Le blogue techno

Vendredi 10 juin 2016 | Mise en ligne à 16h26 | Commenter Aucun commentaire

10 jeunes entreprises techno montréalaises prometteuses

C’était soir de première à Montréal, jeudi. Pour la première fois, cinq accélérateurs de jeunes entreprises technologiques s’étaient réunis pour que 21 de leurs finissantes présentent leur projet au même moment.  C’était une excellente idée et la soirée a permis de découvrir quelques petits trésors potentiels.

Comme d’autres, certainement, j’ai été impressionné par la qualité des projets des jeunes entreprises. Généralement, on peut en identifier une ou deux à qui l’on souhaite bonne chance sans trop y croire. Cette fois, peut-être parce que les présentations étaient très courtes et ne donnaient pas le temps d’entrer dans les détails (où se cache le diable comme chacun sait), j’ai l’impression qu’elles ont toutes une chance de bien se développer. La loi de la moyenne dit bien évidemment le contraire.

J’en ai particulièrement retenu dix, que voici.

• Aerial (TandemLaunch)

Dans mon calepin de notes, en dessous de leur nom, c’est écrit « Holy sh*t ». C’est vous dire à quel point la technologie de cette entreprise semble tout droit sortie du futur.

L’entreprise cible d’abord le domaine de la sécurité à domicile. En clair, elle veut remplacer votre système d’alarme. Oubliez les caméras, les capteurs et détecteurs, tout ce dont elle a besoin, c’est d’un réseau WiFi.

Aerial clame avoir développé un logiciel capable d’utiliser les simples ondes WiFi comme une sorte de radar capable non seulement de repérer des intrus, mais aussi de les identifier. Il serait ainsi capable de faire la différence entre vous et un voleur.

L’entreprise prévoit lancer son propre produit en précommande cet été, mais elle pourrait aussi vendre des licences pour intégrer sa technologie dans des routeurs, des téléviseurs, etc.

C’est le genre de technologie en laquelle je ne pourrai avoir confiance qu’après l’avoir essayée. Mais en attendant, la promesse est spectaculaire.

• Irys Tec (TandemLaunch)

Réglons tout de suite le cas de l’accélérateur TandemLaunch, l’un des meilleurs, qui est notamment aussi à l’origine de SportLogiq et Landr .

Si j’ai bien compris, Irys Tec conçoit des algorithmes pour améliorer l’affichage des écrans d’appareils mobiles. Celui-ci pourrait s’adapter à l’œil de chacun et aux conditions d’éclairages pour offrir une meilleure image, moins dure pour l’œil et, surtout oserais-je dire, en consommant jusqu’à 70% moins d’énergie.

La durée de vie des piles est un enjeu majeur dans l’univers mobile et les écrans sont de grands consommateurs. Le marché potentiel est donc présent et l’entreprise semble d’ailleurs déjà avoir suscité l’intérêt de grands noms.

• Ananda (District 3) et E Nuvio (Centech)

Mes connaissances en chimie sont microscopiques. Du bas de mon incompétence, donc, les produits offerts par ces deux entreprises m’apparaissaient très semblables ou, à tout le moins, cibler le même problème.

L’une des premières étapes des tests en vue d’en arriver à de nouveaux médicaments est celle des tests cellulaires. Ceux-ci s’effectuent, nous a-t-on raconté, dans des boîtes de Petri, ces petits plats circulaires remplis d’une sorte de gelée rouge que l’on voit souvent à la télévision.

Le problème est qu’ils prennent beaucoup de temps et qu’on ne peut en réaliser que deux ou trois par jour. Ananda et E Nuvio promettent tous deux que leur technologie permettra de faire passer ce nombre à plus d’une centaine, réduisant par conséquent les coûts de la recherche.

• Uvolt (District 3)

J’ai déjà parlé de ce projet dans nos pages. L’idée est excellente. L’exécution apparaît difficile, mais elle semble bien progresser. Et son fondateur n’a que 20 ans.

Goowi (InnoCité)

Quand on parle des effets potentiellement très positifs de la philanthropie pour les entreprises, l’exemple des chaussures Toms n’est jamais très loin. Celle-ci donne une paire de souliers dans des pays en difficultés pour chaque paire qu’elle vend.

Goowi offre à une entreprise qui décide de lier ses ventes à des dons un module qui s’intègre à leur processus de vente en ligne et permet au client de choisir à quelle œuvre de charité l’entreprise versera des dollars en son nom.

L’idée est pertinente.

• Sollum (Centech)

« Notre seul concurrent, c’est le soleil, et bonne chance pour le contrôler. » C’est ainsi que l’entreprise a terminé sa présentation.

Sollum a développé un logiciel pour contrôler les éclairages LED avec des avantages pour la culture des plantes, la qualité de vie des animaux, la préservation des œuvres d’art et l’appréciation humaine en général.

La réduction de consommation d’énergie va jusqu’à 80%, dit-on, et la dégradation des œuvres d’art est diminuée de 40%.

• Capbeast (District 3)

Des casquettes brodées, sur mesure, à l’unité. La promesse est toute simple, mais on devine qu’il y a un marché intéressant, à condition de se faire connaître, et l’entreprise affirme ne pas avoir à gérer de stocks ou de machinerie, réduisant d’autant son risque. Il y a par contre des questions à se poser sur la barrière à l’entrée et l’apparition probable de concurrents si le marché décolle.

• Second Life (District 3)

Un marché en ligne pour acheter des légumes laids, avec jusqu’à 30% de rabais par rapport  à leurs frères esthétiquement avantagés. Tout simple encore une fois, et très utile pour la société si ça devait fonctionner.

• Local Logic (InnoCité)

La dernière de la soirée et de ma liste, mais pas nécessairement de mon cœur ou ma tête. Local Logic développe des algorithmes pour noter évaluer l’emplacement de toutes les adresses d’une ville selon divers critères : calme, nightlife, accessibilité, etc.

Cette base de données pourrait ensuite être vendue à diverses entreprises pour améliorer leur service. On pense en premier lieu à Airbnb, qui pourrait intégrer cette note à chacun de ces emplacements et améliorer les recherches de ses utilisateurs.

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Vendredi 27 mai 2016 | Mise en ligne à 14h52 | Commenter Aucun commentaire

Un nouveau babillard pour les startups montréalaises

L’écosystème montréalais des jeunes entreprises en technologie a acquis un nouvel outil cette semaine : un blogue entièrement dédié à son actualité.

Le blogue MTLinTECH existe déjà depuis un petit moment, mais il était alimenté à temps perdu par trois passionnés. L’intérêt qu’il a suscité a toutefois permis à ces trois passionnés de convaincre des commanditaires de s’associer au projet et donc d’avoir un peu plus de temps à y consacrer.

Rogers, PME MTL, Banque Nationale, Fasken Martineau, Richter, Deloitte, Cloud.ca, Teralys Capital et Shopify sont ces commanditaires. D’un point de vue journalistique, ça pose un paquet de questions éthiques très importantes sur l’indépendance du blogue par rapport à ceux-ci. Mais on ne s’attend de toute façon pas vraiment à ce que MTLinTECH soit celui qui rapporte les mauvaises nouvelles. Le blogue est plutôt là pour faire connaître de jeunes entreprises d’ici, ce qui n’est pas sans utilité, loin de là.

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Lundi 16 mai 2016 | Mise en ligne à 16h50 | Commenter Aucun commentaire

À propos de Mint et de sécurité

Vous m’étonnez, chers lecteurs.

Dimanche, c’est l’application de gestion de budget Mint qui faisait l’objet de notre critique vidéo dans le cahier Techno de La Presse+.

La grande force de cette application, racontais-je, est qu’elle peut se brancher directement à vos comptes bancaires pour répertorier toutes vos transactions. Tenir un budget peut être une tâche très fastidieuse si on veut bien la faire. Inscrire chaque achat d’un paquet de gomme, c’est long et si on ne le fait pas, éventuellement le portrait que l’on obtiendra ne sera pas fidèle. D’où l’intérêt de l’automatisation que permet Mint.

Je m’attendais à quelques questions sur la sécurité de tout cela, mais le nombre que j’ai reçu m’a vraiment étonné. Vous devez être une bonne trentaine à m’avoir écrit précisément pour me poser cette question, ce qui m’a incité à aller voir un peu plus loin aujourd’hui.

Alors non, contrairement à l’idée que l’on pourrait se faire au départ, les créateurs de Mint n’ont pas de « partenariat », formel ou informel, avec les différentes banques vers lesquelles elles offrent de se brancher. Du moins pas avec Desjardins ni avec la Banque Nationale, que j’ai contactées.

Les programmeurs de Mint ont simplement trouvé une façon d’automatiser la lecture des informations qui se présentent à vous quand vous vous branchez sur les services en ligne de ces banques, AccèsD par exemple.

Vous faites donc très bien de poser la question, parce qu’il y a deux conséquences significatives.

La première, la plus importante, est que si jamais vous deviez être victime de fraude et qu’il s’avérait, après enquête, que cette fraude est attribuable au fait que quelqu’un ait accédé à votre mot de passe par le biais de Mint, vous pourriez très bien ne pas être remboursé par votre banque.

« On ne peut pas garantir la sécurité des autres sites », m’a résumé le porte-parole de la Banque Nationale Jean-François Cadieux.

La deuxième, signalée par un lecteur qui utilise Mint depuis plus longtemps que moi, est qu’il arrive que le lien entre Mint et votre banque « se brise ». Il suffit que votre banque apporte quelques changements à la façon dont l’information est présentée sur son site pour forcer les développeurs de Mint à recoder leur module de reconnaissance, ce qui peut prendre quelques jours.

Mais revenons-en à la sécurité : je ne sais pas si c’est parce que le dossier principal de notre cahier Techno parlait justement de sécurité, mais je suis honnêtement réjoui de voir que tant de gens ont eu cette pensée de façon spontanée. À force de recevoir des tentatives de hameçonnage grosses comme le bras dans notre boîte de courriels, on se dit qu’il y a forcément toute une bande de naïfs sur les Internets qui ne comprend pas le message, peu importe le nombre de fois où on le répète. Il semble heureusement y en avoir aussi chez qui le message passe, c’est rassurant.

Maintenant, en connaissant le lien qui unit — ou plutôt, n’unit pas — Mint à votre banque, devriez-vous laisser les clés de votre compte bancaire à Mint? Je vous avoue que j’en suis moins sûr. L’entreprise derrière cette application (Intuit) a bonne réputation et l’application me paraît respecter les meilleures pratiques en termes de sécurité, notamment en vous permettant de la protéger par mot de passe et de supprimer ses données à distance en cas de perte.

Mais personne n’est à l’abri d’un accident. À vous de décider.

P.S. : J’ai aussi oublié de mentionner dans cette chronique que l’application n’est qu’en anglais, un irritant important que j’avais pourtant noté. Mes excuses.

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