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  • Jean-François Codère

    Journaliste spécialisé en technologies depuis 1999, je traite ici de Web, d’appareils mobiles, de jeux et d’autres gadgets, tantôt sous un angle «affaires», tantôt sous un angle «consommateur».
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    Lundi 22 juin 2015 | Mise en ligne à 1h05 | Commenter Commentaires (32)

    Taylor Swift fait plier Apple

    S’il y en a encore qui doutaient de l’influence grandissante de la nouvelle reine de la pop, Taylor Swift, les voilà sûrement convaincus maintenant.

    À 11h30 dimanche soir, le vice-président sénior aux services Internet d’Apple, Eddy Cue, a confirmé par le biais de Twitter un renversement de politique répondant aux demandes de la chanteuse (voir au bas du billet).

    Selon Buzzfeed, M. Cue a même personnellement appelé Taylor Swift pour lui faire part de la décision.

    Rappelons que la jeune artiste avait publié un peu plus tôt une lettre ouverte dans laquelle elle expliquait, avec énormément de doigté et de respect pour Apple, pourquoi elle avait choisi de ne pas rendre accessible sur Apple Music son plus récent album, 1989. Elle en avait spécifiquement contre la décision de l’entreprise de ne pas rémunérer les artistes pour leurs chansons écoutées pendant la période d’essai gratuite de 3 mois offerte à tous les utilisateurs.

    Taylor Swift est aussi l’une des artistes qui boycottent Spotify, pour des raisons similaires. L’entreprise suédoise ferait peut-être bien de prendre des notes.


    • Le streaming est peu payant pour les artistes de toute façon mais elle a eu raison pareil ! Période d’essai ou pas, il faut que les artistes reçoivent une rémunération. De combien ?

      Juste pour le principe s’il faut sinon c’est injuste et il faut avoir de l’influence sinon ils ne vous écouteront pas.

      Streaming inévitable et Apple un partenaire inévitable. Puis pour lancer leur service, il faut inévitablement que les grosses pointures archi-populaires y soient s’ils veulent avoir des abonnés rapidement.

    • W O W

      Je salue la vitesse à laquelle Apple aura réussi à étouffer cette affaire. Encore une fois, ils montrent à quel point leur qualité première ne se trouve pas dans leur offre, mais plutôt dans la façon de gérer leur image médiatique.

    • Bon pour les artistes, et bonne lecon pour Apple. Sérieusement, avec Dre et Iovine dans la cie, comment n’ont-ils pas vu cela venir?

    • Enfin une artiste pop qui a autre chose qu’un pois dans la tête. Bravo la petite pour avoir fait plier les pirates de l’ère moderne.

    • J’espère que maintenant, elle aussi va revenir sur sa décision et offrir son dernier album sur Apple Music. Ce serait juste logique.

    • Bravo! Il devrait y avoir des limites à faire payer aux artistes les frais des campagnes de publicité de firmes multimilliardaires comme Apple. La «gratuité» est la plupart du temps un leurre, une illusion. Il y a toujours quelqu’un quelque part qui paye pour ce que l’on prétend être «gratuit». Les «petits» ne peuvent affronter ces effrontés mais il est bon de constater que d’autres qui ont les reins solides osent le faire. Taylor Swift n’est pas mon genre musical mais sa détermination fait partie des qualités que j’admire. Et où sont donc les autres «costauds» comme Bono le «politicien», quand il s’agit de mettre au pas les profiteurs?

    • De plus en plus en plus, les grandes technos (Apple, Microsoft et Google) se comportent comme le NRA et l’industrie du charbon.

    • Je me demande si Turcotte l’identifie encore à un joueur de football…………

    • Ce sont les grands artistes qui boycott spotify, ceux qui sont déjà multi-millionnaire.

      Spotify ferait bien de se démarquer en ayant justement plus d’artistes émergents, qui monte, des artistes à découvrir, plutôt que les mêmes vedettes pop qu’on entend déjà abondamment à la radio (Taylor Swift).

      Apple va servir la pop habituelle, Spotify les pièces émergente, avant que celle-ci devienne des grosses vedettes. Apple est déjà bien ancré dans les gros nom du pop, ce qui est à la mode, ce qui comporte plusieurs similarité avec leur clientèle cible adoptant la même attitude face aux technologie d’Apple.

    • Ce serait intéressant de comparer le revenu des artistes tirés de Spotify et celui des radios commerciales? Je doute que ce n’est pas les radio commerciales qui rapporte beaucoup aux artistes, Spotify serait dans la même lignée.

    • @ Kelvinator
      Une chanson avec une bonne rotation sur les radio commerciales va rapporter beaucoup beaucoup + que le steaming. Et si un auteur-compositeur peut placer ses chansons sur le circuit des radios satellites (comme Sirius), ça donne d’excellentes redevances. Rien à voir avec les pinottes générées par le streaming…

    • @kelvinator: Une chanteuse populaire comme Taylor swift reçoit environ 100 fois plus des radios commerciales que de spotify/Rdio/pandora/Autres streaming. Une écoute sur spotify premium (les gens qui paient) paye environ 0.68¢. Une écoute sur spotify free (compte gratuit avec des annonces) paye environ 0.14¢. C’es ce qui est payé à spotify, et esuite c’est divisé entre l’artiste et la maison de disques (mais ça, spotify n’a rien à y voir).

      Selon Forbes, un artiste british (appelons le Thom Yorke, formerlly of radiohead) qui joue une chanson reçoit 0.004£ (0.4p). Si la chanson dure 2 minutes et qu’elle joue sur Radio2, l’artiste reçoit 59.73£, et la maison de disque autant (donc un total d’environ 120£). Donc pour chaque fois que la chanson joue à la radio, il faut qu’elle soit écouté 30,000 fois sur spotify pour rapporter le même montant. Aucune chance que ça arrive.

      Tu peux aller voir les nombres d’écoute, et même pour les artistes connus, ils ne font pas vraiment d’argent avec le streaming. Le seul fait de vendre quelques billets de plus ou de moins pour un show va valoir plus que leurs revenus de streaming.

    • @elvince

      je remet sérieusement en question vos chiffres. Source(s) svp, merci.

    • Y’a beaucoup de chose que je ne comprends pas dans la vie.

      Le calcul des redevances pour les musiciens et équipes dans le streaming est probablement l’une de celle que je comprends le moins.

      Comment ça marche ? Par écoute ? C’est quoi une écoute ? Si c’est 10 secondes l’artiste est payé pareille ? Si la chanson est sur la page d’accueil c’est un clic facile pour l’artiste donc est-il payé autant ? Qui décide des artistes sur la page d’accueil ? Faut-il payer pour y être ?

      Quelqu’un aurait un bon lien qui explique un peu ce modèle ?

    • La froide réalité est simple:

      Les gens ne sont pas prêts à payer ”cher” pour de la musique. Tout simplement.

      La majorité considère que c’est un service public ou quasi. C’est en tout cas un service non-essentiel…
      Là ou ca coince c’est lorsqu’il n’y a pas de volume de vente. Faible valeur unitaire = il faut du volume pour que ce soit rentable ou vivable pour un artiste. Donc tout ce qui n’est pas ultra-populaire est condamné à ne pas être payant.
      C’est le cas parce qu’on ne peut pas vraiment charger un ”premium” sur une toune d’un artiste underground… c’est même plutot le contraire!

      Tout cela est donc un marché pensé et bâti pour les grosses têtes d’affiche et je vois mal comment cela pourrait changer.

    • Pas nécessairement Jean.Huot. Et en ce qui concerne le streaming, même un artiste ultra populaire ne trouve pas son compte, d’où le retrait de Radiohead et Taylor Swift de Spotify. Je connais par contre quelques artistes inconnus du grand public et qui vont se chercher une quinzaine de milliers de dollars grâce à la diffusion satellite, ce qui est bien + que ce que Radiohead a perçu à travers Spotify la dernière années où ils y étaient présent (if my memory serves me well…)

    • @Jean.Huot: Je l’ai dit ma source, c’est le magazine Forbes. Un petit magazine mensuel qui vend juste 1 milion d’exemplaires par année… Eux ont pris leurs chiffres du guardian, un petit hebdomadaire londonien… Bizzarement, le point de l’article de Forbes était de prouver que les redevances de spotify sont grandes par rapport aux redevances radio. Leurs calculs sont bons, mais une de leur prémisse ne tient pas la route.

      @snooze: Spotify a écrit sur son site comment c’est calculé. Mais en gros, c’est des fractions de cent par écoute, et la fraction est pas mal plus petite si l’écoute vient d’un compte gratuit.

      Pour tous, quelques chiffres (source: le guardian) de chiffres de redevances pour comparer (un p c’est un pence, l’équivalent de la cenne pour la livre sterling):

      Spotify: Environ 0.4p l’écoute.

      CDs: Entre £1.02 et £1.44 pour un cd vendu

      Downloads: Entre 10p et 14p (environ 8p pour l’artiste). Un album de 15 chansons va rapporter à peu près la même chose qu’un CD.

      Radio: Une chanson de 2 minutes rapporte £59.73 à l’auteur et le même montant splitté entre le chanteur et la maison de disques. Si le chanteur est aussi l’auteur, ça lui donne donc environ £90.

      Live: Ça varie énormément. Un show privé peut aller chercher £75k$, un stade ben plein dans les milions. Ça veut pas dire grand chose, ben honnêtement, sauf le fait qu’en un seul show, Taylor swift va probablement faire plus que ce qu’elle va recevoir de tous ses revenus de streaming à vie.

      L’utilisation d’une chanson dans des des publicités, un show de télévision ou une film hollywoodien va aussi générer des montants titanesques comparés aux redevances de spotify.

    • En pae musicien heures, le titre du lien dit tout:

      http://thetrichordist.com/2013/06/24/my-song-got-played-on-pandora-1-million-times-and-all-i-got-was-16-89-less-than-what-i-make-from-a-single-t-shirt-sale/

      Disclaimer: J’ai aucune idée qui est David Clowery, et j’ai jamais entendu ses chansons. Mais ses relevés BMI ont l’air legit.

    • ‘’source” comme dans lien vérifiable. Hyperlink qui pointe à un article, etc..

      Je lisais 0.68 cennes alors qu’il s’agit de 0,68 cennes, je suppose… (0,0068$)

      bref, j’aimerais confirmer qu’il s’agit bien de fraction de cenne (ou pence)

    • @be-bop

      oui en effet, le streaming dans son ensemble n’est pas quelque chose qui génère beaucoup de sous pour les créateurs. C’est pas cher payé pour du all-you-can-eat, avec la logique qui vient avec ça…
      Je me souviens encore de ma première réaction avant de m’abonner à Netflix: ”Quoi?? 7,99$ par mois, des films et séries télé à volonté ?? On peut canceller quand on veut ?? C’est quoi la pogne !?”

      Imaginez si le cinéma ou série télé ont si peu de valeur ce que c’est pour la musique…

    • @elvince

      les chiffres de David Clowery me semblent plus en phase avec ce que j’ai entendu; pas des demi-cenne par écoute, mais des micro-fractions… Bref des montants ridicules. 16 piasses pour un million d’écoutes c’est pas compliqué c’est 625 écoutes… pour UNE cenne de revenus. Ou alors 0,0016 de cenne OU converti en piasse: 0,000016$.

      Mettons que tu n’attends pas après ça pour manger…

    • Pour le fun de calculer…

      Disons donc que le prix sur le marché (probablement fort variable) c’est 600 écoutes pour une cenne.

      Disons qu’une toune dure en moyenne 4 minutes. Il y a environ 14,400 tounes qui peuvent jouer dans un mois, si ça roule jour et nuit…

      On arrive donc avec 24 cennes par mois du ”cost” pour un user qui consommerait non-stop.

      Maintenant, est-ce que Apple est plus généreuse que Pandora ? Je sais pas. Mais Pandora exagère, ça ne fait pas de doute.

    • elvince : David Lorewy (pas Clowery) est un chanteur américain qui fait parti de Camper Van Beethoven et de Cracker. Il a eu un hit ”top 40” avec la chanson ”Low”.

    • @jean huot:C’était un article papier. Mais je te comrends pas, j’écris que c’est des fractions de cennes, et tu me réponds j’te crois pas, c’est des fractions de cennes. Tu écris “Je lisais 0.68 cennes alors qu’il s’agit de 0,68 cennes, je suppose”. Donc c’est le séparateur décimal qui te confond? En lettre, je disais soixante-huit entième d’une cenne.

      Pandora paye un peu différemment de spotify, en donnant une redevance à l’auteur et une autre au musicien. Dans les deux cas, rien pour se payer un steak, ça paye ben juste du baloney.

      Apple est moins généreux si tu comptes la proportion de leurs revenus redonné aux artistes (10 à 15 cennes pour une toune à 1$, ça fait 10-15%, versus supposément 70% pour spotify), mais les artistes ramassent au total plus parce que les revenus sont pas mal plus gros. Le problème avec spotify et pandora, c’est le manque de revenus des comptes gratuits. C’est d’ailleurs contre ça que taylor swift en a. Quand elle s’est retirée de spotify, c’était surtout pour protester contre les faibles revenus des écoutes par comptes gratuits.

      Ce qui est un peu fou, c’est que les compagnies veulent faire payer leur promotions (comptes gratuits, essis gratuits, etc…) par les artistes. Dans le monde normal, un magasin peut ben donner ce qu’il veut à ses clients, ça n’engage en rien ses fournisseurs. Dans la musique, si Spotify ou pandora donnent de la musique pour presque rien (quelques annonces), ou que Apple veut donner des comptes gratuits pour 3 mois, ils s’imaginent que c’est correct de refiler le coût de leur promo aux fournisseurs (artistes).

    • Elvince

      “Ce qui est un peu fou, c’est que les compagnies veulent faire payer leur promotions (comptes gratuits, essais gratuits, etc…) par les artistes. Dans le monde normal, un magasin peut ben donner ce qu’il veut à ses clients, ça n’engage en rien ses fournisseurs”

      Vous avez bien raison. C’est exactement ça qui se passe.

    • Ho, on a des chiffres pour le canada, tu vas être content Jean: http://affaires.lapresse.ca/economie/medias-et-telecoms/201506/23/01-4880326-le-revirement-dapple-bon-pour-le-quebec-.php

      ” La Commission du droit d’auteur du Canada a établi, en mai dernier, que les redevances versées par les services de streaming étaient, notamment, de 10,2 cents par 1000 écoutes pour les artistes, interprètes et producteurs”

      “Par ailleurs, le tarif fixé ici pour le streaming est 10 fois moins élevé que celui aux États-Unis. Soit 10 cents comparativement à 1$ par 1000 écoutes”

      Autrement dit, quedalle! Ça fait 0.01¢ (un centième de cenne noire!) par écoute, divisé entre artistes, interprètes et producteurs (je suppose qu’artiste est le compositeur/auteur). Si on suppose que la grosse majorité des écoutes des artistes Québécois viennent du Québec, ça fera pas grand chose étant donné la faible population. En tout les cas, pour 100 000 écoutes, ça donne 10$, soit à peu près assez pour un trio McDo séparé à tous ceux qui ont participé à créer la chanson. Je suis pas certain que ça vaut le temps que ça prend pour uploader la chanson.

      Je sais pas si la SOCAN est une mauvaise négociatrice comparée à la RIAA, mais si j’étais dans l’industrie de la musique et que je pensais faire de l’argent avec le streaming, je m’arrangerais pour avoir une filiale américaine qui détiendrait les droits de streaming. 0.1¢ par écoute c’est toujours pas grand chose, mais c’est mieux que le rien qui est payé au canada.

    • @elvince
      Vos chiffres ne compare pas la quantité de personnes à l’écoute. Si l’on prend toutes les radio des USA, il y aura probablement beaucoup plus d’écoute que spotify. C’est la proportion entre le nombre d’auditeur potentiel et le revenu de l’artiste qui ferait la comparaison juste entre spotify et la radio.

      Probablement que Taylor Swift tourne 100 fois plus sur les radio américaine que sur Spotify.

      Ce que je ne comprends pas, c’est que les artiste conserve le même prix élévé du temps ou il faisait un CD, un livret et d’autres chose. Maintenant c’est seulement un fichier numérique qui ne coute presque rien à distribuer, mais ils demandent encore le même prix du temps ou il fallait payer la distribution et la fabrication du support physique… Le prix des chansons devrait baisser non? 1$ pour acheter une chanson, c’est beaucoup trop. Il y a de plus en plus d’artiste qui veulent faire de la musique, sans que plus de gens veulent les entendre. C’est la loi du marché, l’offre est beaucoup trop grande pour la même quantité d’auditeurs. Les artistes verront leur part de revenue diminuer, c’est inévitable. Qu’ils veulent conserver leur acquis en luttant contre le changement, c’est comprenable aussi, mais ils vivent encore dans le passé, un passé ou la musique était très payante parce que les gens était l’otage des compagnies de distribution. Plus maintenant, et je sens que les artistes ont beaucoup de difficulté à s’adapter à ces changements, tout comme les média papier entre autre parce que justement leur support physique est obsolète, mais nous le font charger pareil.

    • @elvince
      J’ai trouvé d’autres chiffres.
      En fait on ne calcule même pas le nombre d’auditeur potentiel pour calculer les redevances radio au Canada.
      “The credit value of a radio performance is determined by dividing the total payable credits for the quarter into the total amount of money available in the pool. As there are three radio pools, credit values vary depending on which pool a performance is paid from.”
      https://www.socan.ca/files/pdf/Simplified%20Distribution%20Rules%20English%20FINAL.pdf

      En se fiant aux chiffre que vous avez donner en lien dans l’article du thetricordist, 18 797 performance donne 1 373$, environ 0,07$ par performance. Ce qui est l’équivalent d’UNE seule personne en spotify premium… Environ 5 compte gratuit spotify. Une chanson à la radio est écouté par beaucoup plus de personnes.

      Donc exiger la même rétribution pour une personne que celle exigé pour une radio commerciale qui va chercher des centaines de personne par performance, c’est démesuré comme redevance.

    • Un peu trop vite, erreur de conversion. Ce n’est pas 0,07$ mais 0,07cents. Ce qui revient à dire qu’une écoute à la radio équivaut à 100 spotify. Je crois bien qu’en moyenne il y a plus de 100 personnes à chaque diffusion radiophonique, c’est donc proportionnellement plus grand comme revenu sur spotify qu’à la radio commerciale.

    • @kelvinator: Tu fais deux erreurs. La première pour CD vs downlad, c’est de supposer que le prix est basé sur le prix de production. Mas pas du tout, le prix des CDs ou les download est simplement basé sur ce que le consommateur est prêt à payer. Le vendeur (Apple, amzn, peu importe pour les download, HMV, amzn ou autre pour les CD) va vendre le prix auquel il pense maximizer ses profits. S’il vend trop cher, le consommateur va chez le concurent ou s’en passe. S’il vend pas assez cher, il laisse de l’argent sur la table. Comme c’est grosso-modo le même profil de personne qui achète un CD ou un download et que les deux te donnent presque exactement la même chose, c’est normal que les prix soient très proches. Si les prix étaient tous basés sur le prix de production, on payerait pas un café Tim Hortons 2X plus cher qu’un litre d’essence.

      La part des revenus aux artistes pour les CDs et le download est très semblable (environ 1$ à 1.50$ par album), mais vraiment pas grand chose proportionellement au prix de vente, dans un cas comme dans l’autre. C’est pas vraiment eux qui ne s’adaptent pas, c’est plutôt les maisons de disques.

      Pour le streaming vs radio, la comparaison ne tient pas vraiment la route non plus. Tu supposes que tout le monde qui écoute la radio a consciemment choisi d’écouter la chanson en question, ce qui n’est pas le cas. La plupart des gens qui écoutent une chanson, si tu leur demandais de payer quoi que ce soit pour la chanson en question, ils refuseraient. Bien de fois, je payerais pour qu’ils jouent autre chose. Mais avec spotify, l’auditeur a choisi cette chanson-là. C’est comme la pub tv, qui ne coute pas grand chose par téléspectateur, comparé à de la pub contextuelle dans un search google, qui peut rapporter plusieurs dizaines de dollars par click. Google peut charger 40$ à un annonceur (disons un fabricant de comptoir en granit de Rimouski) pour lui envoyer un internaute qui a exactement cherché pour le produit (disons un internaute de rimouski qui a cherché “comptoir en granit”), alors que de passer une pub de fabricant de comptoir en granit de rimouski à tva durant le banquier va te couter des milliers de dollars, rejoindre 2 milions de personnes, mais pas un chat là-dedans qui veut un comptoir en granit à rimouski.

      Reste qu’au total, la radio va nourrir des musiciens, mais spotify, ça rentre dans la marge d’erreur. Pandora est encore pire.

    • @elvince
      Vous démontrez ce que je dénonce, la marge de profit immense sur les pièces numérique. Tout ce qui importe est ce que la clientèle est prète à payer. Or, la clientèele ne veut pas payer ce prix, est-ce la faute de la clientèle ou des producteurs si c’est trop cher alors? Ça ne peut être la clientèle puisqu’au fond c’est elle qui détermine le prix à payer comme vous dites.

      Le streaming se rapproche pas mal plus de la radio que du magasin en ligne, non? Oui une personne choisi d’écouter un morceau, mais est-ce que cela vaut vraiment 1% du prix d’une chanson diffusé à la radio? Je ne crois surtout pas, car on peut supposer que plus d’1% des auditeurs radio sont intéressés par la chanson, non? Je vois plutot une tentative des producteurs de dicter à la hausse (de beaucoup) le prix acceptable d’un morceau numérique.

    • Vous oubliez aussi que la fonction random de spotify est exactement pareil comme une radio commerciale.

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