Le blogue techno

Archive, janvier 2016

Après l’assemblée annuelle des actionnaires de CGI, mercredi, j’ai eu l’occasion de m’entretenir pendant un moment avec les deux principaux dirigeants de l’entreprise, Serge Godin et Michael Roach.

Vous pouvez lire une partie des réponses obtenues dans ce texte, paru hier.

Sinon, j’en ai aussi profité pour leur demander comment se fait-il, à leur avis, que les projets informatiques gouvernementaux finissent toujours par coûter plus cher et prendre plus de temps que prévu, quand ils ne finissent pas tout simplement par être annulés. Ma question touchait le Québec, mais par prudence, les deux hommes ont préféré répondre de façon plus globale. Après tout, ils traitent avec des gouvernements du monde entier.

« Premièrement, les gouvernements obtiennent ce qu’ils demandent, pas nécessairement ce dont ils ont besoin », a commencé par expliquer M. Roach.

Autrement dit, le processus d’appel d’offres se prête mal, à son avis, à l’univers informatique. Souvent, fait-il valoir, les conditions de l’appel d’offres sont déterminées par un groupe qui travaille en isolation. Et une fois qu’il est lancé, même s’il contient des énormités ou qu’il exige une façon de faire qui n’est pas optimale, les soumissionnaires doivent s’y plier, sous peine d’être tout simplement éliminés du concours. Ils ne peuvent proposer une solution différente qui atteindrait le même objectif.

Il y a aussi les délais.

« Parfois, il s’écoule six mois ou un an entre le moment où l’appel d’offres est lancé et celui où un gagnant est sélectionné. Pendant ce temps, tout continue d’avancer. »

L’ennui ici, c’est qu’on ne voit pas trop comment il pourrait en être autrement.

On parle aussi souvent de l’expertise et/ou de l’expérience des fonctionnaires. MM Godin et Roach marchent sur des œufs sur ce font, mais on comprend que les gestionnaires de projets gouvernementaux n’ont très souvent pas l’expérience de projets de l’ampleur de ceux qu’ils sont appelés à mener.

Si j’ai bien compris leurs explications, les gestionnaires de projet de CGI sont « cotés » en fonction de leur expérience. On ne confie pas un projet se déroulant dans 20 pays à quelqu’un qui n’a supervisé que des projets locaux, par exemple. Ça semble l’évidence même, mais on comprend que ce n’est pas toujours ainsi ailleurs, dont au gouvernement.

Finalement, selon M. Godin, il y a une fâcheuse tendance à tout vouloir centraliser, à créer des systèmes monstres qui doivent servir à tout à la fois.

Donnant l’exemple d’une grande banque quelconque, il explique que les besoins de la division du détail, des valeurs mobilières, de la gestion de patrimoine et des valeurs mobilières sont complètement différents et que tenter de tout centraliser serait néfaste. C’est pourtant l’équivalent de ce qu’exigent certains projets gouvernementaux, comprend-on.

« Qui trop embrasse, mal étreint », a résumé M. Godin.

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Jeudi 28 janvier 2016 | Mise en ligne à 13h33 | Commenter Commentaires (9)

Combien y a-t-il d’utilisateurs de Waze à Montréal?

Dès la première fois où j’ai utilisé l’application de transport Waze, après avoir lu un article à son sujet il y a deux ou trois ans, j’avais été étonné de constater la quantité d’utilisateurs locaux qu’elle avait.

Pour Waze, c’est la clé. Si vous ne la connaissez pas, Waze est une application destinée aux automobilistes. Elle vous guide le long de votre chemin et a pour particularité de fournir des informations comme le trafic, les policiers embusqués, les zones de construction, etc. Toutes ces informations sont fournies, de façon passive ou active, par les utilisateurs de l’application eux-mêmes. Bref, c’est très « communautaire » et plus il y a de gens qui s’en servent, plus elle devient utile.

Je ne me sers maintenant que très peu de ma voiture et je le fais en général hors des heures de pointe, si bien que l’application a perdu de son intérêt. D’autant que depuis que l’entreprise a été acquise par Google, j’avais un peu tenu pour acquis que ses informations les plus pertinentes étaient intégrées à Google Maps.

Mais des représentants de Waze étaient à Montréal cette semaine, ce qui m’a donné l’occasion de constater que son interface avait bien évolué depuis le temps et que, non, toutes les fonctions les plus intéressantes n’ont pas été intégrées dans Google Maps.

Surtout, j’ai pu apprendre combien il y a d’utilisateurs de l’application à Montréal.

Selon l’entreprise, donc, vous n’êtes rien de moins que 103 000 à l’employer. Ensemble, vous parcourez 14,8 millions de kilomètres chaque mois et avez rapporté environ 250 000 incidents en décembre 2015.

C’est honnêtement très impressionnant comme nombres et ça confirme ce que je pensais et ce que je constatais déjà quand je m’en servais davantage à l’époque : Waze est vraiment utile.

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Mardi 26 janvier 2016 | Mise en ligne à 15h11 | Commenter Commentaires (9)

Avis aux recruteurs en technologies…

Il y a, à Montréal, un jeune Américain qui parle un excellent français et qui sera tout prochainement diplômé en informatique de la réputée université Princeton. Mieux que ça, il est déjà adulé par des dizaines de milliers de personnes en ville. Et mieux encore, il gagne à peine 50 000 $US par année, du moins si l’on se fie à son salaire de l’an dernier, ce qui ne devrait pas être trop difficile à battre!

« Son nom! », que je vous entends me demander, l’outil de recherche de LinkedIn déjà tout prêt dans un autre onglet.

Alors son nom est Cameron Porter. Vous l’avez déjà peut-être entendu quelque part. Il a marqué ce qui est considéré jusqu’à présent comme le but le plus important de l’histoire de l’Impact de Montréal, l’an dernier.

Mais voilà, la MLS est encore le parent pauvre des sports professionnels nord-américains. Et même si on continue d’associer « sport professionnel » à « gros salaires », la réalité est que M. Porter, en tant que recrue, n’a gagné que 50 000 $US l’an dernier. Il a négocié une nouvelle entente cet hiver, dont on ne connaît pas encore les termes, mais je doute que l’augmentation soit spectaculaire.

C’est bien pour dire…

P.S. : Mathieu Boursiquot, sur Twitter, me fait aussi remarquer qu’il y a dans la même équipe un comptable du nom de Wandrille Lefèvre, Français d’origine, citoyen canadien, qui parle parfaitement le français, l’anglais et l’espagnol, et dont le salaire l’an dernier n’était que de 60 000 $US.

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