Le blogue techno

Le blogue techno - Auteur
  • Jean-François Codère

    Journaliste spécialisé en technologies depuis 1999, je traite ici de Web, d’appareils mobiles, de jeux et d’autres gadgets, tantôt sous un angle «affaires», tantôt sous un angle «consommateur».
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    Mardi 10 décembre 2013 | Mise en ligne à 16h31 | Commenter Commentaires (61)

    Retour sur Internet et le droit d’auteur

    J’aime les discussions qui naissent souvent dans les commentaires liés à ce blogue. Pas toujours, mais souvent. Disons que ça irait mieux sans la poignée d’individus prêts à ramener n’importe quel sujet à l’indisponibilité de La Presse + sur Android. Ça viendra, les gars, ça viendra.

    Mais revenons sur un sujet abordé il y a quelques semaines, celui des droits d’auteur sur Internet.

    J’ai été écorché par certains commentaires totalement opposés au concept. Celui-ci, par exemple, simpliste, signé ralbol :

    « Quelle farce ! Si tu veux pas que les gens se servent de tes photos, TU LES METS PS SUR INTERNET ! Point.  Final. »

    D’autres ont emboîté le pas, dans ce fil de discussions ou ailleurs, dans d’autres discussions que j’ai déjà eues à ce sujet. Je suis toujours un peu étonné de la vision à courte vue dont font preuve ces gens pour qui Internet est un grand buffet à volonté et se doit de le rester en vertu d’un quelconque grand principe.

    Viendrait-il à l’idée de ces gens de dire à un commerçant de bonbons que « s’il ne veut pas que les gens volent ses bonbons, TU LES METS PAS DANS TON MAGASIN! »? De dire aux municipalités que « si elles ne veulent pas que les gens dérobent les pancartes de noms de rue, TU LES ACCROCHES PAS DEHORS! »? Ou encore aux automobilistes que « si tu veux pas te faire voler ta voiture, TU LA LAISSES PAS STATIONNÉE DANS LA RUE! »

    Ce n’est pas parce qu’un objet est disponible que c’est légal de le prendre.

    Qui plus est, ce n’est pas parce qu’Internet, en tant qu’ensemble de technologies, permet la libre reproduction de contenus de toutes sortes que ce doit être légal. Comme ce n’est pas parce que les voitures peuvent rouler à 240 km/h que c’est permis. Comme il n’est pas permis de passer à l’acte parce que la technologie pour tuer des centaines, des milliers ou des millions de gens existe. Je pousse la logique à l’extrême, mais vous comprenez le principe.

    Le droit d’auteur a certes été utilisé avec abus dans certaines situations au cours des dernières années, ce qui a probablement terni son image. Il n’en demeure pas moins essentiel.

    Les créateurs, peu importe leur médium, méritent que leur travail puisse faire l’objet du commerce comme n’importe quel autre bien. Si c’est trop mauvais pour être vendu, soit. Si, en revanche, c’est suffisamment pertinent pour que des gens soient prêts à payer, la loi de l’offre et de la demande ne devrait pas être handicapée par la libre reproduction de l’œuvre sans le consentement de l’auteur.

    Tout le monde aime ça, les films et la musique gratuits. Tout le monde aime tout quand c’est gratuit. Mais bon, ailleurs que sur Internet, on a compris que ce n’est pas comme ça que ça marche. Pourquoi ce serait différent sur Internet?


    • Entierement d’accord avec vous. Sauf pour la comparaison avec la voiture qui peut faire km/h :)

    • oups 240 km/h :$

    • Surprenant de la part d’un journaliste qui disait il y a seulement quelques années que le contenu produit sur Internet ne valait pas grand chose.

      Le problème avec les données, c’est qu’elles sont facilement “duplicables”. Ce n’est pas très différent du temps que les gens prenaient une cassette vierge pour copier de la musique ou enregistrer une émission sur VHS. C’est juste qu’avec la technologie, la distribution et, surtout la vitesse de distribution est rendue tellement rapide qu’il est difficile de composer avec ça quand tu es un producteur de contenu.

      Je persiste à croire qu’Internet comme medium est encore à son adolescence, le marché s’ajustera, il l’a toujours fait.

    • Je crois qu’internet remet en question certains principes commerciaux. Entre autre, l’offre de contenu de divertissement est devenu tellement gigantesque que ça a forcé plusieurs industries à se remettre en question et à chercher de nouvelles façon de générer de l’argent :

      1- Plusieurs chaines télés offrent maintenant du contenu sur demande sur le Web
      2- Il est maintenant possible d’acheter UNE chanson si on n’aime qu’UNE chanson sur un album
      3- Plusieurs artistes font plus de tournées et les prix des billets ont augmenté. En gros, plus tu PERFORME ta musique, plus tu fais d’argent
      4- Les jeux vont vers la gratuité “free to play” et génèrent du revenu autrement en vendant des skins, des ajouts, de la personnalisation, plus de contenu, etc.

      Tout ca a été possible à cause (grâce?) au piratage. L’industrie cherche a retrouver son monopole en changeant les lois, mais je préfère beaucoup quand elle s’adapte.

      D’ailleurs, il y a certains droits d’auteurs qui sont franchement débile. Comme la séquence ADN d’un animal, ou un algorithme de tri… C’est comme si Riemann avait mis un copyright sur sa somme, où en serait la science aujourd’hui???

      Alors, je suis pour un renforcement pour protéger les droits d’auteurs, mais je suis aussi pour qu’on se questionne sur ce qui peut être “copyrighté”

      Je ne crois pas que le premier à avoir fait un interrupteur de lumière qui s’allume vers le haut et se ferme vers le bas ait copyrighté son idée. Aujourd’hui Apple nous dit que l’idée de mettre des app en format d’icone sur un écran tactile est une “idée originale copyrighté” et que tous ceux qui font ça sont des voleurs d’idées…

      Donc: Protéger les produits, oui. Protéger les artisans, oui. Protéger les découvertes scientifiques, les algoithmes et les impératifs cognitifs (comme la convention d’allumer un interrupteur vers le haut, ou visser dans le sens horaire) : NON. Aucune découverte scientifique ne se fait à partir de rien. Toutes utilisent les découvertes et avancées précédentes.

      Basel

    • “Disons que ça irait mieux sans la poignée d’individus prêts à ramener n’importe quel sujet à l’indisponibilité de La Presse + sur Android. Ça viendra, les gars, ça viendra.”

      Rien ne peut raisonner un Mac hater…

    • - «Mais bon, ailleurs que sur Internet, on a compris que ce n’est pas comme ça que ça marche. Pourquoi ce serait différent sur Internet?»

      Par où commencer…

      L’Internet, c’est une révolution comparable à l’apparition de l’imprimerie en Europe au 15e siècle.

      L’imprimerie avait alors apporté une révolution dont les gens de l’époque n’étaient pas capables de mesurer l’importance et l’impact.

      L’imprimerie a enlevé à l’Église le contrôle du livre qui n’était alors fabriqué que par les moines copistes sous contrôle de l’Église; l’imprimerie a permis la diffusion des nouvelles idées au peuple à travers toute l’Europe; l’imprimerie mit fin au Moyen-Âge et donna la Renaissance; ce fut un bouleversement incroyable, autant social qu’économique.

      Avec l’Internet, nous sommes à vivre un bouleversement de la même importance.

      Plus rien ne sera pareil.

      Et comme au Moyen-Âge, on va essayer pour un temps de perpétuer les vieilles façons, les vieilles habitudes.

      Avec l’Internet, la SEULE FAÇON de perpétuer notre rapport au travail, à la rémunération de celui-ci, ce sera par l’imposition d’un État Policier.

      Pensez-y.

      Avec des produits immatériels, numériques, qui peuvent s’échanger mondialement à la vitesse de la lumière; avec des imprimantes 3D qui permettront d’imprimer des objets usuels à la maison à partir de fichiers disponibles sur le net ou «scannés» par l’appareil; comment voulez-vous perpétuer le modèle actuel de la société de consommation, sinon en empilant continuellement de plus en plus de lois pour interdire la copie autant de fichiers que d’objets; en instaurant des contrôles policiers ou numériques pour être sûr que vous vous conformez; en rendant inopérants ou en handicapant nos outils pour empêcher la copie; et tout plein d’autres joyeusetés du genre.

      Comme au Moyen-Âge, devant les bouleversements amenés par l’imprimerie, nous devrons faire des choix.

      Pour perpétuer son emprise sur le livre et la diffusion de ceux-ci, l’Église a répondu en instaurant l’«Index Librorum Prohibitorum», l’Index des Livres Prohibés et a instauré la Sainte Inquisition pour tenter de freiner la dissémination des nouvelles idées permise par le livre et l’imprimerie.

      Nous sommes à faire la même chose en instaurant l’Inquisition Capitaliste, qui aujourd’hui emprisonne des gens pour crime de lèse copyright. On emprisonne pour avoir filmé dans une salle de cinéma, pour avoir downloadé de la musique et bientôt pour avoir répliqué une pièce de LEGO avec une imprimante 3D.

      L’Inquisition de l’Église n’a pas fonctionné, celle que nous tentons d’imposer ne fonctionnera pas plus.

      Mais n’oublions pas que l’Inquisition de l’Église a fait des milliers de victimes pendant des siècles… l’Index des Livres n’a été aboli qu’en 1966…

      Alors, pour répondre à votre question «simpliste», pourquoi ça ne marcherait pas sur l’Internet ?

      Parce que cette façon de faire est périmée, inadaptée à un monde et des sociétés interconnectées et s’échangeant idées, informations, documents et produits facilement et à haute vitesse.

      Nous devrons inévitablement changer notre rapport au travail et à la rémunération, et le plus vite on le fera, moins longtemps nous devrons vivre sous le joug de l’Inquisition Capitaliste et Mercantile.

      Voilà.

    • Je comprends ou vous voulez en venir avec vos exemples mais ils ne s`appliquent pas à ce que vous voulez démontrer. Pour la simple et bonne raison que la génération internet est formée de gens élevés à la gratuité . Chansons,images,droits ,si ca ne coute rien, ca ne vaut rien. C`est bête mais c`est cela.

      Vous dites : ailleurs que sur Internet, on a compris que ce n’est pas comme ça que ça marche . D`accord mais on parle ici d`une génération qui ne consomme que sur internet pour qui la radio ,la télé,les magasins de disques et quoi encore…sont même pas du passé, ca n`a jamais existé pour eux dans leurs priorités.

      Est- ce possible de retourner en arriere ? Difficile à prédire, par exemple quels seraient les effets sur ce blogue si la Presse.ca devenait payant ? Peut on eviter la disparition des magasins de disques,clubs videos ,librairies et autres commerces que je ne saurais donner en exemple ? Pas certain mais pas certain qu`ils vont totalement disparaitre non plus.

      Alors c`est apres cette évolution ou cette révolution que l`auteur ne se retrouvera plus entre deux chaises et qu`il aura souhaitons le une plateforme pour offrir son produit et recevoir juste rétribution.

      Je crois malheureusement qu`il y a une part de vérité dans la citation que vous n`avez pas appréciée qui veut que vous devez assumer votre choix de tenter de multiplier votre visibilité par le biais d`internet mais disons que vous n`avez pas le choix que d`y aller par le multi plateformes si vous voulez vivre de votre art.

    • Je constate que le journaliste prends le temps de lire les commentaires publié sur son blogue. Je l’en remercie.

      À mes tout début sur internet (en 1998 environ) il y avait un logiciel d’échange de fichier (Cute FTP) tu donnais et tu pouvais prendre etc etc.

      Voyez vous monsieur le blogeur, avec mes crédits amassé en distribuant du Led Zeppelin, du Pink Floyd ou du Gentle Giant j’ai par curiosité téléchargé le premier disque de Marie-Jo Therio (Comme de la Musique)que je ne connais pas du tout. J’ai tellement aimé que deux jours plus tard je me suis procuré l’album.

      En 2013 j’ai 4 cd de Marie-Jo Therio dans ma discothèque. J’en ai acheter pour donner en cadeau à 5 personnes différentes. J’ai été la voir en spectacle à 3 reprises, moments magique. Sans l’accès à son premier disque sur internet j’aurais jamais connu et fait connaitre Marie-Jo Therio à mon entourage.

      André Boisvert

      p.s. Si j’avais écrit des mots en majuscule comme vous le faites dans votre article, mon message n’aurait pas été publié à cause de la netiquette…

      Mes majuscules imitaient le style du commentaire original.

    • Internet donne accès aux utilisateurs à un nombre incalculable de possibilités de navigation, de consultation, de consommation de contenus gratuit.

      Il y a tellement d’offre de divertissement gratuit en ce moment qu’il n’y a pas assez d’heures dans une journée pour en voir 5%.

      Vous pouvez vendre votre contenus si vous voulez. Personne ne vous en empêche. Mais les gens iront là où c’est gratuit. Les gens sont littéralement bombardés de divertissement gratuit.

      Très peu de services payant arrivent à s’imposer et ils ont tous une chose en commun : Ils sont “dirt cheap”. Le secret de Netflix ? Etre moins cher que le trouble de downloader. A 7.99$ par mois, c’est perçu comme tel. Si Netflix avait demandé 49.99$ par moi, combiens d’abonnés auraient-ils vous croyez ?

      Avec l’explosion de l’offre (et ça ne fait que commencer. Tout le monde et son frère est producteur de contenu maintenant), les consommateurs ont l’embarras du choix de divertissement gratuit sans même encore parler de piratage. Le problème n’est pas le piratage. Le problème c’est l’offre vs la demande vs les 24h disponibles dans une journée pour consommer tout ça.

      Y’a des producteurs de contenus qui mangent leurs bas ? Oui. Mais il y a juste trop de contenus.

      A. Dourbel

      Votre argument est meilleur en théorie qu’en pratique. Dans la “vraie vie” les gens téléchargent surtout des hits de la culture populaire très commerciaux et très piratés.

    • vous n’avez pas tout dit concernant la photo

      il demandais un montant faramineux au dela de toute valeur marchande

      et ceci represente tres bien le systeme actuel ou l’on vous offre des produits trop dispendieux pour ce qu’ils valent. une toune chez apple ou autre coute quoi…$1.00 c’est ridicule et combien est renumerer l’artiste ? probablement moins que sur support solide

      la meme affaire est en train de ce passer avec leur politique delirante du prix du livre

      je download de la musique style metal underground que vous ne trouverez chez aucun de nos fantastique disquaire (vendeurs de merde).par contre je paie quand je la trouve sur bandcamp direct au band et quand ils offre le choix de payer ce que l’on veux de 0 cenne a 1 millions de $ eh bien je suis genereux parce que j aime leur musique

      je pense que ralbol a tres bien illustre la situation actuel et l’exemple de l’imprimerie est tres pertinent

    • l’internet met la sacro sainte économie à rude épreuve , peut être serait il est grand temps de se débarrasser de nos principes économiques et de passer àa autre chose que de créer de l argent

    • Internet et le gratuité. Quelle gratuité? Es ce que la presse paye votre compte internet? Parce que moi je vous assure qu’internet est loin d’etre gratuit. Oui oui le téléchargement est gratuit (enfin si ne dépasser pas la ridiculement basse limite de téléchargement) , mais l’acces a internet lui est cher en titi.

      Il m’est arrivé une fois de dépasser la limite de téléchargement et ca ma couter 450$. Maintenant, combien de ce 450$ est aller aux artistes? 0$ Videotron a empoché tout ca sans scrupule. Si les artistes veulent etre payé pour leur travail, je leurs conseil d’aller frapper aux portes des ISP qui sont tres, tres loin d’etre pauvres.

      Je pourais discourir sur la refonte du systeme capitaliste mais Ralbol l’a deja fait mieux que je ne pourrais le faire. Vous etes dix ans en retard monsieur Codere. Peu de gens remettent en question de nos jours, le fait que le génie est sortie de la bouteille et que le téléchargement est la pour rester.

      Et pour terminer, La presse + n’est pas disponible sur android, si vous cherchez un scandal, c’est la qu’il faut regarder.

      André Després

    • Si vous me permettez de le regarder gratuitement, alors je peux le garder indéfiniment sur mes boites d’accès internet.
      Si je veux générer un revenu, bien sur qu’il faut l’accord…
      Si je désire redistribuer le produit libre de revenu maintenant avec crédit à l’auteur ? Là il y a un flou.
      Et si le contenu est libre de droit ? pas toujours facile de le savoir.

      Et toutes les idiosyncrasie qui son brevetté dans le monde des TI ? C’est aussi le travail des bureaux de brevets de rester à jour. Prétendre être le premier à développer une tech très restreinte dans un monde de TI aussi vaste c’est n’importe quoi.

      Depuis 15 ans il y a un combat entre les conservateurs et les utilisateurs. La bataille est perdue d’avance pour les conservateurs. Les façons de faire changent dans le sens la diffusion quasi-gratuite.

    • À l’ère du numérique et de l’Internet, les droits d’auteur, dans leur forme légale actuelle, n’ont plus de raison d’être pour la plupart des créations. Pour les « créateurs », ils ne sont qu’une loterie dont le prix est le résultat d’abus de lois qui n’ont pas su s’adapter aux nouvelles technologies. Et une loterie n’est jamais essentielle.

      La photographie est probablement le pire de ces abuseurs. Il y a 50 ans, produire une belle photo demandait un minimum de talent et de travail. Ce n’est plus le cas de nos jours. Je ne connais rien en photographie et je ne suis vraiment pas un « artiste ». Pourtant, avec mon très ordinaire Sony NEX et Gimp, j’obtiens en quelques minutes des résultats tout aussi bons que les meilleures photos en vente sur Internet. Dans ces conditions, comment peut-on justifier un prix de cent dollars pour une photo très banale et pour un usage qui n’est même pas exclusif? Un ou deux dollars je pourrais comprendre, histoire de donner un incitatif à la publication, mais cent dollars?

      En regardant les statistiques de téléchargement sur certains sites commerciaux, les photos en tête de liste sont téléchargées plus de cent fois. En les comparant avec celles un peu plus loin dans la liste et qui ne sont pas téléchargées une seule fois, il faut bien admettre qu’il n’y a pas de différence de valeur artistique.

      Le problème est là : pour ceux qui ont de la chance, un travail très ordinaire de 15 minutes et qui peut être fait par monsieur tout le monde peut rapporter 10 000$. Pour la majorité qui n’ont pas cette chance, ce même travail très ordinaire ne rapporte rien. Alors qu’elle est la véritable valeur de ce travail?

      Il m’est arrivé plusieurs fois de données à des clients des photos que j’avais prises, que ce soit pour leur site web ou encore pour une de leurs publications. J’imagine que j’aurais pu les vendre et me faire un petit 100$ facile. Ou encore mieux, j’aurais pu leur vendre l’idée d’un usage exclusif pour 1000$. C’est ce qu’ils auraient payé de toute façon. J’aurais pu, mais j’aurais alors considéré cela comme de l’abus. Quinze minutes d’un travail banal ne valent pas cent dollars et encore moins mille dollars.

      Évidemment, pour les entreprises, il est presque tout le temps moins cher de simplement acheter une photo d’un site Internet sans se casser la tête plutôt que de perdre du temps à « créer » la photo à l’interne. Il n’y aura pas de différence de qualité, dans chaque entreprise il y a toujours plusieurs employés qui sont capables d’utiliser un bon appareil photo et de faire des retouches avec Photoshop au même niveau qu’un professionnel (parfois même mieux, car j’ai déjà vu des professionnels qui n’étaient pas vraiment doués avec Photoshop), mais il est beaucoup moins coûteux de payer une photo déjà faite que de dire au département des communications de consulter un avocat pour ensuite communiquer avec le département des ressources humaines, qui lui communiquera avec… Vive le casse-tête administratif pour quelque chose d’aussi banal! Plus l’entreprise est grosse, plus la paperasserie va être importante.

      La valeur d’une photo sur Internet n’est que circonstancielle. Elle n’est que le résultat de l’impéritie du système. Sa valeur réelle, pour un usage exclusif, ne devrait être que le temps passé à prendre la photo et à la retoucher. Peut-être une cinquantaine de dollars au plus pour une photo ordinaire. Dans le cas d’un usage non exclusif, il faudrait donc diviser ces cinquante dollars par le nombre de téléchargements. Cent téléchargements, cela fait cinquante cents par personne. C’est ça la valeur réelle d’une photo qu’on achète sur Internet. Cinquante cents, pas cent dollars.

      Évidemment, les photographes professionnels ne sont pas tellement d’accord avec cette idée. Qui n’a pas envie de profiter du système pour se faire de l’argent facile?

      Je critique les photographes, mais c’est la même chose dans presque tous les domaines touchés par le droit d’auteur.

      Psy est devenu millionnaire grâce à son Gangnam Style. Est-ce que quelqu’un pense sérieusement que cette chanson a des caractéristiques artistiques qui valent ces millions?

      La musique populaire n’est qu’une série de phénomènes de mode. C’est du pur hasard. En allant sur des sites de musique indépendante, il devient très vite évident que les artistes populaires n’ont rien d’exceptionnel. Entre le professionnel et l’amateur qui fait cela après son « day job », la différence est surtout au niveau de l’ingénieur de son et de toute l’équipe technique. Alors est-il normal qu’un soit millionnaire alors que l’autre ne retire strictement aucun revenu de son passe-temps?

      Le système du droit d’auteur n’est maintenant qu’une loterie. Ce système donne des valeurs artificielles immenses à des créations qui sont en fin de compte banales. Les « créateurs » se survalorisent. Je les comprends de vouloir conserver ce système, de vouloir en profiter, après tout qui ne rêve pas d’être riche, mais je le considère comme immoral.

      Une chose est sûre, il n’est pas plus essentiel que la 6/49.

    • Qui a dit que tout était gratuit sur internet ?
      Quand je regarde mon compte Bell de 60$ par mois, ce n’est pas gratuit.
      Tout est une question de charge sur la bande passante et de l’utilisateur/payeur.
      Si nous chargions à l’utilisation de données, beaucoup ne téléchargerait plus car 1 gig pourrait couter plus cher qu’un DVD au Wal-Mart.

    • À ralbol

      C’est rigoureusement exact ce que vous évoquez pour la révolution provoquée par l’invention de l’imprimerie et particulièrement son impact sur la mainmise de l’Église sur les paroles de l’Évangile et les versets de la Bible. De fait, ce que l’Église n’a pas apprécié, c’est qu’on traduise ces écrits du latin vers une langue courante, enlevant ainsi le pouvoir d’interprétation et de diffusion des prêtres. Et par conséquent, de leur pouvoir sur les masses et de l’argent qu’ils en retiraient.

      (Ceci dit, la Bible était libre de droits d’auteur, à ce que je sache)

      Maintenant, le parallèle avec la diffusion d’oeuvres sur Internet devrait s’arrêter là. Vous parlez de mercantilisme et de capitalisme, qui sont des fléaux d’une certaine manière. Mais vous n’êtes certainement pas contre le travail rénuméré pour l’ouvrier ou tout autre travailleur en général ?

      Alors, si vous passez disons 80 heures à composer une oeuvre graphique et que quelqu’un vous la chipe, puis la diffuse à travers le monde, avouez que c’est un peu choquant. De dire qu’il faut “changer notre rapport au travail et à la rémunération », je vous réponds: que proposez-vous concrètement ??

      Si la récompense pour un travail accompli et utile est un concept mercantiliste, alors à quoi bon travailler ?

    • Si, Monsieur Codère, tu mets toutes tes photos de famille en très grand format poster, et que tu les collent à un mur de contreplaqué qui, lui-même, longe juste contre le trottoir une rue très passante, et que moi, parce que j’en ai envie, je prends des photos de ma blonde avec mon bigophone pseudo-intelligent sur cette même rue où il y a tes photos de famille, et qu’ensuite je publie MES photos de ma blonde avec ton mur de contreplaqué en arrière-plan, SUR MES photos sur mon site à moi (un site consacré à la beauté de ma blonde)…

      C’est ça l’internet. Et pas autre chose, et c’est pour ça que c’est hyper compliqué toutes ces histoires de droits d’auteur.

      C’est comme cette connerie, qu’il faut flouter toutes les personnes prises en photos ou en vidée malencontreusement sur la rue sous prétexte qu’on a pas leur consentement. Ça devient une véritable débilité à l’ère des téléphones intelligents, dont certains (un Sony je crois) ont un objectif de 41 mégapixels ! Et que dire des caméras de surveillance ?

      Au diable le floutage ; tu veux pas être vu sur une pellicule, ne te ballade pas sur la rue. Tu veux pas voir ton mur de contre-plaqué sur mes photos sur mon site, ne les “poste” pas sur la rue.

      Benoît Duhamel.

    • La comparaison avec la voiture serait plutôt de dire que la voiture est garée dans la rue, les portes déverouillées, la clé dans le contact et les fenêtres baissées… Ca n’excuse pas le vol, mais on peut dire que le propriétaire a quand même cherché le trouble…

      Internet existe maintenant depuis assez longtemps pour que tous connaissent les risques associés à y mettre du contenu que l’on ne veut pas voir diffusé de manière illimitée. Pour les photos, il existe des moyens connus de limiter la reprise illégale. Les watermarks existent justement pour ça. Si il s’agit d’un portfolio, vous ne présentez que des photos en basse résolution qui ne seront pas utilisable pour grand chose. Vous pouvez aussi intégéré des tags identifant votre copyright ou, si vous vendez votre photos, intégré un numéro de client pour retracer de qui proviens la reproduction de la photo.

      Bref, il existe pas mal de moyens et je suis d’accord avec ceux qui disent que, si vous ne voulez pas voir votre photo utilisé illégalement, vous ne devriez pas mettre la copie pleine résolution, sans watermark, accessible à tous sur internet.

    • @omni-tag
      “C’est comme cette connerie, qu’il faut flouter toutes les personnes prises en photos ou en vidée malencontreusement sur la rue sous prétexte qu’on a pas leur consentement.”

      On parle ici d’un consentement pour usage commercial ou diffusion grand public. Vous n’avez pas besoin de consentement si c’est juste pour mettre dans votre album personnel… Et on ne parle pas non plus d’un consentement nécessaire pour une personne “malencontreusement” sur la rue, mais bien de cas où la personne en question est visiblement le sujet de la photo. Pas d’un visage indistinct au milieu d’une foule de passants anonymes.

    • OH! Que c’est un sujet que j’adore! Il est évident que les personnes qui ont ce type de réaction débile ne se sont jamais fait prendre au jeu de l’utilisation de l’image de l’autre. À lire certains commentaires, c’est clair comme de l’eau de roche.

      En fait, la question des droits d’auteur ne date pas d’hier. Qui n’a pas copié une cassette audio avec son “Tape Cassette”, copié des CD avec leur ordi ou même le bon vieux “Tape Cassette”, téléchargé illégalement des films ou des albums complets sur le Web, utilisé des photos ou des textes d’autres auteurs pour ajouter à son blogue, etc.?

      Mais la vraie question est celle-ci : EST-CE LÉGAL TOUT ÇA? Et la réponse l’est tout autant : NON!

      Ce n’est certainement pas à cause de la technologie que l’on peut dire que c’est davantage légal. S’en remettre à ça, c’est aussi débile que de dire qu’à cause qu’il y a de la boisson en vente libre, on peut tout faire en état d’ébriété.

      Mais je sais que les “pirates” ne changeront pas d’idée à ce sujet. Pour eux, c’est un droit légitime. Qu’ils en paient le prix!

    • Je ne vais peut-être pas me faire d’amis mais en ce qui me concerne les droits d’auteur sont, dans certain cas, une nuisance pour les artistes eux-mêmes. Prenons, par exemple, l’album de Beastie Boys Paul’s Bautique que d’aucun ne saurait considérer comme du plagiat MAIS qui serait aujourd’hui impossible de créer car les droits d’auteurs rendraient carrément exorbitant voir prohibitif le couts des royautés. Chaque morceaux de l’album peut utiliser plus d’une dizaine échantillons d’œuvres.

      Que dire de la fameuse scène du film La Chute qui fut détourné à profusion. Ce n’était peut-être pas de l’art mais c’était ridicule d’invoquer les droits d’auteur pour interdire
      ces détournements.

      Les droits sont aussi une façon de restreindre la diffusion des œuvres ce qui à pour effet de créer un privilège pour deux classes de la société. Ceux qui sont très riches et les “amis” du système qui reçoivent un paquet de gratuités (je me demande combien peut valoir la collection de Claude Rajotte, par exemple) qui seuls peuvent se constituer une vaste bibliothèque. Tous les autres sont confinés à une bibliothèque limité ou au choix (trop souvent mauvais) que la radio, l’industrie, fait pour eux.

      Les droits ont, en plus, justifié l’enrichissement sans cause. Le prix des cd que j’utilisais pour faire des copies de sauvegarde du fruit de mon travail contenait une “taxe” au profit de personnes qui n’avaient aucunement “droit” à être rétribué. J’achetais un médium vierge pour mon travail (au profit de mon employeur) et la socan ramassait le “mottons”.

      Par contre je considère que si nous utilisons les œuvres à fins purement commerciale, il est tout a fait nécessaire de rétribuer l’artiste et si on fait de l’argent avec le travail des autres c’est tout à fait normal d’obtenir le consentement des ayants droit.

      Depuis la dématérialisation, je pense qu’il y a confusion. Le fait de télécharger une œuvre ça n’enlève pas vraiment quoi que ce soit à personne. L’erreur c’est de faire l’équation un téléchargement = une vente de moins. Selon moi la plupart des téléchargements se font au delà du pouvoir d’achat des gens donc s’il fallait payer, les gens ne pourrait tout simplement pas acheter autant que les téléchargements qu’ils font donc les ventes serait pas équivalentes au total des téléchargements.

      Cela dit, je continu d’acheter de la musique et je vais à des concerts car oui je crois que les artistes doivent faire de l’argent mais je choisi qui je supporte et j’achète directement d’eux autant que possible.

      En ce qui concerne l’utilisation de photos de famille pour faire des affiches, c’est même pas une question d’argent c’est juste une question de décence.

    • J’ai l’impression que la plupart de commentateurs sont passés à côté de la base de l’affaire

      L’histoire de la photo. Un type a VENDU une photo prise sur Twitter à des agences de presse. Une photo dont il n’était pas l’auteur.

      On ne parle pas de téléchargement illégal ou pas à des fins personnelles ou d’une utilisation dans un contexte de création. Non, on parle d’un type qui s’est fait du fric en vendant le travail d’un autre.

      Soyez assurés que si les agences de presse avaient su que la photo achetée n’était pas le fruit du vendeur, elles ne l’auraient pas achetée.

      Le plus regrettable, c’est la réaction des agences de presse qui ont tenté de faire valoir qu’une photo prise sur Twitter n’a pas de prix ou de droit d’auteur. Leur argument est invalide et ils le savaient. Pas pour rien qu’ils avaient acheté la photo au départ.

      L’éthique sur Internet veut qu’on ne se sert pas d’un contenu pris sur le réseau pour en faire de l’argent. C’est un minimum. Les agences de presse vendent de l’information. Il est donc normal qu’elles aient à payer, sinon à donner le crédit de leur source.

    • Je remarque que peu de gens ont mentionné les livres ici. En tant qu’auteure, je vis cette triste réalité. Quand on présente une oeuvre sur le Web, on se fait de la publicité et, bien que je n’approuve pas du tout, il y a toujours un risque que quelqu’un s’en serve sans notre consentement (Une amie photographe a découvert par surprise une de ses photos dans un dépliant touristique régional! Elle aurait accepté de céder les droits gratuitement, mais aurait préféré le savoir, au moins!). Mais qu’en est-il de ce que nous n’avons jamais mis sur le Web? Saviez-vous qu’il existe des endroits où on «scanne» à grand volume des romans et autres livres pour les afficher gratuitement sur Internet? Il y a des tonnes de sites où on peut télécharger gratuitement les derniers romans sortis en librairies. Et je ne parle pas seulement de J.K.Rowlings ou Dan Brown. Le moindre auteur peut retrouver son oeuvre quelque part sur le net et accessible pour tous les lecteurs. C’est-tu pas beau la gratuité? Le problème c’est que pour un auteur, la vente des livres contitue son seul et unique gagne-pain. Les chanteurs ont les spectacles, les peintres ont les expositions et la vente des toiles, mais les auteurs n’ont rien d’autre. Rien. Je sais bien que nous n’avons pas besoin de trois repas par jour et que nous vivons tous d’amour et d’eau fraîche, nous, les artistes, et que nous devrions accepter la modernité sans protester… Mais encore? Je ne peux pas m’empêcher de grincer des dents quand mon évaluateur municipal arrive chez moi et, quand je lui dis mon métier, il s’exclame: «Ah! Je lis beaucoup, moi! J’ai une tablette et, c’est merveilleux! Sur internet on peut trouver tous les livres gratisssss!» Et lui, son travail ne vaut rien? Acceptera-t-il bien la coupure de son poste lorsque les évaluations se feront par des robots? Me semble que nous avons tous droit d’être rémunérés pour notre travail, non? Et je ne parle pas ici du prix unique du livre qui semble être la solution magique à laquelle tout le monde croit et qui ne donnera sans doute pas les résultats miracles escomptés. Je suis aussi d’accord que le milieu littéraire, comme les autres milieux, auraient dû prévoir le virage numérique. Pourtant, je ne peux me faire à l’idée d’accepter que mon travail soit jeté sans égard sur le net pour que tout le monde s’en serve à son goût. Si c’est le cas, je prévois que bien des artistes lanceront la serviette et iront faire autre chose… Oh! Et c’est certain que vous trouverez toujours des livres sur internet, mais quand les éditeurs auront disparus et que le milieu du livre s’écroulera, je prévois aussi une chute drastique dans la qualité de ce que vous lirez… Dommage.

    • Le Québec va trop loin dans le domaine du droit d’auteur sur un point, le droit à l’image.

      Parce qu’une jeune femme était inconfortable de voir sa tenu d’adolescente exposé en photo, maintenant plus personne ne peut prendre de photographie de foule sans qu’une personne soit reconnaissable. La richesse des photographies historiques montrant la vie quotidienne sera aujourd’hui quasi impossible, à cause qu’une femme est incapable d’assumer ses choix vestimentaire en public.

      Les droits d’auteurs permettent l’utilisation d’une image à des fins de recherche et pour un usage privé. Si une personne publie une image sur son facebook sans intérêt pécunier, peut-on dire qu’il viole la loi?

    • @ralbol

      Bravo, vous avez résumé parfaitement ma vision de la chose.

      C’est la première fois que je lis quelqu’un qui utilise la même comparaison que moi avec l’apparition de l’imprimerie pour représenter l’importance de l’avènement de l’internet.

      Pour ce qui est de l’argument de la rétribution des auteurs, y’a de plus en plus d’initiatives liées au financement public qui font leur apparition (type Kickstarter) et je pense que c’est une avenue qui va juste prendre de plus en plus d’importance avec le temps et qui selon moi, sera encore plus équitable!

      Ceux qui ont le plus à craindre, ce ne sont pas les auteurs, mais bien tous ceux qui travaillent comme intermédiaires, les publicistes, les faiseurs d’image et autres personnes qui travaillent dans le domaine du marketing qui vont voir leur importance chutée comme neige au soleil… Imaginez, vous êtes auteur de livre pour enfant et vous avez la planète comme auditoire potentiel. Une petite campagne sur Kickstarter et hop, le chapitre que vous avez publié intéresse assez de personnes pour financer l’ensemble de votre projet.

      En même temps, est-ce vraiment un fléau? Surtout quand on voit les dérives liées au marketing et à la pub dans notre société d’aujourd’hui. Les millions dépensés pour les pubs au Superbowl? Ça touche même l’essence même de notre système démocratique où désormais pendant les élections, ce sont les faiseurs d’image, bien plus que les idées, qui conditionne les résultats.

    • @ heron23

      - «De dire qu’il faut “changer notre rapport au travail et à la rémunération », je vous réponds: que proposez-vous concrètement ??»

      Je ne propose rien, mais j’entrevois…

      J’entrevois un type de société où est reconnu le bien public, et l’importance que tous aient un minimum décent pour vivre. Ensuite, un système de redistribution de la richesse collective selon la contribution de chacun à cette même richesse, en n’oubliant pas ceux qui sont incapables de contribuer pour différentes raisons (maladies physiques, mentales, ou caractérielles; inadaptation sociale, etc.).

      Les artistes seraient rémunérés par la collectivité parce que leur contribution est essentielle à l’avancement et au développement de ladite société.

      Vous me traiterez d’utopiste, mais on fera quoi dans notre État policier avec des flics partout, des logiciels de surveillance partout, des boîtes noires dans tout nos appareils et véhicules, tout ça pour maintenir artificiellement en vie, un système dépassé, désuet, périmé, élaboré par les requins du 19e siècle…?

      Il est grand temps de délaisser la société des requins pour élaborer celle des dauphins.

      De toute façon, si vous suivez un tant soi peu l’actualité, vous devriez être en mesure de constater que le système actuel en est à atteindre sa limite de croissance, comme l’avait calculé le MIT (Massachusetts Institute of Technology) en 1972.

      Tous ces bouleversements économiques, ces faillites de pays et de grosses corporations qu’on essaie de faire passer pour une crise temporaire, ne sont que les symptômes d’un système économique en fin de vie utile, un système pyramidal (les nouvesux investisseurs paient pour les anciens) en train d’atteindre son niveau de saturation.

      Nous devrons donc, de toute façon, redéfinir mondialement tout le système économique actuel, et ce sera alors le temps de redéfinir notre rapport au travail, aux objets, à la propriété, à la rémunération.

      Comme le passage du Moyen-Âge à la Renaissance, ce changement sera difficile, se fera certainement dans la douleur, et les tenants du vieux système feront tout pour le perpétuer. Mais RIEN n’a empêché le passage à la Renaissance, et RIEN n’empêchera le passage de nos sociétés à cette nouvelle Renaissance.

      Espérons que cette fois-ci, nous aurons appris du passé, mais je ne me fais pas trop d’illusions, l’humanité est meilleure à répéter que d’apprendre de ses erreurs…

    • @heron23 : Il y a une différence entre un travail rémunéré et des droits d’auteurs.

      Implicitement, un travail rémunéré est toujours dépendant de la demande exprès d’un employeur. À moins d’être du style squeegee détestable, on ne peut pas décider par soi-même, comme ça, de faire un travail puis d’exiger d’être payé après coup. Peu importe que cela profite à quelqu’un ou non.

      Les droits d’auteur et la notion de propriété intellectuelle n’ont pas été créés pour rémunérer les créateurs, mais pour permettre l’édition.

      Le problème d’Internet est que maintenant tout le monde peut être un éditeur. Dans beaucoup de cas, éditer ne coûte plus rien. Le résultat est que notre société croule sous les créations. Comme la rareté est la base même de la valeur, la plupart des créations ne valent plus rien. Nous leur donnons des valeurs artificielles pour conserver un système et des modèles d’affaires, mais la réalité est que l’offre est tellement grande que ces modèles d’affaires ne tiennent maintenant que par les lois.

      C’est dommage pour les gens qui espéraient vivre de leurs plaisirs, mais le temps des éditeurs et des créateurs professionnels risque vite devenir révolu dans beaucoup de domaines.

      Ne vous en faites pas, de la même façon que des gens vont toujours continuer à faire du sport même s’ils ne sont pas payés, il y aura toujours de la création artistique et intellectuelle.

      @kavenbrassard : Les lois ne sont que des décisions arbitraires qui peuvent être changées à tout moment. Les discussions sur les droits d’auteur n’ont pas pour objectif de déterminer quelle est la loi, mais plutôt de déterminer ce qu’elle devrait être. Qu’une chose soit légale ou pas aujourd’hui n’a aucune espèce d’importance dans ce débat.

      @Apollo11 : Combien devrait être rémunéré un photographe? 10 000$ de l’heure? Que la photo soit prise sur Tweeter ou ailleurs ne change pas qu’une photo est quelque chose de banal qui ne devrait pas avoir de valeur significative. Au mieux, la rareté d’une photo est due à la chance d’être au bon endroit au bon moment et je n’aime pas l’idée de rémunérer quelqu’un seulement sur sa chance.

      @airicarus : Je suis en désaccord avec votre conclusion. Les éditeurs cherchent la popularité, ce qui rime généralement avec médiocrité. Ils cherchent surtout à contrôler l’offre et même à contrôler la demande au moyen de marketing. Ils ne recherchent généralement pas la qualité. En tout cas pas selon la définition que j’accorde à ce mot.

      Dans le pire des cas, une chute de la qualité ne serait que temporaire. Pour les créateurs exceptionnels, il y aurait un système de mécénat naturel qui remplacerait très rapidement les éditeurs. Pour eux, la différence tiendrait plus de la perte de contrôle que de la perte de revenus. Les auteurs seraient jugés pour leurs oeuvres au lieu d’être jugés selon les campagnes de marketing.

      Je me rappelle un livre que j’ai lu il y a quelques années. C’était un « coup de coeur » d’une librairie connue. Il était mis de l’avant sur un présentoir, alors je me suis dit pourquoi pas.

      Ce roman était tout simplement mauvais et je suis loin d’être le seul à le penser. Du verbiage pour remplir 700 pages. Mais voilà, avec de bonnes relations et un bon éditeur, n’importe quelle bouse peut devenir un succès.

      Je ne suis vraiment pas convaincu que les éditeurs aident à la qualité.

    • @89170: Et pour affirmer de telles choses, vous oeuvrez sans doute dans le milieu littéraire et possédez des connaissances incommensurables sur le sujet, n’est-ce pas?
      Si je suis votre logique, les artiste n’oeuvrent que pour leur bon plaisir, sont inutiles à la société et ne servent qu’à soutirer l’argent durement gagné par les honnêtes citoyens. Les éditeurs sont des idiots qui ne foutent rien d’autre que d’espérer que le prochain best-seller atterrisse par magie sur leur bureau, sans fautes ni structures de texte à corriger. Et ce cher requin d’éditeur ne cherche qu’à faire de l’argent… Quelle horreur dans notre société, hein? Et que dire du libraire, un insignifiant de plus qui ne cherche qu’à écouler sa bouse…
      Ouf! Votre monde doit être bien terne avec de pareilles idées! Et que dire de votre théorie de «mécénat naturel»? Si on peut trouver cette bouse gratuite sur internet, qui payera pour les soi-disant créateurs exceptionnels? Vous? Désolée, mais je n’y crois pas une miette…

    • Pour ceux que ça intéresse, voici un livre À ACHETER…

      «Digital Disconnect: How Capitalism is Turning the Internet Against Democracy», par le professeur en communication de l’Université de l’Illinois, Robert McChesney.

      Voir ici un bref survol du bouquin:
      http://news.illinois.edu/news/13/0314internet_RobertMcChesney.html

      Je ne saurais assez le recommander à toute personne cherchant à comprendre les implications à long terme de l’avènement de l’Internet, et son influence sur la société et la démocratie.

      Je le recommande particulièrement à monsieur Codère, qui en tant que chroniqueur techno, devrait bénéficier d’un point de vue «différent» et crédible sur les implications sociales du développement de l’Internet.

    • @Jean-François Codère

      “J’ai été écorché par certains commentaires totalement opposés au concept. Celui-ci, par exemple, simpliste, signé ralbol :”

      N’est-ce pas un peu agressif et un tantinet irrespectueux ???

    • Plusieurs modèles économiques sont en train de disparaître.
      L’industrie du logiciel l’a comprit dès les années 80 et s’est toujours adapté depuis.
      L’industrie du disque est finalement en train de s’adapter.
      l’industrie du livre peine encore à s’y faire, mais va y arriver.
      Pour l’industrie de la photo… Ça prendrait d’abord une structure,…

      En dehors d’internet, il y a aussi l’industrie de la mode qui en arrache avec les chinois qui copient tout…

      —–

      Expliquez les droits d’auteurs aux artistes qui se sont fait exploités par les mêmes conglomérats.
      À tout ceux qui se sont fait voler leurs catalogues de chansons…

      Quel pourcentage l’artiste fait-il réellement sur son oeuvre ?

      Est-il réaliste qu’un artiste perde 80 heures pour produire une oeuvre graphique, alors que n’importe qui peut créer quelque chose de semblable en moins d’une heure avec les bons outils ?

      —–

      Avez-vous tous oublié qu’Internet était à l’origine (www, arpanet) un espace d’échange libre et gratuit ?
      Que toute publication avec droits d’auteur était alors risqué et ouvert à la bonne foi des utilisateurs ?

      Alors il est compréhesible qu’aujourd’hui certains réclâment haut et fort qu’internet ne devrait pas se faire avaler par le capitalisme. Ni par le communisme qui va jusqu’à tuer la libre-expression

      Il y a plusieurs moyens de vendre son livre, sa photo, sa musique, son logiciel.
      En fait, l’artiste qui n’est généralement pas très bon vendeur, doit choisir s’il doit se faire exploiter par la copie facile sur internet ou bien par le modèle économique.

    • ”Disons que ça irait mieux sans la poignée d’individus prêts à ramener n’importe quel sujet à l’indisponibilité de La Presse + sur Android.”

      Y a pas grand chose à faire contre les monomaniaques; ça te colle un piton avec un baril de crazy glue…

    • L’internet est un système collectif et socialiste ( j’ai pas écrit communiste !). Ca prouve que le capitalisme est une forme de dictature et dans les pays riches comme les nôtres( jusqu’à quand loll) le capitalisme est plus ou moins une dictature molle car le besoin de produire , de vendre et de s’enrichir pour ceux qui contrôlaient les moyens de productions. Le capitalisme ne peut contrôler le flot d’informations , d’images, le visuel, l’écrit. le sonore qui lui glisse de plus en plus entre les mains .

    • @ allons-zi

      - «Le capitalisme ne peut contrôler le flot d’informations , d’images, le visuel, l’écrit. le sonore qui lui glisse de plus en plus entre les mains .»

      On aimerait que ce soit vrai, mais malheureusement, Big Business contrôle effectivement tous ces flots d’informations.

      Google reçoit mensuellement 6 millions de «take down notices» c’est à dire d’ordonnances d’enlever des enregistrements musicaux, vidéos, en provenance des grosses corporations, pour violation de «copyrights», dont une importante partie est sans fondement.

      Google exécute 98% de ces ordonnances, car ils sont incapables de vérifier la véracité des prétentions de ces grosses corporations.

      Alors si vous placez sur YouTube un vidéo de la fête d’anniversaire de votre enfant dans laquelle on entend chanter «Happy Birthday», vous vous exposez à être victime d’un «Take down Notice» des propriétaires du copyright de la chanson, et pourriez même être passibles de poursuites pour violation de Copyright…

      Et toute cette folie va en augmentant, à mesure que Big Business étend son emprise sur le net et cherche à monnayer tout ce qui vit sur la toile.

    • Réflexion :

      1 : Le droit d’auteur est basé sur la propriété de l’œuvre, quand on entre dans le monde de l’immatériel ca se complique.

      2 : J’ai ma musique dans mon iphone, que va-t-il arrivé le jour ou mes amis auront accès, la technologie aidant, à ma bibliothèque musicale?

      3 : Le système de gestion des droits d’auteur musicaux est complexe, segmenté (auteur, compositeur, interprète, producteur), géographique (Québec, Canada, USA,…), bref, assez archaïque. Chacun a ses propres règles et sa façon de procéder.

    • @ richard1934

      - «J’ai ma musique dans mon iphone, que va-t-il arrivé le jour ou mes amis auront accès, la technologie aidant, à ma bibliothèque musicale?»

      Vous n’êtes même pas propriétaire de votre bibliothèque musicale, si vous avez acheté votre musique, par exemple sur iTunes.

      Légalement, cette musique ne vous appartient pas, vous ne pouvez la léguer à votre conjointe/conjoint ou à vos enfants.

      Cette musique est «louée» et à votre mort, elle doit être détruite ou achetée une seconde fois par ceux qui veulent la garder.

      Belle arnaque hein..?

    • @ richard1934

      J’oubliais, c’est pareil pour les livres (e-books) «achetés» en ligne et pour tous les jeux et logiciels.

      À peu près rien de numérique «acheté» ne vous appartient, on ne vous accorde qu’une licence d’utilisation.

      Je ne sais pas combien de gens toléreraient que le marteau qu’ils viennent d’acheter ne soit que «prêté sous licence»…

      Il semble que dans le merveilleux monde numérique, le droit à la propriété ne soit accordé qu’aux corporations…

    • J’ai attendu un ti-bout pour voir si quelqu’un ferait le lien, mais comme personne ne l’a fait, je me «pitche»…

      Monsieur Codère a demandé: «Pourquoi ce serait différent sur Internet?»

      Donc, on accepte que la propriété, sur internet, soit pareille comme elle l’est sur la rue: on ne prend pas les pancartes de rue, on ne vole pas les chars, etc., parce que ÇA NE NOUS APPARTIENT PAS…

      Par contre, l’industrie, elle, peut nous faire payer toutes sortes de bébelles, mais on ne peut rien faire avec, parce que, ELLES NE NOUS APPARTIENNENT PAS..!

      J’aimerais bin voir une réponse de monsieur Codère…

    • Et pour en remettre une couche…

      Si en «achetant» de la musique sur internet, cette musique ne m’appartient pas, comment puis-je la voler en la piratant..?

      On sent qu’on va vaser solide…

    • Et peut-être ne suis-je pas assez clair, mais on est ici devant un double standard.

      D’un côté on nous répète que prendre du matériel sur internet, sans payer, est un horrible crime.

      D’un même souffle, les vendeux de cochonneries nous vendent des cossins comme de la musique, des films, des jeux, en nous spécifiant que ce qu’ils nous vendent NE NOUS APPARTIENT PAS. Donc ils ne nous vendent RIEN ! Et on Paye pour !

      Mais ça, c’est pas du vol, c’est du commerce sous licence…

      Yeah ! Comme disait l’autre, c’est qui l’cave..?

      Sans prendre la défense du modèle, avec lequel je ne suis pas très confortable, on doit reconnaître qu’un propriétaire a le droit de louer plutôt que de vendre et ce, peu importe le type de bien.

    • J’écris des contes pour enfants. Je ne publie pas encore, mais si j’y arrive, c’est à condition de donner chaque fois une partie de mes droits d’auteur pour une cause humanitaire.

      Alors, supposons que je les mette sur Internet, que je me fasse pirater illégalement et que quelqu’un les revende pour faire de l’argent. Non seulement je me ferais voler, mais la société aussi y perdrait, puisque les organismes humanitaires ne pourraient avoir les sommes promises.

      Il n’y a pas de mots pour dire à quel point c’est dégueulasse.

      Je vais y penser sérieusement avant de publier mes historiettes sur Internet.

    • - «Sans prendre la défense du modèle, avec lequel je ne suis pas très confortable, on doit reconnaître qu’un propriétaire a le droit de louer plutôt que de vendre et ce, peu importe le type de bien.»

      Le problème ici, c’est qu’avec un «char», tu as toujours le CHOIX d’acheter ou de louer.

      Dns le merveilleux monde du numérique, tu n’as AUCUN CHOIX…

      Tu loues et tu la fermes.

      Et encore mieux, avec les logiciels, le fabricant n’a aucune responsabilité pour les conséquences des bogues dans ses produits.

      Ça fait des années qu’on est dus pour un «Ralph Nader» du numérique, qui fera comme Ralph a fait pour l’industrie automobile.

      Avant lui, les voitures duraient 3 ans, les garanties étaient une farce et la sécurité inexistante.

      On en est encore à ce stade dans le merveilleux monde du numérique, et je ne vois pas poindre le moindre changement à l’horizon.

    • Et avant qu’on ne m’accuse de promouvoir la piraterie, NON !

      Dans le carcan du système actuel, il faut absolument ACHETER pour que les artistes et artisans puissent être payés.

      Tout ce que j’essaie de dire, c’est que le système actuel est foncièrement, intrinsèquement POURRI et que nous devons le changer au plus vite.

      Parce que de la façon dont évolue notre société, les jeunes ne paieront JAMAIS pour cette arnaque dont ils sont tout à fait conscients, et malgré toutes les tentatives de l’Inquisition Mercantile, les auteurs, artistes et artisans verront leurs revenus diminuer d’année en année et toute la société verra graduellement augmenter l’intrusion policière dans la vie des citoyens, dans une vaine tentative d’empêcher la disparition d’un sytème périmé, désuet, incapable de répondre aux impératifs de partage de la richesse nécessaire à une société du 21e siècle.

      Ouf !

    • @ralbol
      je rajouterais , si un commercant de bonbon choisi de metre un etalage dans mon salon , il me donne le droit de me servir , a la minute ou son contenu passe du domaine publique au domaine prive (soit 30 pouce depuis le trottoir) , il perd toute sorte de droit de propriete sur ce qui est sur MA proprietee , donc si tu veut pas que je prenent ton bien assure toi qu’il ne soit pas chez moi

    • Pour 2014,Je souhaite que nous revenions à dire ”La Toile 2.0” plutôt que ce foutu ”Web 2.0”.
      Je souhaite aussi que les gens voulant faire ”intelligent” ralentissent leurs emplois trop fréquent des mots ”effectivement,absolument,extrêmement,énormément,exactement,définitivement,totalement,également,finalement et autres foutus adverbes qui bien souvent n’ont pas leurs places dans la discussion.
      Gilles Ménard

    • @ re3e
      - «je rajouterais , si un commercant de bonbon choisi de metre un etalage dans mon salon , il me donne le droit de me servir»

      Le problème, comme je le mentionnais plus haut, c’est que rien de ce dont vous vous servez pour aller sur le web ne vous appartient.

      Pour le moment, votre salon vous appartient encore, mais tous les bidules électroniques et les logiciels donnant accès au net, ne sont pas à vous, on ne vous en donne que le droit d’utilisation selon la licence et les conditions auxquelles vous acceptez de vous soumettre lorsque vous cliquez «ACCEPT» à l’installation de tous ces bidules et logiciels.

      En réalité, en acceptant ces licences, vous faites exactement comme le paysan du moyen-âge qui prêtait le serment vassalique à son Seigneur. Aujourd’hui, les Seigneurs sont remplacés par les corporations, et votre serment de fidélité et d’obéissance prend la forme de toutes ces licences auxquelles vous cliquez «ACCEPT».

      Vous acceptez de vous conduire selon les termes de la licence, de ne pas utiliser l’appareil ou le logiciel de façon à nuire aux intérêts de votre «Seigneur», et si vous ne respectez pas les termes de l’entente, votre Seigneur peut vous priver de SON bien et vous faire jeter au cachot.

      Quioute hein..?

    • @Jean-François Codère

      …Boîte de Pandore… hein..?

    • @ralbol
      je crois que vous n’avez pas conscience de ce qu’est le logiciel libre , qui est plethore chez moi , et mes bidules sont achetes dans les marches publics de la plus grande nation communiste qui a ce jour n’a toujours pas reconu la propriete prive, sans parler du fait que meme mon telephone (et donc ordi , routers etc) utilisent tous des kernel (noyeau) maison de ma creation ,donc je pourrais rajouter une clause dans la licence d’utilisteur de mes bidules que tout bit arrivant sur mon interface publique deviens ma propriete , ca ce joue a deux cette petite game la

    • Personnellement, je vois le piratage comme un contrepoids au système “sous license” décrit par ralbol (avec raison) pour freiner les dérives.

      Tout ce qui s’affiche sur un écran ou qui s’entends avec vos oreilles est et sera toujours (toujours) copiable peu importe les “licenses” virtuelles qui sont et seront inventées.

      Mais je n’ai rien contre le modèle “base de données” à paiement mensuel nous donnant accès à un vaste répertoire et que ces bases de données se spécialisent de plus en plus pour être plus “pointues”. Sur ce modèle, il n’a jamais été question de payer les oeuvres individuellement et d’avoir l’impression de “les possèder” alors que c’est faux. Combien piratent south park, walking dead ou breaking bad puisqu’ils sont disponibles en streaming hd directement des sites web du diffuseur ? Les impatients ? Ils sont disponibles dès le lendemain de leur diffusion “prime time”. Moi, ca fait longtemps que je ne me casse plus le bécik sur les torrents pour ces trucs là.

    • @ re3e

      - «je crois que vous n’avez pas conscience de ce qu’est le logiciel libre , qui est plethore chez moi…»

      J’utilise régulièrement Ubuntu Linux, OS X et Windows sur ordi, et Android sur tablette, mais quel que soit la distro de Linux que vous utilisiez, ou les logiciels open source, il reste toujours la possibilité aux «Seigneurs» de vous couper l’accès directement au niveau de votre ISP.

      Il vous restera toujours la possibilité d’installer une antenne parabolique orientable avec amplificateur de signal pour vous logger à distance sur les fournisseurs de WiFi gratuit comme Île sans Fil, MacDonalds, Tim Horton ou Second Cup à Montréal, mais disons que pour la majorité des utilisateurs, tout ça n’est pas une option…

    • @ snooze

      - «…pour freiner les dérives.»

      Le problème fondamental reste toujours que l’Internet devrait être une autoroute permettant d’interconnecter l’humanité, et que Big Business est à en faire un «Boulevad Tachereau», une autoroute à péage, un long Centre d’Achats, un hymne à la société de consommation et au capitalisme crasse.

      C’est l’abject détournement d’un outil essentiel à l’avancement de l’humanité, et tout ça pour maximiser les remises aux actionnaires de cartels, d’oligopoles, de monopoles et de duopoles géants pour qui l’avancement de l’humanité passe en dernier, derrière le salaire du préposé aux vidanges du siège social.

      À chaque jour, à coups de poursuites, de licences, de patentes et de copyrights, ces bandits érodent graduellement nos libertés, accaparent de plus en plus la mémoire de l’humanité, instaurent de plus en plus de péages, dans l’unique but de gonfler leurs déjà faramineux profits.

      Faudra qu’un jour ça cesse.

      Et croyez-moi, ça va cesser, simplement parce qu’ils n’arrêteront pas d’en bouffer toujours plus et que l’indigestion les guette…

    • Moi j’en rajoute uen couche:

      http://www.wired.com/threatlevel/2012/02/peter-sunde/

      Aussi à voir, le film TPB AFK… que les grands studios ont essayé de rendre indisponibles en forçant Google à ne plus faire apparaitre de liens vers le site officiel du film en faisant des google search!

    • Et pour ceux qui peuvent lire l’anglais, je ne saurais assez le répéter, tapez-vous ce bouquin:

      «Digital Disconnect: How Capitalism is Turning the Internet Against Democracy», par le professeur en communication de l’Université de l’Illinois, Robert McChesney.

      Tout y passe: le journalisme, la politique, le commerce, les corporations, le gouvernement, c’est une synthèse magistrale, références à l’appui, de ce que nous sommes en train de vivre comme imposition et implantation de l’Inquisition Mercantile.

      Après cette lecture, vous ne verrez plus l’Internet de la même façon…

    • @ralbol
      desole mais si je n’ai pas a m’authentifier , en gros si le contenu n’est pas protege , c’est du domaine publique , un peut comme votre voiture , si vous laissez la porte ouverte avec les cle sur le contact c’est difficile de faire valoir un vol , ici idem , il y a deja jurisprudence sur le sujet , le criminel dans ce cas n’est pas le telechargeur mais celui qui a rendu le dit contenu publique

    • ridiculement simplsite! un photographe qui ne veut pas se faire «voler» ses photos sur internet appose des bandes avec son nom de professionel sur les démos qu’il met en ligne.

      anyways, télécharger gratuitement, serait-ce par torrent de piratebay, de la musique ou des films à des fins personnels nE’st pas du vols au Canada. Seul la reproduction pour la vente l’est. En plus, maintenant la facturation pour les gig additionnels de download par les grand fournisseurs servent à payer les droits d’auteurs des grandes maisons d’Éditions…alors l’utlisateur moyen paie plus que ça juste part.

    • Un autre bel exemple des joies du Copyright…

      Apple met en vente sur iTunes, des enregistrements des Beatles datant de 1963 jamais publiés, et comme par hasard les met en vente AVANT le 31 décembre 2013.

      Pourquoi ?

      Parce que le Copyright d’oeuvres jamais publiées expire après 50 ans….

      En publiant les oeuvres avant la fin de 2013, celles-ci resteront sous Copyright pendant encore 20 ans !

      C’est-y pas beau ça..?

      http://entertainment.slashdot.org/story/13/12/18/0428251/unreleased-1963-beatles-tracks-on-sale-to-preserve-copyright

      Essentiellement, grâce au Copyright, on assiste à la mort du «Domaine Public», à la possibilité de reprendre des images, des mélodies, des oeuvres qui sont dans le domaine public, tout ça pour engraisser de toujours plus gros cartels et monopoles.

      De la folie mercantile de la plus basse espèce.

    • Voici celui qui m’a le plus écorché ces dernières années, il vient de votre boss André Pratte, à la défense d’un parti politique qui avait volé une vidéo sur le mur facebook d’un usager:

      “Oubliez aussi la violation du droit d’auteur: les tribunaux trancheront mais le commun des mortels ne s’offusquera pas qu’un parti politique se serve d’une vidéo tournée avec un téléphone cellulaire, vidéo qui circulait déjà sur internet . Vous appelez ça une «oeuvre»?”

    • Un autre exemple qui démontre à qui profitent vraiment les droits d’auteurs…

      Aujourd’hui, après 18 ans de bataille juridique, la Cour suprême de Canada a reconnu que Claude Robinson a bel et bien été plagié par Cinar et autres, et lui octroie plus de 4 millions $ en droits, frais juridiques et dommages punitifs.

      Merveilleux.

      Maintenant monsieur Robinson doit lui-même aller «collecter» ceux qui l’ont plagié…

      Cinar n’existe plus, la compagnie qui l’a racheté a fait faillite, etc.

      Combien on parie que monsieur Robinson ne verra JAMAIS de son vivant, 1 cenne de cet argent..?

      Les droits d’auteur, c’est une autoroute à un sens quand ils sont violés. Les corporations engrangent, le petit créateur peut bien se débattre, il peut rarement obtenir son dû de ces conglomérats riches et puissants.

    • Le premier janvier 2014, avant la loi d’extension du Copyright achetée par Disney, les oeuvres suivantes seraient tombées dans le domaine public, donc libres de droits:

      - The bridge on the river Kwai
      - 12 angry men
      - Funny face
      - The Prince and the showgirl
      - Nights of Cabiria
      - The seventh seal
      - Island in the sun

      Et des dizaines d’autres films, livres, émissions de télé et musiques.

      Combien d’oeuvres tomberont réellement dans le domaine public aux États-Unis le 1er janvier 2014 ?

      AUCUNE.

      Pas une seule oeuvre.

      Pas avant 2053, et les cartels du divertissement s’activent très fort, à coups de millions de $, pour rendre ÉTERNEL le droit d’auteur.

      Ces rapaces cupides enlèvent aux créateurs la possibilité de repartir d’oeuvres existantes comme le nécessite toute création, on nous vole littéralement la mémoire de l’humanité.

      Le tout, dans le silence médiatique le plus total, parce que cette arnaque profitera aux… médias…

      Mais bon, ça paraît bien de souligner la victoire de Claude Robinson…

    • Question comme ça, monsieur Coderre…

      À la lumière des faits (que vous pouvez absolument contester) énoncés, vous nous ferez un «Retour sur Internet et le droit d’auteur»…?

      J’aimerais vraiment vous entendre sur le détournement du droit d’auteur par les cartels de «l’entertainment» dans le but évident d’obtenir le contrôle de tout ce qui circule sur le Web, et de pouvoir monétiser la totalité de ce nouveau médium.

      Vous laisseront-ils le faire..?

      Voudrez-vous le faire ?

    • Bonjour à tous,
      C’est avec beaucoup de retard que je lis cet article très pertinent et les commentaires qui s’y rattachent.
      Étant une artiste autodidacte, j’ai choisi internet pour me faire connaître à travers le monde et ce, au prix seulement de longues heures à élaborer et créer mon blog à partir uniquement de mes propres photos et créations.
      Si je veux un maximum de visibilité (donc que le plus grand nombre voit mes créations) je m’inscris sur bon nombre de galeries virtuelles. Mais n’importe qui, partout dans le monde, peut télécharger une de mes créations, l’imprimer, la vendre sans que je sois jamais au courant de quoi que soit.
      Le droit d’auteur est bafoué, renié et exploité en bien des sens et c’est vraiment triste et très dommage.
      La prise de conscience pour que ça change, ça commence en grande partie par la part d’honnêteté de chacun d’entre nous qui aime un artiste que ce soit en musique, en arts visuels ou autres. Au risque de passer pour un dinosaure idiot, je m’en fous, mais j’ai toujours acheté mes cd de musique par respect pour l’artiste qui l’a créé.
      Internet est en train de changer tout ça. Même si je crée une nouvelle ligne de chaussure ou de vêtement, elle pourra être volée et recopiée à l’infini par l’impression 3D.
      Pour que les créations originales soient visibles (donc connues) et protégées dans leurs droits d’auteur, que faudrait-il faire à votre avis? Ne pas se montrer sur internet et faire comme tous les artistes font: expositions onéreuses, marchés …. et même à ça, si je vends ma super nouvelle bottine à un bandit qui, dès que j’ai le dos tourné, il va la reproduire et la revendre sans que j’ai un seul espoir de profit… Je m’appelle pas Robinson pour me battre contre des maudits sans-nom qui vole mon travail et engager des coûts faramineux pour me défendre.
      Quelle autre solution à part rester dans l’anonymat et tenter de percer seulement par des expositions locales interminables?
      Mon blog est sans prétention mais il est le monde libre de mes créations et j’entends être et rester libre de vendre ce que je veux à qui je veux au montant que je veux sans me faire voler mon travail!
      http://cat-evasion.blog4ever.net
      Voilà, c’était juste ce que j’essayais d’exprimer à l’impression de cet article. Merci Mr Codère!

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