Le blogue techno

Jeudi 29 janvier 2015 | Mise en ligne à 16h41 | Commenter Commentaires (44)

Le coup de circuit d’Apple

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Apple a frappé un circuit en agrandissant l’écran de ses téléphones intelligents, que ce soit l’iPhone 6 ou l’iPhone 6 Plus. Pour le trimestre terminé le 27 décembre, celui de leur mise en vente, l’entreprise a annoncé cette semaine avoir enregistré un bénéfice de rien de moins que 18 milliards de dollars, en hausse de 37% par rapport à la même période l’an dernier.

Quand on parle d’Apple, les chiffres sont tellement gros qu’ils semblent abstraits. C’est pratiquement impossible pour l’être humain moyen de bien comprendre ce que représentent 18 milliards de profit en trois mois, ou encore la vente de 74,5 millions d’iPhone durant cette même période.

Essayons d’imager : Apple pourrait se payer un nouvel amphithéâtre comme celui de Québec en une journée et demie de profits. Et, évidemment, se foutre éperdument par la suite qu’il n’y ait personne pour jouer dedans.

Ou encore, Apple vend 34 500 iPhone à chacune des heures du jour ou de la nuit. Là encore, c’est un peu difficile à saisir. Personnellement, ça m’aide à bien comprendre l’ampleur de tout cela que d’imaginer qu’il faut produire ces 34 500 appareils toutes les heures! C’est près de 575 à la minute, sans interruption, jamais. On ne parle pas ici d’un vulgaire dé en plastique, vous imaginez l’usine?

Et le plus spectaculaire, c’est que même à ce niveau, on arrive à susciter une croissance de 37%. Et des marges brutes de près de 40%. C’est complètement irréel. C’est un peu comme un marqueur de la LNH qui viendrait de compléter une saison de 100 buts, qui dirait « Bof…» et qui, l’année suivante, revenait en marquer 140. Dominant à ce point.

N’oublions pas aussi qu’Apple dispose maintenant de réserves de 178 milliards de dollars en argent. Cela signifie, par exemple, qu’il n’y a que 17 entreprises américaines cotées en Bourse qu’Apple ne peut pas acheter cash. Sans s’endetter, on signe un chèque et hop, on devient propriétaire d’AT&T, Visa, IBM, Disney ou Amazon, pour ne nommer qu’elles.

Sa capitalisation boursière de 675 milliards est presque 70% plus élevée que celle de sa plus proche poursuivante, Microsoft, à 400 milliards. C’est comme si Sidney Crosby avait non seulement gagné le championnat des marqueurs l’an dernier, mais l’avait fait avec 148 points, contre les 87 du deuxième, Ryan Getzlaf.

Sombre augure pour Samsung

Assez pour les images (il y en a plein d’autres ici) , voyons maintenant ce que cela veut dire.

D’abord, il se trouve pas mal d’analystes pour dire qu’à l’heure actuelle, Apple a probablement dépassé Samsung comme plus grand vendeur de téléphones intelligents au monde.

On ne le sait pas trop, en fait, parce que contrairement à son habitude, Samsung a récemment cessé de divulguer des données sur son nombre d’appareils vendus, ce qui est généralement le symptôme d’une baisse importante.

En fait, il semble apparent que la décision d’Apple d’augmenter la taille de ses écrans a complètement coupé l’herbe sous le pied de son rival coréen.

Chapeau à Samsung d’avoir eu cette vision complètement à contre-courant à l’époque d’augmenter la taille de ses appareils. Elle a vraiment marqué le marché et cela lui a beaucoup rapporté. Mais maintenant qu’elle a perdu cet avantage compétitif, la situation de Samsung n’est pas très désirable.

C’est qu’il n’y a pas qu’Apple qui l’a rattrapée. D’autres manufacturiers Android aussi. Dans le haut de gamme, je considérerais longuement un Xperia Z3 de Sony ou un Nexus 6 avant de céder à l’offre de Samsung. Dans le bas de gamme, surtout en Asie, la Chinoise Xiaomi fait des ravages. Entre les deux, il n’y a plus beaucoup d’espace.

Hâte de voir le Galaxy S6…

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Jeudi 22 janvier 2015 | Mise en ligne à 16h22 | Commenter Commentaires (42)

De la concurrence pour Bell et Vidéotron!

Bell et Vidéotron ont beau vendre leur accès Internet cher, parfois beaucoup plus cher que des concurrents qui utilisent pourtant des parties de leurs réseaux, ils attirent encore la majeure partie de la clientèle sur les territoires qu’ils desservent.

Il y a deux raisons principales. Premièrement, ils s’annoncent beaucoup, sont donc très connus et on se tourne parfois vers eux par « paresse », plutôt que de chercher ailleurs. Rien ne va vraiment changer cela.

Deuxièmement, ils avaient pratiquement le monopole des services télé. Et ils utilisaient cette exclusivité de différentes façons pour aussi vous inciter à vous abonner avec eux à Internet, que ce soit par la voie de rabais ou, dans le cas de Bell Fibe, en ne vous laissant carrément pas d’autre choix.

Voilà qu’une nouvelle alternative émerge et remet en question cette deuxième cause.

Distributel est aujourd’hui devenu le premier fournisseur d’accès Internet important indépendant, selon ses dires, à offrir aussi l’accès télé. Notons que d’autres devraient suivre éventuellement, notamment Electronic Box.

La grande question qui turlupine instantanément, c’est de savoir si son offre est plus intéressante que celle de ses concurrents.

Autant vous le dire tout de suite, il n’y a pas de réponse simple à cette question. Il y a facilement des dizaines de paramètres, souvent incomparables, à comparer. Je ne dis pas que je ne m’essaierai pas à une comparaison détaillée un jour, mais ce jour ne sera pas aujourd’hui.

Allons-y quand même avec les grandes lignes de l’offre de Distributel.

D’abord, elle est relativement simple, puisqu’il n’y a que trois forfaits possibles. Elle aussi vous force à prendre l’accès Internet, ce qui est un peu incontournable, soit dit en passant, comme chez Bell, puisque le service est livré par Internet.

Ces trois forfaits coûtent 109,95$, 139,95$ et 149,95$ par mois respectivement. Ils sont presque identiques dans la mesure où ils offrent tous exactement les mêmes chaînes de télé et un accès à Internet illimité. La seule différence est dans la vitesse de cet accès à Internet, qui est de 15, 25 et 55 Mbits, respectivement. À moins d’avoir une grande famille dont les membres sont très actifs sur Internet séparément, le forfait à 110$ devrait être amplement suffisant.

Deux éléments distinguent rapidement Distributel de Bell et Vidéotron : l’accès Internet illimité et le très généreux forfait télé « de base ».

Ce dernier inclut notamment RDS (1,2, Info), TSN (1 à 5), TVA Sport, Bravo, Canal Vie, Casa, Canal D, Cinépop, Disney Junior, Discovery, CTV News, E, Food, ICI Art TV, MTV, Moi & Cie, MovieTime, Showcase, Séries+, TeleToon, Yoopa et Z Télé, toutes des chaînes spécialisées avec un certain attrait pour lesquelles il faut dépenser des dollars en plus (et/ou faire des choix) chez la concurrence.

À mon avis d’amateur de sport, la seule absence notable est celle des chaînes de Sportsnet, maintenant détenteur des droits anglophones de la LNH, qui ne sont pas accessibles même si on voulait payer davantage, sauf SportsNet World. Le président de Distributel, Matt Stein, marchait sur des œufs au téléphone, mais on comprend que les négociations de ce côté sont difficiles et que Sportsnet a une grosse facture de la LNH à rembourser.

Notez aussi que Distributel n’offre pas d’enregistreur numérique personnel. Du moins pas tel quel. L’entreprise affirme qu’il suffit de relier un disque dur externe au port USB de son terminal pour le transformer en ENP. Je ne l’ai pas testé, mais si ça fonctionne bien, c’est une formule intéressante et fort probablement plus économique.

Le service de Distributel est disponible à Montréal, Québec, Sherbrooke et Gatineau. D’autres marchés pourraient s’ouvrir « dans les prochains mois ».

À suivre!

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Mercredi 21 janvier 2015 | Mise en ligne à 16h34 | Commenter Commentaires (22)

Microsoft présente Windows 10 et les lunettes HoloLens

Microsoft avait organisé une conférence de presse retransmise en direct sur Internet aujourd’hui pour présenter la prochaine version de son système d’exploitation, Windows 10.

On savait déjà que l’entreprise comptait sur ce futur lancement pour réunir tous les types d’appareils (ordinateurs, tablettes, téléphones et même consoles de jeux) sous une même bannière.

La présentation nous a donné un premier aperçu de ce que ça donnerait sur les appareils mobiles.

Mais ultimement, ce n’est pas ce qui a retenu l’attention. La vedette aura incontestablement été HoloLens, des lunettes qui font essentiellement de la réalité augmentée, mais que Microsoft désigne plutôt comme « holographiques », même si ce ne sont pas des hologrammes.

Quelques réflexions sur l’ensemble :

- L’idée de faire tourner tous les appareils sous une même plateforme est très bonne sur papier, mais c’est évidemment quand vient le temps de la concrétiser que les problèmes surgissent.

Ce n’est d’ailleurs pas d’hier que l’on regarde Apple intégrer dans OS X de plus en plus de fonctionnalités tirées d’iOS et qu’on se dit qu’un jour, ces deux-là vont bien finir par ne former qu’un.

Mais ce n’est pas encore arrivé.

Bref, malgré les démonstrations en apparence intéressantes faites aujourd’hui par Microsoft, ce n’est à mon avis que lorsqu’on aura entre les mains des versions finales de Windows 10 sur un appareil mobile qu’on pourra juger de la réussite ou non.

- Pour que Windows 10 fonctionne sur mobiles, il va lui falloir des applications. Un point, c’est tout. Windows Phone est déjà une plateforme mobile intéressante, d’un point de vue fonctionnel et originalité. Mais elle ne réussit pas pour autant à attirer la clientèle.

L’utilisation d’une plateforme commune aux PC va-t-elle rendre la vie plus simple aux développeurs afin de créer des applications mobiles? Ça semble être une évidence. Et pourtant, non.

Il ne suffit pas à une application mobile d’exister, ou même d’être utile, pour connaître du succès. Presque inévitablement, celles qui attirent sont celles qui utilisent le mieux l’interface particulière d’un téléphone ou d’une tablette. Bref, des applications pensées en fonction du mobile. Difficile donc d’imaginer des développeurs sauver temps et argent en créant une interface unique.

- Microsoft a mis beaucoup d’emphase sur le logiciel de reconnaissance vocale Cortana, son équivalent à Siri, qui sera maintenant intégré aux ordinateurs. Ces démonstrations sont souvent truquées, mieux vaut donc encore une fois réserver son jugement jusqu’à un essai réel. Surtout en français.

- Les grands gagnants de cette présentation sont probablement les amateurs de jeux vidéo. Microsoft a en effet annoncé que tous les appareils Windows 10 pourront servir de relais pour jouer sur sa console Xbox One, un peu comme Sony le fait déjà en permettant d’utiliser sa PlayStation Vita, ses téléphones Xperia ou la console-relais PlayStation TV pour jouer à la PlayStation 4.

Ce n’est pas tout, on a aussi annoncé qu’il sera possible pour des joueurs de Xbox One et de Windows 10 de jouer en ligne ensemble. C’est une expérience que Microsoft avait déjà tentée, avec peu de succès, avec le jeu Shadowrun en 2007. Mais on a beaucoup évolué depuis et je ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas mieux cette fois, du moins pour certains types de jeux.

- Arrivons-en au cœur du sujet : HoloLens. La meilleure façon de le décrire est simplement de vous laisser regarder cette vidéo de Microsoft.

Et celle-ci, un extrait de la présentation faite en direct.

Vous en conviendrez, c’est spectaculaire. Tellement qu’on a un peu peine à y croire, en fait. Et pourquoi a-t-on un peu peine à y croire?

Peut-être, comme le faisait remarquer sur Twitter Stephen Totilo, de Kotaku, parce que quelque part au fond de notre cerveau, on a encore en mémoire cette vidéo de présentation de Kinect, qui n’a pas grand-chose à voir avec ce que le produit est devenu aujourd’hui.

Et aussi peut-être un peu parce qu’on se demande qui va vraiment vouloir porter cela sur le bout de son nez.

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