
Image: Dark Souls
C’est la question à laquelle Michael Thomsen tente de répondre dans cette chronique sur le site Slate. Un arcticle que j’ai croisé en parcourant le site de Kotaku hier.
Le journaliste Michael Thomsen écrit sur les longues heures que les joueurs peuvent passer afin de terminer des jeux comme Skyrim, Dark Souls ou encore World of Warcraft. Il dit notamment que tout l’art de ces jeux peut être expérimenté à travers les cinq premières heures, tandis que les 90 autres heures ne sont qu’un faible écho de cette expérience.
«Il y a une réelle beauté dans Dark Souls. Ce jeu révèle que la vie est faite davantage de souffrance que de plaisir, davantage d’échecs que de succès, et que même le soulagement momentané de nos réalisations est effacé par de nouveaux niveaux de difficulté. Il est également un témoignage de notre persistance dans le visage de la souffrance, et il offre le confort d’une communauté de joueurs tous coincés dans le même bourbier infernal. Ce sont de bonnes qualités. C’est de l’art. Et vous pouvez obtenir tout cela à partir des cinq premières heures de Dark Souls.»
«Le but de l’art est à l’opposé de cela : il en donne plus à la fin qu’au début, pour vous donner quelque chose que vous pouvez emporter avec vous. Il n’y a aucune raison pour que les jeux vidéo ne puissent pas prévoir cela, et beaucoup le font. Mais aucun d’entre eux ne dure 100 heures.»
Les propos sont intéressants, mais comme le site Kotaku le suggère :
«Je pense que Thomsen présente quelques points forts, bien qu’il semble ignorer le fait que les joueurs différents perçoivent la valeur de différentes manières. Une mère de 45 ans dont l’intérêt réside dans la puissance émotionnelle des jeux vidéo pourrait voir une épopée de 100 heures comme une pénible perte de temps, tandis qu’un adolescent qui possède beaucoup de temps libre pourrait le voir comme un fantastique investissement pour plusieurs heures de plaisir. Pour certains joueurs, la prolongation du temps de jeu n’est pas si mal que ça.»
Je suis porté à partager l’idée de Kotaku. Et je me demande si l’hypothèse de Thomsen s’appliquerait à une série télé comme 24 ou Lost, qui ont utilisé la même recette scénaristique saison après saison tout en ayant le bon jugement de changer la sauce.
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