Le blogue techno

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  • Jean-François Codère

    Journaliste spécialisé en technologies depuis 1999, je traite ici de Web, d’appareils mobiles, de jeux et d’autres gadgets, tantôt sous un angle «affaires», tantôt sous un angle «consommateur».
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    Lundi 25 novembre 2013 | Mise en ligne à 14h39 | Commenter Commentaires (6)

    Attention aux droits d’auteur sur Twitter

    Les médias aiment bien, lors de catastrophes naturelles ou d’accidents, se tourner vers Twitter pour se procurer des images. Parions qu’il y aura des mémos qui vont circuler dans les salles de rédaction alors qu’un photojournaliste vient de se faire octroyer une compensation de 1,2 millions par un jury américain pour l’utilisation illégale de quelques-unes de ses photos, prises lors du tremblement de terre haïtien.

    Même si je ne suis pas du tout photographe, la question du vol de photographies sur Internet me rejoint. Le phénomène est très fréquent et, malheureusement, il n’y a à peu près aucune éducation populaire à ce sujet. Non, Google Images n’est pas une source gratuite de photos pour vos travaux, documents, reportages ou peu importe. Certes, c’est un outil qui repère les photos, mais il n’offre aucune information sur votre droit de les utiliser ou non.

    Je suis un peu choqué chaque fois, par exemple, que des sites de jeux vidéo de partout dans le monde utilisent l’une des excellentes photos que mon ami et collègue Olivier Jean a prises du créateur Patrice Désilets sur un toit de Montréal, à l’époque de Rue Frontenac. Il y a peu de photos de M. Désilets en circulation, surtout pas de cette qualité, alors ça arrive souvent. Certains vont même jusqu’à y ajouter leur propre filigrane!

    Si vous publiez des photos sur Internet, il y a quelques outils à votre disposition. Je n’ai pas la prétention de tous les connaître, mais en voici au moins deux d’origine canadienne.

    Conçu à Toronto, TinEye est un moteur de recherche d’images qui cherche l’image, justement, pas les mots-clés qui y sont associés. On y téléverse une photo et il se met à la recherche de pages qui utilisent cette même photo, en version originale ou modifiée, en se basant seulement sur le contenu de l’image. Pas parfait, mais étonnant.

    Pour sa part, CrowdMedia, de Montréal, aide les photographes amateurs à gérer la vente de leurs photos à des éditeurs.


    • Pour la recherche, faire un “Drag and Drop” de la photo dans Google Image fonctionne aussi

    • Quelle farce !

      Si tu veux pas que les gens se servent de tes photos, TU LES METS PS SUR INTERNET !

      Point.

      Final.

      On n’arrête pas de nous dire que sur l’internet, tu ne dois pas t’attendre à quelque vie privée que ce soit…

      Alors les pauvres idiots qui qui affichent leurs photos, leurs textes, leurs oeuvres, sur un site web, placent leurs oeuvres dans la sphère publique et doivent accepter, comme nous tous, qu’ils ont «donné» ça au public.

      Sinon, on s’enligne sur un Internet monté comme si la sphère publique était contrôlée, surveillée, légalisée, policée, bref totalement dépourvue de quelque liberté que ce soit…

      …tiens, c’est pas ce que nos gouvernements sont en train de faire de notre sphère publique…

      …caméras, polices, surveillance…

      Youppi !

    • L’internet, extraordinaire outil d’évolution de l’espèce humaine et d’émancipation est en train de devenir la proie du $$, étouffé par les droit d’auteurs, le publicité et la censure. Heureusement, le nombre d”usagers s’en foutant gagnera sur ces concepts d’un autre siècle. Même cyberpresse est tombé dans le piège avec ses vidéos publicités toxiques, car toujours les mêmes, sans intérêts, imposées et impossible à sauter. À l’ère de Netflix, Google et le web social, ceux qui essayent encore de pousser les vieux concepts, dépassé et sans avenir, de la publicité et des droits d’auteurs, feraient mieux de retourner faire leur cours de marketing pour s’inspirer et trouver de nouvelles sources de revenus/notoriété/protection, car sinon, à moyen terme, c’est la fin de leur buisness as usual…Non seulement c’est pas efficace pour fidéliser les consommateur, pire, cela deviendra contre productif et la publicité ou les poursuites, je le souhaite, nuiront à l’essort d’une compagnie car les gens se passeront le mot, écoeurés de se faire imposer des merdes, au nom du sacro-saint $$$ Les publicités qu’on ne peut pas ’sauter’, les publicités dans les avions, au cinéma, sur les routes, le métro, à des consommateurs captifs, c’est sans avenir, et un jour le citoyen diras: ‘ ça suffit: on paie, justement pour éviter les publicité de merde. Les bords de route, le métro, l’accès internet, le billet d’avion et les taxes, etc. CE N’EST PAS GRATUIT, alors on a le droit d’exiger un traitement sans publicité. AUtrefois, les ondes télévision étaient gratuites, et la publicité était alors justifiable. Plus aujourd,hui. WAKE UP people ! C’est tout le système capitaliste qui est en faillite, à l’agonie, et nous subierons dans les prochaines années les dernières tentatives, vaines et extrèmes, de ce système qui cherchera à survivre à tous prix, utilisant alors des solutions de dernier recours, comme la police, le système judiciaire, la manipulation de nos politicien et des citoyens, la démagogie de bas niveau, afin de retarder le plus possible l’inéluctable fin de ce système de consommation aveugle, rendu inhumain, anti-social, toxique et contre-productif pour l’évolution de la race humaine. Le web, c’est une créature libre, et vouloir imposer QUOI QUE CE SOIT dans ce monde, c’est se tirer dans le pied. Si vous n’êtes pas rassuré pour son contenu, incapable d’en profiter sans chercher à faire chier tout-le-monde en imposant vos produits, vos visions, vos peurs, vous n’avez qu’à fermer votre ordinateur.

    • Il y a effectivement beaucoup de travail à faire. Même votre patron Pratte défendait son parti politique qui avait volé une vidéo d’un internaute pour en faire une pub en disant que si ca venait d’internet, c’était pas grave….!

      @ralbol oh boy……

    • @ralbol: Cela n’a rien à voir avec la vie privée, c’est plutôt un concept de droits d’auteur. Ce n’est pas parce qu’on est sur internet que les droits d’auteurs et de proprités peuvent être violés. L’internet est un média comme un autre.

    • @ larousse_estdouce

      - «L’internet est un média comme un autre.»

      Non.

      L’internet, c’est une autoroute sur laquelle circulent des textes, des images, des films et des informations.

      Quand on en est rendus, comme dans nos sociétés, à poursuivre des photographes parce qu’on peut voir des visages dans leurs photos, ou voir un logo ou une image «copyrightée» dans une photo; à poursuivre des gens qui ont chanté «Bonne Fête» sur la vidéo de l’anniversaire de leur enfant; à envoyer à Google, 6 millions par mois de demandes de retrait de matériel «copyrighté» sur YouTube; quand on en est rendus là, c’est que tout ce système de «copyrights» de brevets, de patentes et de droits est profondément malade, insensé et désuet.

      Pour reprendre la métaphore de l’internet/autoroute, on en est rendus au point où le seul droit qui vous reste sur l’autoroute, c’est de circuler pour consommer et payer. Plus le droit de prendre des photos des paysages, plus le droit d’enregistrer le chant des oiseaux, plus le droit de chanter dans votre voiture, plus le droit d’échanger avec un autre automobiliste, rien.

      Paye et la ferme.

      Les droits d’auteur, c’est rendu un moyen comme un autre d’engranger pour les actionnaires.

      Disney a réussi, par lobbying et autres «manoeuvres», à faire passer de 50 à 75 ans le temps nécessaire à ce qu’une oeuvre tombe dans le domaine public, tout simplement parce que Mickey Mouse serait tombé dans le domaine public en 2003. Maintenant Mickey est protégé jusqu’en 2023 et Disney travaille sans relâche à faire repousser encore une fois la limite de 75 et veut que le «copyright» soit maintenant sans limite.

      Plus aucun domaine public. Plus personne ne peut comme Disney l’a fait à maintes reprise, reprendre des contes des Grimm, Perrault, etc., et en refaire des oeuvres, sans payer des frais et des royautés à une quelconque corporation en ayant racheté le «copyright».

      Plus d’enregistrements des compositeurs classiques et bientôt des musiques de jazz et de rock, parce que les oeuvres resteront «protégées» et payantes pour l’éternité.

      C’est ça, le résultat d’un système de droits qui est détourné par de grosses corporations dans le seul but de gonfler les redevances aux actionnaires, en monnayant la mémoire de l’humanité à leur profit.

      Vous voulez vraiment participer à cette arnaque..?

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