Le blogue techno

Mercredi 22 avril 2015 | Mise en ligne à 17h38 | Commenter Commentaires (10)

Google réinvente la facture mobile

Google a déjà attiré l’attention des geeks de partout dans le monde avec son projet Google Fiber, qui offre à tous les résidents de certaines municipalités un accès Internet de 1 Gbit/seconde à prix abordable, en plus de services télévisuels.

Cette fois, c’est à l’univers du mobile que s’attaque Google avec sa nouvelle aventure dévoilée aujourd’hui, Project Fi.

Contrairement à Fiber, Google n’a pas bâti son propre réseau mobile pour ce projet. Elle a plutôt établi un partenariat avec deux opérateurs existants, T-Mobile et Sprint.

En gros, si vous êtes un abonné de Fi, votre téléphone se branchera automatiquement au réseau le plus rapide au moment et à l’endroit où vous en avez besoin, que ce soit celui de T-Mobile, de Sprint ou encore un réseau WiFi ouvert. Il pourra même faire discrètement la transition de l’un à l’autre en plein cœur d’un appel téléphonique, si besoin est, sans intervention de votre part.

Cette alliance indirecte entre deux réseaux concurrents n’est pas la seule surprise du projet. Google réinvente aussi le système de facturation. C’est le bout le plus intéressant à mon humble avis.

Le forfait de base de Fi coûte seulement 30$ US par mois. Il inclut des appels nationaux illimités, des textos internationaux illimités, la possibilité de partager votre connexion de données avec un autre appareil, la couverture dans 120 pays et 1 Go de données. C’est très intéressant.

Vous pouvez ensuite ajouter des blocs de 1 Go de données pour 10$ US par mois. Pour un total de 6 Go, la facture mensuelle serait donc de 80$ US par mois. À cette quantité et à ce prix, ce n’est pas, proprement dit, une offre extraordinaire, du moins à première vue.

Deux éléments la rendent toutefois particulièrement attirante.

Le premier, c’est que Google vous rembourse les données inutilisées. Si, par exemple, vous aviez prévu utiliser 6 Go mais n’en avez utilisé que 3, on vous remboursera 30$. C’est même vrai pour des dixièmes de gigaoctets. Si vous avez employé 2,4 Go, c’est 36$ qu’on vous remboursera.

L’autre, c’est que ce tarif s’applique aussi pour l’utilisation de données en voyage, même si la vitesse est alors limitée à la 3G, ce qui est quand même pas mal!

Je vous sens intéressé. Malheureusement pour vous, ce ne sera pas possible de devenir un abonné de Fi rapidement. D’abord, l’inscription est réservée aux Américains pour le moment. Deuxièmement, elle se fait par invitation seulement au départ. Autre chose : il vous faudrait absolument un appareil Nexus 6 de Google, le seul compatible avec ce service pour le moment.

N’empêche, ça permet d’espérer.

Lire les commentaires (10)  |  Commenter cet article

 

Jeudi 16 avril 2015 | Mise en ligne à 13h32 | Commenter Commentaires (8)

Apple Watch : il ne faut pas être pressé

J’ai pu aller moi-même essayer quelques modèles de l’Apple Watch hier à la boutique Apple du centre-ville, en compagnie de représentants d’Apple. Si vous disposez d’une tablette, vous pouvez aller constater brièvement le résultat en vidéo dans la section Affaires de La Presse+.

La première impression est assez brève et concentrée sur l’esthétique, parce que c’est à peu près tout ce que l’on peut voir pour l’instant. Et ça risque d’être encore le cas pour quelques semaines.

Plus on s’en approche, plus la date du 24 avril annoncée pour la disponibilité de la montre semble être un mirage. Aujourd’hui, le quotidien The Telegraph a publié un texte après avoir obtenu une copie d’un mémo interne d’Apple indiquant qu’il n’y aurait probablement pas de montres achetables en magasins avant au moins juin.

Il faut comprendre que l’Apple Watch représente un formidable défi de logistique pour Apple. En général, quand l’entreprise lance un nouveau produit, il y a moins de 10 versions disponibles, parfois même seulement deux ou trois, voire une seule comme l’Apple TV.

Dans le cas de la montre, on peut considérer qu’il y a jusqu’à 54 versions différentes du produit, en tenant compte des tailles de bracelets. Cela rend la gestion de l’inventaire autrement plus complexe. Comment, par exemple, déterminer la quantité de montres du modèle X à fabriquer par rapport au modèle Y? Comment calculer combien de montres A et B on doit envoyer au centre-ville de Montréal plutôt qu’au DIX30 ou à Amsterdam?

La solution retenue par Apple semble être de demander à tout le monde de commander en ligne. De cette façon, l’inventaire est centralisé. On peut penser qu’on attendra d’avoir plus d’inventaire et quelques données de vente sur lesquelles se baser avant d’acheminer des stocks directement en magasins.

L’ennui, c’est qu’à moins d’être un très (trop?) grand amateur d’Apple, qui peut se permettre de « risquer » des centaines de dollars, la méthode retenue complexifie l’achat. Je ne saurais trop vous recommander d’aller en magasin essayer le modèle qui vous attire avant de le commander en ligne. Le look et le confort d’une montre, c’est une affaire de détails que même la meilleure boutique en ligne ne peut reproduire.

Sauf qu’en faisant ça, cela signifie qu’il faut d’abord prendre un rendez-vous en magasin pour un essai — on accepte les clients qui se pointent sans rendez-vous, mais ça peut être long  —, se rendre au magasin pour ledit essai, revenir à la maison passer sa commande puis l’attendre quelques semaines. Et si vous souhaitez un peu d’aide pour vous en montrer les rudiments ou la configurer, Apple se fera un plaisir de vous la fournir, mais il faudra encore une fois retourner en magasin.

Par ailleurs, quelques indices laissent croire que l’inventaire commence déjà à être très serré et que la date du 24 avril vient un peu trop vite au goût d’Apple.

L’un de ces indices relève de la régie interne des relations de presse, mais le voici : avant d’envoyer des versions de ses produits à des journalistes pour un essai, Apple les invite à une séance d’informations d’environ 15-30 minutes, généralement à New York ou Toronto, pour leur montrer en détail certaines nouvelles fonctions.

Quand elle y participe, La Presse paie elle-même les frais, mais Apple offre de payer le déplacement et l’hébergement et la très grande majorité des médias se prévalent de cette option. Ça fait beaucoup de dépenses pour de courtes séances qui pourraient se faire autrement, mais quand votre encaisse approche les 200 milliards, le comptable pose probablement moins de questions.

Cette fois, tout semble jusqu’à présent indiquer que ces séances se tiendront quelques jours APRÈS la date du 24 avril, ce qui veut dire, sauf erreur, qu’aucun journaliste canadien (sauf un) n’aura reçu d’Apple Watch au moment annoncé de sa disponibilité. Il faudra ensuite la tester quelques jours avant d’écrire à son sujet. J’en parle parce que quelques-uns d’entre vous ont déjà commencé à me demander ce que j’en pensais et je n’ai pas de réponse à vous donner pour le moment.

Lire les commentaires (8)  |  Commenter cet article

 

Court « road trip » au cours des derniers jours pour participer à un tournoi de hockey de ligue de garage à Lake Placid.

En revenant par l’autoroute 87, médaille d’or au cou par un beau dimanche ensoleillé, un panneau de signalisation a retenu mon attention :

Panneaux autoroutiers de l'État de New York

« Ça peut attendre », disait-elle, tout en annonçant la disponibilité d’une zone franche pour la consultation ou l’envoi de messages textes quelques miles plus loin. Vérification faite, ladite zone franche n’était rien de plus qu’une halte routière ordinaire, mais quand même.

Plus loin sur la même route, d’autres panneaux rappelaient aux conducteurs que trois infractions pour avoir « texté » au volant entrainaient la suspension du permis de conduire.

Vérification faite, la loi de l’État de New York est encore plus sévère pour les jeunes conducteurs, qui voient leur permis suspendu pour 120 jours dès la première offense, puis pour un an en cas de récidive dans les six premiers mois.

Notez que même si les panneaux se concentrent sur les messages texte, ils s’appliquent à toute utilisation d’un appareil mobile, sauf une conversation téléphonique avec un dispositif mains libres.

Bref, la loi québécoise n’est pas si sévère qu’il n’y paraît.

Lire les commentaires (27)  |  Commenter cet article

 

publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    juillet 2014
    D L Ma Me J V S
    « juin   août »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives

  • publicité