena Williams a écrasé Dinara Safina (6-0, 6-3). Elle a joué comme la grande championne qu’elle est. Mais son adversaire l’a bien fait paraître en multipliant les fautes.
On parle beaucoup de la puissance des Russes depuis 2004. Et il est vrai qu’elles sont nombreuses dans le top 10. Avant l’Open d’Australie, on en comptait cinq : Dinara Safina, Elena Dementieva, Vera Zvonareva, Svetlana Kuznetsova et Maria Sharapova. Mais si l’on excepte cette dernière, qui vit aux États-Unis depuis l’âge de 6 ans et qui est un pur produit de l’académie Bollettieri, les Russes n’ont gagné aucun tournoi majeur depuis 2004. Dans les grands rendez-vous, elles se métamorphosent toutes en tigresses de papier. Comme Safina aujourd’hui, qui a terminé la rencontre au bord des larmes.
Depuis le retraite de Justine Henin, les Williams n’ont plus de prédatrices naturelles. Il y avait bien Sharapova, mais elle est blessée et sa carrière est compromise. Il y avait bien aussi Ana Ivanovic, mais la célébrité est en train de miner son tennis.
Serena Williams se retrouve de nouveau no 1. À part elle-même, je ne vois personne qui pourrait la menacer. À part sa soeur à l’occasion.

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