Le blogue techno

Archive, octobre 2013

Mercredi 30 octobre 2013 | Mise en ligne à 10h14 | Commenter Commentaires (5)

Pour jouer à la PlayStation 4 deux semaines d’avance

Le décompte vers le lancement des nouvelles consoles de jeux tire à sa fin et l’impatience grimpe. Les amateurs ont hâte de finalement voir de leurs yeux de quoi il en retourne.

La première occasion du genre pour les gens de la grande région de Montréal débutera vendredi, le 1er novembre, alors que Sony ouvrira un espace promotionnel éphémère dans le Complexe Les Ailes, au centre-ville. Il sera possible d’y jouer à huit jeux, dont deux conçus à Montréal, Assassin’s Creed 4: Black Flag et Contrast.

Le kiosque sera ouvert jusqu’au 5 janvier, durant les heures d’ouverture du centre commercial.

De son côté, Microsoft n’a encore rien annoncé de tel, du moins officiellement, mais il serait très étonnant de ne pas voir une initiative similaire. Attendez-vous à une surprise au cours des prochains jours.

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article






tesla-motors-model-s-4

Le modèle S de Tesla Motors.

Intéressante discussion entre collègues cet après-midi, après lecture de cette petite nouvelle de CNNMoney. On y rapporte les propos d’un analyste londonien selon qui Apple devrait acheter le manufacturier d’automobiles électriques Tesla.

Pour faire simple, selon l’analyste Andaan Ahmad, acheter Tesla est l’un des rares gestes que pourrait commettre Apple pour assurer une forte croissance continue de ses revenus dans les années à venir.

Brève présentation de Tesla pour ceux qui ne la connaissent pas. L’entreprise fabrique des voitures électriques de luxe. Celles-ci ont la cote. À un point tel qu’en mai, le magazine Consumer Reports avait déclaré que le modèle S était la meilleure voiture qu’il avait testée, avec une note de 99. Et que tout récemment, après avoir pris le temps d’analyser des données sur sa fiabilité, il lui a accordé sa recommandation officielle.

Le fondateur de Tesla, Elon Musk, est aussi fréquemment comparé à Steve Jobs. On voit en fait en lui son successeur en termes d’innovation. En plus de la Tesla, M. Musk est aussi derrière l’idée de capsules qui permettraient d’aller de Los Angeles à San Francisco en à peine 35 minutes. Il mijote aussi, avec son entreprise SpaceX, des projets de voyages dans l’espace. Sans compter qu’il a cofondé PayPal.

La question de savoir si Apple peut acheter Tesla ne se pose pas. Apple dispose d’au moins 150 milliards de liquidités — probablement plus, on saura cet après-midi — dont elle ne sait littéralement pas trop quoi faire, alors que Tesla vaut environ 20 milliards.

Reste donc à voir s’il s’agirait d’une bonne décision. La première évidence, c’est qu’à part un goût pour l’innovation et les technologies, les deux entreprises ont peu en commun. Il pourrait y avoir certaines synergies au niveau marketing, mais c’est à peu près tout. L’ingénierie, la fabrication et la distribution, trois importants piliers des deux compagnies, sont totalement différentes. L’automobile est un tout autre secteur que l’électronique.

N’empêche, on peut dresser un certain parallèle avec l’arrivée d’Apple dans la téléphonie. Il faut se souvenir qu’à cette époque, les ordinateurs et les appareils mobiles étaient eux aussi des marchés assez éloignés. Ils se sont beaucoup rapprochés depuis, grâce entre autres à l’implication d’Apple.

Pourrait-il se passer la même chose dans l’automobile? On part de plus loin, mais on peut certes envisager un rapprochement avec le temps aussi.

Quant à l’arrivée d’Elon Musk dans le giron d’Apple, elle insufflerait probablement à l’entreprise une partie de l’aura qui s’est éteinte avec Jobs.

J’ai quand même des réserves, la principale étant que ce n’est peut-être pas le meilleur moyen pour Apple de se tailler une place dans le créneau de l’automobile. En achetant Tesla, elle deviendrait rivale de GM, Ford et autres gros manufacturiers, qui lui tourneraient probablement le dos en ce qui a trait à l’intégration de ses systèmes dans leurs consoles de bord. Le poids de Tesla n’est par ailleurs pas suffisant pour infléchir le marché automobile.

Bref, pour tailler sa place dans l’automobile, Apple aurait probablement avantage à s’allier à l’un des grands manufacturiers, un peu comme elle l’a fait dans le mobile avec AT&T.

Ce n’est certes pas la dernière fois que l’on entend parler de cette idée, parce qu’elle pique assurément la curiosité.

Lire les commentaires (26)  |  Commenter cet article






Jeudi 24 octobre 2013 | Mise en ligne à 17h32 | Commenter Commentaires (29)

Le plan diabolique d’Apple contre Microsoft

On a surtout retenu de la présentation d’Apple, mardi, que le nouvel iPad allait s’appeler iPad Air et qu’on a bavé devant le nouveau Mac Pro jusqu’à ce qu’on nous dise qu’il allait coûter plus de 3000$.

Mais d’un point de vue d’affaires, l’œil averti a probablement remarqué les deux références à Microsoft faites en cours de discussion, photo à l’appui sur l’écran derrière.

La première est venue au moment d’annoncer que Mac OS X Mavericks serait gratuit. On a alors souligné, si je ne m’abuse, que la mise à jour de Windows coûtait 199$. On a refait le coup au moment d’annoncer que les nouvelles versions des logiciels de la suite bureautique iWork seraient elles aussi gratuites, alors qu’Office 365 coûte 99$ par année.

Ajoutez à cela la suite iLife (GarageBand, iMovie, iPhoto), elle aussi gratuite, et les logiciels accessoires à OS X et vous avez, à peu de choses près, tous les logiciels dont une très grande portion de la population a besoin, tout à fait gratuitement.

On ne parle pas ici de petits logiciels développés sur le coin d’une table, mais de logiciels parfois très avancés, développés à coups de millions de dollars. Comment Apple peut-elle faire de l’argent de cette façon?

La réponse est évidente — en utilisant ces logiciels gratuits pour mousser la vente d’appareils —, mais lourde de conséquences. En particulier pour Microsoft.

Imaginez-vous un instant dans les souliers de Tim Cook, PDG d’Apple. Clairement, votre entreprise a le dessus sur Microsoft présentement. Mais comme les rôles ont déjà été inversés, vous savez très bien que les choses peuvent changer. Alors vous cherchez un moyen de garder la tête de votre rival sous l’eau.

Vous comparez donc vos forces et faiblesses respectives. Et il en ressort que vous êtes très doué pour vendre du matériel, alors que votre rival, malgré plusieurs efforts comme le Zune, la Surface ou les téléphones Lumia, doit se contenter de faire de l’argent en vendant des logiciels.

Alors vous vous dites : pourquoi n’userais-je pas de mon immense influence sur le marché pour faire chuter significativement la valeur des logiciels? Pour les transformer en commodités? De mon côté, je pourrai toujours faire de l’argent en vendant des appareils. Mais mon rival, lui, va commencer à trouver qu’il fait très chaud dans la cuisine.

On dirait que c’est la stratégie choisie par Apple. Elle est diabolique, mais elle a très certainement fait hausser quelques rythmes cardiaques à Redmond.

Lire les commentaires (29)  |  Commenter cet article






publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    octobre 2013
    D L Ma Me J V S
    « sept   nov »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives