Le blogue techno

Archive, mai 2015

Oui, on y revient encore. D’abord parce que commencent à apparaître des inquiétudes sur les ventes dudit produit, qu’on ne connaîtra probablement pas avant la diffusion des prochains états trimestriels d’Apple, en juillet.

Mais aussi parce que je continue d’en porter une, ce qui m’attire quotidiennement quelques « Pis, qu’est-ce que t’en penses? » de gens que je sens titillés par l’idée de s’en procurer une. J’ai déjà donné mes impressions dans une vidéo et ici sur ce blogue , et elles n’ont pas fondamentalement changé. Quand je dois répondre à la question rapidement, la meilleure formule est la suivante : « À 150$, j’en achèterais une demain matin, mais pas à 500$ et encore moins à plus cher que ça ».

Ceci dit, oui, c’est un processus qui évolue. Alors, allons-y avec 4 points où mon appréciation de l’Apple Watch s’est améliorée.

1-    Les alertes

C’est en quelque sorte la fonction primaire des montres intelligentes, peut-être plus qu’afficher l’heure. À force d’en tester, on finit par tenir la fonction pour acquise, parce qu’elle est simple en apparence. Mais il y a un paquet de subtilités qui peuvent la rendre plus ou moins attrayante. Et les subtilités, c’est généralement la force d’Apple.

Bref, j’ai appris à vraiment apprécier les alertes, le fait qu’elles me permettent de laisser mon téléphone dans ma poche ou à l’autre bout de la pièce bien plus souvent, et l’intégration de Handoff qui permet de rapidement accéder, sur mon iPhone, à un endroit d’où je peux interagir davantage avec l’alerte.

2-    Enfin une appli utile!

Soyons prudents, je ne pourrai véritablement tester la nouvelle appli de Bell permettant de contrôler son terminal Fibe avec sa montre qu’une fois à la maison, ce soir. Mais déjà, l’idée m’enchante plus que toute autre appli testée jusqu’à présent.

3-    Les horloges personnalisables

Pour être plus précis, ce n’est pas tellement l’horloge que j’apprécie, mais la possibilité d’y ajouter quelques informations comme la température extérieure ou un lien rapide vers la création d’une alarme. Ça me sert beaucoup plus souvent que je ne l’aurais imaginé.

4-    Appeler dans l’auto

Je ne sais pas si c’est légal, mais je me sers maintenant très fréquemment de la montre pour passer des coups de fil dans la voiture. Même en gardant la main sur le volant, aucun de mes correspondants ne s’est plaint de ne pas me comprendre. Ça et les quelques occasions où je suis trop paresseux pour me lever du divan et aller chercher mon téléphone sur la table sont vraiment les seules occasions où j’accepte de téléphoner directement sur la montre, par contre.

Et en contrepartie, quatre points où mon appréciation s’est détériorée.

1-    Siri a les oreilles bouchées

En théorie, il est possible, dès que l’écran de la montre est allumé, d’activer Siri en disant simplement « Dis, Siri ». Mais ça ne marche pas plus qu’une fois sur cinq, alors j’ai simplement cessé de m’en servir. Pourtant, Siri comprend plutôt bien toutes mes autres commandes, une fois qu’elle est activée.

2-    La lenteur des applications

On le sait, la montre ne fait pratiquement rien elle-même. Elle affiche des informations traitées sur l’iPhone. L’ennui, c’est que souvent, quand on lance une application, il faut attendre tellement longtemps qu’elle ne s’active discrètement sur l’iPhone dans notre poche puis renvoie les infos à la montre que l’écran de cette dernière a le temps de s’éteindre tout seul. Ça ne fait pas très sérieux.

3-    Des moments d’égarement

C’est difficile à quantifier, mais j’ai l’impression que, par moments, ma montre et mon iPhone sont « en chicane » et cessent de se parler, pendant quelques minutes ou dizaines de minutes. Résultat, je me retrouve avec des appels en absence qui, j’en suis sûr, n’ont pas fait vibrer ma montre comme il l’aurait fallu. C’est mystérieux.

4-    Le bracelet

Je commence à m’inquiéter pour le bleu de mon bracelet « Sport ». Il commence déjà à afficher des traces de salissures et, bien que je n’ai pas vraiment essayé pour la peine, je doute qu’il soit possible de les faire disparaître convenablement.

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Vendredi 8 mai 2015 | Mise en ligne à 15h52 | Commenter Commentaires (28)

Surprise, il y a des opinions contraires sur Facebook

C’est merveilleux, les médias sociaux. Mais c’est aussi dangereux de différentes façons. On leur reproche souvent, par exemple, de créer des « bulles » à l’intérieur desquelles s’enferment des participants ayant tous le même point de vue pour se rassurer que « tout le monde » pense comme eux. Ce ne serait pas le cas… selon Facebook.

Les Anglos appellent le phénomène « echo chamber » : vous naviguez sur Facebook ou consultez votre fil Twitter et toutes les opinions que vous y voyez renforcent la vôtre. Du coup, vous extrapolez inconsciemment, vous commencez à croire que tout le monde pense comme vous, votre opinion se polarise et tout débat devient à la fois futile et désagréable.

Ce n’est pas que la faute de ces réseaux, évidemment. Le phénomène peut aussi s’observer dans la « vraie vie », puisqu’on est naturellement et tout à fait correctement d’abord attirés par les gens qui nous ressemblent.

Mais que ce soit à cause des outils de recommandation — qui mettent davantage en valeur le contenu susceptible de vous plaire — ou parce qu’il est plus facile sur ces réseaux d’ignorer les voix discordantes (fonctions « Block » et autres), on a tendance à penser que le phénomène se concentre sur les médias sociaux.

Selon une étude menée par des spécialistes de Facebook et rapportée par le New York Times, ce serait faux.

Selon eux, en moyenne 23% de vos amis Facebook ont des opinions politiques opposées aux vôtres et 29% des messages triés par Facebook afin d’apparaître dans votre fil contiendraient des opinions contraires. Il y aurait même 25% des clics sur des liens vers des textes de nouvelles qui briseraient l’axe idéologique du visiteur.

L’étude a ses faiblesses, note l’article du New York Times, notamment que l’échantillon retenu n’est probablement pas représentatif de l’ensemble de la base d’utilisateurs de Facebook. Ce qui est un peu « meta », si vous permettez une divagation philosophique, comme si l’étude s’était elle-même un peu enfermée dans une « echo chamber ».

Mais bon, ce serait quand même rassurant.

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Jeudi 7 mai 2015 | Mise en ligne à 14h21 | Commenter Commentaires (8)

Siri, la clé de l’Apple Watch

Ça fait maintenant un peu plus d’une semaine que j’utilise l’Apple Watch. Les lecteurs de La Presse+ ont pu apercevoir dimanche ma première critique en vidéo, réalisée après environ trois jours d’utilisation. Je vous promettais alors d’y revenir ici quand j’aurais eu un peu plus de temps, nous y voilà.

D’abord, dans l’ensemble, je n’ai pas changé d’avis. Si la somme de 500$ ne vous met pas dans le trouble et que vous y tenez, vous pouvez acheter un modèle de base. Mais ce n’est vraiment pas essentiel. Et je ne toucherais pas aux modèles supérieurs.

Ce n’est pas que le produit est mauvais. C’est que son utilité reste vraiment à prouver. Encore aujourd’hui, la montre d’Apple me sert surtout à savoir l’heure. Pas exclusivement à ça, mais presque.

Ceci dit, les usages « autres » ont progressé. Alors que je pouvais les estimer à peut-être 5-10% au départ, ils sont peut-être à 25% présentement.

D’abord, en peaufinant certains réglages, les alertes sont devenues un peu plus utiles. Mais, surtout, j’ai commencé à faire confiance à Siri.

Il faut d’abord savoir que vous ne verrez jamais apparaître un clavier sur l’écran de votre Apple Watch. La seule exception est un pavé numérique qui sert à entrer votre mot de passe pour la déverrouiller.

Sans Siri, donc, les possibilités d’interaction sont très limitées.

Pour répondre à des messages texte,  par exemple, il faut soit employer les réponses préfabriquées qui s’affichent à l’écran, soit employer la reconnaissance vocale. Les réponses préfabriquées suggérées par Apple ne me conviennent pas vraiment et je n’ai pas encore pris le temps de les changer. Mais la reconnaissance vocale est épatante, pour autant que vous vous trouviez dans un endroit où vous pouvez l’utiliser, c’est-à-dire que vous soyiez seul, probablement dans l’auto ou à la maison.

Et encore, les messages texte sont la seule application que j’ai vue qui offre un moyen d’entrer des informations dans la montre autrement que par la voix.

La résultante est qu’il y a un monde de différence entre les possibilités offertes par l’Apple Watch quand vous êtes seul et celles disponibles quand vous êtes en public et que vous ne pouvez pas vraiment parler à votre montre.

Je constate aussi, à la défense de la Watch, que je sors nettement moins souvent mon iPhone de ma poche depuis que je la porte. Même qu’à la maison, mon iPhone ne me suit plus. Je peux le laisser n’importe où en sachant que l’information essentielle se rendra quand même jusqu’à mes yeux.

À tous ceux qui ont reconnu l’Apple Watch à mon poignet au cours des derniers jours et m’ont demandé mon avis, j’ai répondu qu’à 150$, je leur dirais de l’acheter sans hésiter. Mais qu’avec les prix actuels, c’est difficile. Ce n’est pas que l’Apple Watch n’est pas bonne ou est complètement inutile. C’est juste que le prix ne correspond pas encore à l’usage.

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