Kevin Massé

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    Kevin Massé partage ses découvertes sur l'univers et l'actualité des jeux vidéo.
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    Lundi 19 mars 2012 | Mise en ligne à 13h28 | Commenter Commentaires (30)

    Mass Effect 3: la fin justifie-t-elle les moyens?

    me3_fin

    Il y a une chose qui saute au visage lorsqu’on joue à un jeu tel Mass Effect : la jouabilité a beau y être tournée au quart de tour, sans le scénario, le jeu ne serait pas ce qu’il est. Disons qu’il ne serait pas aussi entrainant. La jouabilité est excellente, mais ne nous ferait pas vivre autant d’émotions.

    C’est le cas pour plusieurs jeux. Imaginez s’il n’y avait aucune mise en scène dans les jeux Uncharted, Gears of War, Halo ou Assassin’s Creed. Serions-nous aussi empressés de jouer à la suite si le scénario n’était pas entrainant et intrigant?

    On peut dire que le scénario et l’univers que cette aventure nous dépeint depuis le tout premier Mass Effect sont presque sans fausse note. Un gage de succès en quelque sorte.

    Sauf pour la grande finale proposée dans Mass Effect 3.

    Sacrilège. La fin est plutôt cheap et les admirateurs de la série demandent à Bioware d’y apporter des changements (IGN).

    Oui c’est vrai. Je vous invite à aller lire ce billet sur le site Game Front sur les justifications qui donnent raison aux admirateurs de ne pas aimer la fin de Mass Effect 3 (merci au Tweet de Ian Richards).

    Donc oui, la fin est cheap, confuse, nous laisse sans réponses, ne respecte pas totalement la toile narrative et nos décisions y sont complètement écartées. Cette fin a plusieurs raisons de ne pas être aimée.

    Mais faut-il bannir, le point levé, la série au grand complet?

    Benoît Gagnon, dans son texte sur Mass Effect 3 et le jeu vidéo comme forme d’art, écrit que la dernière fois qu’il a eu autant d’émotion devant une forme d’art est lorsqu’il a terminé la série Battlestar Galactica. Pourtant, je n’ai vraiment pas aimé la finale de cette série. Mais j’ai aimé la regarder. Plusieurs n’ont pas aimé la finale de Lost, est-ce qu’ils ont jeté leur coffret aux poubelles pour autant? J’ai dévoré chacun des épisodes de Lost un après l’autre.

    Peut-on en conclure que dans un jeu, ce n’est pas nécessairement la fin qui importe, mais les moyens d’y accéder?

    Pour lire ma critique de Mass Effect 3 c’est ici » Mass Effect 3: consécration magistrale


    • Je dirais que 75% des épisodes de Lost de la saison 1 à 5 sont de Grandes Émissions. Je les écoutais en boucle. Après avoir fini la saison 6, j’ai juré de ne plus jamais écouter une maudite reprise de cette émission!!!

      Alors ça me donne pas très envi de finir le 2 afin de jouer au 3…

    • @kingubu

      Ne fais pas ça, tu vas le regretter! ME3 est vraiment supérieur au 2…sauf la fin, qui est assez décevante par rapport à toute la saga…j’arrive toujours pas à comprendre pourquoi Bioware ont bâcler le travail comme ça…comment tuer une série qui aurait du passer à l’histoire en 5 min…

      Mais bon, mise à part le dernier 5 min, le jeu est excellent!

    • Le jeu vidéo comme forme d’art, je veux bien, mais Mass Effect comme preuve, va falloir ramer longtemps.

      Anyway, le vrai problème avec la fin du jeu n’a rien à voir avec le scénario, même si c’est vrai que le dernier revirement sort de nul part. Le problème, il fallait s’y attendre, c’est que Bioware décide que finalement tous les choix que nous avons fait auparavant sur plus de 100 heures sont sans importance, pour ensuite nous mettre face à un dernier choix qui mène, avec quelques nuances insignifiantes près, à la même conclusion. Je ne mettrais pas aux poubelles les 100 heures précédentes pour ces cinq dernières minutes, mais c’est quand même vraiment cheap. Surtout si tout ça n’était qu’une stratégie pour vendre du DLC prochainement, comme on nous l’annonce sans gêne dès la fin du jeu. D’ailleurs, je ne connais pas beaucoup d’oeuvres d’art qui nous demandent de payer pour obtenir du contenu supplémentaire que les artistes n’ont pas daigné bon inclure dans l’oeuvre dès le départ (surtout si c’est quelque chose d’aussi fondamental qu’une conclusion…)

    • La plupart des fins de jeux, ou de série TV sont décevantes. Et c’est particulièrement le cas de séries. Par exemple, Lost : on commence par un pilote pour voir si ça va passer, ensuite une saison : les scénaristes doivent laisser la finale ouverte, au cas où les producteurs voudraient continuer la 2e saison et ainsi de suite pour chaque saison. Bref, au lieu d’avoir une idée en tête et de l’achever, les scénaristes doivent toujours laisser des choses en suspens. Et puis, quand on voit que le public commence à s’essoufler, on décide de faire une finale et souvent, on s’est perdu en cours de route.

      On pourrait faire le recensement des meilleures finales de jeux et voir si ces jeux sont des suites ou des “one-shot deal” pour voir. Je ne parle pas de finales en suspens de jeux qui sont susceptibles de revenir, mais de finales finales.

    • Est-ce qu’on peut avoir du plaisir avec ME3 même si on a jamais joué, vu ou connu les épisodes précédents?

    • J’ai été extrêmement déçu de la fin du jeu. Je ne dirais pas que ça gâche le jeu au complet, car j’ai apprécié la vingtaine d’heures que j’ai passé à y jouer. Je dois cependant avouer que mon envie de refaire la trilogie au complet “back à back” a totalement disparu. En plus de ne faire aucun sens, elle n’est aucunement alignée avec les propos qui ont été tenus par les développeurs avant la sortie du jeu (mention spéciale au commentaire de Casey Hudson qui dit que la fin ne sera pas un choix entre un scénario A, B ou C). Si une compagnie ne respecte pas les engagements qu’elle a elle-même pris envers ses consommateurs, je crois que ces derniers ont le droit de montrer leur mécontentement.

      Voici une liste des “promesses” qui ont été faites avant la sortie du jeu: http://social.bioware.com/forum/1/topic/355/index/10056886

    • J’ai bien aimé ME3… J’avais le motton à la fin de la mission Krogan, j’étais en ta après Cerberus au retour de Citadelle 2. Comme le dis Kevin, c’est la trame narrative qui porte le jeu…

      Mais oh bémols il y a dans cette fin…
      - 3 Choix qui sont pareils dans l’exécution,
      - D’où il vient le Normandy lors qu’il se sauve de l’onde de choc?
      - Comment ceux que j’avais dans mon commando lors de l’assaut final ont pu se retrouver à sortir du Normandy à la fin?

      Comme l’a dit Peddler, c’est vraiment comme s’ils avaient manqué de budget pour la fin du jeu!

    • Franchement déçu pour ma part de la fin de cette trilogie tant attendue.

      Gamefront résume bien les points faibles du jeu (et quelques ajouts de ma part) :

      - Trop bref (surtout avec les possibilités infinies qu’offrait le 3e volet)
      - Une fin précipitée et sans intensité
      - Nombreuses erreurs de continuité
      - Le dumbing down (simplification) de l’aspect RPG pour élargir le public cible
      - DLC à la date de sortie (avec un personnage qui aurait dû être inclu directement au départ)

      Et finalement… l’absence quasi-totale d’impact des choix du personnage sur le jeu et l’histoire. Après nous avoir fait miroiter si souvent que nos choix avaient une incidence majeure sur le jeu, on constate qu’il n’en est absolument rien. Au contraire, il s’agit presque qu’un “slap in the face”.

      La fin est un échec total, et je ne parle même pas de la décision finale. La “dernière” mission en temps que telle est trop brève et sans réelle intensité (pas plus qu’une autre mission). Aucune créativité de la part de Bioware la dessus. Pas de décisions/stratégies à prendre.. tout se regle au bout du fusil, et le temps perdu a essayer d’amasser le plus de troupes possible.. se solde par une scene video différente de 10-15 secondes vers la fin du jeu.

      Donc en résumé, un bon divertissement (si ce n’est que pour l’excellente jouabilité), sans plus. Les 1ere heures du jeu ont réussi à me faire croire que ce serait peut-être un chef d’oeuvre… mais j’ai assez rapidement déchanté.

    • moi la comparaison que j’aurais à faire avec la finale de mass effect 3, c’est celle de deus ex human revolution, sauf que celle de deus:ex était mieux finie et n’avait pas le feeling d’avoir investit plus de 100 heures de jeu pour une finale complètement baclée…tu te doutais que c’est là que tu te dirigeait et il n’y avait pas plusieurs contradictions dans la finale elle même…

    • Jeu somme toute très décevant, j’ai complété la totalité du jeu en 25-30h de jeu, pour un jeu, par Bioware, surtout en comparaison avec les deux premiers opus, c’est décevant. Je veux bien croire que le mode multijoueur est sensé compenser, mais la série ME est un jeu solo, avec un “fan-base” de joueurs solos.

      Pour ce qui est de la finale, j’espérais fortement que c’était une projection et que mon personnage rêvait… La finale me fait penser à une émission où deux intrigues s’entre-croisent et qu’à 10 minutes de la fin de l’émission, tu te dis, ils n’ont pas le temps de conclure en 10 minutes, et ils le font. C’est exactement ce que j’ai ressenti. On a deux gros ennemis, on règle ça en deux temps trois mouvements, merci bonsoir, achetez nos DLC.

      Je suis un fan fini des jeux de BioWare depuis longtemps, j’ai joué à leurs jeux depuis Baldur’s Gate, j’ai été déçu de Dragon Age 2, de Mass Effect 3, et maintenant que je suis lvl 50 à SWTOR je ne joue presque plus et je suis un joueur qui préfère de loin le end-game dans les MMO… Alors je suis très déçu, mon studio favori s’oriente dans la mauvaise direction.

    • Excellents commentaires ici. Je me retrouve tout particulièrement avec ceux de cinematographe, prûn et mattv.

      J’ai découvert la série Mass Effect avec Mass Effect 2 sur Playstation 3. Ce jeu m’a conquis et pas à peu près. Il n’y a pas que la qualité des scénarios, des effets et des graphiques, ni même l’intelligence derrière. Il y a surtout cette capacité de permettre au joueur de se sentir en symbiose avec les caractères, de croire en une équipe-famille où des liens « émotionnels » peuvent se tisser, et qui augmentent en intensité avec l’option « romance ».

      Ceci peut créer une situation où la mort d’un membre de l’équipe peut créer un sentiment proche du « deuil ». Jamais je n’aurais crû qu’un jeu sorti du travail de « programmeurs » pourrait être aussi brillant psychologiquement, aussi poignant.

      La fin de cette trilogie devient donc une absurdité. Elle donne l’impression que Bioware n’a pas compris la « profondeur » de son « œuvre » et qu’il laisse tout simplement « en plan » ses « fans » avec leur « deuil », mais un deuil cruel qui ne sera pas complété parce que nous ne comprenons pas pourquoi les « héros » terminent leur vie réciproque de cette façon. Il y a un sentiment de trahison après autant d’heures investies.

      Mais est-ce vraiment le « final »?

      Certains prétendent que Shepard n’est pas mort. Que les scénarios de fin font partis d’une tentative « d’endoctrinement» de la part de Harbinger et des « Reapers ». Que si Shepard opte pour la bonne option, alors une scène apparaîtra où il reprend sa respiration (cette scène est très courte et le corps est parmi des décombres). Il aura alors vaincu la tentative « d’endoctrinement » et une suite serait possible. Bref, toutes les scènes de « fin d’histoire » ne seraient alors que des « fantaisies » provenant du cerveau de Shepard.

      Si cette théorie est exacte, nous pouvons alors nous attendre à un autre « DLC ».

      Dans ce cas, Bioware serait un génie du « marketing ».

      Mais entre temps … les dents restent serrées et les poings bien fermés.

    • Oui l’histoire est importante dans plusieurs jeux. Et pour moi c’est le côté fort d’un jeux avec les graphiques, les sons et la jouabilité.

      Mais vous exagérez son importance, et pour la simple et unique raison que plusieurs de ces jeux (halo par exemple) sont aussi, sinon plus populaire pour leur côté multiplayer online. Il y a même plusieurs personnes qui ne jouent même pas la campagne solo et vont directement online sans jouer la campagne solo.

    • C’est fou comme les temps changent, n’est-ce pas? Il n’y a pas si longtemps, Bioware faisait partie de la courte liste de développeurs dont je me disais que j’achèterais les jeux sans même me poser de questions… Plus maintenant, je vais attendre les reviews…

      Remarquez, je regarde la liste des points faibles compilés par mattv et je me demande si c’est vraiment du jeu qui a 91% sur metacritics que l’on parle… À croire que le jeu est surestimé!

      Quant à la pétition, je trouve ça un peu ridicule… C’est un jeu, c’est fini, that’s it, that’s all. La fin est mauvaise? Comme le dit arnolde, ça arrive souvent dans les séries. La fin est, selon moi, l’aspect le plus difficile à trouver pour une histoire. Par contre, si c’est pour donner une leçon à Bioware, alors là, je suis tout pour! Mais pour les obliger à changer la fin… Ça fait bébé gâté et ça n’aide pas notre réputation envers le reste du monde…

      @bernardm-spock

      Dans mon livre à moi, donner autant de détails sur la fin, même aussi pourrie qu’elle semble l’être, j’appelle ça un spoiler…

      @eric1971

      Heu, comme le dit echte, c’est Mass Effect, un jeu dont la majorité des fans sont des joueurs solos. PERSONNE n’achète Mass Effect pour jouer en ligne. Ça n’existait même pas avant le 3eme! À l’inverse, vous minimisez l’importance de l’histoire dans ce type de jeu! Kevin a peut-être choisi un mauvais exemple avec Halo, mais son point reste valide pour Mass Effect, Uncharted, Assassin’s Creed et probablement Gears of War (je ne connais pas le jeu tant que ça).

    • Personnellement, oui la fin m’a laissé sur ma faim. Et le début un peu trop précipité. (Bref la partie ”Terre”). Mais sinon, le jeu est top notch et même si certains items pourraient être mieux, c’est au même niveau que la série.

      Pour ceux qui sont déçu du 30h, je ne sais pas combien de temps vous aviez passé avec les autres titres, mais j’ai clocké environ 35h en comptant les DLC pour ME2 en faisant la totalité des sidequests et autre. C’est pas comme si le jeux était 4 fois moins long que les autres…

    • Après tout cela, comment expliquer les disparités entre les critiques “officielles” et les gamers? Dès que j’ai vu cette disparité, j’ai décidé de passer outre…

    • La série Mass Effect? Une oeuvre profonde? vraiment? Bof…

      Quoique j’aime beaucoup cette série, j’ai trouvé que l’histoire des deux premiers volets n’a presque rien d’originale. Elle n’a rien de profonde, non plus. Dans le premier ont combat des Geth qui n’ont pas été vue depuis la nuit des temps. Dans le deuxième ont combat des reapers qui — surprise! — n’ont pas été vue depuis la nuit des temps. Come on, Il n’y a rien de profond là.

    • @Zappafab

      Personnellement, la dizaine de personnes que je connais et qui l’ont fait penche pas mal plus vers le 5 étoiles que le 1 étoile. Ça fait longtemps que je ne me fie plus aux users rating. Il y a des vagues de mauvais score pour des niaiseries. 75% des users ratings sur metacritic était de 0 / 100 à cause du DLC a la journée un. On peut être en désaccord avec la pratique mais ça ne fait d’une oeuvre un 0 sur 100.

      Ça me fait penser à la gue-guerre de fanboy BF3 et MW3 et la vague de 0/100 sur metacritic.

    • @eyeflys

      Pas mal n’importe laquelle histoire peut être réduite comme vous le faites en coupant tout et ne gardant que la trame de fond. Avec le premier, vous oubliez la relation entre geth et quarians, l’humanité qui tente de se faire valoir après une guerre avec les turians, vous avez également des liens avec les krog et les salariens et vous avez Cerberus. Le tout est linké avec les protheans et les mass relay. Et la plupart de ses éléments d’histoires jouent en trame de fond ou en avant plans dans les titres subséquent.

      C’est comme de dire Blade Runner, c’est poche, c’est juste un robot qui chasse d’autres robots et qu’il ne sait pas qu’il est un robot.

      Je peux faire la même chose avec n’importe quel roman de Dan Simmons et pourtant, c’est un des plus grands romanciers de sci-fi de notre époque.

    • @dom_chabot:
      La comparaison est bonne, car les deux jeux ont utilisé un plot device appelé “Deus Ex Machina”. Eidos Montréal a toutefois mieux su l’utiliser. On a au moins droit à une conclusion. J’aurais toutefois aussi aimé une fin plus intéressant pour DE:HR. Entrer dans une pièce et choisir entre 3 boutons n’est pas une fin éblouissante. Mais bon, Eidos Montréal n’avait pas vraiment de jeu, il fallait que la fin coïncide avec les évènements de Deus Ex.

    • Raison #43756 pourquoi une démocratie est une mauvaise forme de prise de décision : la contreverse autour de la fin de Mass Effect. Je ne me fatiguerai même pas a expliquer pourquoi les raisons citées dans l’article lié sont ridicules, il est évidant qu’il n’a été écris que pour générer des “hits” pour la page web et je me sens déjà sale d’y avoir participé en cliquant.

      Ce serais bien un jour que les gens essaie de comprendre, toutes formes de média confondu, comment les éléments et les concepts sont reliés au lieu d’essayer de “trouver” (s’inventer) des trous pour se prouver qu’ils sont plus créatifs que les créateurs originaux.

      Aller, petit devoir à la maison: Prenez les trois points isolés par jspetit (sans rancune, tu es seulement le premier à avoir utilisé cette forme accrocheuse à l’oeil depuis le début de la page) et essayé de trouver une explication satisfesante et en ligne avec ce que l’on connait des personages. Ce n’est pas si dur.

      Oh et petit fait comme ça en passant. Le “héro” humain le plus ancien dont on a encore des traces aujourd’hui ? Gilgamesh, il y 4000 ans au bas mot. Le berger est encore dans le souvenir des gens pour une période encore plus longue dans leur univers. Pas si mal comme immortalité pour un mortel.

    • Faut dire, la qualité de Mass Effect en général (la trilogie) a jamais été au niveau de la trame principale, elle est toujours trop grosse, pas tout à fait cohérente ni originale.

      La grande force est vraiment au niveau à la fois du gameplay ainsi que du scénario dans les missions elles-mêmes, les dialogues, l’histoire et la psychologie des personnages. L’univers à la base est aussi profond et intéressant, les relations entre les espèces dans la galaxiesont à la fois complexes mais font assez de sens pour qu’on s’en souvienne et qu’on sente une profondeur à cet univers.

      La comparaison avec Lost est pertinente, parce que Lost était parfois très ridicule et un peu beaucoup n’importe quoi quand on regardait l’intrigue principale (même qu’on garrochait plein de mystères auxquels on a jamais vraiment répondu), sauf que chaque épisode et chaque personnages étaient tellement bien réalisés et tellement intéressants que tu l’écoutais quand même. Au fond quand tu essayais d’expliquer Lost à un ami ça avait l’air de n’importe quoi parce que c’était effectivement n’importe quoi.

    • Des tronches et des “pas de vie” qui se plaigne de la fin d’une histoire d’un simple jeu vidéo de “pew-pew”, comme on dit en anglais?

      Je le dis cruement, parce que cette attitude est cruement bébé gâtée et montre que beaucoup de “gamers” devraient grandir un peu mentalement. Personne ne se plaint de la fin d’un film de Bergman, Welles, ou même des films minables de George Lucas, Jerry Bruckheimer, ou Michael Bay. Si on trouve que la finale est mauvaise, on donne une critique négative et on recommande aux autres de ne pas voir le film.

      Unfaithful de Adrian Lyne a une finale particulièrement décevante, comparativement à l’original de Chabrol. Vais-je partir une pétition pour que Adrian Lyne refasse le film pour mon petit ego personnel? Non, c’est sa vision narrative et ca doit être assumé comme choix.

      Au delà du caractère risible de ce phénomène, je pense que beaucoup de “gamers” surestiment leur importance en tant que consommateurs, alors qu’ils sont largement un vache à lait à traire pour de l’argent en échange d’une bebelle ludique pour échapper à la monotonie de leur vie d’adolescent attardé. Juste les “gamers” croient durs comme faire que leur opinion est vitale pour l’industrie videoludique, alors qu’en fait ils ne sont que des clients qui payent pour louer une license, sans propriété même du logiciel qu’ils achètent.

      D’aller au point de redemander à des auteurs de changer une fin signale un total manque de maturité artistique, un retard infantilisé du “je-me-moi” un peu trop crasse, et ne fait que transmettre un sentiment répandu que beaucoup ont la certitude que quelque chose leur est due. Une histoire est une histoire, et s’ils n’aiment pas ils ont juste à faire comme tous les autres amateurs de narration qui n’aime pas une fin : s’imaginer une fin alternative dans le creux de leur tête, ou bien arrêter de regarder ce créateur s’il décoit régulièrement.

      Très volontairement condescendant, parce qu’en fait ce genre d’attitude ne donne pas beaucoup de noblesse à un public qui veut qu’on les prenne au sérieux et qui prétend que les jeux vidéos sont de l’art.

    • Ça me fait rire quand je vois des réactions comme celle d’incubus, et/ou d’autres “fanboys” de l’industrie en général, ou d’une compagnie en particulier. Leur argument principal est toujours:”Vous devriez tous apprécier qu’on daigne vos proposer des produits, quels que soient leur qualité, et remercier qu’on daigne vous servir”.

      Oui nous sommes consommateurs, oui nous avons un mot à dire sur les produits que l’on nous sert, parce que nous les consommateurs, seuls, rendons l’existence de ces compagnies possible.On appelle ça le libre marché.

      Quand des gens sont assez… bon je vais me retenir j’utiliserai mal-avisé, pour acheter un logiciel qui propose du contenu téléchargeable payant au jour 1 (DLC en bon franglais), on court après le trouble. Quand du contenu présent sur un disque est bloqué et qu’il faut payer pour y accéder, on encourage les éditeurs à nous servir n’importe quoi, jusqu’à du matériel incomplet, volontairement. Vous gagez combien que la “véritable” fin a été volontairement retirée (ou bloquée sur le disque) pour être proposée plus tard en DLC? Ou pour rnedre du DLC possible?

      Et c’est là qu’est véritablement le problème, les joueurs de ces jeux ne sont pas dupes, ils savent où cette industrie se dirige.Peu à peu mais de manière certaine.

      Reprenons l’analogie littéraire. Serait-il pensable qu’un éditeur vende une oeuvre “de base” et que l’on puisse obtenir des chapitres, qui rendent l’histoire plus intéressante, ou une véritable fin ou prologue, après avoir acheté le livre? Non parce que l’oeuvre serait vendue incomplète.

      Pourquoi permettre la chose aux éditeurs de jeux vidéos? Parce que c’est juste un jeu vidéo? Argument invalide, le jeu coûte plus cher que le “hard cover” moyen.

      Seulement dans le monde logiciel peut-on vendre des produits incomplets et s’en tirer aisément. Peut-on acheter une voiture sans freins? Non, pour des raisons évidentes. Tolèrerai-t’on qu’on nous offre des pantalons sans poches, ni fermeture-éclaire (ou même de boutons)?.

      Cela dit, je suis d’accord qu’une pétition est ridicule. Je dis: votez avec votre porte-monnaie: n’acheter pas le jeu neuf, acheter le usagé ou encore mieux, pas du tout. Et faites de même pour le(s) prochain(s).

    • Je me demande ce qui est le plus pathétique: ceux qui organisent une pétition pour forcer Bioware à changer la fin de leur jeu ou ceux qui passent des heures à inventer une théorie (l’indoctrination de Shepard) sans fondement pour boucher les incohérences des concepteurs et sauver la face d’un jeu mal écrit, théorie d’autant plus stupide qu’elle réduit à néant la déjà mince ombre de réflexion posée par Bioware (libre arbitre/déterministe et humain/machine).

    • C’est comme pour les interminables débats autour de Blade Runner en fait, les spéculations sur la nature androïde de Deckard découlent d’une scène coupée au montage: le Xième Replicant qui s’est échappé mais que l’on ne voit pas dans le film parce qu’il est mort dans cette scène coupée ont mené à l’idée que Deckard est peut-être le Xième Replicant, théorie aussi ridicule que l’indoctrination de Shepard parce qu’elle met fin à l’intérêt philosophique du film. Mass Effect n’est certes pas de la trempe de Blade Runner, mais je trouve ça inquiétant des fans qui sacrifient la profondeur de la réflexion au profit de la cohérence narrative.

    • Beau troll ici. Vous êtes de ceux qui analyser un medium sous les mêmes barèmes qu’un poème du 18e siècle ou bien même un film. Qui dit art dit un paquet de façon de voir les choses et de vivre les choses. C’est un peu la saveur de notre époque, cette réciprocité avec un jeu. De plus, le medium ‘’jeu video’’ est une expérience différente d’un film, beaucoup plus immersive et personnelle qu’un film par exemple où une vision du directeur est subit alors qu’un jeu, nous sommes plus liés à l’évolution du personnage et impliqués dans une histoire.

      Vous pensez que c’est de l’enfantillage, et bien moi j’y vois surtout une réaction de joueurs qui ont été marqués par les deux premiers opus et qui sont déçus par la conclusion. Et on peut ne pas apprécier un film, mais ça reste 2 heures. Ici, on parle de la conclusion de plus de 100h d’implications au fil d’une histoire.

      Si vous vous croyez si supérieur à la ‘’plebbe’’ et aux tronches et au pas de vie, je me demande surtout ce que vous venez faire ici.

      Et pour votre information, il y a tout autant de monde qui débatte des fins et raisonnements des films et qui déchirent leur chemise. Habituez-vous, c’est le Web 2.0. Et il y a probablement eu des pétitions pour que Uwe Boll arrête de faire des films tout court…

    • @jcabana

      Voyez-vous, je ne suis pas d’accord avec vous. Vous utilisez l’analogie de la voiture. C’est probablement le plus mauvais exemple que vous pourriez utilisez. Prenez le prix de liste d’une voiture. Vous ne paierez jamais ce prix, parce que vous allez ajouter des options, air climatisée, équipement électrique, système de navigation, etc. Le prix des voitures est le même depuis 15 ans. Alors les compagnies y vont de cette manière pour maintenir une accessibilité et entrer dans leur argent. La voiture roule et freine qu’elle ait les options ou non, mais vous n’avez pas la pleine expérience que vous pourriez avoir.

      Le tout s’applique aux jeux également, le prix n’a pas bougé depuis 10 ans. Les compagnies gardent cette accessibilité en laissant le prix à 60$ plutôt que de monter le titre à 75$. Et ils y vont à la pièce.

      Le DLC était dispo gratos pour les pre-order. J’ai vécu sous une roche les mois d’avant alors j’ai manqué cette partie et j’étais bien content de voir que le plus était dispo immédiatement. .
      Le jeu joue très bien sans le DLC et rien n’oblige à me les procurer. Je me procure des DLC sur à peu près 25% des titres qui en ont de disponibles. Je ne prends pas les DLC de Left 4 Dead parce que je ne voyais pas l’utilité. J’ai sauté sur celles de Borderlands. Je m’inquiéterais des DLC lorsqu’en plein milieu de ma game, le jeu pausera et on me dira Pay 1600 MS Points to continue.
      Je ne trouve pas ben ben plus brillant le gars qui m’insultait au EB Games parce que j’étais une merde incommensurable parce que j’achetais un jeu avec DLC au jour 1.

    • Si on laisse de côté les trous de scénario ou la qualité même de la fin, ce qui m’apparait le plus dommageable pour Bioware c’est tout le PR qui a été fait pendant des mois concernant les fins multiples et l’importance de décisions sur cette fin. Il y a des entrevues avec les producteurs du jeu datant de janvier 2012 où ils nous disent que ce ne sera pas une fin A-B-C mais plutôt une multitude de fins basées sur les choix…

      Mensonges purs et simples… C’est le plus dommageable à mon avis.

    • @incubus

      “Personne ne se plaint de la fin d’un film de Bergman, Welles, ou même des films minables de George Lucas, Jerry Bruckheimer, ou Michael Bay. Si on trouve que la finale est mauvaise, on donne une critique négative et on recommande aux autres de ne pas voir le film.”

      Faux. Les films de Bergman – Lucas – Bruckheimer – Bay, c’est pourri. Voilà. CQFD.

      Bravo pour la dissertation, complètement ridicule, qui ne montre rien ou ne met rien en évidence autre que le fait que vous avez les gamers en dédain. Si vous en êtes un vous-même, peut-être même que vous n’aimez pas cette partie de vous-même.

      Certains écoutent des séries télé, lisent des livres, d’autres préfèrent les jeux.

      Les commentaires ici peuvent aider certaines personnes qui auraient voulu se lancer dans le jeu à prendre leur décision. C’est justement ce qui est plaisant de l’art, c’est pouvoir en discuter après, parler de son point de vue, de son interprétation, de son opinion au sujet de l’oeuvre. Ce qui confirme pour moi que le jeu vidéo est une forme d’art, seulement plus récente, évoluée, participative encore que l’écriture, la peinture ou le cinéma.

    • Tout d’abord j’aimerais dire que je suis un grand fan de la série Mass Effet, j’ai joué au premier, au deuxième, à tous les DLC, et maintenant au troisième.
      Franchement, le troisième volet excellent dans l’ensemble, il vaut vraiment la peine d’être joué. Et comme le demande aiss_van_crevette , on peut y jouer sans avoir jouer aux autres. C’est un peu ca le problème, BioWare a voulu rendre le jeux trop accessible. La personne qui commence aux troisième volet aura exactement la même fin que moi. Bon, c’est excellent pour les nouveaux joeurs, mais pour les adeptes qui font des choix réfléchis depuis 5 ans (mass effect un est sortie en 2007), c’est assez frustrant surtout que l’on s’est fait dire que cela n’arriverait pas, que tous nos choix auraient un impact sur la fin, etc. De plus, BioWare s’est planté dans le dévoilement de l’apparence des Quarians, qui était quand même un des suspence de la série. Le moyen de dévoilement est assez mal choisi disons, un peu bizarre venant de BioWare… qui ont l’habitude de sauter sur ces opportunités.
      Avec un peu de recul, les choix de la fin ne sont pas si mal, je ne veux pas une fin plus “heureuse”, je veux simplement qu’elle reflète mes choix comme BioWare l’avait promis.

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