Le blogue techno

Archive, mars 2016

Mardi 29 mars 2016 | Mise en ligne à 14h39 | Commenter Commentaires (3)

Si vous prévoyez l’achat d’un équipement Sonos…

… mieux vaudrait vous dépêcher. L’entreprise vient d’annoncer que ses prix augmenteront au Canada à compter de mardi prochain, le 5 avril.

Voici l’explication :

« Le 5 avril 2016, nos prix vont augmenter au Canada sur Sonos.com. En raison d’importantes fluctuations au niveau de la valeur du dollar canadien, nous devons, comme de nombreuses entreprises, augmenter les prix de nos produits. Nos tarifs sont définis selon le pays mais tous nos frais sont en dollars américains.

Divers facteurs impactent les prix comme le coût des matériaux ou la valeur d’une monnaie. L’année dernière nous avons mis en place une augmentation de tarifs similaire en Europe en raison du taux de change avec le dollar américain. Aucune augmentation de prix n’est prévue aux États-Unis. »

L’augmentation va de 20$ à 150$, ou de 8,3% à 20%, par item. Voici le tableau :

Sonos

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On connaît maintenant les prix de l’Oculus Rift, du HTC Vive et du PlayStation VR, soit respectivement environ 780$, 1050$ et 520$ aux taux de change actuels.

On sait donc que l’expérience de la réalité virtuelle interactive sera forcément dispendieuse, d’autant plus qu’il faut ajouter un ordinateur d’environ 1400$ aux deux premiers ou une console PlayStation 4 et sa caméra au dernier.

Mais est-ce qu’elle en vaudra la peine? C’est la question pour laquelle on n’a pas encore de réponse vraiment valable.

Pour l’instant, on a surtout vu des jeux provenant de studios indépendants. Certains sont intéressants, mais soyons honnêtes : les amateurs de jeux vidéo qui vont débourser plus de 2000$ pour s’équiper en réalité virtuelle ne le feront pas pour ce genre de jeux. Ils vont vouloir y retrouver quelques superproductions provenant de studios reconnus.

Ce qui nous mène à Ubisoft, toujours l’une des premières, sinon la première parmi les grandes, à se lancer dans de nouvelles plateformes.

L’entreprise a présenté cette semaine à la Game Developers Conference (GDC) de San Francisco deux productions en réalité virtuelle : Eagle Flight et Werewolves Within. J’ai eu la chance de les essayer toutes les deux il y a déjà quelques semaines, dans les studios de l’entreprise à Montréal.

Commençons par la production locale, que j’avais aussi pu testée en version plus simpliste lors de l’E3, l’an dernier.

Son concept est assez élémentaire. Vous êtes un aigle au cœur d’un Paris abandonné par l’homme. Pour jouer, vous tenez une manette de console en mains, mais vous n’avez en réalité besoin que de trois boutons. Tous les déplacements se font en bougeant la tête. Les boutons servent à ralentir, accélérer ou lancer un cri qui est en fait une arme.

Il y a des parcours à obstacles et un mode multijoueurs du style « capturez le drapeau ». Il y aura peut-être autre chose plus tard, mais c’est ce que j’ai pu tester jusqu’à présent.

Est-ce que c’est plaisant? Oui, tout à fait. Est-ce que ça justifie l’investissement matériel? Non, pas du tout. On s’amuse, mais on n’a pas l’impression d’être dans une révolution.

Vous allez dire que la barre est haute et qu’un jeu ne devrait pas avoir à supporter à lui seul l’achat de toute la quincaillerie, mais rappelez-vous que c’est quand même assez souvent le cas avec des jeux pour consoles. Combien de gens ont acheté une console à peu près uniquement pour jouer à Grand Theft Auto, Zelda ou même NHL?

Passons donc au second jeu, Werewolves Within.

Le concept sera beaucoup plus simple à vous expliquer si vous avez déjà joué à la version « vraie vie » de ce jeu, qu’on appelle généralement le Loup-Garou.

En bref, il y a une série de personnages assis autour d’un feu de camp. Chacun se voit attribuer, avant la partie, un rôle. Vous pouvez être un simple paysan, l’infâme loup-garou ou une demi-douzaine d’autres rôles qui vous donnent des pouvoirs particuliers.

L’objectif est d’identifier le ou les loups-garous. C’est donc un jeu très social, basé sur la conversation et la ruse.

Transposé dans la réalité virtuelle, Werewolves within prend la forme d’une espèce de chat room avec des décors variables. Vous voyez les autres joueurs sous la forme de personnages assis eux aussi autour du feu. Leur tête virtuelle suit les mouvements de leur tête réelle. Quelques commandes simples sur la manette permettent de faire aller ses bras, pour pointer quelqu’un par exemple.

On peut aussi entamer une conversation privée avec son voisin virtuel en penchant la tête en sa direction. S’il fait de même, les autres joueurs n’entendront pas ce que vous complotez (à condition que vous ne soyez pas physiquement dans la même pièce, bien sûr!).

Je ne suis pas un grand amateur du Loup Garou dans la vraie vie et je ne l’ai pas particulièrement été dans la réalité virtuelle non plus. Il faut dire que c’est en plein le genre de jeu auquel est beaucoup plus agréable de jouer dans sa langue maternelle, peu importe que l’on se débrouille bien ou non en anglais. J’imagine qu’à sa sortie, on pourra choisir nos parties en fonction de la langue.

Ceci dit, j’ai mieux apprécié le potentiel de Werewolves within que celui d’Eagle Flight. On se demandait pourquoi Facebook avait acheté Oculus Rift et la réponse est là, à mon avis : aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, la réalité virtuelle est une expérience étonnamment sociale.

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Dimanche 6 mars 2016 | Mise en ligne à 16h09 | Commenter Commentaires (12)

Si votre Mac vous boude ce lundi…

Il y a des utilisateurs de Mac OS X qui risquent de se réveiller avec une surprise lundi.

On a en effet vu apparaître au cours des dernières heures ce qui serait le premier rançongiciel destiné spécifiquement aux ordinateurs d’Apple.

« Un rançongiciel? », vous entend-je demander interloqués. C’est un logiciel malveillant qui, une fois qu’il a infecté votre ordinateur, crypte certains de vos fichiers, les prenant ainsi en otage. Pour y avoir accès de nouveau, il vous faut un mot de passe, et pour obtenir ce mot de passe, il faut payer une rançon.

Dans le cas de ce rançongiciel, KeRanger, la rançon serait d’un bitcoin, ce qui équivaut présentement à environ 550$ canadiens.

Les premières infections par KeRanger ont été repérées vendredi. Le logiciel avait été intégré à l’installateur de la version 2.90 de Transmission, un logiciel très populaire parmi les utilisateurs du réseau BitTorrent sur Mac.

Les concepteurs de Transmission ont rapidement corrigé le tir et publié une nouvelle version propre, mais le mal était fait. Les gens qui ont pu être infectés ne le savent peut-être pas encore, puisque KeRanger attend apparemment trois jours avant de prendre vos fichiers en otage. On doit donc s’attendre à quelques mauvaises surprises dès ce lundi.

La firme de sécurité Palo Alto Networks a publié une longue analyse de ce rançongiciel et une procédure à suivre pour voir si vous êtes infectés.

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