Le blogue techno

Archive, mars 2014

Jeudi 27 mars 2014 | Mise en ligne à 13h16 | Commenter Commentaires (97)

La Presse+ sur Android: questions et réponses

831690

Au cours des derniers mois, la section des commentaires sur ce blogue a fréquemment été prise d’assaut par des utilisateurs d’Android qui demandaient — exigeaient dans certains cas — une version Android de La Presse+. Excellente nouvelle pour eux: ça viendra finalement le 23 avril, presque un an jour pour jour après la version iOS, lancée le 18 avril l’an dernier.

Comme je sais qu’il y aura d’innombrables questions, je me suis brièvement assis avec ma collègue Caroline Bélair, l’analyste d’affaires principale pour La Presse+ sur Android, afin d’obtenir les réponses. Voici donc mes questions et ses réponses.

Pourquoi a-t-il fallu attendre un an?

On n’avait tout simplement pas les moyens de développer les deux en parallèle. L’an dernier, il fallait travailler à la fois sur le CMS (NDLR: Content Management System, la base de données derrière tout ça) et la version iOS. On voit aussi, grâce aux statistiques de nos autres applications comme LP Mobile ou LP Hockey, que les versions iOS sont beaucoup plus populaires.

A-t-il été compliqué de développer une version Android?

Android, c’est un univers à part. Tout est segmenté: les manufacturiers, les processeurs, les écrans, etc. Pour nous, ça a vraiment été un casse-tête. Heureusement, il y a des erreurs qui ont été faites lors du développement de la version iOS que nous avons pu éviter pour raccourcir le processus.

Il faut savoir qu’on ne pouvait pas simplement «convertir» l’appli iOS. Les écrans d’iPad ont un ratio 4:3, ceux des tablettes Android sont pour la plupart en 16:9. Juste là, il a fallu prendre du temps pour trouver la meilleure façon de s’adapter. Nous avons trouvé une belle solution que vous verrez le 23 avril.

Nous avons aussi pris soin de prendre chaque fonction disponible sur iOS et de voir comment bien l’adapter à Android. On utilise le bouton « Back », par exemple. Aussi, quand on veut envoyer un courriel au journaliste, ça ne s’envoie pas directement de l’application comme dans iOS, mais il y a une fenêtre qui s’ouvre pour offrir le choix, comme c’est l’habitude sur Android.

La liste des tablettes compatibles est assez courte et récente. Pourquoi?

D’une part, c’est une grosse application, avec beaucoup d’interactivité et de fonctions. D’autre part, on ne veut pas offrir de mauvaise expérience, on veut que ce soit toujours optimal. On veut éviter, par exemple, que des animations soient saccadées ou que le rendu du texte ne soit pas satisfaisant.

Nous avons testé au moins une trentaine de tablettes. Il y en a d’autres pour lesquelles les données de vente au Québec ne valaient tout simplement pas la peine.

Mais il pourrait y en avoir d’autres qui s’ajoutent. Nous sommes très réceptifs aux demandes des lecteurs. La plupart des nouveaux modèles qui vont s’ajouter devraient aussi être compatibles, tant qu’ils ont un écran de 7 pouces ou plus et la version 4.2 ou plus de l’OS.

Si votre tablette n’est pas compatible, l’application La Presse+ n’apparaîtra tout simplement pas dans le Play Store.

Y a-t-il des fonctions en moins ou en plus par rapport à iOS?

Rien en plus et rien de majeur en moins. Il n’y aura pas, par exemple, de navigateur d’écrans en haut, mais ce sont des choses qui pourraient s’ajouter dans de prochaines mises à jour.

Lire les commentaires (97)  |  Commenter cet article






Lundi 24 mars 2014 | Mise en ligne à 15h25 | Commenter Commentaires (14)

La terrible ironie de l’espionnage américain

Selon le New York Times et Der Spiegel, la NSA américaine a étendu à la multinationale chinoise Huawei, l’un des plus importants fabricants d’équipements de télécommunication au monde, ses efforts de piratage.

Huawei fabrique notamment des routeurs et des équipements de tours cellulaires très prisés un peu partout dans le monde à la fois en raison de leurs performances et de leurs prix. D’après les informations que j’avais obtenues en décembre 2012, les produits Huawei sont notamment utilisés sur les réseaux mobiles de Bell, Telus et Vidéotron.

Sauf que les États-Unis, et leurs partenaires comme le Canada, se sont toujours immensément méfiés de Huawei. Le gouvernement américain a publié en 2012 un rapport suggérant de ne jamais en faire l’utilisation, par crainte de la présence de portes dérobées qui permettraient à l’armée chinoise soit d’espionner, soit de troubler les communications.

Le Canada s’était lui aussi montré très tiède à l’idée de permettre l’utilisation d’équipements de Huawei dans la construction d’un nouveau réseau gouvernemental sécuritaire.

Ailleurs dans le monde, c’est plutôt la situation inverse qui se produit. Les pays ennemis des États-Unis préfèrent faire confiance à Huawei qu’à des rivales américaines comme Cisco, pour les mêmes raisons.

Tout ceci explique donc l’intérêt qu’aurait porté la NSA à Huawei. D’un côté, on voulait savoir une fois pour toute si l’entreprise répond bel et bien aux commandes de l’armée chinoise ou si elle est aussi autonome qu’elle le dit. De l’autre, les espions américains voulaient être capables d’exploiter eux-mêmes les équipements de Huawei pour intercepter les communications de pays ennemis qui les utilisaient.

L’ironie est évidente et l’un des grands patrons de Huawei aux États-Unis n’a évidemment pas manqué de la relever: «L’ironie est qu’ils nous font exactement ce qu’ils accusent les Chinois de faire à travers nous. »

Lire les commentaires (14)  |  Commenter cet article






Vendredi 21 mars 2014 | Mise en ligne à 16h39 | Commenter Commentaires (15)

L’avantage de prix de la PS4 est disparu

Xbox One et PlayStation 4

Quand Sony et Microsoft ont placé leur console respective PlayStation 4 et Xbox One sur la ligne de départ, l’automne dernier, Sony s’est pour ainsi dire emparé du corridor intérieur, le plus favorable.

En plus de mettre sa console en marché une semaine plus tôt, Sony l’a affublée d’un prix inférieur de 100$ à celui de sa rivale. Résultat : toutes les statistiques publiées semblent indiquer que la PlayStation 4 s’est forgé une petite avance sur la Xbox One en termes de popularité.

Il ne faut toutefois pas compter Microsoft pour battue. D’abord, on a assisté la semaine dernière à la sortie de Titanfall, qui est possiblement le premier jeu assez attendu pour faire vendre des consoles à lui seul à être publié de façon exclusive sur l’une ou l’autre des deux prétendantes.

Mais surtout, l’écart de prix n’est plus. D’un côté, Sony a un peu inexplicablement augmenté de rien de moins que 50$ le prix de sa console au Canada, la semaine dernière. L’ensemble de base coûte maintenant 450$, plutôt que 400$. Le prix des principaux accessoires a lui aussi été révisé à la hausse.

De l’autre, Microsoft offre maintenant des ensembles incluant soit Rayman Legends, soit Titanfall pour les 500$ qu’elle demandait au départ pour la seule console et ses accessoires de base. En tenant compte du prix du jeu, la Xbox One se trouve en fait à être maintenant moins chère que la PlayStation 4.

Notez que l’écart s’est aussi amoindri dans le grand marché américain. La PS4 y est toujours vendue 400$, mais le New York Times rapporte que WalMart et Best Buy offrent maintenant des ensembles à 450$ incluant une Xbox One et Titanfall. Là encore, en tenant compte du prix du jeu, la console de Microsoft coûte moins cher que celle de Sony.

Hâte de voir les prochaines statistiques de vente des deux appareils.

Lire les commentaires (15)  |  Commenter cet article






publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    mars 2014
    D L Ma Me J V S
    « fév   avr »
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    3031  
  • Archives