Le blogue techno

Lundi 21 avril 2014 | Mise en ligne à 11h36 | Commenter Commentaires (8)

« For the Vine » et autres adolescenteries

Mon faux métier d’entraîneur de hockey amateur m’a souvent servi dans mon véritable métier de journaliste techno et cette fin de semaine de Pâques a été une nouvelle occasion du genre.

Notre équipe a eu l’incroyable opportunité de participer à la Coupe Dodge, les championnats provinciaux de hockey mineur. Dans la région Laurentides-Lanaudière, que nous représentions, participer à la Coupe Dodge relève de l’exploit, puisqu’il faut généralement remporter un championnat régional impliquant jusqu’à 20 équipes, parmi lesquelles se retrouvent généralement quatre ou cinq des formations les mieux classées de la province. Je me considère donc extrêmement chanceux d’en avoir eu l’occasion.

Mais faire une vingtaine d’heures d’autobus aller-retour et passer quatre jours dans une auberge de Ste-Anne-des-Monts, en Gaspésie, avec 17 jeunes ados de 13, 14 ou 15 ans est aussi une superbe opportunité de s’imbiber de leur « culture techno », d’où l’intérêt pour ma véritable carrière professionnelle. Voici donc quelques observations :

• Il n’y avait pas que les joueurs, il y avait aussi des parents et des petits frères ou soeurs à bord de l’autobus. La première observation est survenue à peine quelques minutes après être montés à bord, alors que la porte n’était pas encore fermée. « Il n’y a pas de réseau?! », ont demandé deux petits frères, un brin paniqués. Bienvenue en 2014, l’année où des jeunes de 10-12 ans s’attendent à avoir non seulement un accès Internet, mais un accès Wi-Fi, absolument partout.

• Si la grande majorité des jeunes à bord tenaient à un accès Internet, c’était d’abord et avant tout pour une chose: jouer à Clash of Clans. Le jeu n’est plus jeune-jeune, mais il continue d’être très attrayant. La nouvelle formule des guerres de clans, introduite il y a quelques jours, semble d’ailleurs avoir accompli sa besogne de raviver l’intérêt.

• Croyez-le ou non, il y a un jeu mobile plus simple et inutile que Flappy Bird. Plus inutile surtout. Il s’appelle Cookie Clicker et son seul but est de vous faire cliquer à répétition sur un gros biscuit. Plus vous cliquez souvent, plus vous amassez de biscuits, avec lesquels vous pouvez acheter des accessoires qui vont multiplier vos gains. Appeler ça « inutile » est même un peu sobre, il faudrait un mot plus fort. Mais ça marche. Allez comprendre.

• Le succès n’est jamais bien loin pour une entreprise qui réussit à faire intégrer le nom de son produit dans la culture populaire. Quand « adder » ou « poker » sont devenus communs dans le langage québécois, on a compris que Facebook était devenu incontournable. Même chose avec les « tweeter » et les « hashtags » de Twitter (les joueurs avaient d’ailleurs choisi de faire imprimer un mot-clic sur leur t-shirt d’équipe). Conversation entendue hier:

- T’es pas game de faire (une niaiserie XYZ)…

- For the Vine, oui.

• La salle commune de l’auberge avait une grande télévision, mais pas de câble ni d’antenne. Qu’à cela ne tienne, il a été possible d’y écouter les deux premiers matchs de la série Canadien-Lightning en y reliant un ordinateur. Gros merci à la CBC, qui diffuse les matchs en ligne gratuitement. Ni RDS, ni la LNH n’offrent la possibilité d’écouter les matchs en ligne, même en échange d’un paiement. La LNH l’offre durant la saison, mais pas à la pièce, il faut un abonnement annuel. Je sais que RDS l’a déjà essayé il y a quelques années. Je présume que l’expérience n’avait pas été concluante à l’époque, peut-être le serait-elle plus aujourd’hui. Une note à prendre pour TVA Sports et Rogers?

• Le troisième match, lui, s’est déroulé durant le retour en autobus. Là encore, nous étions très heureux d’être en 2014. Grâce à CBC et aux réseaux 3G/4G, il a été possible de regarder le match sur deux ordinateurs portatifs tenus à bout de bras par de valeureux chevaliers. Amorcée dans les environs de Montmagny et poursuivie tout le long de l’autoroute 40 vers Montréal, la connexion n’était pas sans soubresauts, mais quand même, quelle belle époque.

• Dernier point: nos petites têtes de Montréalais ont tendance à prendre l’accès à un réseau mobile comme acquis, mais c’est loin d’être le cas. Les abonnés de Rogers/Fido et Vidéotron parmi le groupe (dont moi), ont eu la désagréable surprise de perdre tout service un peu passés Rimouski. Pas que l’information sur les zones de couverture des divers réseaux ne soit pas disponible en ligne. On le tient pour acquis, tout simplement.

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Dans mon travail, je crée très rarement, pour ne pas dire jamais, de présentations de style « PowerPoint ». J’en vois plus que ma part, en revanche. Et même si certains créateurs ont manifestement plus de talent que d’autres pour les rendre un peu plus attirantes, on se lasse inévitablement.

D’où mon intérêt pour Prezi, un outil similaire lancé en 2009 par une entreprise de Budapest, en Hongrie. Pour être bien honnête, je n’avais aucune idée de son existence avant qu’un représentant de l’entreprise ne débarque en ville ce matin pour annoncer sa disponibilité en français à compter de demain.

Quelques éléments distinguent Prezi de rivaux comme PowerPoint ou Keynote. D’abord, on crée des présentations sur un canevas infini, plutôt que sur des diapositives de taille fixe. On peut ensuite « zoomer » à sa guise sur différentes parties de ce canevas. Les « diapositives » sont donc en fait des points de vue préprogrammés.

C’est difficile à expliquer, alors le petit vidéo ci-dessous pourrait être utile.

Il y a aussi le fait que Prezi a été conçu dès le départ comme un produit Web, donc capable de collaboration en temps réel et de partage de fichiers facile.

L’essai vaut le coût, on peut le faire gratuitement.

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Jeudi 27 mars 2014 | Mise en ligne à 13h16 | Commenter Commentaires (93)

La Presse+ sur Android: questions et réponses

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Au cours des derniers mois, la section des commentaires sur ce blogue a fréquemment été prise d’assaut par des utilisateurs d’Android qui demandaient — exigeaient dans certains cas — une version Android de La Presse+. Excellente nouvelle pour eux: ça viendra finalement le 23 avril, presque un an jour pour jour après la version iOS, lancée le 18 avril l’an dernier.

Comme je sais qu’il y aura d’innombrables questions, je me suis brièvement assis avec ma collègue Caroline Bélair, l’analyste d’affaires principale pour La Presse+ sur Android, afin d’obtenir les réponses. Voici donc mes questions et ses réponses.

Pourquoi a-t-il fallu attendre un an?

On n’avait tout simplement pas les moyens de développer les deux en parallèle. L’an dernier, il fallait travailler à la fois sur le CMS (NDLR: Content Management System, la base de données derrière tout ça) et la version iOS. On voit aussi, grâce aux statistiques de nos autres applications comme LP Mobile ou LP Hockey, que les versions iOS sont beaucoup plus populaires.

A-t-il été compliqué de développer une version Android?

Android, c’est un univers à part. Tout est segmenté: les manufacturiers, les processeurs, les écrans, etc. Pour nous, ça a vraiment été un casse-tête. Heureusement, il y a des erreurs qui ont été faites lors du développement de la version iOS que nous avons pu éviter pour raccourcir le processus.

Il faut savoir qu’on ne pouvait pas simplement «convertir» l’appli iOS. Les écrans d’iPad ont un ratio 4:3, ceux des tablettes Android sont pour la plupart en 16:9. Juste là, il a fallu prendre du temps pour trouver la meilleure façon de s’adapter. Nous avons trouvé une belle solution que vous verrez le 23 avril.

Nous avons aussi pris soin de prendre chaque fonction disponible sur iOS et de voir comment bien l’adapter à Android. On utilise le bouton « Back », par exemple. Aussi, quand on veut envoyer un courriel au journaliste, ça ne s’envoie pas directement de l’application comme dans iOS, mais il y a une fenêtre qui s’ouvre pour offrir le choix, comme c’est l’habitude sur Android.

La liste des tablettes compatibles est assez courte et récente. Pourquoi?

D’une part, c’est une grosse application, avec beaucoup d’interactivité et de fonctions. D’autre part, on ne veut pas offrir de mauvaise expérience, on veut que ce soit toujours optimal. On veut éviter, par exemple, que des animations soient saccadées ou que le rendu du texte ne soit pas satisfaisant.

Nous avons testé au moins une trentaine de tablettes. Il y en a d’autres pour lesquelles les données de vente au Québec ne valaient tout simplement pas la peine.

Mais il pourrait y en avoir d’autres qui s’ajoutent. Nous sommes très réceptifs aux demandes des lecteurs. La plupart des nouveaux modèles qui vont s’ajouter devraient aussi être compatibles, tant qu’ils ont un écran de 7 pouces ou plus et la version 4.2 ou plus de l’OS.

Si votre tablette n’est pas compatible, l’application La Presse+ n’apparaîtra tout simplement pas dans le Play Store.

Y a-t-il des fonctions en moins ou en plus par rapport à iOS?

Rien en plus et rien de majeur en moins. Il n’y aura pas, par exemple, de navigateur d’écrans en haut, mais ce sont des choses qui pourraient s’ajouter dans de prochaines mises à jour.

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