Tout change, on n’y peut rien. C’est comme si on avait trop graissé les poulies de la méga mouvance et qu’on avait désinstallé toutes les manettes de frein. L’évolution est devenue un convoi fou sur rails TGV avec des locos menées par des poules sans tête. On peut toujours débarquer; il suffit de sauter et de bien atterrir dans les talles d’ortie. Comme c’est trop dangereux, on préfère essayer de s’adapter sans arrêt, sans savoir s’il subsistera de la neige dans trente ans, si Kadhafi dirigera la Libye dans un an, si le remugle conservateur, populiste, religieux et libertarien sévira encore dans vingt ans, si on parlera de tablettes dans trois ans, de PC dans deux ans, de Lenovo dans un an ou de ma nomination à la CMVC (confrérie mondiale des vrais cons) dans une semaine (1).
Bordel que ça va vite ! De plus en plus vite ! C’est affolant ! Mais rassurez-vous, je ne suis pas parti sur une dérape philosophique ou sur une déprime qui sent le p’tit vieux pas frais. Je suis bel et bien en train de vous produire une chronique techno. Continuez de me lire. C’est seulement que je veux bien me faire comprendre en intro.
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Si vous suivez l’actualité fédérale, vous avez possiblement appris que la Loi C-28, c’est-à-dire et la Loi visant l’élimination des pourriels sur les réseaux Internet et sans fil, alias la LEPI, avait été adoptée le 15 décembre dernier. Cela signifie qu’elle entrera en vigueur d’ici l’été et que nos polluposteurs devront faire gaffe. Voici ce qu’en dit David Poellhuber, le patron de la firme montréalaise 


