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  • Jean-François Codère

    Journaliste spécialisé en technologies depuis 1999, je traite ici de Web, d’appareils mobiles, de jeux et d’autres gadgets, tantôt sous un angle «affaires», tantôt sous un angle «consommateur».
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    Jeudi 30 mai 2013 | Mise en ligne à 14h16 | Commenter Commentaires (13)

    Concurrence dans le sans-fil : un échec?

    Même s’il courait une certaine rumeur à cet effet, l’annonce d’une entente entre Rogers et Vidéotron pour la création d’un réseau sans fil conjoint a étonné, hier soir.

    Qu’on le veuille ou non, l’absence de la technologie LTE du réseau de Vidéotron commençait à peser. La création par Apple d’une nouvelle version de l’iPhone 5 compatible avec ses fréquences réglait un problème, mais on doute qu’Apple aurait laissé son appareil être vendu par un opérateur qui n’offre pas la LTE. Sans compter la mauvaise posture marketing. Il fallait bouger.

    De son côté, Rogers disposait déjà d’un réseau LTE. La pertinence d’une entente avec Vidéotron est donc moins évidente à première vue et il faut pousser un peu plus loin pour comprendre.

    Comme la démontre la carte ci-dessous, le réseau LTE ou LTE Max (encore plus rapide) de Rogers n’est disponible que dans les régions urbaines de Montréal, Québec, Gatineau, Trois-Rivières, Sherbrooke et St-Georges.

    Capture d’écran 2013-05-30 à 12.19.08

    Le réseau rival, opéré conjointement par Bell et Telus, est plus généreux. Il offre aussi la LTE (mais pas encore l’équivalent de la LTE Max) aux régions de St-Tite (!), Saguenay, Rimouski, Matane, Baie-Comeau, Sept-Îles et Havre-St-Pierre. Sa couverture autour de Montréal et Québec est aussi plus vaste, englobant notamment Joliette, St-Jérôme, St-Jean-sur-Richelieu et Montmagny, ce que ne fait pas Rogers.

    Capture d’écran 2013-05-30 à 12.20.14

    C’est donc là que l’entente avec Vidéotron servira Rogers. Plutôt que de relever son réseau entier à la sauce LTE, Vidéotron se concentrera sur « les régions » et troquera cette partie de son réseau contre l’accès au réseau LTE de Rogers déjà en place dans les plus grandes villes. L’entente ne vise que la LTE et les deux entreprises continueront d’opérer d’autres couches de leurs réseaux de façon distincte. Les deux côtés y gagnent

    Mais le consommateur, lui?

    À première vue, on serait portés à dire qu’il y gagne aussi, puisque les clients de Rogers et Vidéotron auront une meilleure couverture LTE.

    Le portrait d’ensemble suscite plus de questions.

    Reculons à 2008, au moment où le gouvernement fédéral a lancé des enchères de nouvelles fréquences avec l’objectif avoué d’augmenter la concurrence.

    Il y avait alors trois grands réseaux sans fil au Québec, appartenant à Rogers, Bell et Telus.

    À l’époque, Bell et Telus se retrouvaient en situation désavantageuse par rapport à Rogers en raison de la nature de leurs réseaux respectifs. Basés sur la « mauvaise » technologie, ceux-ci ne leur permettaient pas d’offrir l’iPhone, dont Rogers a largement bénéficié de l’exclusivité.

    Plutôt que de bâtir chacune un nouveau réseau, elles ont donc joint leurs forces et créé un réseau commun.

    C’était à peu près au même moment où Vidéotron lançait son propre réseau, de sorte qu’on en est resté à trois grands réseaux au Québec. À cela s’ajoutait le réseau de Public Mobile, concentré sur l’île de Montréal.

    Et nous voilà maintenant cinq ans plus tard, en 2013, avec encore une fois une ronde d’enchères devant favoriser la compétition à l’horizon. À moins d’un miracle, il n’y aura pas de nouveau concurrent pour profiter de celle-ci pour bâtir un nouveau réseau au Québec.

    Bref, après environ six ans et deux rondes d’enchères de fréquences, le nombre de réseaux mobiles offerts au Québécois sera passé de trois à deux, en excluant celui de Public Mobile qui pourrait bien de toute façon être intégré à court ou moyen terme dans l’un des deux autres.

    Certes, l’arrivée de Vidéotron fait en sorte qu’il y a quatre opérateurs plutôt que trois. On peut toutefois légitimement se demander de quelle marge de manœuvre ceux-ci disposent pour se démarquer, tant sur la technologie que les prix, face à un rival avec qui ils partagent le réseau.

    Il est difficile de trouver une réponse définitive, du type « noir sur blanc », mais la question vaut la peine d’être posée : y a-t-il plus de concurrence dans le sans-fil maintenant qu’en 2008?


    • Ce que je sais c’est que depuis quelques mois, les prix sont à la baisse et qu’il y a une féroce concurrence sur les forfaits spécialement au Québec. Un fournisseur lance un forfait, 2 jours plus tard l’autre égalise, puis un autre offre plus.

      Le tout a débuté avant les fêtes avec les offres de Fido et Koodo à 56$/mois pour minutes illimités au Canada + 2 Go.

      Personnellement j’ai eu un iPhone le 11 juillet 2008 jour du lancement au Canada. Je payais à l’époque 78$ avec les taxes pour 200 minutes, 6Go, afficheur et boîte vocale.

      Aujourd’hui je paye 51$ avec taxes pour appels illimités au pays, texto illimités, afficheur boîte vocale et 3Go

      Donc oui il y’a plus de concurrence. Mais pas suffisamment encore…

    • Le sans-fil sert de moins en moins à effectuer des appels (voix) et de plus en plus à utiliser des données. Si on veut comparer les prix avec ce qu’ils étaient en 2008, comparons le prix des forfaits de données. Les prix n’ont pas changé, et la quantité de données inclues dans les forfaits n’ont pas augmenté.

    • Avant de se demander si il y a plus de concurrence, je crois qu’il faudrait se poser la question de savoir si il y a vraiment de la concurrence???

      Peut importe le distributeur, le prix de nos forfaits sont gonflés par rapports aux offres que l’on peut voir un peu partout sur la planète. Des tarifs de roaming qui sont tout simplement du vol. Et, comme par hasard, tous les compétiteurs offrent sensiblement les mêmes offres avec sensiblement les mêmes prix!!!

      J’aimerais bien voir une analyse des coûts de nos forfaits vs les forfaits qui sont offerts ailleurs sur la planète.
      Mon dernier forfait en Thailande me coutait l’équivalent de 10 sous par jours (3$ par mois) pour appels illimités au pays et texto illimités. Je n’ai pas acheté de forfait de données étant donné l’accèssibilité au WiFi pratiquement partout (ou achetable via le réseau True dans toutes les grandes villes)

    • @jnharvey

      C’est tout simplement parce que les minutes de “voix” et les textos ne valent plus rien, puisqu’elle ne prennent pratiquement pas de bande passante. En revanche, le nombre de fréquences disponible ainsi que la bande passante ont stagnés, alors que nos besoins en data augmentent d’année en année (vidéos HD, streaming vidéos, etc.). C’est pourquoi le prix des forfaits de données ont augmentés, eux. Et ça ne fait que commencer.. à moins d’une révolution dans le domaine des fréquences.

    • Pourquoi est-ce que les fournisseur sans fil Canadiens doivent bâtir leur propre réseau? Contrairement aux État-Unis ou des compagnies indépendant construit et vend le service aux fournisseur sans fil. La façon des Américains est beaucoup plus logique et favoriserai la compétition. Bâtir un réseau de 0 dans un pays comme le Canada coûte chère et la technologie change tellement vite que aussi tôt que le réseau est terminer il faut recommencer.

    • L’ebitda (earnings before interest taxes depreciation and amortization) des trois grands joueurs se situaient à 42% en 2008, elle est maintenant de 45%. Aux États-Unis, cette même marge se situe autour de 32%. Maintenant, vous savez tout.

    • Méfiez-vous de Fido, ils envoient des factures erronées et ils le savent, comptant sur le fait que la majorité des gens vont payer sans vérifier le détail de leur facture. De la vrai fraude.

    • @steadtler
      C’est ce que je n’aime pas avec la facturation d’aujourd’hui dans la télécommunication. On complique le choix d’un service avec une panoplie de forfait assez facile à dépasser, et les dépassements sont très chers par rapport au forfait de base. La facturation était plus juste il me semble dans les années 80.

    • @steadtler

      Je confirme. J’ai eu un tas de problèmes avec la facturation de Fido. J’ai hâte que mon contrat se termine avec eux pour aller voir ailleurs.

    • Fido n’est pas plus pire qu’un autre. Toutes les compagnies font des factures erronées. Il suffit simplement d’être à ses affaires et de bien vérifier ses factures.

    • @roxe87.

      En effet, Fido n’est pas pire que les autres. Dans les derniers 4 ans j’ai été environ 1 ans et demi avec Fido et ai eu 2 erreurs de facturations. Mais à chaque fois j’ai eu à les appeler plusieurs fois et ça pris quelques moi à ce que ce soit corrigé.

      D’un autre côté j’ai été environ 1 ans et demi avec Koodo. Eh oui j’ai eu 2 fois plus d’erreurs (4) mais avec seulement 1 appel, je réussisait à faire corriger en moins de 5 minutes et ce directement sur ma facture courante.

      Maintenant je suis avec n autre fournisseur (question de sélection de téléphone) et malgré les fréquentes erreurs, je retournerais chez Koodo. Fido, pas avant longtemps!

    • Je suis d’accord avec les commentaires précédents concernant la difficulté à comprendre les factures des compagnies de téléphonie cellulaire.

      Le truc que j’ai depuis 2 ans : Mon forfait est illimité entrant-sortant partout au Canada plus textos illimités avec boite vocale et afficheur inclus pour 50$ +taxes. Je ne peux pas dépasser mon forfait puisqu’il est illimité partout. Le montant mensuel est toujours le même.

      Je voyais régulièrement des irrégularités avant. Plus maintenant.

    • Tout ceci me laisse pantois…

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