Le blogue techno

Mercredi 21 septembre 2016 | Mise en ligne à 9h00 | Commenter Un commentaire

Google Allo, la messagerie « all-dressed »

Précisons d’abord que comme Duo, Allo a la particularité d’utiliser votre numéro de téléphone comme identifiant, plutôt que votre compte Google. Contrairement à lui, il permet de façon optionnelle d’aussi ajouter un lien vers votre compte Google.

Quel est donc l’avantage d’Allo sur iMessage, Facebook Messenger, WhatsApp, Snapchat ou Telegram, pour ne nommer qu’eux?

L’élément le plus distinctif est l’intelligence, exploitable de deux façons. D’abord, le « Google Assistant » s’insère dans votre liste de contacts comme s’il était une personne à part. Vous pouvez lui poser des questions, il vous répond. Les courts tests que j’ai faits n’étaient pas renversants, mais quand même intéressants. Le seul ennui, quand même majeur ici, c’est qu’il ne fonctionne qu’en anglais pour le moment. Une version française devrait venir « dans les prochains mois ».

On peut aussi faire appel à cet assistant à même une conversation avec une vraie personne, en utilisant la mention « @google ». Exemple type :

- Cinéma ce soir?

- Oui, qu’est-ce qu’il y de bon?

- @google movies tonight

- (Google Assistant vous affiche la liste des films à l’affiche, sur lesquels vous pouvez cliquer pour obtenir plus d’informations, notamment les heures de représentation)

L’intelligence est aussi mise à profit pour suggérer des réponses rapides lorsque votre interlocuteur vous pose une question. Le classique « Where are you? » (ça ne fonctionne aussi qu’en anglais pour le moment) fait apparaître des boutons pour envoyer des réponses préprogrammées : « At home », « At work », etc.

Plus fort encore, cette intelligence est même capable d’analyser les photos que vous envoie votre interlocuteur pour, encore une fois, suggérer des réponses appropriées. Dans une démo, en employé de Google m’a montré comment la photo d’une assiette contenant visiblement un déjeuner générait « Have a nice breakfast » comme choix de réponse.

Allo permet aussi de personnaliser rapidement la taille des caractères de votre message. Il suffit, après l’avoir écrit, de laisser votre doigt sur le bouton servant à l’envoi, puis à le glisser vers le haut ou le bas pour « CRIER » ou « murmurer ». Ça marche aussi avec les émoticônes.

Il est aussi possible de gribouiller sur une photo avant de l’envoyer.

Finalement, Allo compte sur un mode « Incognito » qui permet d’envoyer des messages qui disparaissent après quelques secondes, façon Snapchat. Les messages ainsi envoyés sont cryptés d’un bout à l’autre.

J’étais sceptique quant à l’utilité de Duo, je le suis moins pour Allo. Reste qu’il faudrait convaincre tous mes amis d’y passer pour que ce soit vraiment utile, ce qui s’annonce difficile.

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Jeudi 15 septembre 2016 | Mise en ligne à 14h49 | Commenter Commentaires (8)

NHL 17 va se vendre à Québec…

NHL 17 a été officiellement lancé mardi et je devine que vous êtes déjà nombreux à y avoir passé quelques heures depuis. J’ai hâte de voir ce que vous en pensez vous-mêmes.

Pour ma part, j’ai reçu ma copie la semaine dernière et j’ai trouvé le temps de jouer quelques parties. J’ai aussi pu rencontrer, comme chaque année, le producteur Sean Ramjagsingh lors de sa visite à Montréal. Je profite d’ailleurs de l’occasion pour souligner que je l’ai battu pour la deuxième année consécutive, au terme d’une spectaculaire remontée et d’un but de Patrick Sharp en prolongation pour faire 4-3.

Assez d’autocongratulations, passons à quelques observations.

D’abord, cette édition est, selon M. Ramjagsingh, celle qui contient le plus de nouveautés depuis qu’il pilote la production annuelle, en 2009. C’est l’année qui avait vu l’introduction de la EA Sports Hockey League (EASHL).

Les modifications les plus importantes sont à l’extérieur de la patinoire.

D’abord, le mode « directeur général » devient le mode « franchise ». Ce n’est pas qu’un changement de nom, ça reflète l’ajout d’une toute nouvelle dimension à ce mode. Vos fonctions s’étendent maintenant à la gestion financière de l’équipe. Vous devez satisfaire aux objectifs d’un propriétaire, dont la personnalité varie d’une équipe à l’autre. Et l’objectif premier de tout propriétaire, c’est de faire de l’argent. Il ne suffit donc plus de gagner, même si c’est évidemment un élément important de la recette pour imprimer des billets de banque.

Une des nouvelles possibilités ouvertes par ce mode sera celle de déménager votre équipe. Ou de faire semblant de vouloir la déménager pour négocier de meilleurs termes pour votre aréna. Mais oui, vous pouvez aussi la déménager pour vrai et dans les villes où c’est possible de le faire, il y a bien sûr Québec. D’où l’intérêt présumé du jeu pour les gens de la Capitale.

Un déménagement ouvre aussi une panoplie de nouvelles possibilités de personnalisation. Il y a littéralement des dizaines, si ce n’est plus d’une centaine, de choses que vous pouvez personnaliser, de la couleur des bas de vos joueurs au klaxon de votre aréna quand vous marquez, en passant par la couleur des poteaux de métal entre les baies vitrées. Il y en a qui vont aimer y perdre beaucoup, beaucoup de temps.

Repêchage rapide

Personnellement, j’ai été attiré par un autre nouveau mode baptisé, si ma mémoire est bonne, « Champions du repêchage » en français. C’est un mode relié à Hockey Ultimate Team (HUT), dont je ne suis pas un amateur, mais qui peut aussi être amusant par lui-même.

Voici comment ça fonctionne. On vous présente d’abord un choix de thèmes. J’ai encore en tête celui qui s’appelait « Au sud de la frontière » et qui remplissait mon équipe de joueurs un peu anonymes jouant dans des équipes basées aux États-Unis, probablement dans la Ligue américaine (pas la LNH).

À cette équipe très ordinaire, vous avez la chance d’ajouter 12 joueurs grâce à un repêchage de 12 rondes. Chaque ronde vous donne le choix entre quatre joueurs, qui ne jouent pas nécessairement à la même position et qui ne viennent pas non plus toujours de la même époque. Ça se déroule rapidement, facilement, et ça donne des résultats intéressants.

Je me suis par exemple retrouvé avec une équipe portant le chandail du Canadien et dont le quintette était formé de Sidney Crosby, Artemi Panarin, Pavel Bure, Erik Karlsson et Scott Niedermayer.

Vous jouez avec cette équipe tant que vous gagnez, pour un maximum de quatre matchs. À la fin, votre performance est traduite en récompenses qui sont versées dans votre progression du mode Hockey Ultimate Team. Mais même si ces récompenses ne devaient pas vous servir, il y a assez de plaisir à y avoir juste avec les équipes qui résultent de ce format.

HUT est d’ailleurs le mode le plus joué dans la série NHL, alors on y a aussi apporté quelques ajustements. Il existe maintenant une fonction « synergie » qui donne des bonis à l’ensemble de vos joueurs si, par exemple, vous avez 4 ou 5 cinq gros feinteurs dans votre équipe.

On a aussi trouvé une façon de rentabiliser toutes les cartes que vous accumulez sans trop vous en servir dans ce mode. Un peu comme avec de vraies cartes, vous serez récompensés si vous réussissez à accumuler des ensembles complets, par exemple l’ensemble de l’équipe des Blue Jackets de Columbus.

Le jeu lui-même

Tout ça est bien beau, mais ultimement, c’est sur la glace que ça se passe. À mon avis la nouveauté la plus importante à ce chapitre est le jeu défensif devant le filet. Un peu comme on l’a introduit il y a quelques années le long des rampes, il y a maintenant des combats de positionnement précis qui peuvent se dérouler devant le filet.

En plus d’ajouter au réalisme, cela devrait rendre plus intéressant le jeu quand vous incarnez uniquement un défenseur, dans le mode « Be a Pro » ou dans la EASHL, par exemple. Notez que les attaquants ne sont pas que des victimes dans ces combats, ils peuvent aussi manœuvrer pour tenter de se libérer.

J’ai aussi cru remarquer, sans comparaison directe et précise, que les joueurs semblaient meilleurs pour intercepter les rondelles qui passent près d’eux. En échec avant, les 2e et 3e attaquants (F2 et F3 en termes de hockey), me semblaient nettement meilleurs pour anticiper le jeu et se positionner dans les lignes de passe.

On a aussi ajouté différentes célébrations après les buts et j’ai d’ores et déjà ma préférée : le fameux bat flip de Jose Bautista, en version hockey ! Oui, votre joueur va vraiment prendre une position de baseball, faire un élan comme si son bâton de hockey était un bâton de baseball et le lancer avec de l’attitude par après. Quelle bonne idée.

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Jeudi 8 septembre 2016 | Mise en ligne à 13h40 | Commenter Commentaires (102)

L’iPhone 7, 24 heures plus tard

Avec une journée de recul, retour sur les annonces faites par Apple hier.

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Le nom de l’Apple Watch est injustement, à mon avis, associé à un échec. Bien sûr, les ventes de l’Apple Watch, qui n’ont jamais été dévoilées publiquement, n’approchent pas la cheville de celles de l’iPhone. Sauf que c’est incroyablement réducteur que de comparer un produit à l’iPhone.

En termes de hockey, ce serait un peu l’équivalent de comparer tous les joueurs à une combinaison de Wayne Gretzky, Mario Lemieux, Maurice Richard, Raymond Bourque, Bobby Orr et Patrick Roy. Toutes catégories confondues, je ne crois pas que l’on puisse trouver un seul produit dans le monde dont le succès puisse se comparer à celui de l’iPhone.

À lui seul ou presque, ce produit a fait passer la capitalisation boursière d’Apple d’environ 70 milliards de dollars à 570 milliards en un peu moins de 10 ans. C’est presque comme si quelqu’un avait inventé l’essence et était le seul à en vendre. Quiconque se mesure à l’iPhone va avoir l’air d’être un échec.

Il faut donc trouver de meilleures comparaisons pour juger du succès de l’Apple Watch. Apple a soumis la sienne hier, et elle est valable, à défaut d’être parfaite : même si le produit n’a été mis en vente que pendant 8 mois en 2015, ça a suffi pour qu’Apple devienne le deuxième vendeur de montres au monde, mesuré en dollars.

Ça ne dit rien ou très peu sur le nombre d’unités vendues. Apple vient certainement très loin du 2e rang dans ce classement. Pour le public, il est plus facile et attirant de mesurer le succès par le nombre d’unités vendues. Mais pour les investisseurs et les gestionnaires, ce sont les dollars qui comptent. Et à défaut d’avoir la meilleure mesure de cette catégorie, les bénéfices, les revenus sont une très bonne indication.

Pénétrer un marché vieux de centaines d’années et s’installer au 2e rang en huit mois, c’est certainement une forme de succès.

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Parlant de l’Apple Watch, le plus grand obstacle à son succès populaire a toujours été son prix, pas son utilité. L’introduction d’un deuxième modèle permet à Apple de garder le premier en circulation et de réduire son prix. La « porte d’entrée » de l’Apple Watch se situe donc maintenant à 369$, plutôt qu’aux environs de 450$. Ça devrait aider.

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L’action de Nintendo revient un peu sur Terre aujourd’hui, après un décollage qui l’a vu gagner 29% hier après-midi. Elle perd 7% aux dernières nouvelles aujourd’hui, mais la progression depuis hier matin est encore très importante. Tout cela, bien sûr, à cause de l’annonce du lancement imminent de Super Mario Run sur la plateforme iOS.

À quel point est-ce que ça peut être gros pour Nintendo? Absolument immense.

Le dernier épisode de la série Super Mario (j’exclus Mario Maker, un cas légèrement à part), a été lancé en 2013 et a été vendu à 4,23 millions d’exemplaires dans le monde selon VG Chartz.

Ça, c’est sur une plateforme (Wii U), que l’on pourrait qualifier de moribonde et qui, à l’époque du lancement du jeu, n’avait même pas encore été écoulée à 4 millions d’exemplaires (3,9 millions).

Bref, il s’est vendu plus de copies de ce jeu qu’il y avait de machines sur lesquelles y jouer au moment où il a été lancé (la durée de vie des jeux de Nintendo est phénoménale, ceci dit). Et c’est sans compter l’effet d’attraction, soit les gens qui ont acheté une Wii U spécialement pour y jouer.

Vous imaginez ce que cela voudrait dire si Nintendo pouvait parvenir ne serait-ce qu’à une fraction de ce succès sur l’iPhone, d’abord, puis sur les appareils Android?

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Avec tout cela, on n’a toujours par parlé de l’iPhone lui-même. J’en retiens surtout deux choses : la disparition du port audio et l’imperméabilité. Sur cette deuxième, je dirai simplement : « Enfin. »

Sur la première, je devine que le sujet n’a pas fini de faire jaser. Pour tous les critiques d’Apple, ce sera une proie facile. La réalité est que l’entreprise n’en est pas à son premier rodéo. Elle a déjà fait disparaître les lecteurs de disquettes et de CD ainsi que les infâmes ports séries, entre autres, en s’attirant d’abord le même type de critiques avant que tout le monde finisse par reconnaître qu’il était temps et commence à l’imiter. Elle sait qu’il suffit de s’accrocher au cheval pendant quelques temps avant qu’il ne se calme.

C’est encore une fois ce qui va se produire, surtout qu’elle a eu la sagesse d’inclure gratuitement l’adaptateur nécessaire.

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