Le blogue techno

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  • Jean-François Codère

    Journaliste spécialisé en technologies depuis 1999, je traite ici de Web, d’appareils mobiles, de jeux et d’autres gadgets, tantôt sous un angle «affaires», tantôt sous un angle «consommateur».
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    Jeudi 2 février 2017 | Mise en ligne à 16h49 | Commenter Un commentaire

    Une soirée de jeux montréalais

    J’ai assisté mardi soir à un classique annuel, le « DemoNight » de l’industrie locale du jeu vidéo. Dix-huit entreprises d’ici sont venues y présenter pendant cinq minutes un de leurs projets.

    On trouvait un peu de tout dans ces projets, du jeu mobile conçu par une seule personne à Might & Magic Showdown, conçu par Ubisoft Montréal. C’est ce qui rend ce genre de soirée intéressante. Voici donc quelques observations sur certains des jeux qui ont retenu mon attention.

    - C’est vrai des jeux de tous types de budgets, mais particulièrement des jeux indépendants : parfois, le jeu lui-même ne nous attire pas, mais il contient une idée géniale. C’est le cas de Bootleg Systems, de Neonable. Je ne suis pas un admirateur de sa direction artistique, notamment, mais j’aime énormément son idée maîtresse, celle d’un fusil clôneur. Ce fusil ne tire pas des balles. Pour l’utiliser, il faut d’abord le pointer vers un objet (n’importe lequel) pour le scanner. Le fusil peut ensuite « tirer » une quantité infinie de cet objet. Plus il est gros, plus il cause de dommages.

    C’est rigolo pour les situations de combat, mais c’est surtout intéressant à mon avis au moment de résoudre des énigmes.

    - La palme du jeu le plus éclectique revient sans aucun doute à Anamorphine. C’est un jeu dans lequel il n’y a aucun bouton, aucune parole, aucune interface visuelle. « Nous voulions un défi », a lancé l’une de ses créatrices.

    Vous y explorez un univers paisible en passant d’un environnement à un autre en passant au travers d’objets qui laissent entrevoir la prochaine scène, le tout représentant l’état d’esprit de votre personnage. C’est difficile à comprendre (et à expliquer!) sans le voir, c’est pourquoi vous devriez aller voir la vidéo sur le site du studio, via le lien ci-haut.

    - Tribute Games a connu un fort succès (environ 2 millions d’unités) avec Mercenary Kings. Je ne serais pas surpris que son prochain titre, Flinthook, fasse de même. C’est un jeu d’action en deux dimensions, à l’ancienne, avec un rythme très rapide et articulé autour de deux mécaniques principales : la possibilité de ralentir le temps et un grappin rétractable (comme le nom du jeu l’indique), qui permet de se déplacer rapidement dans tous les sens.

    - J’avais de la difficulté à évaluer si ce serait vraiment bon, mais ma curiosité a vraiment été piquée par Feudal Feud, un jeu pour iOS/Android qui n’est pas sans rappeler le jeu de société Diplomatie. Il y a des mécaniques particulières et originales dans ce jeu. D’abord, l’action semble davantage basée sur les habiletés sociales et politiques du joueur que sur ses habiletés techniques. Ensuite, les joueurs que vous conquérez deviennent vos vassaux. Ce qui veut aussi dire que vous pouvez devenir le serviteur d’un autre joueur. Mais, surtout, les personnages meurent de vieillesse, ce qui ajoute une dimension temporelle importante. Vaut-il la peine d’attaquer votre ennemi ou simplement d’attendre qu’il meure?

    - Il y avait au moins un présentateur habitué de monter sur scène avec un micro à la main. Karl Tremblay, l’un des cofondateurs du studio Triple Boris, est « accessoirement » chanteur des Cowboys Fringants. Il a présenté Gauche-Droite : le Manoir, qu’il a décrit comme « le jeu le plus simple du monde ». Nous en avions déjà parlé sur ce blogue. L’idée est très simple, il faut choisir entre la porte de gauche et la porte de droite. L’une mène à la prochaine pièce où vous ferez face au même dilemme, l’autre à la mort. Chaque « niveau » est constitué d’un nombre grandissant de pièces. Au départ, par exemple, on vous demandera d’apprendre (par essai-erreur) et de mémoriser une séquence de dix pièces. C’est très plate sur papier, mais étonnamment accrocheur à regarder.

    - Le dernier jeu à être présenté, mais non le moindre, est possiblement le plus impressionnant d’un point de vue technique et conception. Il s’agit de Mages of Mystralia, de Borealys. Le point central de ce jeu est la possibilité de créer vos propres sorts de magie. J’en avais déjà entendu parler, mais j’avais beaucoup de difficulté à m’imaginer comment ça pouvait être à la fois possible et pertinent. La démo de mardi m’a séduit, même si je ne suis vraiment pas un amateur de magie. Les possibilités sont pratiquement infinies et, surtout, pertinentes.


    • il est vrai que le monde des jeux vidéos est très vaste et rempli de divertissement, mais je suis loin de croire qu’un jeu sans mannette qui se joue avec seulement l’usage de la pensée serait amusant à jouer seul ou avec des amis.

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