Le blogue techno

Jeudi 7 juillet 2016 | Mise en ligne à 16h41 | Commenter Commentaires (2)

Comiccon : occasions pour les joueurs

Les amateurs de jeux vidéo pourront profiter d’au moins deux occasions uniques lors du festival Comiccon de Montréal, cette fin de semaine à Montréal.

D’abord, ce sera la toute première fois que le casque de réalité virtuelle PlayStation VR sera disponible au grand public pour des essais. Huit stations seront disponibles. C’est pas mal, mais les lignes restent d’être très longues.

Sony y présentera six de ses propres jeux de réalité virtuelle. Du lot je n’en ai pour l’instant essayés que deux : Rigs et VR Worlds (lui même constitué de quelques jeux différents). Les deux étaient corrects et divertissants, sans être les meilleurs. Mais ils donnaient une très bonne idée de ce à quoi la réalité virtuelle peut nous faire goûter.

Produit québécois innovant

L’autre occasion concerne un jeu québécois, Mages of Mystralia, du studio indépendant Borealys.

Je ne suis pas vraiment un amateur des jeux de magie et mon expertise dans ce domaine est par conséquent très très limitée. Mais Mages of Mystralia attire l’attention avec une promesse unique, celle de pouvoir créer ses propres sorts.

« C’est notre gros point de vente, c’est avec ça qu’on a pu avoir Ed Greenwood », confie le président de Borealys, Louis-Félix Cauchon.

Greenwood, un Canadien, est un prolifique auteur d’œuvres fantastiques, qui a notamment vendu des dizaines de millions d’exemplaires de ses livres. Il n’a pas peur des fins de mois et peut se permettre de sélectionner les projets sur lesquels il veut travailler. Pour le convaincre de se joindre au projet Mages of Mystralia, l’équipe de Borealys lui a envoyé un prototype de sa mécanique de création de sorts.

« Il a trippé », raconte M. Cauchon.

C’est justement cette mécanique, en version beaucoup plus développée, que vous aurez l’occasion de tester ce week-end au Comiccon. C’est seulement la deuxième fois que le public pourra le faire, une première au Québec.

Le jeu, lui, devrait être lancé au printemps 2017, idéalement pas trop près de la date de lancement de Zelda, qui vise un peu le même genre de public (dans un registre évidemment tout à fait différent).

Lire les commentaires (2)  |  Commenter cet article

 

Mardi 5 juillet 2016 | Mise en ligne à 16h21 | Commenter Commentaires (5)

Un endroit pour étaler votre cynisme

Le cynisme à l’endroit des politiciens n’est pas nouveau et ne va malheureusement pas en diminuant, selon ce que l’on peut constater au gré de l’actualité.

Combinez ce cynisme ambiant au culte du sarcasme qui règne dans l’univers technologique et vous comprendrez qu’il y a bien peu de chances pour un politicien d’être accueilli favorablement quand il présente des mesures technologiques (à moins d’arriver avec de gros, gros dollars, et encore).

Il faut dire que ceux-ci ne s’aident pas souvent et qu’à force de projets bâclés, surpayés ou inachevés au sein de la grande machine étatique, ils se sont construit un historique bien peu crédible.

C’est donc sans trop de surprise que le « plan d’action en économie numérique » dévoilé en mai dernier, accompagné d’un budget de 288 millions de dollars, a été accueilli avec beaucoup de réserves dans l’univers technologique.

Ce plan, annonçait-on alors, devait être suivi d’une « stratégie », qui serait déterminée en consultation avec la population. En soi c’est un brin mélangeant — et illogique en apparence — mais quoi qu’il en soit, nous y sommes : la « plateforme de collaboration » qui doit permettre à tous les Québécois de participer à l’élaboration de cette stratégie a été mise en ligne il y a quelques jours.

Il y aura diverses étapes à cette consultation. La première consiste à vous demander de choisir 3 priorités parmi une liste qui en compte 10 (plus la possibilité d’en inscrire une vous-mêmes), puis de laisser vos commentaires en 300 caractères ou moins. Si j’ai bien compris, il s’agit d’abord d’identifier les thèmes auxquels s’attarder.

Il y a une forme minimale d’interaction, puisque vous pouvez aussi aller lire les commentaires des autres Québécois et « aimer » ceux qui vous semblent le plus pertinents.

La démarche n’est certainement pas parfaite, mais elle pourrait éventuellement déboucher sur de bonnes idées, pour autant qu’elle ne se retrouve pas gangrénée par les plus cyniques et/ou sarcastiques. Or, à lire les premiers commentaires qui y ont été laissés (et le nombre de « likes » qu’ils se sont valus), ceux-ci ont pris de l’avance.

Bref, ne prenez pas le titre de ce billet comme une invitation, plutôt comme une constatation que vous êtes appelés à changer en tentant d’être constructifs.

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article

 

Vendredi 10 juin 2016 | Mise en ligne à 16h26 | Commenter Commentaires (2)

10 jeunes entreprises techno montréalaises prometteuses

C’était soir de première à Montréal, jeudi. Pour la première fois, cinq accélérateurs de jeunes entreprises technologiques s’étaient réunis pour que 21 de leurs finissantes présentent leur projet au même moment.  C’était une excellente idée et la soirée a permis de découvrir quelques petits trésors potentiels.

Comme d’autres, certainement, j’ai été impressionné par la qualité des projets des jeunes entreprises. Généralement, on peut en identifier une ou deux à qui l’on souhaite bonne chance sans trop y croire. Cette fois, peut-être parce que les présentations étaient très courtes et ne donnaient pas le temps d’entrer dans les détails (où se cache le diable comme chacun sait), j’ai l’impression qu’elles ont toutes une chance de bien se développer. La loi de la moyenne dit bien évidemment le contraire.

J’en ai particulièrement retenu dix, que voici.

• Aerial (TandemLaunch)

Dans mon calepin de notes, en dessous de leur nom, c’est écrit « Holy sh*t ». C’est vous dire à quel point la technologie de cette entreprise semble tout droit sortie du futur.

L’entreprise cible d’abord le domaine de la sécurité à domicile. En clair, elle veut remplacer votre système d’alarme. Oubliez les caméras, les capteurs et détecteurs, tout ce dont elle a besoin, c’est d’un réseau WiFi.

Aerial clame avoir développé un logiciel capable d’utiliser les simples ondes WiFi comme une sorte de radar capable non seulement de repérer des intrus, mais aussi de les identifier. Il serait ainsi capable de faire la différence entre vous et un voleur.

L’entreprise prévoit lancer son propre produit en précommande cet été, mais elle pourrait aussi vendre des licences pour intégrer sa technologie dans des routeurs, des téléviseurs, etc.

C’est le genre de technologie en laquelle je ne pourrai avoir confiance qu’après l’avoir essayée. Mais en attendant, la promesse est spectaculaire.

• Irys Tec (TandemLaunch)

Réglons tout de suite le cas de l’accélérateur TandemLaunch, l’un des meilleurs, qui est notamment aussi à l’origine de SportLogiq et Landr .

Si j’ai bien compris, Irys Tec conçoit des algorithmes pour améliorer l’affichage des écrans d’appareils mobiles. Celui-ci pourrait s’adapter à l’œil de chacun et aux conditions d’éclairages pour offrir une meilleure image, moins dure pour l’œil et, surtout oserais-je dire, en consommant jusqu’à 70% moins d’énergie.

La durée de vie des piles est un enjeu majeur dans l’univers mobile et les écrans sont de grands consommateurs. Le marché potentiel est donc présent et l’entreprise semble d’ailleurs déjà avoir suscité l’intérêt de grands noms.

• Ananda (District 3) et E Nuvio (Centech)

Mes connaissances en chimie sont microscopiques. Du bas de mon incompétence, donc, les produits offerts par ces deux entreprises m’apparaissaient très semblables ou, à tout le moins, cibler le même problème.

L’une des premières étapes des tests en vue d’en arriver à de nouveaux médicaments est celle des tests cellulaires. Ceux-ci s’effectuent, nous a-t-on raconté, dans des boîtes de Petri, ces petits plats circulaires remplis d’une sorte de gelée rouge que l’on voit souvent à la télévision.

Le problème est qu’ils prennent beaucoup de temps et qu’on ne peut en réaliser que deux ou trois par jour. Ananda et E Nuvio promettent tous deux que leur technologie permettra de faire passer ce nombre à plus d’une centaine, réduisant par conséquent les coûts de la recherche.

• Uvolt (District 3)

J’ai déjà parlé de ce projet dans nos pages. L’idée est excellente. L’exécution apparaît difficile, mais elle semble bien progresser. Et son fondateur n’a que 20 ans.

Goowi (InnoCité)

Quand on parle des effets potentiellement très positifs de la philanthropie pour les entreprises, l’exemple des chaussures Toms n’est jamais très loin. Celle-ci donne une paire de souliers dans des pays en difficultés pour chaque paire qu’elle vend.

Goowi offre à une entreprise qui décide de lier ses ventes à des dons un module qui s’intègre à leur processus de vente en ligne et permet au client de choisir à quelle œuvre de charité l’entreprise versera des dollars en son nom.

L’idée est pertinente.

• Sollum (Centech)

« Notre seul concurrent, c’est le soleil, et bonne chance pour le contrôler. » C’est ainsi que l’entreprise a terminé sa présentation.

Sollum a développé un logiciel pour contrôler les éclairages LED avec des avantages pour la culture des plantes, la qualité de vie des animaux, la préservation des œuvres d’art et l’appréciation humaine en général.

La réduction de consommation d’énergie va jusqu’à 80%, dit-on, et la dégradation des œuvres d’art est diminuée de 40%.

• Capbeast (District 3)

Des casquettes brodées, sur mesure, à l’unité. La promesse est toute simple, mais on devine qu’il y a un marché intéressant, à condition de se faire connaître, et l’entreprise affirme ne pas avoir à gérer de stocks ou de machinerie, réduisant d’autant son risque. Il y a par contre des questions à se poser sur la barrière à l’entrée et l’apparition probable de concurrents si le marché décolle.

• Second Life (District 3)

Un marché en ligne pour acheter des légumes laids, avec jusqu’à 30% de rabais par rapport  à leurs frères esthétiquement avantagés. Tout simple encore une fois, et très utile pour la société si ça devait fonctionner.

• Local Logic (InnoCité)

La dernière de la soirée et de ma liste, mais pas nécessairement de mon cœur ou ma tête. Local Logic développe des algorithmes pour noter évaluer l’emplacement de toutes les adresses d’une ville selon divers critères : calme, nightlife, accessibilité, etc.

Cette base de données pourrait ensuite être vendue à diverses entreprises pour améliorer leur service. On pense en premier lieu à Airbnb, qui pourrait intégrer cette note à chacun de ces emplacements et améliorer les recherches de ses utilisateurs.

Lire les commentaires (2)  |  Commenter cet article

 

publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    juillet 2016
    D L Ma Me J V S
    « juin    
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    31  
  • Archives