Le blogue techno

Dans mon travail, je crée très rarement, pour ne pas dire jamais, de présentations de style « PowerPoint ». J’en vois plus que ma part, en revanche. Et même si certains créateurs ont manifestement plus de talent que d’autres pour les rendre un peu plus attirantes, on se lasse inévitablement.

D’où mon intérêt pour Prezi, un outil similaire lancé en 2009 par une entreprise de Budapest, en Hongrie. Pour être bien honnête, je n’avais aucune idée de son existence avant qu’un représentant de l’entreprise ne débarque en ville ce matin pour annoncer sa disponibilité en français à compter de demain.

Quelques éléments distinguent Prezi de rivaux comme PowerPoint ou Keynote. D’abord, on crée des présentations sur un canevas infini, plutôt que sur des diapositives de taille fixe. On peut ensuite « zoomer » à sa guise sur différentes parties de ce canevas. Les « diapositives » sont donc en fait des points de vue préprogrammés.

C’est difficile à expliquer, alors le petit vidéo ci-dessous pourrait être utile.

Il y a aussi le fait que Prezi a été conçu dès le départ comme un produit Web, donc capable de collaboration en temps réel et de partage de fichiers facile.

L’essai vaut le coût, on peut le faire gratuitement.

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Jeudi 27 mars 2014 | Mise en ligne à 13h16 | Commenter Commentaires (92)

La Presse+ sur Android: questions et réponses

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Au cours des derniers mois, la section des commentaires sur ce blogue a fréquemment été prise d’assaut par des utilisateurs d’Android qui demandaient — exigeaient dans certains cas — une version Android de La Presse+. Excellente nouvelle pour eux: ça viendra finalement le 23 avril, presque un an jour pour jour après la version iOS, lancée le 18 avril l’an dernier.

Comme je sais qu’il y aura d’innombrables questions, je me suis brièvement assis avec ma collègue Caroline Bélair, l’analyste d’affaires principale pour La Presse+ sur Android, afin d’obtenir les réponses. Voici donc mes questions et ses réponses.

Pourquoi a-t-il fallu attendre un an?

On n’avait tout simplement pas les moyens de développer les deux en parallèle. L’an dernier, il fallait travailler à la fois sur le CMS (NDLR: Content Management System, la base de données derrière tout ça) et la version iOS. On voit aussi, grâce aux statistiques de nos autres applications comme LP Mobile ou LP Hockey, que les versions iOS sont beaucoup plus populaires.

A-t-il été compliqué de développer une version Android?

Android, c’est un univers à part. Tout est segmenté: les manufacturiers, les processeurs, les écrans, etc. Pour nous, ça a vraiment été un casse-tête. Heureusement, il y a des erreurs qui ont été faites lors du développement de la version iOS que nous avons pu éviter pour raccourcir le processus.

Il faut savoir qu’on ne pouvait pas simplement «convertir» l’appli iOS. Les écrans d’iPad ont un ratio 4:3, ceux des tablettes Android sont pour la plupart en 16:9. Juste là, il a fallu prendre du temps pour trouver la meilleure façon de s’adapter. Nous avons trouvé une belle solution que vous verrez le 23 avril.

Nous avons aussi pris soin de prendre chaque fonction disponible sur iOS et de voir comment bien l’adapter à Android. On utilise le bouton « Back », par exemple. Aussi, quand on veut envoyer un courriel au journaliste, ça ne s’envoie pas directement de l’application comme dans iOS, mais il y a une fenêtre qui s’ouvre pour offrir le choix, comme c’est l’habitude sur Android.

La liste des tablettes compatibles est assez courte et récente. Pourquoi?

D’une part, c’est une grosse application, avec beaucoup d’interactivité et de fonctions. D’autre part, on ne veut pas offrir de mauvaise expérience, on veut que ce soit toujours optimal. On veut éviter, par exemple, que des animations soient saccadées ou que le rendu du texte ne soit pas satisfaisant.

Nous avons testé au moins une trentaine de tablettes. Il y en a d’autres pour lesquelles les données de vente au Québec ne valaient tout simplement pas la peine.

Mais il pourrait y en avoir d’autres qui s’ajoutent. Nous sommes très réceptifs aux demandes des lecteurs. La plupart des nouveaux modèles qui vont s’ajouter devraient aussi être compatibles, tant qu’ils ont un écran de 7 pouces ou plus et la version 4.2 ou plus de l’OS.

Si votre tablette n’est pas compatible, l’application La Presse+ n’apparaîtra tout simplement pas dans le Play Store.

Y a-t-il des fonctions en moins ou en plus par rapport à iOS?

Rien en plus et rien de majeur en moins. Il n’y aura pas, par exemple, de navigateur d’écrans en haut, mais ce sont des choses qui pourraient s’ajouter dans de prochaines mises à jour.

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Lundi 24 mars 2014 | Mise en ligne à 15h25 | Commenter Commentaires (14)

La terrible ironie de l’espionnage américain

Selon le New York Times et Der Spiegel, la NSA américaine a étendu à la multinationale chinoise Huawei, l’un des plus importants fabricants d’équipements de télécommunication au monde, ses efforts de piratage.

Huawei fabrique notamment des routeurs et des équipements de tours cellulaires très prisés un peu partout dans le monde à la fois en raison de leurs performances et de leurs prix. D’après les informations que j’avais obtenues en décembre 2012, les produits Huawei sont notamment utilisés sur les réseaux mobiles de Bell, Telus et Vidéotron.

Sauf que les États-Unis, et leurs partenaires comme le Canada, se sont toujours immensément méfiés de Huawei. Le gouvernement américain a publié en 2012 un rapport suggérant de ne jamais en faire l’utilisation, par crainte de la présence de portes dérobées qui permettraient à l’armée chinoise soit d’espionner, soit de troubler les communications.

Le Canada s’était lui aussi montré très tiède à l’idée de permettre l’utilisation d’équipements de Huawei dans la construction d’un nouveau réseau gouvernemental sécuritaire.

Ailleurs dans le monde, c’est plutôt la situation inverse qui se produit. Les pays ennemis des États-Unis préfèrent faire confiance à Huawei qu’à des rivales américaines comme Cisco, pour les mêmes raisons.

Tout ceci explique donc l’intérêt qu’aurait porté la NSA à Huawei. D’un côté, on voulait savoir une fois pour toute si l’entreprise répond bel et bien aux commandes de l’armée chinoise ou si elle est aussi autonome qu’elle le dit. De l’autre, les espions américains voulaient être capables d’exploiter eux-mêmes les équipements de Huawei pour intercepter les communications de pays ennemis qui les utilisaient.

L’ironie est évidente et l’un des grands patrons de Huawei aux États-Unis n’a évidemment pas manqué de la relever: «L’ironie est qu’ils nous font exactement ce qu’ils accusent les Chinois de faire à travers nous. »

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