Kevin Massé

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  • Kevin Massé

    Kevin Massé partage ses découvertes sur l'univers et l'actualité des jeux vidéo.
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    Samedi 24 décembre 2011 | Mise en ligne à 12h55 | Commenter Commentaires (21)

    Top jeux vidéo 2011

    skyrim

    Voilà, l’année arrive à sa fin. Je prends une pause pour les fêtes et vous souhaitent mes meilleurs voeux.

    Je vous laisse tout de même avec mon Top 10 de l’année. Il représente mon appréciation. On repassera pour l’objectivité. Vous remarquerez mes genres de prédilection: action, jeu de rôle, aventure, puzzle, tactique et survie. Pas de course, ni de jeu de sports pour moi. J’aime bien les jeux de tir à la première personne, mais ceux qui sont sortis cette année ne m’ont pas ébloui. Modern Warfare 3, Battlefield 3 et Rage auraient certainement fait partie d’un top 20. The Witcher 2 et Assassin’s Creed Revelations également.

    Nous avons également fait une vidéo du Top 5. Voilà les liens:

    » Le Top 10
    » La vidéo du Top 5

    Et vous, votre Top 10, c’est quoi?

    Joyeuses Fêtes


    • Pour la 2e fois et pour la forme, Rayman Origins n’est pas disponible sur PC.

      À corriger.

    • .
      Mes jeux de l’année :
      1. Dark Souls (pour l’ensemble de son œuvre – jouabilité, direction artistique, l’accent mis sur la progression des habilités joueur plutôt que sur ceux de l’avatar)
      2. Portal 2 (pour les casse-têtes spatiaux et l’humour)
      3. Deus Ex : Human Revolution (pour la direction artistique et l’ambition du projet)

      Mentions honorables :
      - Outland (pour la direction artistique)
      - Stacking (la renaissance des jeux d’aventure point-and-click par le créateur de Monkey Island… sans « point- » et sans « -click »)
      - ICO & Shadow of the Colossus Collection (deux jeux les plus marquants des années 2000)
      - Prince of Persia Trilogy
      - The Legend of Zelda Skyward Sword (pour l’ensemble des bonnes idées qu’on y retrouve malgré que la franchise dure depuis 25 ans)

      Challengers officiels :
      Rayman Origins et Child of Eden, au retour des Fêtes

      Pas joué :
      Batman : Arkham City, L.A. Noire, Uncharted 3, Assassin’s Creed 3

      Ne jouera pas :
      Gears of War 3, Dead Space 2

    • *la progression des habilités DU joueur

    • *Ajout
      Mention honorable : Bastion (direction artistique, narration)

    • Skyrim domine totalement, et Arkham City est un superbe 2ème.

      Pas encore joué à GoW3, mais DeadSpace 2 était aussi pas mal le fun.

      1- Skyrim
      2- Arkham City
      3- Portal 2

      Deception de l’annéeL AC: Revelations. Ca commence à sentir le rechauffé….

    • Avec quelques heures dans Dark Souls et Witcher 2, à moins de changement radical dans les prochaines heures de jeu, ça fait mon piédestal pour cette année, avec léger avantage Dark Souls. Ensuite: Portal 2, Bastion (meilleur soundtrack, et un des rares jeux à m’avoir tiré des larmes), et mention pour la collection Team Ico (qui serait bien en haut de la liste si ce n’était pas un remake).

      Déceptions de l’année: Uncharted 3 et L.A. Noire, pas des mauvais jeux (quoique L.A. Noire…), mais faut croire que les attentes étaient trop élevées.

      Pas encore joué, mais attend de le faire avec impatience : Deus Ex, Rayman Origins, Arkham City, Outland, Limbo…

    • Et une remarque comme ça, pas directement adressée à la liste de La Presse, mais pourquoi tous les best of de jeux vidéo comportent presque uniquement des grosses sorties AAA? Les indépendants sont vraiment négligés, c’est un peu comme si au cinéma on mettait juste des méga-blockbusters estivaux dans les listes de fin d’année, sans mention pour les A Separation ou autres Shame. Des jeux comme Binding of Isaac, Atom Zombie Smasher ou Superbrothers (sur iOs) méritent plus d’attention que Dead Space et Skyrim, en tout cas je les mettrais dans mon top 10 avant bien d’autres.

    • @ cinematographe

      La critique vidéoludique en général se remet rarement en question publiquement, alors qu’un post de blogue ciné sur trois porte sur « le rôle de critique » (du moins, sur cyberpresse). J’aimerais bien lire des critiques de jeux vidéo nous informer sur leur métier, leur méthodologie, leurs liens avec l’industrie, leur façon de voir leur rôle, leur propre auto-critique du métier…

      Le jeu vidéo est un objet de critique et d’étude difficile d’approche : l’objet est polymorphe (Skyrim sur PC ou sur console? Dark Souls avec ou sans la patch 1.05?) et potentiellement infini (quelqu’un a déjà épuisé toutes les possibilités offertes par Super Mario Bros.?). De plus, la litéracie vidéoludique est très variable d’un intervenant à l’autre et l’étude académique du jeu vidéo a à peine 10 ans d’institutionnalisation.

      Il y a encore beaucoup de chemin à faire avant d’avoir une critique vidéoludique qui a de l’allure. Première étape : qu’il y ait davantage de lecteurs qui ont une culture vidéoludique étendue et qui deviennent de plus en plus exigeants envers les critiques. Le reste suivra…

    • .
      @ cinematographe : Limbo est un incontournable

    • @frederic

      Oui, bien d’accord, la critique de jeu vidéo est infiniment plus complexe que pour le cinéma ou les autres arts, il y a une relation bien plus personnelle, ou en tout cas individuelle, à l’expérience du jeu qu’à l’expérience d’un livre disons. Vu l’impossibilité d’un point de vue plus objectif (même les bugs rencontrés demeurent personnels), comme tu le décris bien, je me demande pourquoi la formule des critiques vidéoludiques demeurent dans le format: qualité de la narration/qualité du gameplay/des graphiques/du son, une façon de compartimenter l’oeuvre encore plus problématique qu’au cinéma puisque ça ne représente absolument pas comment on fait l’expérience d’un jeu (killscreen sont quand même fort pour trouver des approches originales). Et dans le fond, jouer à Skyrim et jouer à Binding of Isaac c’est vraiment plus difficile à comparer que Rattner et Weerasethakul, j’ai quelques réticences à les mettre dans une même catégorie. Il reste qu’à choisir seulement 10 jeux, j’essaierai d’offrir un portrait plus vaste de l’industrie que ce qui a été dans le spotlight toute l’année déjà (et encore, les indies que je nomme ne sont pas en reste, c’est quand même des gros noms dans le genre).

      J’ai acheté Limbo dans la dernière vente Steam, je n’ai pas encore eu le temps de m’y mettre, mais ça s’en vient…

    • Il est évident que Skyrim est le numéro 1 pour moi.
      C’est le seul jeu sorti en 2011 que j’ai joué.
      Mais… WOW… c’est immersif, sensationnel…

    • @frederic_clement_qc

      Très intéressant le point que vous soulevez. J’aimerais également lire sur tout ce qui touche de près ou de loin le métier et le rôle de critique de jeux vidéos. En quoi est-il différent d’un critique de films, livres, voitures ou culinaire tant au point de vue de la méthodologie, de l’objectivité que des liens avec l’industrie.

      Kevin est le seul critique québécois que je lis désormais car les autres sont franchement trop souvent médiocres. Peut-on avoir droit à plus qu’une info-pub d’Ubisoft ou un parti pris du chroniqueur? Sans nommer de noms, certains parlent seulement de jeux de X genre, de X compagnie ou seulement de jeux sur console de salon (négligeant totalement le marché des consoles portables). Que dirait-on si un chroniqueur automobile ne parlerait que de voitures américaines ou si un chroniqueurs cinéma ne parlerait que de comédie-romantique? Pourquoi serait-ce différent avec les jeux vidéos?

      Il faudrait effectivement être davantage exigeant envers les critiques.

    • @ cinematographe
      Vrai que la critique vidéoludique en général est segmentaire (gameplay, graphisme, narration…) comparativement à la critique cinématographique, mais l’expérience de jeu aussi est très segmentée : niveaux aux environnements typés, développement d’habiletés du joueur (ou de l’avatar) selon les tâches à accomplir, différence dans le niveau d’activité et de passivité chez le joueur selon les sections du jeu …

      Un bon jeu est le résultat d’un bon assemblage de tous les éléments qui le composent. Merci de me mettre sur la piste de Killscreen, je vais aller voir ça.

      Pour Limbo, comme l’ambiance domine, il ne faut pas s’y lancer tant qu’il ne nous a pas « appelé ». Ça doit être moche de « devoir » jouer à un tel jeu afin de respecter la date de tombée de la critique.

      @ guardian
      Des distinctions analogues existent aussi en critique cinématographique : les documentaires, les court-métrages et les films d’animation (les exceptions) ne sont pas traités sur le même pied que les long-métrages de fiction en prise de vue réelle (la norme).

    • @frederic

      “Un bon jeu est le résultat d’un bon assemblage de tous les éléments qui le composent.”

      Exact, et c’est quand même cette cohérence finale qui m’importe dans une critique. Ou plutôt, je veux bien que les graphiques soient beaux, mais qu’est-ce qu’elle nous dit la direction artistique? Quel est le lien, par exemple, entre le fait d’offrir un open-world dans un jeu comme Red Dead Redemption et le fait qu’il s’agisse d’un western, un genre dont le thème principal (du moins au cinéma) est la liberté? C’est en répondant à ce type de question qu’on en arrivera à considérer le jeu comme un art.

      Kirk Hamilton a écrit un très beau texte sur LA Noire pour KillScreen, où il se posait des questions sur l’utilisation de ce format open-world dans ce jeu (”I started to ask, who are these people around me? Why are they watching me? Why do they await my every action so patiently?” ou encore “No one questioned my meteoric rise through the force; no one pointed out how strange it was that every time a case needed solving, I found the perfect evidence, almost as though it had been placed there just for me. No one wondered why, regardless of the lines of questioning I chose, I always wound up putting someone away.”) C’est cette manière de réfléchir le gameplay et l’expérience qu’il procure qui m’intéresse, mais c’est assez rare de trouver ça. Faut dire que c’est rare aussi au cinéma, alors dans un média aussi jeune, c’est normal qu’on n’en soit pas encore là.

    • Vraiment pertinente, cette question de la liberté dans Red Dead. Je connais peu les open-world et le western, alors si tu as des pistes de réponses, je suis preneur. Je me demande si les créateurs y ont réfléchi (sûrement…)

      Pour ce qui est des questions existentielles du détective, alors là, ce n’est pas ma tasse de thé. Faire le checklist des actions incongrues dans un jeu tourne rapidement à de la masturbation intellectuelle. Amusant, mais stérile.

      La narration m’importe peu dans un jeu. Comme disait l’autre, jouer à un jeu vidéo pour le plaisir que le récit procure, c’est comme manger de la soupe pour le plaisir que la cuillère procure. Bastion est une heureuse exception avec son narrateur participatif. Il y a une touche de Barry Lyndon (ou presque). L’exemple le plus intéressant auquel j’ai assisté récemment est (encore) Dark Souls : le récit (ou, plus exactement, le « lore » qui tient l’univers fictif ensemble) est à peine abordé par les NPC rencontrés dans le jeu : c’est en mourant, dans les temps de chargement, que les items et artefacts du jeu sont décrits et mis en contexte dans le monde. Le meilleur moyen de comprendre le monde dans lequel l’avatar évolue, c’est en mourant. Le plus souvent possible.

    • .
      Cela dit, j’invite les autres lecteurs à discuter de leurs listes. Même si cinematographe et moi prenons le plancher, il y a de la place pour tout le monde.

      En autant que Skyrim ne fasse pas partie de votre liste…
      (je blague!!)

    • Mais les questions existentielles du détective ne font pas du tout partie de la narration du jeu, elles ne sont certainement pas intentionnelles de la part des créateurs, c’est justement du gameplay qu’elles émergent. Il faut lire le texte au complet pour les mettre en perspective: l’auteur s’attarde beaucoup sur l’aspect vide de la ville, une merveille de reconstitution mais complètement inutile, voire encombrante, d’un point de vue du gameplay, d’où ce type de questionnement. Et bon, on n’a pas le choix de considérer la narration dans un jeu comme LA Noire, qui est entièrement centrée sur elle et son aspect “cinématographique”.

      Pour le western et Red Dead, c’est quelque chose à quoi je pensais récemment, mais je n’arrive pas à le cerner précisément. Dans le western classique, il y a une opposition entre l’Ouest sauvage, libre, et la civilisation qui avance, avec ses lois et ses règles; on pourrait retrouver cela peut-être avec l’environnement ouvert vs les règles du gameplay qui régissent l’interaction, ou encore dans l’opposition entre cet environnement, toutes les possibilités qu’il recèle, et la narration qui nous guide (restreint) dans son exploration, nous amenant d’ailleurs de plus en plus vers la civilisation (la dernière ville avec des voitures), et un destin hors de notre contrôle (spoilers implicite: il faut toujours tuer la liberté pour établir la civilisation, voir Liberty Valance de Ford). En tout cas l’opposition liberté/civilisation est clairement dans le jeu, c’est dans la première cinématique qui part de la ville pour aller vers le désert (d’une cutscene “fixe” vers la liberté du gameplay). Mais tout cela demeure approximatif, je ne suis pas certain que ça s’applique si bien au jeu.

    • Je n’ai pas joué à beaucoup de jeu sorti en 2011 mais parmi ceux que j’ai joué Arkham City est certainement celui qui sort du lot, un jeu extraordinaire qui nous fait vraiment sentir comme si on était Batman. Une bonne histoire, les combats sont améliorés par rapport à Arkham Asylum, et on ne se tannent jamais de planner au dessus de Arkham City. Une grande entrée dans le monde de Batman tout média confondus.

      Assassin’s Creed Revelations a été un peu une déception pour moi. Je dis pas que c’est un mauvais jeu mais on ne ressent pas ce feeling «épique» ou grandiose qu’on retrouvait dans AC2 ou Brotherhood. Pas beaucoup d’innovation non plus, Brotherhood nous avait amené un style de combat amélioré, mais rien vraiment du côté de Revelations. Le jeu est également plus court que les autres. J’ai tout de même beaucoup aimé les parties ou l’on joue avec Althaïr et visuellement Constantinople est à couper le souffle. Ubisoft Montréal aurait peut-être intérêt à prendre un peu plus de temps pour sortir ses jeux AC, une sortie à toutes les années vient évidemment nuir à la qualité des innovations.

    • Le gros problème avec Skyrim est que la quête principale est affreusement courte. On passe des heures à peaufiner notre personnage en faisant des dizaines de “side quests” pour se retrouver avec une fin complètement stupide et sans intérêt.

      (Attention spoiler) Je tue le dragon en chef et… plus rien! La quête principales est mise dans la liste des quêtes complétées comme si c’était un simple contrat de mercenaire. Un conseil: ignorez la quête principale et faites le plus de “side quests” possible, contrairement à Morrowind où la quête principale était épique et pouvait durer des dizaines d’heures même en ignorant les “side quests”.

    • Plus je joue à Skyrim et plus je découvre les problèmes que beaucoup d’entre nous avions craint: Moi j’appellerais Skyrim Oblivion New Vegas,

      - Quêtes qui s’enchainent sans contrôle, sans contexte et trop courtes: le système de choix c’est bien mais si cela réduit la longueur d’une quête par deux par ce qu’il y a deux façon de le faire c’est dommage.

      - L’immersion est bonne par ce qu’on croit qu’il va se passer plein de choses et après 100H a ne faire que le strict minimum de la quête principale, j’ai peur qu’il ne se passe rien, comme dans fallout.

      - Les villes, les couleurs (trop sombres et fades = Fallout), les NPCs trop froid pas animés=Fallout, dans Oblivion on peut passer des heures à courir dans les forêts et les villes sont animés d’une telle façon qu’on a presque l’illusion que notre présence dans ce monde à la même valeur que celle d’un NPC. Dans Skyrim les Mur et les NPcs trop statiques ne sont qu’un décor.

      - La découverte des lieux, plus le mapping et certains donjons me donne la solide impression d’être du Fallout remaquillé en Elder Scroll.

      - La musique idem, au début c’est comme un gros tube : très très accrocheur les 10 premières écoutes puis lassant au fur et a mesure. Je ne sais pas pourquoi celles des précédents TES ne m’a jamais barbé… mais celle-là est juste trop tape l’œil et au final une bagarre conte un crabe et c’est Walkyrie puissance 10.

      Je ne l’ai pas encore fini mais en moins de 2H la guilde des voleurs était plié et je ne suis pas un « hardcore gamer ».

    • De mon côté, ça ressemblerait pas mal à ça:

      1- Dark Souls
      2 – Deus Ex: Human Revolution
      2 – Rift
      4- Portal 2
      5- Batman: Arkham City

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