Le blogue techno

Archive, septembre 2015

Mercredi 30 septembre 2015 | Mise en ligne à 11h34 | Commenter Commentaires (23)

Apple Music : le jour du jugement

Si vous vous êtes abonné dès la première journée à Apple Music, c’est aujourd’hui que vous devez prendre une décision : soit vous vous en passez, soit vous acceptez de payer 9,99$ par mois pour conserver cet abonnement.

C’est exactement la situation dans laquelle je me trouve.

Je me suis mis à la musique par abonnement un peu à reculons, il doit y avoir environ un an. Je dis à reculons parce que je lis les histoires d’horreur sur les sommes ridicules que perçoivent les artistes « grâce » à cette formule.

Je ne suis pas le plus grand amateur de musique au monde, loin de là. Mais j’en écoute presque constamment en travaillant et ma collection commençait à être usée. D’autant que je ne me suis jamais donné la peine de l’organiser correctement sur mon poste de travail, contrairement à mes ordinateurs personnels, de sorte qu’il y avait beaucoup de « vidanges » qui se déversaient dans mes oreilles à l’occasion.

À l’époque, je m’étais tourné vers Spotify, en version gratuite avec publicités. J’étais généralement plutôt satisfait du service, mais j’ai fini par m’épuiser de la publicité. Pas tellement du fait qu’elle soit là que de celui qu’il n’y avait à peu près que trois messages en rotation, que j’ai dû entendre environ 1000 fois chacun.

J’étais donc très heureux de me tourner vers Apple Music à sa sortie. D’un côté, c’en était fini de la publicité. De l’autre, je gagnais la liberté associée à un abonnement « payant », dont celle de pouvoir écouter n’importe quelle pièce, n’importe quand.

Soyons clairs, j’ai apprécié ces trois mois de facilité. Mais maintenant, on fait quoi?

L’approche de l’échéance a commencé à soulever quelques irritants en moi.

Premièrement, l’interface d’Apple Music est toujours un cafouillis dans lequel il est dur de se retrouver. Parfois, j’ai l’impression de suivre exactement le même chemin pour deux pièces ou deux artistes différents et, pourtant, de ne pas arriver au même résultat.

L’autre ennui est un peu plus personnel. Je découvre que je n’ai pas encore la discipline voulue pour rapatrier « localement » les nouvelles pièces que j’aime et que je voudrais conserver rapidement à portée de main. Ça complexifie certaines tâches.

Ce week-end, par exemple, j’organisais un party et, à la dernière minute, j’ai réalisé qu’il devenait plus compliqué qu’avant de monter une liste de lecture pour la soirée, parce que mes pièces préférées n’étaient regroupées nulle part. Au moins, j’ai pu compenser en faisant simplement confiance à une « radio » d’Apple Music, qui a très bien fait le travail. Mais il y a un impact sur les quantités de données quand on doit constamment faire ainsi.

Bref, aujourd’hui, je n’irai pas activer mon abonnement payant. Je ne dis pas que ça n’arrivera pas dans les prochains jours, mais je vais commencer par voir si je peux revenir en arrière convenablement.

J’achète mes chansons sur iTunes depuis très longtemps. L’abonnement de 9,99$ par mois correspond à environ 7-8 chansons à 1,29$, plus que je n’en achetais. Et il y a toujours Spotify en version gratuite, en espérant qu’ils ont trouvé de nouveaux annonceurs.

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Mardi 29 septembre 2015 | Mise en ligne à 11h32 | Commenter Commentaires (3)

Deux nouveautés de Sonos

Si je me fie au nombre de questions que je reçois à leur sujet, les hauts-parleurs Sonos ont la cote. Avec raison, probablement, puisque ce sont de très bons produits.

L’entreprise annonce aujourd’hui deux nouveautés, que j’ai brièvement eu l’occasion de voir à l’œuvre la semaine dernière.

Commençons du côté logiciel, avec la fonction Trueplay. Ce qu’on nous a expliqué, brièvement, c’est qu’on arrive sans trop de surprise aux limites de ce que la physique permet dans l’amélioration des hauts-parleurs, surtout dans un format limité. Un peu de la même manière que ce sont maintenant essentiellement des améliorations logicielles qui permettent l’amélioration des caméras d’appareils mobiles, coincées dans des espaces microscopiques.

Même le meilleur des hauts-parleurs a besoin d’être bien calibré pour son environnement si l’on veut qu’il sonne convenablement. Traditionnellement, les hauts-parleurs sont équilibrés dans des laboratoires, où l’on recherche une expérience la plus neutre possible.

Mais quand il débarque dans une maison, un haut-parleur de qualité ne bénéficie évidemment que très rarement des mêmes conditions. Souvent, il se retrouve dans un coin de la pièce, là où se trouve une prise électrique par exemple. Cela peut avoir un grand impact sur son son.

La fonction Trueplay permet donc d’équilibrer automatiquement votre haut-parleur à la sonorité de votre pièce. Elle est présente dans l’application mobile de Sonos, mais seulement sur iOS. Les appareils Android, semble-t-il, sont inconstants dans leur traitement du microphone, ce qui rend l’adaptation difficile.

Le processus de configuration prend environ 3 minutes, pendant lesquelles le haut-parleur émet un drôle de son et l’application vous demande de promener votre appareil mobile un peu partout dans la pièce. Après, le tour est joué. La démonstration que nous a faite Sonos était sans appel. Il faut dire que le haut-parleur avait été placé dans des conditions atroces : dans un coin, au sol, sur un plancher de bois d’un vieil appartement du Plateau. Les basses s’en retrouvaient forcément exagérées. Après la configuration, le son était nettement mieux équilibré et même mon oreille d’amateur pouvait entendre l’immense différence.

Un nouveau haut-parleur

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Sonos dévoile aussi une nouvelle version de son haut-parleur haut de gamme, le Play :5.

Selon l’entreprise, il est environ deux fois plus puissant que le précédent. Disponible en noir et blanc, il peut être placé horizontalement ou verticalement, ce qui affecte d’ailleurs son champ d’action.

On peut le contrôler à distance, bien sûr, mais aussi directement grâce à un bouton Lecture/Arrêt et à des capteurs de toucher qui l’entourent discrètement. C’est plutôt élégant comme fonctionnalité.

Évidemment, le prix est un peu rébarbatif, à 549$, c’est probablement le seul inconvénient.

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Vendredi 18 septembre 2015 | Mise en ligne à 16h07 | Commenter Commentaires (9)

Montréal, St-Lambert, jeux vidéo et légende de YouTube

Connaissez-vous l’histoire qui lie le tout petit studio de jeux vidéo montréalais Outerminds à PewDiePie, un géant de YouTube ayant attiré près de 40 millions d’abonnés, un record?

L’étonnante relation a commencé en novembre 2014, quand des membres d’Outerminds ont participé à Indies vs PewDiePie, un petit concours de création de jeux vidéo sur 72 heures animé par le célèbre YouTuber, avec la promesse que celui-ci jouerait aux dix jeux les plus populaires auprès du public dans ses vidéos.

L’idée originale d’Outerminds : créer un jeu carrément articulé autour de PewDiePie et des incontournables de son univers. Le résultat, auquel vous pouvez jouer ici, a évidemment attiré l’œil du principal intéressé, au point où il a fini par s’impliquer dans le développement d’une version complète, en collaboration avec Outerminds.

Le simple fait que PewDiePie suive le développement du jeu à l’occasion dans ses vidéos, comme dans celui ci-dessous vu près de 4 millions de fois, a conféré à Outerminds une visibilité inespérée pour une si petite entreprise.

Le produit fini aura pris 8 mois à concevoir et  s’appelle PewDiePie : Legend of the Brofist et sera disponible jeudi prochain. Ce sera un jeu payant, qui coûtera 5$ US. Il sera disponible dans 19 langues sur l’App Store (iOS) ainsi que le Google Play Store et l’Amazon App Store (Android). Une version pour consoles devrait voir le jour en 2016. D’autres légendes du Web, amies de PewDiePie, ont aussi été intégrées au jeu, qui promet d’être complètement éclaté.

Outerminds a déjà prouvé, avec son premier jeu Tadpole Tap, qu’elle pouvait créer de bonnes mécaniques de jeu. Espérons que ça se répétera cette fois.

En direct de… St-Lambert

Quand on pense au développement de jeux vidéo indépendants, la ville de St-Lambert n’est pas exactement la première à émerger dans notre esprit.

Et pourtant, c’est de là qu’a été conçu Shop Heroes, lancé cette semaine sur iOS, Android et Facebook. L’histoire de l’implantation du studio derrière ce jeu, Cloudcade, n’est pas banale.

Je n’ai pas encore joué à Shop Heroes, mais ça devrait venir bientôt. Si vous le faites avant moi, je suis curieux de lire vos commentaires.

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