Le blogue techno

Archive de la catégorie ‘Général’

Jeudi 23 mars 2017 | Mise en ligne à 16h55 | Commenter Commentaires (15)

Payer à la pompe sans carte

Il sera dorénavant possible de payer son essence à la pompe, sans carte, directement à partir de son téléphone intelligent.

Esso a dévoilé aujourd’hui Speedpass+, une nouvelle application mobile qui permet le paiement à la pompe. Fait à noter, il ne s’agit pas ici de paiement sans contact par connexion NFC, style Paypass ou Apple Pay. C’est donc dire qu’il devrait fonctionner même sur les appareils plus anciens qui ne permettent pas ce type de communications.

Pour l’utiliser, il faut évidemment saisir son numéro de carte de crédit dans l’application. Une fois arrivés devant la pompe, vous écrivez dans l’appli son numéro, qui selon une porte-parole d’Esso est écrit en gros, au haut de la pompe.

Et c’est tout. Il faut évidemment ensuite choisir le type d’essence et geler quelques minutes pendant que le plein s’effectue, mais à la fin, il n’y a rien à faire d’autre que de redéposer le pistolet sur son crochet. Un reçu vous est acheminé électroniquement. (Et oui, le préposé va être mis au courant que vous avez payé…)

Selon Esso, le nouveau système fonctionne dans environ 1000 des 1700 stations-service qui portent son nom. L’entreprise n’est plus propriétaire des stations-service et n’a donc pas vraiment de contrôle sur le moment où les 700 autres s’y joindront. L’appli comporte un localisateur de stations compatibles.

Comme je fais le plein à peu près une fois par mois, et qu’il n’y a pas de station-service Esso près de chez moi, je ne risque pas de tester cette nouvelle appli bientôt. Je vais plutôt me fier sur vous pour voir si ça fonctionne bien!

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Vendredi 17 mars 2017 | Mise en ligne à 15h39 | Commenter Commentaires (22)

Derrière Mass Effect: Andromeda

Electronics Arts lancera Mass Effect: Andromeda dans quelques jours, mardi prochain pour être exact. Mais plusieurs journalistes et quelques membres du public y ont déjà eu accès et il y a déjà une critique importante qui commence à émerger à propos de l’oeuvre menée par Bioware Montréal.

Un peu partout, on critique la piètre qualité des animations faciales des personnages d’Andromeda. Dans un jeu « normal », les animations faciales viennent assez loin sur la liste de priorité des joueurs. Mais Mass Effect n’est pas ce jeu « normal », comme l’a lui-même indiqué le directeur général de Bioware Montréal, Yanick Roy, mercredi dernier.

« Quand on parle aux amateurs, ils ne se souviennent pas nécessairement de toute l’histoire, mais ils ont de grands souvenirs des personnages et de certains événements qui y sont liés. »

Bref, l’attachement émotionnel des joueurs envers les personnages est crucial au succès du jeu. Et on conviendra que c’est difficile de s’attacher à un personnage qui a l’air robotique.

Je n’ai pas joué à Andromeda et je n’y jouerai probablement pas de façon significative bientôt. C’est mon collègue Kevin Massé qui se charge de le faire pour produire une critique que vous pourrez certainement lire bientôt (donnez-lui le temps d’avancer un peu dans ce très long jeu!).

Pour ma part, je n’ai vu que quelques scènes lors de la démonstration qu’on nous a faite mercredi et je dois avouer que moi aussi, j’ai été un peu déçu par ces animations faciales. Pas assez pour en faire un plat sur le coup, mais je comprends parfaitement d’où viennent les critiques, surtout, je présume, quand on y joue plus longtemps et qu’on y est donc exposé à répétition.

Espérons que le jeu pourra quand même obtenir du succès ou que l’on trouvera une façon de remédier au problème, ce qui m’apparaît très peu probable à court terme en raison de l’important travail que cela implique.

Il y a à Montréal environ 110 ou 115 personnes à l’emploi de Bioware présentement. EA n’a évidemment pas déjà annoncé un prochain Mass Effect, mais l’inverse serait très étonnant et à moins d’un pépin majeur, on peut penser que c’est encore à l’équipe de Montréal que reviendra la tâche de le concevoir. Celui-là ou celui d’après.

Pas le choix de repartir à zéro

L’un des défis importants dans la création de cet épisode était l’obligation de repartir de zéro, ou presque.

« Les gens ont fini la trilogie de différentes façons et on ne voulait pas devoir désigner une « bonne » ou une « vraie » fin, explique M. Roy. Tout ce qui s’est passé dans la trilogie reste donc vrai, mais il nous fallait nous détacher de cet arc narratif. »

Plutôt que de devoir sauver l’univers de la destruction, il s’agit donc cette fois de mener une équipe de pionniers humains qui débarque dans la galaxie Andromède à la recherche d’un endroit où établir une colonie humaine.

L’une des idées explorées par l’équipe de Bioware pendant la conception était d’offrir 1000 planètes différentes à explorer, et d’y arriver en les générant de façon automatisée (procédurale). Mais on s’est rendu compte qu’il était difficile de parvenir ainsi à un produit dont la qualité respecterait les hauts critères que l’on s’imposait, et on est revenu à l’« ancienne » méthode, celle de concevoir ces planètes une par une.

Cette décision, raconte M. Roy, est survenue peu de temps avant la sortie de No Man’s Sky, un jeu indépendant d’exploration spatiale justement articulé autour du concept d’un immense univers généré de façon procédurale. Or les critiques ont été dures envers No Man’s Sky.

« Ça nous a soulagés », admet M. Roy.

Espérons maintenant pour l’industrie montréalaise que les critiques envers Mass Effect: Andromeda seront meilleures que celles de No Man’s Sky. On en reparlera la semaine prochaine.

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Mardi 14 mars 2017 | Mise en ligne à 10h17 | Commenter Commentaires (18)

Des ondes qui se transforment en caméra

« Il y avait un article cette semaine qui parlait de comment on peut surveiller quelqu’un en utilisant son téléphone, ou même son téléviseur. Il y a plusieurs façons différentes. Des micro-ondes qui se transforment en caméras, etc. »

C’est la réponse, confuse, qu’a donnée Kellyanne Conway, l’une des porte-paroles de M. Trump, lorsqu’interrogée sur des gazouillis écrits par son patron accusant Barack Obama de l’avoir mis « sous écoute » à la Trump Tower.

Depuis, c’est reparti pour une nouvelle ronde de moqueries envers Mme Conway. Vous avez certainement croisé depuis hier nombre de blagues impliquant Barack Obama et un four à micro-ondes, peut-être sans savoir exactement d’où elles provenaient.

Loin de moi l’idée de défendre Mme Conway, inventrice de la célèbre expression « faits alternatifs » et grande tortionnaire de la vérité. Il y a de fortes chances que cette référence aux micro-ondes soit fausse. Mais elle n’est peut-être pas SI loin de la vérité.

Commençons tranquillement. Mme Conway dit « micro-ondes » et tout le monde pense « four à micro-ondes ». Les plus caricaturaux illustrent un four à micro-ondes qui se transforme en caméra, style Transformers, et voilà, Mme Conway passe pour une pure folle, mûre pour un chapeau en papier d’aluminium.

Et si elle voulait simplement dire des « micro-ondes », soit des « ondes électromagnétiques de longueur d’onde intermédiaire entre l’infrarouge et les ondes de radiodiffusion », comme les définit Wikipédia ?

Évidemment, des ondes ne peuvent se « transformer » littéralement en caméras. Mais elles peuvent faire tout comme. Ça semble relever de la plus pure science-fiction, mais on en est là. Il y a même une jeune entreprise de Montréal, Aerial, qui fait figure de pionnière dans le domaine. J’en ai déjà parlé ici, entre autres.

Aerial est en train de concevoir des logiciels qui permettent d’utiliser un simple routeur WiFi comme système de surveillance à domicile. En gros, quand un corps se déplace dans le champ de couverture d’un réseau WiFi, il interfère avec les ondes et les algorithmes mis au point par Aerial prétendent être capables d’analyser ces interférences pour, par exemple, suivre les déplacements d’une personne, la reconnaître, voire analyser sa respiration !

Des chercheurs informatiques ont même déjà fait la démonstration qu’ils pouvaient enregistrer le déplacement de vos doigts sur un clavier — et ainsi recueillir vos mots de passe ou tout autre chose que vous tapez — simplement en analysant les ondes d’un routeur WiFi près duquel vous vous trouvez !

Évidemment, on parle ici d’ondes WiFi, pas de micro-ondes, mais rendus à ce point, c’est un détail. Et on ne parle pas littéralement de caméras, mais c’est tout comme.

Ce n’est probablement pas ce à quoi faisait référence Mme Conway. En fait, on ne le sait pas et on ne le saura probablement jamais. Mais non, sa phrase n’est pas SI loin de la réalité.

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