
En quatre ans de critique de jeux vidéo, il ne m’est arrivé qu’une seule fois de donner 5 étoiles. Si je me rappelle bien, c’est le jeu Grand Theft Auto IV qui avait obtenu cette note. Une semaine après, je le regrettais. Pourquoi? Parce que je m’étais laissé porté par mes émotions et par mon bonheur de jouer à ce jeu. Une demi-étoile de trop selon moi.
La perfection peut-elle être si facile à atteindre?
Je vous parle de cela, parce que parmi toutes les industries du divertissement, celle du jeu vidéo est certainement la plus «surcotée». Les notes de 10/10 et de 5 étoiles y sont beaucoup trop nombreuses. Beaucoup plus que ce qu’on peut compter pour le cinéma ou la musique.
L’industrie du jeu vidéo se prend-elle pour une autre? Est-elle, selon elle, meilleure que le cinéma ou la musique? Peut-être a-t-elle le complexe de Napoléon? À avoir l’impression d’être si petite, elle veut peut-être faire rayonner se grandeur d’âme…
Cela change même la donne sur le site Metacritic. Celui-ci donne un statut positif aux films et disques ayant 60% et plus, tandis que les jeux vidéo, eux, doivent obtenir 75 % et plus pour se voir attribuer ce statut.
Signe d’une surévaluation des médias? Peut-être.










